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500 fusils

(scénario de Thierry Cailleteau et Fred Duval, dessin de Fabrice Lamy, couleurs d'Isabelle Rabarot, aux éditions Delcourt) La semaine dernière, IDDBD vous présentait un western, un vrai, à la Sergio Leone : Adios Palomita. Rebelotte cette semaine avec 500 fusils (même dessinateur et même collection qu'Adios Palomita). Que voulez-vous, le western, on a ça dans le sang... ça nous vient certainement de José Julian, notre pépé d'Alcazar de San Juan (en Espagne), fan de western, de John Wayne et de Clint Eastwood... Et puisque l'on parle de Wayne et Eastwood (rââââhhhh, la transition qui va bien...), il faut reconnaître que le personnage principal de 500 fusils est un peu le mix des deux. Au premier, il doit son prénom (mais pas son célèbre déhanché) et au second, son flegme, sa façon de tenir son revolver (version Dirty Harry si vous voyez ce que je veux dire) et son attraction animale sur la gente féminine... Seul le patronyme change puisque l'on quitte le bois de l'est de Clint pour le lac rouge de Wayne. Bref, Wayne Redlake (vous aviez trouvé ?) est l'archétype du cow-boy solitaire, un peu plus pêchu que Lucky Luke, un peu plus bavard que Mike S. Blueberry, beaucoup plus moral que Lincoln (il fallait que je le place...), moins moustachu que Mac Coy et moins agité que Jim Cutlass. Encore que dans 500 fusils, de l'action, il y en a ! Pour s'agiter, ça s'agite sec ! L'action se déroule au Mexique, au temps de l'empereur fantoche Maximilien. Wayne Redlake vient de quitter le Texas, où il exerçait ses talents de garçon vacher, pour rejoindre son seul ami, Dudley Barnes, avec qui il a racheté une cantina dans un bled paumé, en pleine région juariste (du général Juarez, opposant de l'empereur du Mexique). Malheureusement, lorsqu'il arrive à San Jacinto, Wayne tombe (c'est le cas de le dire) en plein enterrement : celui de son ami, pour être précis. Il y rencontre June Mac Allan, soi-disante reporter pour le Houston Tribune, à la recherche d'El Guzano, un chef rebelle locale et cruel, dont elle veut soit-disant un interview exclusive (bon, vous avez compris que c'est que des mensonges tout ça... mais qu'est-ce qu'elle peut bien lui vouloir alors ? Suspense...). A partir de cette rencontre, la poisse va s'acharner sur ce pauvre Wayne Redlake qui n'aspirait (d'après lui...) qu'à une bonne bière fraîche et un peu de repos. Mais tu parles qu'on les connaît les hommes à la Redlake : les ennuis et l'action sont le poivre et le sel de leurs vies. Et côté assaisonnement, il va être servi le Wayne ! C'est poivre, sel et piment fort, surtout lorsqu'une vente clandestine d'armes (les fameux 500 fusils) et la légion française sont de la partie (pour la petite histoire, Napoléon III a envoyé la Légion Etrangère au Mexique pour qu'elle apporte son soutien à l'empereur Maximilien... on est comme ça entre empereurs, quand on peut se donner un coup demain...). 500 fusils est donc un western dans la plus pure tradition du genre : ça flingue, ça castagne et ça se venge à tous les étages, avec du suspense et de l'humour en prime. En refermant l'album, on a l'impression d'avoir été au cinéma. Ce n'est peut-être pas du grand art, mais ça permet de passer un très bon moment... C'est aussi ça la BD, non ? A lire : le pitch sur le site des éditions Delcourt A noter : les deux dernières images de cette pages proviennent du site Les Zazous.com (il s'agit de la couverture d'un tirage de tête, aujourd'hui épuisé, édité à 333 exemplaires par Book-Maker, et d'un tiré à part en sérigraphie 6 couleurs, édité à 451 exemplaires)

Adios Palomita

(scénario d'Olivier Vatine et Alain Clément, dessin de Fabrice Lamy, couleurs d'Isabelle Rabarot, collection Conquistador des éditions Delcourt) Fans de westerns, vous ne pouvez pas, vous ne devez pas rater cette BD que l'on dirait toute droit sortie de l'imaginaire d'un Sergio Leone particulièrement en forme. Adios Palomita aurait pu s'intituler la Blonde, la Brune et le Truand (celle-là, elle sort de chez l'éditeur... rendons à Guy ce qui appartient à Delcourt). Tout y est : le Mexique, le désert aux couleurs chaudes, des pétroleuses survoltées, un truand aux yeux clairs, un trio de frangins mexicains particulièrement gratinés, un duel dans la main street d'une ville paumée du far-west, une Gatlin qui crache, et un shériff teigneux ! Et bien plus encore (entre autres un vieux chercheur d'or et un loup alcooliques, un banquier véreux...) ! Bref, Adios Palomita, dans le genre western, c'est du lourd, bloods'nd gutts, du super lourd ! C'est surtout du bon, du très bon même (Alph' Art Coup de cœur 1992 à Angoulême quand même) ! Bon, je vous sens impatients d'en savoir plus ou de vous remémorer l'histoire (non ? mince...). Alors, imaginez une petite maison blanchie à la chaux au bord de la mer. On est au Mexique à la fin du XIXème (l'âge d'or du western quoi...). Joseph Carpenter, un gringo, revient de la pêche et retrouve sa dulcinée chicana, la brune Dolorès, lorsque débarque une vieille connaissance qu'il n'avait pas revu depuis cinq ans, sa femme, la blonde Mary... Après ça, s'engage une course-poursuite pour récupérer le butin d'un hold-up. Ca tiraille pas mal dans tout les coins, ça saigne, ça cavale, ça passe le Rio Grande, ça repasse le Rio Grande et ça se termine au Mexique, dans une petite maison blanchie à la chaux au bord de la mer... Hay caramba ! Si vous aimez le western, n'hésitez pas. Gosh ! Adios Palomita est fait pour vous, bande de foies jaunes ! En tout cas, à IDDBD, on est pas des pieds-tendres et on aime... A lire : la fiche-album sur le site des éditions Delcourt A lire : la bio expresse de Fabrice Lamy, où l'on apprend entre autres choses qu'Adios Palomita [a été] un succès immédiat en librairie, surtout auprès du public féminin, heureux de découvrir enfin des femmes à l'honneur dans un univers traditionnellement réservé aux hommes...