Archives du mot-clé Poisson Pilote

Il était une fois Les révolutions

Le retour à la terre - Tome 5 : Les révolutions (scénario de Jean-Yves Ferri, dessin de Manu Larcenet, éditions Dargaud, 2008)

C’est l’hiver. Dehors, le temps paraît gelé et figé comme la végétation environnante. A l’intérieur, c’est un bon feu de cheminée, un fauteuil confortable et un tas de BD fraîchement sorties des étals qui m’attendent. Dans le tas, le cinquième tome de la série Le retour à la terre et sa belle couverture bleue sur laquelle Larssinet (le double « bédé » de Manu…), sa compagne Mariette, et sa fille Capucine volent, accrochés à un parapluie, sous le regard bienveillant de l’Hermite.

C’est cela Le retour à la terre, des scénettes et des tableaux pleins de poésie douce, décalée, parfois surréaliste, où l’on retrouve les personnages que l’on a découvert et aimé tout au long des quatre premiers tomes, de Monsieur Henri à la Mortemont. Sans oublier l’épicier et le maire, qui assurent dans Les révolutions, une bonne partie de l’animation aux Ravenelles, entre élections muncipales, connivences avec la grande distribution, magouilles et intimidation des électeurs… Et croyez-moi, lorsque vous habitez vous-même un petit village, la ressemblance avec des faits et des personnages existants est tellement troublante que l’on ne peut s’empêcher de faire des parallèles…

Mais c’est aussi cela qui nous touche dans Le retour à la terre : chacun de nous peut s’y retrouver, au détours d’une situation, d’une expression ou d’un détail dans ces histoires d’anciens urbains confrontés au monde parfois (souvent ?) déroutant. Et ça marche ! Quant aux situations les plus invraisemblables, elles ne nous rendent les personnages, petits ou grands, que plus attachants. Décidément, si ce cinquième tome ne révolutionne pas la série, il l’a poursuit admirablement.

Ah ! Dernier message pour M. Ferri : continuez à scénariser Le retour à la terre, mais… oubliez l’héroïc fantasy gothique noire ! 

On peut toucher sans risque…

Miss pas touche - Tome 3 : Le prince charmant (scénario Hubert, dessins Kerascoët, éditions Dargaud, collection Poisson Pilote, Septembre 2008)

Le troisième tome de la magnifique série Miss Pas Touche sort aujourd’hui et je ne résiste pas à l’envie de vous le conseiller chaudement. Si vous avez lu les deux précédentes chroniques d’IDDBD (celle du 18 juin 2006 et celle du 10 mars 2007), vous savez à quel point nous sommes fans des aventures de Blanche, cette jeune fille qui se retrouve dans un bordel du Paris du début du XXème siècle… mais pour la bonne cause puisqu’il s’agissait pour elle de retrouver l’assassin de sa soeur !

Les deux premiers tomes constituent le premier volet des aventures de Blanche (qui finit par retrouver l’assassin, je vous rassure...). Ce troisième opus ouvre de nouveaux horizons à la belle Miss Pas Touche (son nom de « scène ») : réussira-t-elle à quitter le Pompadour, trouvera-t-elle (enfin) l’amour entre les bras de ce jeune homme blond qui a tout l’air d’un Prince Charmant, mais que se trame-t-il réellement derrière tout ça ?

Vous l’aurez compris : Hubert nous a encore concocté un scénario de première classe et c’est avec un immense plaisir que nous retrouvons sa protégée (heu pardon… son héroïne…). Quant au dessin des Kerascoët, vous savez encore une fois tout le bien qu’en pense IDDBD !

Bref, si vous ne connaissez pas cette série, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Et si vous la connaissez déjà, cette chronique n’aura pas eu de mal à vous convaincre de la poursuivre…

A lire : la fiche album sur le site Dargaud

A voir : quelques belles images sur le site Poisson Pilote

A découvrir : les six premières planches du tome 3

Si reine…

La sirène des pompiers (scénario de Hubert, dessin de Zanzim, couleurs de Hubert, collection Poisson Pilote, éditions Dargaud)

Vous pourrez lire, à la suite de cette chronique, d’excellentes critiques de La sirène des pompiers qui auront l’avantage – outre de vous vanter brillamment cette BD – de vous en apprendre plus (si nécessaire) sur les deux courants picturaux, l’impressionnisme et l’art dit « pompier », qui s’opposèrent farouchement dans les salons parisiens de la fin du XIXème siècle. Vous apprendrez également (si besoin), qu’Hubert est non seulement le scénariste de La sirène des pompiers mais également celui du magnifique diptyque Miss pas touche (chroniqué par David) et de la série Le leg de l’Alchimiste. Enfin, vous noterez (si utile) que Zanzim s’inscrit dans la lignée graphique de Sfar et de Blain, libérant le trait de contraintes trop académiques pour (parfois) exprimer pleinement les sentiments, sensations et autres émotions des personnages et du récit.

