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Chroniques BD, Recommandé par IDDBD

Chronique | Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes ? (Zidrou & Roger)

Catherine a 72 ans, elle est veuve. Elle vit avec son fils, Michel, 43 ans, handicapé suite à un accident de voiture. La vie d’avant, Catherine y pense de temps en temps mais cela fait si longtemps. Au fil de ces petites histoires du quotidien, nous découvrons une héroïne, une vraie, de celle qu’on ne trouve pas dans les livres…

Le combat ordinaire

Il y a bien longtemps que je n’avais pas lu une BD franco-belge « classique » avec autant de plaisir. Posons les cartes sur la table, ce magnifique album bénéficie déjà du très fameux label Recommandé par IDDBD. Comment dire ? Il n’y a rien à jeter. Ni la très belle écriture de Zidrou, décidément très inspiré pour évoquer les handicaps ou la maladie (cf l’excellentissime série Boule à Zéro), ni le dessin de Roger qui par sa simplicité et une très belle mise en couleurs répond parfaitement aux propos de l’album. L’idée n’est pas d’entrer dans un pathos malvenu mais bien de parler d’un quotidien, du bon comme du mauvais, de désacraliser le handicap sans un discours démagogique et mensonger.

Pendant que le roi de Prusse… est constitué de mini-chapitres, sorte de pièce de puzzle évoquant des instants de la vie de ces deux personnages. Michel est un gros bonhomme, adepte de puissance 4, de Playstation, d’éclairs au chocolat, de gilet à capuches… et de films pornographiques (si, si). A côté de lui, Catherine, une maman, une vraie, petite par la taille, grande par l’amour, prête à tout pour aider son fils malgré les difficultés et les frustrations. Le mot qui vient immédiatement à l’esprit au fil de ces petites histoires est justesse. Justesse dans le propos, dans les sentiments et dans tout ce qui n’est pas dit mais largement évoqué par des regards, des impressions, des couleurs. Un « non-texte » qui fait toute la différence. Rassemblés, ces nouvelles dressent un portrait tout en finesse à la fois drôle et émouvant. Capables de nous faire rire (la scène du vidéo-club) ou pleurer (au choix), elles se répondent, s’enrichissent, permettent de comprendre l’historique de cette vie. Au final, on ne peut qu’admirer cette petite femme bien plus forte que mille super-héros réunis, bien plus belle que mille héroïnes top-model à air-bags intégrés et string en peau de dragon. Elle a la force du quotidien, du temps qui passe.

Je vais arrêter là cette chronique bien trop élogieuse, pas la peine d’en rajouter. Ce billet est court mais pour une fois, je n’ai pas d’autres arguments que « Lisez Pendant que le Roi de Prusse…« . Simplement. Pour passer un bon moment. Pour lire un bon livre. Pour pleurer. Pour rire. Et le plus important, pour rencontrer une belle personne, une vraie gentille, une grande âme, de celle qu’on ne rencontre pas assez souvent. Peu importe qu’elle soit de papier car au fond, des Catherines, il y en a des milliers. Mais ces dernières ne font jamais de bruit, ne demandent jamais rien. Alors rendons leur hommage, à notre façon, par un sourire ou une larme, par la lecture d’un livre.

A lire : la chronique de Zaelle sur 9eart, la chronique de Ginie (B&O)et celle de Choco
A voir : la fiche album chez Dargaud

Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes ? (one-shot)
Scénario : Zidrou
Dessins : Roger
Editions : Dargaud, 2013 (14,99€)

Public : ado, adultes
Pour les bibliothécaires : simplement indispensable. Sans aucun doute une des meilleures BD de l’année 2013.

Chroniques BD, Recommandé par IDDBD

Chronique | Evil Heart (Tomo Taketomi)

Umeo Masaki est un jeune garçon à problèmes. Dès ses premiers jours au collège, il commence par se battre avec des élèves plus âgés. Taciturne et violent, il n’arrive pas à se faire accepter. Il vit seul avec sa grande sœur, âgée de 16 ans, car sa mère est en prison. Mais sa vie bascule un jour en passant devant le gymnase. Il découvre une drôle de discipline, l’Aïkido, et un drôle de personnage, un étranger, le professeur Daniels.

