Archives de catégorie : Humeurs & blog

Itinéraires De Découvertes de la Bande Dessinée (2006-2016)

Aujourd'hui, Angoulême bat son plein. Les amateurs de BD s'écharpent pour savoir qui doit ou ne doit pas recevoir tel ou tel prix, font la queue pour avoir une dédicace ou découvrir une exposition. Certains boivent des coups ou mangent de la pizza au mètre (si, si, j'en connais !) tandis que d'autres se reposent dans un coin d'une "bulle" en lisant un album de la sélection. Pour IDDBD, c'est le moment idéal pour dire au revoir à tout ce petit monde et surtout à vous, nos lecteurs préférés. Le 30 janvier 2006,  Mike rédigeait le premier article, lançant une aventure qui a duré 10 ans. 10 ans d'écriture, de lecture, de partage, de rencontres, de débats, de mauvaise foi, d'amitié, d'engueulades, d'offuscations, de plaisirs d'écriture... Bref, de grands moments autour, avec et dans la bande dessinée. Aujourd'hui, il est temps pour moi de rentrer au port, de poser mes valises, de laisser la lecture se dérouler sans penser au texte qui suivra. Je laisse la place aux p'tits jeunes (bloguesquement parlant) qui renouvèlent déjà les pratiques, qui s'accommodent aisément des nouveaux supports et pratiquent avec joie tags, lectures communes et autres joyeusetés. Pour ma part, je reste un vieil ours amoureux du texte et de l'image. Mais je ne m'arrête pas par lassitude ou aigreur. Juste parce qu'il est temps. J'ai le sentiment d'avoir "fait le travail" en apportant modestement ma contribution. Si quelques uns ont pu ouvrir un livre grâce à l'une de mes chroniques, j'en suis très heureux. Vous aurez encore l'occasion de les parcourir car, techniquement, le blog reste ouvert. Je tiens à conserver le contenu visible sur la toile. Pas question de jeter plus de 1200 chroniques à la poubelle ! Et si, par hasard, l'un d'entre vous recherche un espace d'expression, je lui laisse gentiment les clefs. De mon côté, je n'ai pas de projet. Je prends une retraite numérique. Mais je n'élude pas un retour sous une autre forme... en équipe peut-être ? Carpe diem comme disait les sioux. Pour terminer, je citerai une interview de Claire Wendling, faite par Quentin Girard sur Libération : "Oubliez Angoulême, oubliez les oscars, oubliez le Goncourt, faites-vous confiance, n’ayez pas honte d’apprécier tout seul ou de détester contre tous." Merci à tous d'être passé nous voir. Sincère amitié. David.

Maurice & Patapon (Charb)

Maurice & Patapon sont un peu comme Johan et Pirlouit Laurel & Hardy, Véronique & Davina, Black & Decker ou encore le père Lustucru et la mère Michèle. Ils forment un couple indissociable dans nos esprits instruits d’amateurs des belles choses, un grand couple de la littérature graphique française contemporaine, une des formes les plus méritoires de la bandéssinitude du 21e siècle, héritier direct de Töpffer, Pratt ou autres Moebius… Bref, c’est l’ultime forme de l’art séquentiel. Continuer la lecture de Maurice & Patapon (Charb)

Solidarité avec Charlie Hebdo

Nous les avons aimés. Par leur irrévérence, ils nous ont appris à garder cet esprit critique qui permet de toujours voir la dérision au milieu du sérieux. Vis comica, le pouvoir de faire rire. Ce pouvoir fait peur aux vrais enfoirés, ceux qui utilisent la peur et la haine pour imposer leurs mondes fermés. Aujourd'hui, je pleure parce que c'est plus que triste... mais je n'oublierai pas leurs valeurs. A Charb, Wolinski, Cabu et tous les autres... parce qu'on emmerde profondément cette haine qui les a tuée. Qu'elle soit catholique, musulmane, martienne ou ouzbèke, peu importe la provenance. Enfoirés.  