Une fois que vous saurez tout cela, que restera-t-il pour vous de La sirène des pompiers ? Je ne saurai répondre à cette question. Toujours est-il que rien de remplacera une immersion dans ce magnifique album d’Hubert et Zanzim qui ont su tout à la fois parler d’art (rajoutez un A majuscule si vous êtes un admirateur de l’art pompier...) et d’humain, au travers de  l’histoire aussi fantastique qu’allégorique de cette sirène bretonne accueillie puis exploité par Gustave Gélinet, cet imaginaire peintre parisien méprisé par la critique et oublié des muses désormais vouées aux impressionnistes…

La sirène des pompiers est à l’image de son héroïne : aussi intelligente que distrayante, aussi profonde qu’inventive, aussi sombre que lumineuse. Bref un vrai chef d’oeuvre…

A lire : l’excellente critique de Gallu sur Krinein.com et celle d’Alain Corbellari sur le site de l’Express

A(pologie) : je présente toutes mes excuses à David qui nous avait déjà présenté La sirène des pompiers le 23 mars 2007. Honte à moi qui n’avait pas encore pris le temps de découvrir ce magnifique album et qui n’a pas pu s’empêcher de vous en faire subir une chronique…

Attila le Hun, le trois…ième tome des aventures rocambolesques…

Le fléau de Dieu - Une aventure rocambolesque d’Attila le Hun (scénario de Manu Larcenet, dessin de Daniel Casanave, couleurs de Patrice Larcenet, collection Poisson Pilote, éditions Dargaud, 2006)

Vous êtes-vous déjà demandé ce qu’il adviendrait de vous si vous aviez pu obtenir tout ce que vous souhaitez, là, d’un seul coup ? Oh, je devine votre réponse : « Trop de la balle ! », « Mazette, mais je serais positivement comblé ! », « Zarma, comment que j’me la pèterais, zyva ! », etc, etc… Ne vous emballez pas trop vite, chers lecteurs, ou vous pourriez connaître le triste sort d’Attila le Hun ! Attila le Hun ? Le fléau de Dieu ? Quel rapport entre ce (déjà) sauvageon massacreur de civilisations (et accessoirement de civilisés) et votre situation de nabab doté d’un coup de maguette magique de tout ce qu’un être humain normalement constitué peut souhaiter ?

Le rapport, c’est justement l’album scénarisé par Manu Larcenet : il s’introduit dans la vie mouvementé du « Round Up » des Steppes au moment précis où celui-ci finit son Grand Oeuvre, à savoir la conquête du monde connu de l’époque. Ce moment émouvant se situant dans la Beauce, c’est à partir de cette morne plaine que l’on va suivre la rocambolesque aventure d’Attila. Car, une fois que l’on a réalisé tous ses rêves (en l’occurence de conquête, mais je compte sur vous pour y coller vos propres fantasmes…), ce qui guette l’heureux élu du destin… c’est la dépression !

Plus aucun but dans la vie (ah ! Conquérir le monde !), plus de défi à relever (la prochaine province sera-t-elle mieux préparée que la précédente à la vague d’assaut des pullulants Huns ?), aucun challenge à l’horizon (on ne va quand même pas réattaquer les provinces conquises, non ? Si ?) et voilà notre Premier des Huns avec le moral dans les chaussettes. L’errance commence, parfois accompagné (son dernier des fidèles vaut le coup, ou plutôt les coups devrais-je dire !), souvent seul. Puis c’est l’introspection qui finira par l’ultime défi qu’a trouvé à relever le Fléau : conquérir Dieu lui-même !