Du sport, oui mais…

Petite anecdote pour commencer cette chronique. Quand j’ai animé la formation manga en septembre dernier, j’ai fait choisir en début de séance un album à chaque participant. J’avais pris soin de glisser parmi eux, Vitamine de Keiko Suenobu, un one-shot dont la couverture pouvait laisser à penser qu’il s’agissait d’un pur shojo de collégienne. Or, c’est un manga très dur sur le phénomène de l’Hijime. Ce petit piège avait pour but de démontrer qu’en matière de manga, il ne faut pas se fier aux apparences du graphisme. On pourrait qualifier ce genre de « faux-amis ».

Evil Heart fait complètement parti de cette catégorie. Il a tout du shonen-manga de sport et je dirais même du shonen-manga de sport romantique. S’il en reprend les bases, à savoir le jeune garçon perdu qui s’épanouit dans l’amitié (voire l’amour) dans une discipline et qui dépasse ses limites dans une compétition, cette série de Tomo Taketomi dépasse largement l’idée de base et ne cesse de surprendre son lecteur.

Car le sujet principal d’Evil Heart est bien moins le sport que la violence familiale et ses conséquences. En effet, on apprend rapidement qu’Umeo (dit Ume) a subi ainsi que sa sœur et sa mère, la violence d’un père puis d’un grand frère. D’ailleurs, notre jeune héros ne pratique pas l’aïkido pour les joies de l’amitié, mais bien pour être prêt à défendre ses proches contre tous les dangers… et en particulier la figure de Shigeru, son frère, à la fois démon intérieur et lourde réalité. D’autant plus que se pose la question de la transmission quasi-génétique de cette violence qui pèse sur ses épaules. La joie, l’amitié, le dépassement de soi ne font pas partie de ses préoccupations. Quant à la compétition…

Une autre philosophie

Pour ceux qui connaissent cet art martial, l’Aïkido n’utilise que des techniques de défenses. Par ce simple état de fait, Evil Heart se démarque déjà de tous les autres mangas sportifs. Alors qu’on ne peut plus lever un orteil sans parler compétition de nos jours, ce manga apparaît donc comme un rafraîchissement en faisant de l’autre non plus un adversaire mais un partenaire. Tomo Taketomi s’appuie donc sur une philosophie différente pour bâtir son histoire car l’entraide et la communication sont au cœur même du récit. Moins d’actions, plus d’interactions entre ses personnages et surtout des questions sans cesse renouvelées.

Dans les pages de ces 6 volumes, les certitudes sont rares et bien souvent synonymes de dangers. Ainsi, le lecteur alterne donc entre calme et grosse tempête… de quoi relancer régulièrement son intérêt. Mais plus que le rythme, l’auteur prend le temps de décortiquer les peurs, les espoirs et l’évolution lente de son héros à travers son évolution de pratiquant d’Aïkido. Si l’humour et la légèreté font partie du voyage – en particulier avec le Pr. Daniels, figure classique du sage qui ne se prend pas au sérieux – on se retrouve confronté sans mesure aux différentes réalités du personnage. Une réelle empathie se créé non seulement avec lui, mais aussi avec les autres acteurs de cette histoire finalement touchante et particulièrement bien pensée.

Car Tomo Taketomi a eu deux bonnes idées. La première a été de ne pas faire une série à rallonge qui, aurait trop usé la corde. Ce qui arrive malheureusement trop souvent. Cette série a été écrite en plus de 5 ans, ce qui est un délai rare dans un manga. La deuxième idée a été de ne pas multiplier les personnages importants, lui permettant de mieux maîtriser le caractère complexe de chacun tout en se renouvelant. J’avoue que ce dernier aspect m’a beaucoup surpris et qu’il est pour moi un point important de la réussite de sa série. En effet, tout en se focalisant toujours sur le héros principal, il a su tour à tour laisser une place à chacun des protagonistes, de Machiko à Shigeru lui-même en passant par des personnages beaucoup plus obscures dont je tairais le nom pour ne pas gâcher votre plaisir de lecture.