IDDBD saison 9

Retour vers le futur

Le 26 septembre prochain, à 20h50, ARTE diffuse l'adaptation télé de Pilules Bleues de Frederik Peeters réalisée par le cinéaste Jean-Philippe Amar (qui a notamment réalisé Un village français). Ce livre fut pour moi une sorte de révélation quand, au début de ma carrière, je découvrais une forme de bande dessinée différente. C'était à la fois drôle, fin, plein de vie, merveilleusement écrit. Cela me donnait l'impression d'en ressortir bien plus intelligent. Plus tard, quand Mike me proposa d'écrire sur ce blog, ce fut l'une de mes premières chroniques (septembre 2006). C'était il y a… 8 ans maintenant. Continuer la lecture de IDDBD saison 9

Humeur | Les bibliothèques ne font pas de politique

tous-a-poilLes services de bibliothèque publique sont accessibles à tous, sans distinction d'âge, de race, de sexe, de religion, de nationalité, de langue ou de statut social. (…) Les collections doivent refléter les tendances contemporaines et l'évolution de la société de même que la mémoire de l'humanité et des produits de son imagination. Les collections et les services doivent être exempts de toute forme de censure, idéologique, politique ou religieuse, ou de pressions commerciales. (extrait du Manifeste de l'UNESCO sur les bibliothèques publiques) Je suis bibliothécaire. Je fais partie d'un corps de métier qui a la chance d'être au service de la population, de TOUTE la population sans aucune forme de discrimination. J'en suis plutôt fier car j'estime faire un boulot non pas essentiel mais utile à mon prochain. Je crois dans les vertus bienfaitrices de l'art et de la connaissance pour rendre le monde un peu meilleur. Universalisme… représenter tous les courants de pensée. A ce titre, les bibliothécaires ont le privilège d'être les témoins de l'évolution culturelle de notre société à travers ses productions intellectuelles.  Livres, musiques, cinéma, multimédia, spectacles, rencontres… de nombreuses formes passent à travers les mailles de nos filets. Il y a 20 ans, on se posait la question de l'arrivée du rap dans les collections musicales, puis ce fut le manga dans nos fonds BD. Aujourd'hui, le jeu vidéo fait une entrée fracassante dans une grande majorité d'établissements. Depuis quelques jours, je lis ici et là que des groupes – dont je ne jugerais pas les valeurs, mon propos n'est pas là – "attaquent" nos bibliothèques municipales et en particulier les secteurs jeunesse pour la présence de livres soi-disant hautement "toxiques". Je suis triste et inquiet. Triste de voir que ces personnes ne voient dans la littérature jeunesse qu'une forme d'outil éducatif. Inquiet de leur aveuglement quand ils s'arrêtent à la simple nudité d'une image. Je les plains car c'est fatigant d'haïr son prochain et d'être inscrit dans une forme de paranoïa. De l'autre côté je vois également des gens condamner les bibliothécaires pour la non-présence de certains de ces livres dans leur collection. Messieurs, mesdames de tout bord, je dois vous l'avouer : les bibliothécaires ne font pas de politique (hormis documentaire). Leur rôle est de constituer des collections de qualité représentatives d'une production éditoriale, musicale, cinématographique etc… Leurs goûts personnels, leurs convictions politiques ou religieuses ne doivent pas entrer en compte dans cette constitution de collection. Ils ne s'occupent pas des polémiques et font leur boulot comme l'infirmière, l'agent des impôts, l'assistante sociale ou le professeur des écoles, avec conscience. La plupart de gens s'imaginent que c'est d'une grande facilité. Mais réussir à constituer une collection hétérogène est un travail quotidien qui demande une parfaite connaissance de son domaine. Oui, les bibliothécaires, au même titre que des libraires sont des spécialistes. Au même titre que réussir un gâteau ne fait de vous un pâtissier, lire un livre ne fait pas de vous un bibliothécaire. Donc, j'invite ces personnes qui, du haut de leurs certitudes et j'imagine d'un sens aiguë du bien de LEUR communauté, de se calmer et de laisser mes collègues. Je les invite plutôt à chercher dans les collections de leurs bibliothèques  les documents qui satisferont leurs morales. Je suis persuadé qu'ils en trouveront beaucoup. Ensuite, je leur propose de s'installer avec leurs enfants, leurs petits-enfants, leurs petits-cousins ou les gamins du voisin et de faire une bonne séance de lecture… histoire de partager autre chose que la haine de son prochain. Dédicace à toutes mes collègues jeunesse, militante de la joie de lire et de l'ouverture des yeux !

Blog | Comme on dit chez les Papous

LA rencontre entre deux géants. Reconnaissez-vous celui de droite ? Le mois de décembre n'a pas été des plus actifs sur le blog. Désolé, mon mois de novembre a été bien rempli par le Mois du film documentaire et le contrecoup a été plus rude que prévu. Mais cela ne m'a pas empêché de lire quelques très bonnes choses dont je vous parlerai au début de l'année prochaine juste avant d'aller faire votre petit tour à un festival d'Angoulême 2014 qui s'annonce déjà comme un bon cru. Mes potes de KBD vous feront un petit topo de leurs aventures à leur retour... enfin c'est ce qu'ils m'ont dit. On peut leur faire confiance. Pour l'heure, et en attendant notre prochaine chronique, je vous souhaite à tous un joyeux Noël (avec le plein de BD sous le sapin) et surtout une très bonne année 2014.