Contrairement à ce que vous pourrez lire ici ou là, je trouve cet album à la hauteur des deux précédentes aventures rocambolesque (Freud et Van Gogh) : on y retrouve l’intelligence du propos de Manu Larcenet et aussi beaucoup de la qualité de son dessin (assuré cette fois par Daniel Casanave). Et comme d’habitude, le récit présente différents niveaux de lecture, ce qui permettra à chacun d’y trouver son plaisir…

A voir : quelques planches sur le site de la collection Poisson Pilote

Le retour à la terre T.4

(scénario de Jean-Yves Ferri, dessin de Manu Larcenet, collection Poisson Pilote, éditions Dargaud)

Chaque blog a sa marotte (je vous laisse découvrir celui de blog up). Sur IDDBD, notre marotte (mascotte ?), c’est Manu Larcenet. Dès que cet auteur publie quelquechose, IDDBD se précipite et l’arrache des mains du libraire, des fois en le payant (je sais, j’ai dit la même chose de Jirô Taniguchi il y a quelques jours… et alors ? On a le droit d’avoir plusieurs marottes…).

Depuis quelques mois (années ? déjà…), Manu Larcenet nous fait le bonheur de publier régulièrement un tome de sa série Le retour à la terre. Pour ceux qui ne connaissent pas, il dessine les strips imaginés par son comparse Jean-Yves Ferri qui imagine ce que pourrait être l’installation imaginaire de Manu, le banlieusard de Juvisy, dans un petit village tout droit sorti de son imagination. Des gags, des personnages hauts en couleur, de l’amour, de la tendresse, de vrais moments de vraie vie… C’est tout ça Le retour à la terre.

Dans ce quatrième opus, alors qu’un véritable déluge s’abat sur les Ravenelles, que Capucine (la fille du Manu du Retour à la terre) ne s’endort qu’en écoutant Eddy Mitchell et que monsieur Henri (un voisin…) construit un navire, Manu, au bras de son ex (au patronyme imprononçable…), croise de débonnaires Atlantes en villégiature dans la région… Délirant ? Pour sûr mon gars ! C’est ça qu’est bon !

A lire : cinq planches sur le site de la collection Poisson Pilote

A (re)lire : la chronique d’IDDBD sur les trois premiers tomes

Les Pauvres aventures de Jérémie T.3

(scénario et dessin de Riad Sattouf, collection Poisson Pilote, éditions Dargaud)

Après les Jolis pieds de Florence et le Pays de la Soif, nous retrouvons Jérémie dans de nouvelles pauvres aventures. Cette fois, ça y est, il a enfin atteint son but : il est macqué à une nana normale, pas tordue, pas allemande, juste super riche… Quoi ? Jérémie se case ? Ouais, enfin c’est peut-être pas aussi simple que ça parce que sa nana, Honorine, en plus d’être super friquée, hérite d’une maison de maître remplie de flingues et de fantômes, parce que Jérémie se retrouve dans un club échangiste, change de look et emboutit sa caisse sur le parking de Casturama… Sans compter qu’autour de lui, c’est un peu le délire entre son pote Moselle toujours aussi obsédé et la soeur de son pote Moselle qui recherche frénétiquement un géniteur tout en cherchant à casser la gueule de sa collègue… Ah j’oubliais ! Vincent Delerme est aussi de la partie (si j’ose dire) : il se prend même un pied de tabouret dans le c… !

Bref, encore une fois, rien que du léger et du bon goût dans ce nouvel opus de la vie de Jérémie. Et dire qu’on attend déjà le suivant avec impatience ! On est grave non ? Presque autant que Riad Sattouf

A lire : quelques planches sur le site de la collection Poisson Pilote

A lire (aussi) : la critique de Benoît Richard sur le site Benzinmag.net

Chronique de vacances # 4 | Le minuscule mousquetaire

(scénario et dessin de Joann Sfar, collection Poisson Pilote, éditions Dargaud)

La sortie du tome 3 (On ne patine pas avec l’amour) de cette jouissive série de Joann Sfar, la sus-nommée Le minuscule mousquetaire, est l’occasion de vous inciter à dévorer les extraordinaires aventures de ce Don Juan impénitent qui court d’une conquête à l’autre, en même temps qu’il glisse de mondes étranges en situations rocambolesques. Vous n’avez pas tout suivi ? C’est normal, c’est le soleil…

Bref, si vous êtes adeptes, en cette période estivale, du « sea, sex and sun », Le minuscule mousquetaire est assurément fait pour vous !