Côté Aïkido, mon spécialiste maison n’a pas eu l’air de trop rechigner à la vue des images dessinées. Pour ma part, j’ai trouvé les dessins plutôt réussi mais dans une forme très classique. Par quelques traits, la famille Masaki a un réel lien de parenté sans forcément être des clones. Pour le coup, la lecture est très agréable et fluide. Rien de bien révolutionnaire là-dedans, on sent que l’attention première a été porté comme souvent sur la réussite du scénario.

Bref, si vous aimez le manga de sport, vous pouvez tenter Evil Heart. Mais vous êtes prévenus. Evil Heart dépasse complètement ce genre et devient un vrai manga de société et dans une certaine mesure, propose une philosophie de vie différente où l’autre n’est pas un concurrent mais un partenaire… Une chouette leçon pour une chouette série ! Un must have comme on dit chez les iroquois.

A lire : le dossier spécial sur manga news

Evil Heart (6 volumes – série terminé)
Scénario et dessins : Tomo Taketomi
Éditions : Kana (2005-2011), 7,50€

Public : Ado-Adultes (c’est un seinen)
Pour les bibliothécaires : une série courte & de qualité. Pas d’excuses pour ne pas l’avoir dans votre mangathèque.

Bibliothèques

Chronique | Daddy’s Girl (Dreschler)

Lily est un ado américaine. Elle a deux sœurs, des parents, vit sa petite vie d’ado américaine moyenne. Seulement quand la nuit tombe et que tous dorment dans la maison, son père se glisse dans sa chambre. Lily doit devenir alors la « gentille  fille à son papa »…

Dire et montrer

Debbie Drechsler est une artiste touche-à-tout, peintre, graphiste, maquettiste, illustratrice et parfois, auteure de bande dessinée. Daddy’s girl est un recueil d’histoires paru initialement dans plusieurs revues américaines entre 1992 et 1996. C’est donc un travail sur le long terme pour l’auteur de Summer of love (également chez L’Association) mais surtout un travail de mémoire. Car, si tout n’est pas autobiographique, les événements racontés ici sont largement inspirés de son histoire personnelle.

Dans la bande dessinée, les malheurs de l’enfance ont parfois été abordés de manière très indirecte par de jolies allégories ou des métaphores bien choisies. Je pense par exemple aux Trois Ombres de Cyril Pedrosa. Or, dans le cas de Daddy’s Girl, il n’y a justement pas de chemins détournés. Frontal et rude, aussi présent que ce père dans la chambre de sa fille, nous entrons dans le vif du sujet dès les premiers instants par cette histoire introductive Visiteurs dans la nuit aux pages crument violentes. Le graphisme choisi est tout sauf académique. Il est sombre et torturé, tout sauf « beau ». Et heureusement. En effet, il ne faudrait pas lier ce qui est de la perversion érotique comme peuvent l’être les travaux d’un Manara par exemple, à cette machine infernale de domination et de violence. Ici les formes du corps sont absentes ou déformées, les visages serties de lèvres surdimensionnées, le travail du noir – malgré quelques histoires en couleur ou bichromie – rend à chaque fois l’atmosphère lourde. Rien n’est serein dans cet univers. Mais cela n’empêche pas un sens de la composition et du cadrage intéressant qui donne une véritable dynamique à un dessin que l’on pourrait faussement croire figé.

