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Salut Coyote…

Coyote est mort.

J’ai découvert Coyote avec le premier volume Litteul Kévin au Lycée. Il était l’un des rares auteurs BD d’humour – avec Gotlib – capable de me faire pleurer de rire en pleine librairie. A une époque, avec les copains, nous connaissions par cœur les meilleures répliques de ses histoires. Un « au revoir » s’accompagnait d’un « Bonne bourre » et les « Morue c’est affectueux, Kévin peut témoigner j’adore le poisson » n’étaient pas rares. Un de ses dessins ornaient même mon mémoire de maîtrise à la fin de mes études.

Un trait dans l’héritage direct d’un Uderzo passé à la mode Fluide Glacial, un sens de l’humour à la fois brute et tendre à l’image de sa personnalité, c’était un personnage de la bande dessinée francophone. Lors d’une dédicace à Angoulême, il m’avait expliqué qu’il imaginait ses personnages vivre leur vie en dehors de ses albums. Aujourd’hui Kévin, Chacal, Sophie, Mammouth et tous les autres doivent un peu tirer la tronche au Sli-bar. Allez les potos, vous n’êtes pas seuls à avoir le cœur gros.

Franchement, plutôt qu’exiger la peine de mort pour un oui ou pour un non, on ne devrait pas plutôt instaurer une obligation de vie pour les artistes qui nous font rire aux éclats, qui nous apportent simplement de la joie ? La vie est décidément mal fichue.

Entre nostalgie et tristesse, je le répète une dernière fois comme pour m’en persuader : Coyote est mort. Il va falloir faire avec.

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Le temps de quelques jours (Nicolas Gayraud)

Pour la première fois, un réalisateur a reçu l’autorisation de pénétrer dans le couvent de Notre-Dame de Bonneval, au cœur de l’Aveyron. Entre ces murs presque millénaires, il rencontre les sœurs de ce couvent et partage leur quotidien. Si au départ, le contact est difficile, il lie une relation particulière avec certaines d’entre elles. Ces dernières, ainsi que le chocolatier employé par le couvent, se livrent dans des discussions parfois surprenantes entre vérité, sourire et intériorité. Continuer la lecture

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Carnet du Pérou (Fabcaro)

En juillet 2012, Fabcaro entame un voyage vers le Pérou. Au grès de ses déplacements, il découvre un pays, un peuple et une culture qui lui étaient encore inconnus. De ce voyage est né un carnet. Un regard neuf d’occidental sur un monde nouveau. Une vision inédite et personnelle… Personnelle, oui, c’est bien le mot. Continuer la lecture

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Zéro pour l’éternité (Hyakuta & Sumoto)

A la mort de leur grand-mère, Kentarô et Keiko apprennent la vérité : leur véritable grand-père était pilote de chasse dans l’armée japonaise durant la seconde guerre mondiale. Il est mort dans une opération kamikaze. Keiko demande à son frère de se lancer sur la piste de cet aïeul dont ils ne connaissent rien. Une occasion pour Kentarô désabusé par des échecs successifs à un concours de la magistrature de retrouver et de faire parler les vétérans qui ont bien connu Kyûzo Miyabe. Lâche ou héros ? Le jeune homme va trouver bien plus que des réponses. Continuer la lecture

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Maurice & Patapon (Charb)

Maurice & Patapon sont un peu comme Johan et Pirlouit Laurel & Hardy, Véronique & Davina, Black & Decker ou encore le père Lustucru et la mère Michèle. Ils forment un couple indissociable dans nos esprits instruits d’amateurs des belles choses, un grand couple de la littérature graphique française contemporaine, une des formes les plus méritoires de la bandéssinitude du 21e siècle, héritier direct de Töpffer, Pratt ou autres Moebius… Bref, c’est l’ultime forme de l’art séquentiel. Continuer la lecture

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Solidarité avec Charlie Hebdo

Nous les avons aimés. Par leur irrévérence, ils nous ont appris à garder cet esprit critique qui permet de toujours voir la dérision au milieu du sérieux. Vis comica, le pouvoir de faire rire.

Ce pouvoir fait peur aux vrais enfoirés, ceux qui utilisent la peur et la haine pour imposer leurs mondes fermés.

Aujourd’hui, je pleure parce que c’est plus que triste… mais je n’oublierai pas leurs valeurs.

A Charb, Wolinski, Cabu et tous les autres… parce qu’on emmerde profondément cette haine qui les a tuée. Qu’elle soit catholique, musulmane, martienne ou ouzbèke, peu importe la provenance.

Enfoirés.

 

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Les vieux fourneaux (Lupano & Cauuet)

Antoine, Emile et Pierre sont de vieux amis, de très vieux amis, de très très très vieux amis même. Ancien syndicaliste, vieil aventurier ou anarchiste profond, ils ont tous les trois des personnalités et des caractères bien particuliers. A la mort de Lucette, la femme d’Antoine, ils se retrouvent après des années sans se voir… mais ce n’est pas l’unique évènement. En effet, un secret vieux de plusieurs dizaines d’années se révèle… et lance nos camarades sur les routes accompagnées de Sophie, petite-fille d’Antoine, enceinte… et qui a hérité du bon caractère de sa grand-mère (c’est de famille). Continuer la lecture

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Mini-chroniques | Saucisse, patrimoine, rail et goodbye…

Quelques jours avant Noël, je vous propose une petite série de mini-chroniques, comme ça, sans prise de tête, juste histoire de se faire une petite synthèse de mes dernières lectures. J’ai lu beaucoup de choses mais pas forcément de quoi en faire une chronique intéressante… positive ou négative. Bref, rien qui me permettent d’argumenter un peu. Continuer la lecture

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Projet Crocodiles (Thomas Matthieu)

Pour les hommes c’est une sorte de légende urbaine colportée par des féministes castratrices, pour les femmes c’est une réalité dans la rue, au travail ou en soirée. Sifflements, insultes, provocations, propositions inconvenantes voire violences physiques, Thomas Matthieu propose sur son blog Projet Crocodiles de mettre en bande dessinée les histoires vraies de harcèlement et de sexisme ordinaire. Une leçon qui trouve un écho aujourd’hui en version papier. Continuer la lecture

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