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Angela

(scénario d'Olivier Vatine et Daniel Pecqueur, dessin d'Olivier Vatine, couleurs d'Isabelle Rabarot et Olivier Vatine, collection Série B, éditions Delcourt) Il y a quelques mois, IDDBD conseillait déjà aux fans de western les albums 500 fusils et Adios Palomita, publiés par Delcourt dans sa collection Conquistador. Une ambiance à la Sergio Leone, des scénarios efficaces, des femmes volontaires et teigneuses, des hommes un peu macho (mais pas trop finalement), et des méchants-méchants : tous les ingrédients d'un bon western comme on les aime, quoi ! Et bien le western comme on l'aime revient en force avec Angela, ce one-shot d'Olivier Vatine (déjà scénariste d'Adios Palomita) et Daniel Pecqueur (scénariste de Golden City). Parce que des femmes volontaires et teigneuses, l'histoire d'Angela en compte au moins deux : sa mère, Joyce, et elle-même. Des hommes un peu macho aussi : son père (mais pas trop) et Jason, l'ancien amant de sa mère (vous suivez ?). Et bien sûr, lorsque Jason revient après quelques années d'absence, l'histoire de sa mère et celle d'Angela bascule : elle qui se voyait très bien porter l'étoile de shériff comme son grand-père (que l'on regrettera de ne pas connaître un peu plus...), va se trouver mêlée à une attaque de train plutôt remuante et à un règlement de compte qui ferait passer OK Corral pour une sortie scout (j'exagère un peu, mais c'est aussi ça le western que voulez-vous !)... Le scénario est certes classique, mais franchement que demande-t-on à un western ? De passer un bon moment d'aventure et de respecter les règles du genre, tout au moins l'esprit des lois. C'est le cas avec Angela : les fans de western (comme IDDBD) se régaleront, les autres trouveront là une nouvelle pierre à ajouter à leur édifice. Quant au dessin d'Olivier Vatine, il colle parfaitement à l'histoire. On a l'impression d'un western en Cinemascope (notamment la double page du hold-up...). Comme me le disait Manu, l'ami qui m'a fait découvrir la bande dessinée pour adulte (et sans qui tout cela n'aurait pas été possible...), on a parfois l'impression d'avoir regardé un film après avoir lu une simple BD. C'est assurément le cas avec Angela... En tout cas, à IDDBD, on aime ! A savoir (comme ça en passant) : Olivier Vatine, qui est scénariste, dessinateur et coloriste d'Angela, en est aussi l'éditeur puisque c'est lui qui dirige la collection Série B des éditions Delcourt... A savoir (aussi) : Angela a été publiée en noir et blanc, et c'est beau... L'info du jour 300 exemplaires numérotés et signés du tome 1 de Magasin Général (Loisel et Tripp) sont en vente dans les librairies Album (au prix de 95 €). Ces exemplaires bénéficient de 12 pages de croquis inédits, format A3 et d'une couverture inédite accompagné d'un ex-libris numéroté et signé...

Adios Palomita

(scénario d'Olivier Vatine et Alain Clément, dessin de Fabrice Lamy, couleurs d'Isabelle Rabarot, collection Conquistador des éditions Delcourt) Fans de westerns, vous ne pouvez pas, vous ne devez pas rater cette BD que l'on dirait toute droit sortie de l'imaginaire d'un Sergio Leone particulièrement en forme. Adios Palomita aurait pu s'intituler la Blonde, la Brune et le Truand (celle-là, elle sort de chez l'éditeur... rendons à Guy ce qui appartient à Delcourt). Tout y est : le Mexique, le désert aux couleurs chaudes, des pétroleuses survoltées, un truand aux yeux clairs, un trio de frangins mexicains particulièrement gratinés, un duel dans la main street d'une ville paumée du far-west, une Gatlin qui crache, et un shériff teigneux ! Et bien plus encore (entre autres un vieux chercheur d'or et un loup alcooliques, un banquier véreux...) ! Bref, Adios Palomita, dans le genre western, c'est du lourd, bloods'nd gutts, du super lourd ! C'est surtout du bon, du très bon même (Alph' Art Coup de cœur 1992 à Angoulême quand même) ! Bon, je vous sens impatients d'en savoir plus ou de vous remémorer l'histoire (non ? mince...). Alors, imaginez une petite maison blanchie à la chaux au bord de la mer. On est au Mexique à la fin du XIXème (l'âge d'or du western quoi...). Joseph Carpenter, un gringo, revient de la pêche et retrouve sa dulcinée chicana, la brune Dolorès, lorsque débarque une vieille connaissance qu'il n'avait pas revu depuis cinq ans, sa femme, la blonde Mary... Après ça, s'engage une course-poursuite pour récupérer le butin d'un hold-up. Ca tiraille pas mal dans tout les coins, ça saigne, ça cavale, ça passe le Rio Grande, ça repasse le Rio Grande et ça se termine au Mexique, dans une petite maison blanchie à la chaux au bord de la mer... Hay caramba ! Si vous aimez le western, n'hésitez pas. Gosh ! Adios Palomita est fait pour vous, bande de foies jaunes ! En tout cas, à IDDBD, on est pas des pieds-tendres et on aime... A lire : la fiche-album sur le site des éditions Delcourt A lire : la bio expresse de Fabrice Lamy, où l'on apprend entre autres choses qu'Adios Palomita [a été] un succès immédiat en librairie, surtout auprès du public féminin, heureux de découvrir enfin des femmes à l'honneur dans un univers traditionnellement réservé aux hommes...