Interview | L’atelier En traits libres avec Kristophe Bauer

en_traits_libresLa première chronique de CaseDoc, la nouvelle rubrique d'IDDBD consacrée aux films documentaires sur la BD, avait pour objet le film Mattt Konture : l'ethique du souterrain. Ce billet a suscité des réactions inattendues, notamment l'intervention et un échange avec le réalisateur himself, mais aussi celle de Kristophe Bauer - que vous connaissez déjà par son comics Les Sentinelles de l'Imaginaire. Outre ses activités d'auteur, il est aussi le Président du collectif  En Traits Libres. Comme nous sommes un poil curieux sur IDDBD, nous nous sommes dit qu'il fallait bien que nous en sachions un peu plus sur cette bizarre entreprise. Alors, secte artistique, groupement d'artistes maudits ou belle bande de potes ? Voici un focus sur un collectif sympathique... à l'image de son Président. IDDBD : Salut Kristophe !  Alors, si j'ai bien compris à la lecture de la présentation sur votre site, En traits libres c'est surtout un collectif de dessinateur… J'ai bon ? Kristophe Bauer : Tout à fait. Il y a 11 artistes en tout, principalement des dessinateurs de BD, des illustrateurs, des peintres, des graphistes ainsi que des personnes qui travaillent dans le film d'animation. IDDBD : L'atelier, c'est juste un espace commun de travail ou la possibilité de créer ensemble ? K.B. : Les 2 mon capitaines ! Nous ne sommes pas un collectif au sens strict du terme. Il n'y a pas de charte à signer ou de manifeste artistique à respecter. Chacun vient travailler sur sa production à l'atelier quand bon lui semble. Mais dans le même temps ils nous arrivent de développer des projets à plusieurs, voir avec l'intégralité des membres. Principalement au travers du fanzine de l'atelier EN TRAITS LIBRES où l'on retrouve des boulots de chacun, mais aussi durant des manifestations à l'extérieur. On a notamment été contacté pour réaliser des décors de pièces de théâtre ou de festival, des fresques murales ou des ateliers graphiques ouverts à tout public.
Publication du fanzine En traits libres
Publication du 6e fanzine En traits libres
IDDBD : En traits libres, ça sonne comme un appel à l'échange avec le public. C'est important pour vous ce rapport aux personnes qui découvrent votre travail ? K.B. : Oui c'est très important. Notre atelier est installé dans le vieux centre-ville de Montpellier, dans une zone piétonne. Notre espace de travail donne directement sur la rue, comme une boutique. C'est à la fois notre atelier, notre galerie et notre lieu de vente. Le passage des gens est donc inévitable et souhaité, même si cela peut tomber au moment où l'on finit une case importante ! L'échange avec le public est très enrichissant. C'est ce qui participe aussi au sentiment de se sentir comme un véritable acteur culturel local et international (car nous avons aussi beaucoup de visiteurs étrangers, surtout depuis l'article dans le New York Times !).
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La façade de l'Atelier. Image tirée du blog Lamobile Tour, accueillie par l'atelier en 2010 (http://labomobiletour.blogspot.fr/)
Dans la série des questions qu'on doit te poser 6 fois par jour, tu ne vas pas échapper à celle sur Mattt Konture. Au niveau national – même international - c'est un monument de la bande dessinée, quelle est sa place au sein du collectif ? Un exemple, un "guide spirituel", un artiste de plus… K.B. : Mattt est surtout un être humain d'une énorme gentillesse et d'une grande humilité. Vu sa notoriété et le public qu'il draine, il aurait de quoi se la « jouer » mais pas du tout. Il vient à l'atelier et passe des heures à noircir ses planches avec ses plumes dans un état de concentration intense ! Toujours en train de travailler, toujours un livre en préparation ou une affiche pour un festival ou une association. Un vrai bosseur. En ce sens, il est un exemple pour tout le monde. La clé d'une passion, c'est le travail. Et c'est ce que permet l'atelier. Les activités liées au dessin sont souvent solitaires et parfois compliquées si elles se déroulent dans son chez-soi. En allant à l'atelier, en se déplaçant, on se met dans de bonnes conditions de travail et au moment des pauses on peut discuter avec un collègue qui partage souvent les mêmes problèmes. C'est parfait ! IDDBD : Tiens justement, tu en as pensé quoi toi du film de Francis Vadillo ? (ça t'apprendra à faire des commentaires, tiens !) 😉 Représentative du personnage ?