La mécanique du pire

En suivant le personnage de Lily sur plusieurs années, nous découvrons au gré des histoires le phénomène et son fonctionnement : la solitude de la victime, l’angoisse de la découverte, son sentiment de culpabilité et surtout l’abominable normalité de son bourreau. Car si le père n’est pas omniprésent dans ce récit, sa figure est celle d’un homme plutôt simple. On l’imagine aisément jouant son petit rôle d’américain moyen dans sa communauté, lisant son journal le matin, faisant l’aumône aux pauvres. Qui pourrait dire qu’il viole sa fille dès qu’il est seul avec elle ? Personne. Et sans même chercher à faire passer ce message, Debbie Dreschler laisse une marque dans nos esprits. Le masque ordinaire de la cruauté. Certaines histoires sont particulièrement révélatrices comme, par exemple, celle des premières relations amoureuses entre Lily et un garçon. Relation qui est évidemment assez mal vécue par le père. Celui-ci lui rappelant sans cesse qu’il sera toujours le seul et unique homme de sa vie. On est ici dans la manipulation et le lavage de cerveau le plus pervers.

La grande force de cet album est de ne pas se refermer sur le seul point de vue de l’inceste. Par le format d’histoires courtes, Debbie Drechsler s’offre la possibilité d’aborder la vie de Lily sous divers aspects et même parfois sous l’angle d’un autre personnage. Ainsi, on voit la jeune femme se forger par delà son malheur, rencontrer d’autres personnes, découvrir d’autres horizons. Le lecteur peut ainsi percevoir les évolutions de l’héroïne et voir comment cette dernière grandit malgré cette menace et ce lourd secret difficile voire impossible à partager, excepté avec son journal intime… ou en la dessinant sur des planches de bandes dessinées quelques années plus tard.

Œuvre forte abordant un sujet difficile et complexe, Daddy’s girl est le récit d’une âme violée, déchirée par l’enfance mais qui malgré tout réussi à se relever. Un message dur, parfois difficilement soutenable mais qui cherche à montrer que les solutions sont possibles. A lire, à faire lire, à recommander pour que ce message passe enfin.

A lire : l’interview de Debbie Drechsler et la chronique de cet album sur du9
A lire : la très bonne et très fine analyse sur leblog « Les lectures de Raymond »
A noter : Cette chronique s’inscrit dans le Reading Comics Challenge de Mister Zombi. Option « A mort les super-héros » encore une fois…

scénario et dessins : Debbie Drechsler
Editions : L’Association (1999)
Collection : Eperluette
Edition Originale : Fantagraphics Books / Drawn & Quaterly (1992-1996)

Public : Adulte / ados prêt à lire ce genre de livres
Pour les bibliothécaires : Oeuvre sans doute pas assez connu d’une auteur de grand talent. A acheter.

Chroniques BD

Chronique | Las Rosas

scénario et dessins : Anthony Pastor
Editions : Actes Sud/L’An 2 (2009) – 20€
Public : adulte
Pour les bibliothécaires : un album intéressant pour un auteur qui ne l’est pas moins. Pas facile à faire sortir.

Western café

Un garage, quelques pompes à essence et autant de caravanes : bienvenus à Las Rosas, îlot perdu au milieu du désert américain. Ici, les hommes ne sont pas autorisés. Seul le shérif bedonnant et alcoolique est toléré… un peu. Un matin, ce dernier ramène dans son pick-up Rosa, une jeune femme de la ville pourchassée et enceinte. Elle s’installe, travaille au café avec Marisol la patronne et découvre peu à peu les secrets de ce lieu.

Las Rosas est un étrange objet, un western aux allures d’un Bagdad Café, un pavé imposant où l’attente reste le maître mot. Attendre le retour d’un fils, la naissance d’un enfant, la mort ou le pardon, attendre la découverte de la vérité et la disparition des fantômes : Las Rosas ne raconte presque que cela. Et pourtant, sans trop savoir pourquoi, on est entraîné dans ce récit grâce à son atmosphère à la fois repoussante et fascinante aidé par un découpage très « cinématographique » et un dessin simple mais efficace.