A lire: l’article de ToutenBD.com

A lire : quelques planches sur le site de la collection Poisson Pilote

 

Le Stéréo Club T3 21 juin

(scénario d’Hervé Bourhis, dessin de Rudy Spiessert, collection Poisson Pilote, éditions Dargaud)

Devinez quel jour on est ? Allez, je vous donne deux indices : la date est indiquée au-dessus de chaque chronique d’IDDBD et c’est aussi le titre du troisième volet des aventures de la bande qui gravite autours du Stereo Club, ce petit disquaire de quartier particulièrement attachant depuis qu’Hervé Bourhis en raconte les aventures et que Rudy Spiessert les dessine (vous aurez remarqué que je dis tout ça pour vous laissez le temps de trouver…). Alors, quel jour on est ? Le 21 juin ! Vous êtes formidables ! Et ça tombe bien puisque la chronique d’aujourd’hui est consacrée à 21 juin, le nouvel opus du Stereo Club de… (quoi, je vous l’ai déjà dit ?).

Comme pour les précédents tomes, 21 juin est une tranche de vie ou plutôt une tranche journée (la Fête de la Musique) de la bande du Stereo Club dont les aventures se croisent et s’entrecroisent au fil des heures.

Il y a Petra (la guitariste d’un petit groupe de rock féminin) qui vient de trouver l’homme de sa vie, Youri (le cousin de Petra) qui vient de trouver la femme de sa vie, Machin (le pote de Youri) qui a trouvé en vendant de la bonne musique dans le Stereo Club la raison de bien vivre sa vie et Jacky, le vieux patron du Stereo Club, qui – en perdant les convictions de sa jeunesse et la femme de sa vie et sa jeunesse – ne trouve plus de raison de continuer… Et puis, on retrouve au détours de la Fête, Didier, le chanteur qui monte (qui rame surtout…) et Paul, le président du cercle des amoureux du jazz et du vin que l’on avait découverts respectivement dans le premier et le deuxième tome de Stereo Club.

Avec ce troisième opus, on a l’impression de retrouver des amis, à commencer par Hervé Bourhis et Rudy Spiessert, deux formidables auteurs… Et rien que ça, ça fait déjà du bien… Bonne Fête de la Musique à vous tous !

A lire : les premières planches sur le site de Poisson Pilote

A (re)découvrir : les deux précédents albums de Stereo Club, Chante avec moi et Britney for ever

L’info du jour

C’est la Fête de la Musique, donc on va tous faire un tour sur Blog Up, le meilleur blog musical à ma connaissance… et après, on va boire des bières en terrasse… p’t’être même avec un petit kebab-frites pour faire passer la mousse et le son !

PS : merci aux collègues sans qui cette chronique n’aurait pu avoir lieu…

Miss pas Touche T1 : la vierge au bordel

(scénario d’Hubert, dessin et couleurs de Kerascoët, collection Poisson Pilote, éditions Dargaud)

Il y a des albums comme ça, où il suffit de jeter un coup d’oeil au dessin et de lire le pitch en diagonale pour être certain que c’est un bon choix celui de l’emmener avec soi (en payant l’album si vous êtes chez un libraire, pas question de le glisser sous votre pull-over, surtout qu’on est au mois de juin et que ça risque de se voir, hein ?).
Du coup, comme c’est dimanche et qu’IDDBD a un peu la flemme (hé oh ! quoi !), vous trouverez ici de quoi satisfaire les deux critères qui vous feront courir chez votre libraire pour vous emparer du premier tome de Miss pas Touche

En fait, je ne résiste pas à vous en dire quelques mots tout de même. Miss pas Touche s’annonce comme une série à la hauteur des meilleurs de la collection Poisson Pilote, telle qu’Isaac le Pirate. Il s’agit de ces séries où les premières cases et les premiers dialogues vous plongent immédiatement dans l’ambiance, dans l’histoire, aux côtés de personnages immédiatement attachants et tellement vrais. C’est la raison pour laquelle je doute que vous résistiez longtemps avant de vous jeter sur Miss pas Touche

A lire : le pitch de Poisson Pilote (il me faut absolument le nom du ou des rédacteurs des pitchs de Poisson Pilote : il(s) est(sont) trop fort(s)).
« Quand deux jeunes filles de province débarquent dans le Paris des années 30 pour chercher du travail, elles n’ont pas l’embarras du choix : elles deviennent bonnes à tout faire dans la haute société. C’est le lot d’Agathe et de Blanche, deux sœurs qui astiquent, lavent et récurent chez une patronne très comme il faut. Autant Agathe est légère et insouciante, autant Blanche est prude et timide. Et quand sa sœur va guincher sur les bords de Marne à la recherche du prince charmant, Blanche l’attend dans leur chambre nichée sous les toits.