K.B. : Francis est vrai passionné de BD et il passe souvent à l'atelier. Il connait bien son sujet. Je trouve son film vraiment remarquable dans ce qu'il donne enfin à voir un artiste au travail (chose assez rare dans les interviews liées à la BD, on en reste souvent aux critères biographiques) ainsi que son univers avec toutes les ramifications possibles (musicales, critiques...). Francis en profite aussi pour faire un état des lieux de la BD avec l'émergence, il y a 20 ans, de l'Association qu'a créé Mattt avec ses comparses et qui a pas mal changé le paysage éditorial. Au final l'aspect protéiforme du film convient bien au style graphique de Mattt, qui peut apparaître au départ minimaliste, mais que je trouve au contraire très foisonnant. On cite souvent Crumb à propos de Mattt, ce que je trouve un peu paresseux au niveau du travail critique, alors que j'ai toujours pensé qu'il y avait plus d'affinités avec le style de Moebius, notamment dans sa période des modelés faits à la plume. On peut trouver cette comparaison déraisonnable, voir incongrue, mais j'en ai discuté un jour avec lui et il me l'a confirmé.

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extrait du film de Francis Vadillo
IDDBD : La structure "En traits libres" est devenue une association, comment voyez-vous l'évolution de votre action au cours de ces prochaines années ? K.B. : Notre passage au statut associatif participe de notre volonté de nous présenter de plus en plus comme un acteur culturel important. Nous avons, en février dernier, organisé un festival de la Micro-Edition sur un week-end avec l'éditeur 6 Pieds sous terre et la Mairie de Montpellier. Ce fut un vrai succès, notamment grâce aux nombreux ateliers artistiques que nous avons proposés et qui étaient ouverts à tous les publics. 3 générations différentes se retrouvaient pour mettre la main à la pâte et faire des sérigraphies, des fanzines ou des Clopeints. Nous espérons pouvoir réitérer cet événement l'année prochaine et le pérenniser. Nous sommes aussi invités depuis 2 ans comme reporter BD sur la Comédie du Livre, un grand salon sur la littérature à Montpellier. Voilà le genre d'aventures artistiques que nous espérons multiplier à l'avenir.
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Le "Micro-festival" organisé en collaboration avec 6 pieds sous terre
IDDBD : J'en profite pour te poser quelques questions sur Les Sentinelles de l'Imaginaire... Jan Jouvert avait fait un mauvais rêve cette nuit-là ? K.B. : Et bien en fait c'est moi qui avait fait ce mauvais rêve ! Toutes les idées concernant cette société future et son caractère dystopique, le casque neuronal, la lutte entre République Résistance et la C.E.C, les 2 amis d'enfance devenus des créatures fantastiques, sommeillaient en moi depuis une dizaine d'années. Après mon passage à l'hebdomadaire le Patriote en tant que cartooniste, j'avais très envie de retourner à la BD avec une série de science-fiction. J'ai alors demandé à Jan de m'aider au niveau du scénario et surtout de la narration pour démarrer la série. Jan est écrivain, plutôt du genre polar avec une écriture très directe qui donne vraiment envie de tourner les pages (Eau et Gaz, 1999, Déménage, 2012) et on se connait depuis 20 ans (nous avons fait de la musique ensemble pendant très longtemps). C'était donc le partenaire idéal. Dès lors que je crois qu'effectivement il y a aussi quelques cauchemars qui appartiennent à Jan dans toute cette série ! Autant au niveau visuel, je suis plutôt seul responsable de ce que l'on trouve, autant l'histoire s'écrit maintenant à 4 mains en permanence. IDDBD : Plus sérieusement, vous vouliez faire un comics à la française ou ce genre est tout naturellement votre style de prédilection ? K.B. : Les sentinelles