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Info du jour | Sous les bulles

Est-ce que ça vous dirait de soutenir l’édition d’un documentaire sur la bande dessinée ?

Proposition étrange mais bien réelle faite par la réalisatrice Maiana Bidegain sur un site consacré. Dans Sous les bulles, l’autre visage de la bande dessinée, elle veut nous montrer la partie cachée de l’iceberg. Qui se cache derrière les planches, les bulles et les piles de livres dans nos librairies ? L’envers du décor est-il aussi magique que l’on imagine ? Bref, une enquête en profondeur chez les auteurs de bande dessinée.

Maiana Bidegain a choisi d’interviewer un certain nombre d’acteur de la chaîne du livre : des auteurs (Fabien Velhman, Joel Callède, Marko), des libraires et grands distributeurs, des éditeurs (Delcourt, Dargaud, Les Requins Marteaux…), des critiques (Gilles Ratier, Frédéric Vidal…) et tiens, même des lecteurs ! Bon, je ne vais pas être rancunier mais on ne trouve visiblement pas de bibliothécaires. A croire que nous ne sommes pas des acteurs de la chaîne du livre… Hum, hum…

 Rendez-vous sur ce site pour apporter votre soutien.

crypterouge

Info du jour | Le retour d’une idée bizarre

Rappelez-vous il y a un an, je vous parlais d’Une Idée bizarre.

Cet éditeur associatif a pour but d’éditer ou de rééditer des livres rares ou des suites de séries arrêtées. Mais attention, pas de n’importe quelle manière ! En effet, ils nous sortent le grand jeu en nous concoctons des mini-tirages de luxe. Entre nous, avec la surproduction ambiante, il risque d’avoir bientôt beaucoup de travail.

L’an passé, Une idée bizarre avaient édité Ombres et Lumières tome 2 de Régis Parenteau-Denoël initialement publié chez Glénat dans la collection Vécu.

Cette année, il lance une souscription pour La crypte rouge de Jack Chaboud et Jacques Armand. Je vous laisse découvrir cet album sur leur site.

Nous leur souhaitons bon courage et saluons encore une fois cette démarche de biblio-bédéphiles convaincus !

Retrouvez également leur blog.

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Info du jour | Sauvons les requins !


IDDBD
se fait aujourd’hui le relais d’un appel. Les Requins Marteaux, l’une des plus intéressantes maisons d’éditions alternatives du moment, est une petit entreprise qui connaît malheureusement la crise. De notre côté, on ne peut rien faire d’autres que relayer cette information. Voici un extrait du message :

[…]La mauvaise, vous vous en doutez peut-être déjà c’est que nous sommes dans une sale passe… On peut invoquer pas mal de raisons, la crise qui touche le secteur, des livres de qualité certes mais difficiles et quelque peu onéreux… Mais c’est comme ça ! On aime chacun de nos bouquins et nous sommes extrêmement fiers de ce catalogue qui donne tant de sueurs froides à nos représentants et si peu de satisfaction à notre banquier.
Comment nous en sortir alors ? Nous sommes en train d’explorer plusieurs pistes. Premièrement, il est hors de question de couiner en vous demandant de faire des dons à notre gentille association. Non ! Non ! et re-non!
Pour régler notre problème de trésorerie, qui s’élève tout de même à plus 60 000 € (oui, 60 000), nous allons vous mettre face à vos responsabilités chers amies et amis des Requins Marteaux !
Car ces 60 000€ nous les avons! Nous les avons sous forme de livres, de t-shirts et autres bienfaits de la société de consommation.
Vous les achetez ? Nous sommes sauvés ! Vous les achetez pas, et bien les Requins Marteaux finissent comme Jimi Hendrix !
Après tout pourquoi pas ? Bon je dis ça mais en même temps, non pas que ça me dérange de mourir dans du vomi et des supers accords de guitare, mais ça me briserait sérieusement les noisettes de fermer boutique !
Alors voilà, tout ce que j’ai à vous offrir, c’est une win-win situation !