Las Rosas c’est aussi une galerie de personnages à la fois classiques et originaux. Si on y retrouve les grandes figures du western – le vieux shérif, le dur, le bandit mexicain, le candide et le héros arrivant sur son cheval comme un libérateur – c’est pour mieux les transformer. Ici le shérif est alcoolique, le dur est une femme (et encore je ne dis pas tout), le bandit est touché par la grâce, le candide est enceinte et le héros sort d’un hôpital psychiatrique… C’est vous dire si les codes sont transformés et si le récit emmène sur des chemins pour le moins inattendus.

Las Rosas est une œuvre pour le moins surprenante. Il faut y pénétrer tranquillement, sans être pressé par le temps car sa lecture est longue et parfois exigeante. Non pas qu’Anthony Pastor parte dans des délires métaphysiques mais le récit n’est pas constitué d’une action linéaire mais de multiples points de vue. L’histoire se battit comme un puzzle, à partir de confidences et de dialogues, à partir de non-événement beaucoup plus évocateurs que de grands rebondissements. Peu à peu, durant 3 longs chapitres, le puzzle prend forme et la vérité éclate pour révéler les blessures inavouées.

Anthony Pastor signe encore un album de qualité dans la même veine qu’Hôtel Koral. Un récit fascinant battit sur un faux rythme, distillant l’intrigue gouttes après gouttes, prenant au piège le lecteur. Bref, un album aux antipodes des milliardaires bondissant ou des agents secrets. Un univers pour les amateurs de grandes fresques.

A lire : la chronique sur sceneario.com

A lire : la chronique d’Yvan

Chroniques BD

La gloire de son père… le dessin de son fils !

Vacances à Saint-Prix (scénario de Chris Flamand, dessin de Julien Flamand, couleurs de Muriel Dutertre et Julien Flamand, éditions Akileos)

Quoi ? Est-il possible ? Un album d’Akileos qui n’est ni sombre, ni gothique, ni étrangement dérangeant ? Hé ! Il faut vous réveiller et ouvrir un peu les yeux ! Akileos n’est plus la petite maison d’édition underground publiant du 100 % « gore States » (l’a-t-elle jamais été d’ailleurs ???) ! Rappelez-vous tout de même : Les Baker, Louna et sa mère, c’est Akileos !

Bref, Vacances à Saint-Prix s’inscrit dans cette veine familiale, nostalgique, souriante mais avec quand même un « je ne sais quoi » de grinçant… En tout cas, si vous avez aimé Petit Polio de Farid Boudjellal, Les Baker de Lyle Baker ou Le retour à la terre de Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet, vous aimerez assurément Vacances à Saint-Prix.

Sous le crayon plein de promesses de son fils Julien, Chris Flamand nous raconte quelques épisodes (parfois un peu romancés) de son enfance, et plus particulièrement de ses vacances à la ferme… Ca commence dans les années 50 pour se terminer au début des années 60, et ce n’est pas triste !

Les conditions sont plutôt rustiques : on ne peut pas vraiment dire que ce soit le Club Med ! Et pourtant, Kiki et son petit frère Patou vont vivre des vacances inoubliables qui les marqueront pour la vie. Comme les « grands » qu’ils rencontreront lors de leurs séjours à Saint-Prix : d’abord Pépé Marius et Mémé Marie-Louise pour Kiki, puis Marcel et Odette, d’un genre un peu différent (sic), pour les deux frères… Et puis il y a la séparation d’avec les parents (vite oubliée !), le rythme et les découvertes de la vie campagnarde, les jeux, une petite voisine…

On sent derrière le récit léger la grande nostalgie de Chris « Kiki » Flamand pour cette période de sa vie, ce qui fait de Vacances à Saint-Prix un album particulièrement attachant. Surtout lorsque, même en étant né à la toute fin des années 60, on retrouve certains détails de sa propre enfance…

Houlà ! Pour ne pas sombrer dans la nostalgie larmoyante, vite : une mention spéciale aux très belles couleurs de Muriel Dutertre et de Julien Flamand (je ne sais pas qui fait quoi, mais le résultat est magnifique)… Pour un premier album, chapeau !

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