de l'imaginaire sont certes influencées par les comics au niveau de la pagination, du format et parfois dans une certaine manière de s'adresser directement au lecteur durant l'action. Mais pour moi au niveau du style et des thèmes, je me sens plus proche de tout ce que l'on trouvait dans Métal Hurlant ou carrément Valérian et Laureline, qui reste une référence absolue pour moi en matière de science-fiction. Enfin l'art du feuilleton je l'aime autant chez l'américain Milton Caniff (qui faisait des strips d'aventure) que chez le romancier français Gustave le Rouge avec le Mystérieux Docteur Cornélius. Nous tentons, avec Jan, de faire une synthèse de tout ça tout en parlant des enjeux scientifiques d'aujourd'hui qui annoncent le futur (physique quantique, nanotechnologies...etc). Cette série fait aussi partie d'un ensemble chronologique plus vaste qui s'étend sur 3000 ans d'histoire et qui fera l'objet d'autres livres, nouvelles, romans, enregistrements. Sur le blog dédié aux sentinelles, nous développons une série d'articles qui s'appellent les documents interdits et qui développent tous ces aspects. IDDBD Alors, moi j'ai lu le tome 4, le volume 5 est prévu pour… ? K.B. : Dès que j'ai terminé cette interview, je m'y colle ! J'espère que l'épisode 5 sortira début 2014 ! Le découpage est terminé, il n'y a plus qu'a s'y mettre. Certains membres de République Résistance ont été laissés dans une situation critique et vont découvrir un terrible secret dans les entrailles de Townsville, quant à l'infâme Cyprus Edwards, le dictateur casqué, après la destruction du réseau des Distracteurs, il va contre-attaquer avec une invention radicale !
Première page du tome 4 (déjà paru)
Première page du tome 4 (déjà paru)
IDDBD : D'autres projets personnels en cours ? K.B. : Et bien oui ! Une nouvelle série Hunter & Associés une série contemporaine d'aventures et d'espionnage, très politique, avec un héros à la caractéristique physique très étonnante. Pour la première fois aussi dans les éditions du voyeur, la série sera publiée en couleurs. Les quelques dessins publiés sur le blog et les infos distillées ont suscité beaucoup d'enthousiasme de la part du public. Il me tarde vraiment que le premier épisode sorte. Collectivement, l'atelier En Traits Libres sera à la galerie St Ravy à Montpellier du 29 novembre au 15 décembre pour une exposition work in progress qui promet d'être très proche d'un happening !
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Couv' du vol.3 de Destruction Kentucky par Gaëtan Lüpcke
IDDBD : Allez la question rituelle de fin, as-tu un petit, voire plusieurs conseils de lecture ? K.B. : Si tu le permets, je vais en profiter pour faire la promo de mes camarades qui ont quelques pépites dans leur carton. Gaëtan Lüpke vient de sortir l'épisode 4 de sa série comico-délirante Destruction Kentucky (écrire à l'atelier qui fera suivre!) et Guillaume Penchinat sort Ahlam  aux éditions le Potager Moderne fin novembre. Guillaume est mon voisin à l'atelier, j'ai vu toute la BD se réaliser sous mes yeux et ça m'a beaucoup impressionné. Une sorte de récit initiaque entre descente aux enfers et poésie débridée. IDDBD : Merci pour toutes ces réponses passionnantes ! K.B. : Merci à toi pour tes encouragements et ce blog précieux et indispensable ! Donc vous l'aurez compris, si vous passez un jour dans le centre-ville de Montpellier, entrez dans l'atelier En Traits Libres. Nous, on aime cet esprit d'échange ! Et même si le New York Times est passé avant nous (raaah les chiens !) nous sommes très heureux d'avoir pu proposer ce petit focus et très indirectement soutenir leur action. Bon vent à tous les membres du collectif ! A voir : le site et la page Facebook d'En Traits Libres

Blog | IDDBD saison 8 !