Une nuit, Blanche entend des bruits bizarres dans une pièce de l’immeuble mitoyen – chose étrange, le dit immeuble étant muré pour insalubrité. Curieuse comme pas deux, elle creuse un trou pour en savoir plus. Et découvre une scène horrible : une fille mutilée réduite à l’état de macchabée. Et si c’était un nouveau crime du sinistre « Boucher des guinguettes » ? A son retour, elle en parle à sa sœur. Mais Agathe a tout juste le temps de glisser un œil à son tour avant de recevoir une balle… « Suicide », dit la police. Puisque c’est comme ça, Blanche mènera l’enquête toute seule.

Et voilà comment elle se fait engager dans une « maison de joie », le Pompadour, où elle est chargée des clients un peu spéciaux. Au moins, elle ne perdra pas sa chère virginité… »

A lire : les 15 premières pages sur Read-box.com (à partir de la page d’accueil, entrez en bas à droite puis sélectionnez les nouveautés) et encore 3 pages dans le magazine Avant-première (pour s’abonner et pour recevoir un numéro gratuit)

A voir : 8 vignettes supplémentaires sur le site de Poisson Pilote

A lire : la bio express d’Hubert et celle de Kerascoët (le duo formé par Marie Pommepuy et Sébastien Cosset, illustrateurs et dessinateurs, notamment du dernier Donjon Crépuscule…)

L’info du jour

Amis belges et frontaliers (et tout ceux qui iront le week-end prochain du côté de Bruxelles ou à proximité, ou qui se donneront la peine de se déplacer spécialement….) : les auteurs de Miss Pas Touche seront le samedi 24 juin 2006 au Slumberland 4 – Bruxelles – 752 Chaussée de Waterloo pour dédicacer leur album… Si j’en crois la vignette de gauche, si j’étais vous… j’irai, et fissa encore…

Les pauvres aventures de Jérémie T1 Les jolis pieds de Florence

(scénario et dessin de Riad Sattouf, couleurs d’Audré Jardel, collection Poisson Pilote, éditions Dargaud)

Quoi ? Encore du poisson ? Oui mes amis, mais du Poisson Pilote ! Et ça, ça change tout, non ? Comment ? Ce n’est pas suffisant ? Et si je vous dis qu’en plus, ce poisson, c’est du Sattouf, ça n’est pas suffisant non plus ? Ingrats ! Vous avez déjà oublié comment vous vous êtes marrés avec No sex in New York ! Dites que c’est pas vrai pour voir !
Bon, et bien avec Les jolis pieds de Florence, croyez-moi ce sera pareil… Jérémie est aussi pathétique de Riad lui-même lorsqu’il s’agit de brancher les filles. Et alors pour conclure, je vous dis pas !

Ses pauvres aventures se transforment en cauchemard. Pourtant Jérémie n’est pas exigent comme garçon. Non, il veut juste sucer Les jolis pieds de Florence, la standardiste de la boîte de jeux vidéo pour laquelle il travaille.
C’est pas grand chose ça, surtout lorsqu’on apprend que la Florence en question n’est finalement pas si farouche qu’il n’y paraît… Alors ? Ben alors Jérémie est de cette race de mecs qui ont une poisse terrible et un manque flagrand d’intelligence sexuelle. Attention, je n’ai pas dis que Jérémie était bête ! Non, il a même des idées intéressantes, comme celle d’aller voir un marabout… Mouais… C’est peut-être à ce moment que ça dérape vraiment…

Riad Sattouf frappe très fort avec ce premier album de la série des Jérémie : on s’attache à ses personnages et les situations sont vraiment bien vues. Il mérite absolument sa place dans cette collection grandiose qu’est Poisson Pilote.
Bon ben alors, vous en reprendrez bien un peu…

A lire : les premières planches de l’album sur le site dela collection Poisson Pilote

A savoir : les pauvres aventures de Jérémie comptent deux autres albums après lLes jolis pieds de Florence : le pays de la soif et Le rêve de Jérémie… Gourmands, va !