pilules-650x300 Les éditions Atrabile annoncent une réédition de Pilules Bleues avec un épilogue inédit et IDDBD referme sa parenthèse estivale. Ne cherchez pas de liens, il n’y en a pas. C’est une information qui me fait plaisir car j’attache beaucoup d’importance à ce livre. Quand j’ai lu Pilules Bleues pour la première fois, je n’avais pas encore écrit une seule chronique sur IDDBD mais je rentrais réellement dans le monde de la bande dessinée alternative. C’était il y a 9 ans. Quelques semaines plus tard, je rejoignais Mike dans son aventure. Nous reprenons aujourd’hui nos activités habituelles, refermons la parenthèse du cinéma d’animation tandis qu’Hayao Miyazaki a annoncé sa retraite hier. Toujours pas de liens entre ces deux informations. On s’aperçoit juste que le temps passe. Justement, parlons de la saison dernière. Je dois bien avouer que la tentation de tout fermer et de laisser aux autres le droit de ramener leur fraise sur le petit monde de la BD m'a traversé le cervelet. La question s'est de nouveau posé cet été au moment de renouveler le nom de domaine et l'hébergement du blog. Au bout du compte, même si c'est parfois fatiguant, même si on rêve de blogo-retraites (ne cherchez pas je crois que je viens d'inventer ce terme), bref si notre désir secret et parfois de rédiger l'ultime billet du blog, on ne peut pas vraiment s'en passer. C'est comme ça. Au bout de 8 ans, on arrive à ce constat implacable : vous allez encore devoir supporter la mauvaise foi légendaire d'IDDBD pour une huitième saison. Alors cette 8e saison ? Tout d’abord, je vais continuer dans la ligne éditoriale de ces derniers mois avec, pourquoi encore de nouvelles évolutions. J’aime l’idée de varier mes sujets de billets qui sont autant d’exercices de style me permettant de prendre un vrai plaisir dans l’écriture. Après, je n'ai pas vraiment d'idées... Cela promet des surprises comme vous comme pour moi ! Vive les incertitudes ! Ensuite, j'avais promis à mes potos du très fameux KBD de revenir une fois le ménage fait... Bon et bien je crois que le moment est venu de repartir à leur côté vers de nouvelles aventures, de papoter avec les nouveaux venus (même s'ils sont moins nouveaux que moi) et surtout de reprendre quelques rédactions de synthèses, bref de remonter dans le train en marche. Pour finir, parlons bibliothèque. Je suis en train de conclure la formation manga destinée aux bibliothécaires débutants dans ce domaine Je ne sais pas encore ce que ça vaut (test prévu le 26 septembre) mais j'espère pouvoir dès que possible mettre en ligne quelques supports de cours et les explications qui vont avec. Voilà pour les infos du début de saison. Pour conclure : c'est la rentrée sur IDDBD !  

Blog | Summer chronicle !

summer-wars Comme le veut la tradition, IDDBD passe en mode été au mois de juillet. Cependant, vu la grande irrégularité dans les publications du blog depuis le début de l’année 2013, je ne pouvais vraiment descendre le rythme. Alors voilà, cette année je vous propose un été spécial cinéma d’animation. Pourquoi ? Et bien pour le plaisir d’écrire des chroniques sur un nouveau thème que j’apprécie particulièrement et qui, finalement, est un peu dans la continuité de la bande dessinée. Je ne sais pas encore quelle forme auront ces chroniques : légères, bavardes, longues ou courtes peu importe ! L’idée n’est pas là, l’idée est juste de se faire plaisir et de vous faire découvrir – ou pas, je taperai aussi dans la grosse machine  - quelques films intéressants. Bon, je ne prétends pas du tout être un spécialiste du genre alors si vous avez de bons conseils, je suis à votre écoute. En tout cas pour cet été, la consigne sera à lire… et à voir ensuite ! L’été commence demain sur IDDBD !

Blog | Le guide du blogolecteur responsable

blogo_logo2-webRappelez-vous, c'était en 2011. A l'époque mon amie Mo' avait mis le doigt sur une pratique plus que douteuse : le lynchage d'auteurs jeté à la vindicte populaire pour des délits de sales gueules. Point de chronique, pas de critiques mais un beau rentre dedans pour se faire plaisir. Le billet de mauvaise humeur de Mo' était juste dans le ton et dans le contenu. Visiblement, nous partagions une certaine idée du rôle du blogueur-chroniqueur. Dans une boutade dans les commentaires, j'avais émis l'idée du charte de bonne conduite... Plus tard, nous avons trouvé de nombreux textes faisant l'apologie des droits du blogueur mais peu d'écrits sur les devoirs de ces derniers. Résultat, nous avons donc choisi d'écrire le nôtre. Les discussions ont été aussi nombreuses que les participants, les titres ont variés autant que les versions qui ont fait de nombreux allers-retours pour finalement aboutir à ce guide... Imparfait forcément. Mais plus que le contenu ou le texte en lui-même, ce guide est maintenant sur la toile. Il n'est plus tout à fait le nôtre. Il peut devenir un support de réflexion pour certains. Vous pouvez vous l'approprier, le reprendre, le jeter, l'ignorer, ajouter vos propres mots, bref, en faire ce que vous voudrez. Il s'agit d'un état d'esprit commun mais ce n'est en aucun cas un évangile sacré, encore moins le manifeste d'un club. Vous trouvez dorénavant ce texte dans la partie IDDBD sur menu ainsi que le logo sur la page d'accueil. A vous...