Vous achetez nos trucs, on continue d’exister et du coup vous pouvez continuer d’acheter nos trucs et peut-être même vos enfants peuvent à leur tour acheter nos trucs et comme ça tout le monde est content ! Faites ce geste simple et nous serons sauvés… mais pour l’instant tout ce que je peux vous promettre ce sont des larmes et de la sangria !
Dans les jours et semaines à venir, les Requins Marteaux vont vous proposer un nombre impressionnant d’opérations commerciales destinées à renflouer nos caisses. Ventes de livres, d’originaux, projections de films, conférences, concerts, visites surprises chez nos amis libraires Bisous et patati et patata ! (vous pouvez déjà télécharger notre affiche de soutien ici  et la placarder chez vous ou la distribuer dans la  rue).
Voilà! D’ici quelques mois nous saurons si une activité originale comme la nôtre a encore lieu d’être en 2011.
Et c’est VOUS qui allez en décider… Alors quelle qu’ en soit l’issue, tout ceci se terminera dans une Méga Fiesta dont j’ai le secret dans un endroit connu de moi seul ![…]

Voilà, pour que des livres soit publiés il faut des auteurs mais aussi des éditeurs de talent pour transformer la matière en écrin somptueux. Quand on a lu le Pinnochio de Winschluss ou les Autobiography of me too de Guillaume Bouzard (et ce ne sont que des exemples on pourrait également parler de Nine Antico ou Tanxxx) on est vite persuadé de la qualité de cet éditeur.

IDDBD est avec les requins marteaux ! Et vous ?

Historique !

La véritable histoire de Futuropolis : 1972 – 1994 (dessins et souvenirs de Florence Cestac, éditions Dargaud)

Futuropolis est un nom mythique chez tous les amateurs éclairés de la bande dessinée (et plus encore chez les collectionneurs fanatiques).

D’abord unique libraire parisienne spécialisée BD (on a du mal à y croire aujourd’hui) puis maison d’édition iconoclaste, l’aventure de Futuro (pour les intimes) est avant tout une histoire de copains. Une bande de potes qui ont ouvert, sans trop y faire attention, les portes à une édition BD de qualité et à une génération d’auteur devenue aujourd’hui référence. On ne citera que Baudouin, Tardi, Bilal ou JC Denis pour les plus connus.

Cette histoire est racontée par l’une de ses héroïnes, très grande dame de la BD : Mme Florence Cestac. Avec son style gros pif reconnaissable entre mille, son humour et ses souvenirs, elle relate 22 années inoubliables. D’un temps où la BD était réservée à un cercle d’initié, en passant par le premier album hors norme jusqu’à l’émergence d’une nouvelle génération d’auteur au début des années 90 (on vous laisse deviner qui), vous traverserez en compagnie d’Etienne Robial (le grand chef, le Jean-Christophe Menu de l’époque), de Harry Mickson (la mascotte de Futuropolis), du fidèle Ratier, de Jacques, Jean-Marc, François, Dugenou, Susanna et d’une partie des 80 salariés et 328 auteurs de Futuro, cette épopée fantastique teintée de galères, de coups de gueule, de séparations, d’amitiés, de joies, de professionnalismes, bref d’humanité.

La véritable histoire de Futuropolis est une bd historique comme je les aime à conseiller aux jeunes amateurs et aux anciens nostalgiques. Elle a, de plus, le mérite de redonner une histoire à cette fantastique maison d’édition. Incontournable !

A lire : la critique sur sceneario.com
A lire : l’article très intéressant d’Univers BD

Chronique de vacances #36 : FLBLB

L’info du jour

IDDBD poursuit sa quête, après Le Lézard Noir, nous vous présentons une nouvelle maison d’édition de Poitiers (je précise la ville car je suis un expatrié chauvin alors quand on fait des trucs bien dans mon coin, bref). Si Le Lézard Noir s’est spécialisé dans le manga underground, les éditions FLBLB (on vous laisse chercher la prononciation) œuvre pour la « petite » édition.
La particularité de FLBLB, en plus de faire des œuvres de
qualité (Jérôme et Sultana de Neyo, Petite histoire du grand Texas ou  Petite histoire des colonies françaises d’Otto T. et Grégory Jarry), est de revenir aux sources du travail d’éditeur.

En effet, comme au temps des Lumières, FLBLB tient aussi une librairie spécialisée dans la BD indépendante avec plus de 3000 titres et 250 éditeurs ! Vous amateurs éclairés ramant pour trouver trois malheureux albums d’indépendants (on vous avait pourtant prévenu : allez chez vos libraires spécialisés), il ne vous reste plus qu’à pousser la porte de la librairie Le Feu rouge, et là vous vous sentirez comme Ali Baba devant sa caverne ! Vous pourrez mourir ! Enfin, pas avant d’avoir tout lu et d’être passer chez Bulles d’Encre, l’autre super-librairie spécialisée de Poitiers !
Ajoutons que les éditions FLBLB animent les ateliers d’initiations On fait des livres. Bref chapeau bas messieurs, dames !

Donc pour découvrir une petite maison d’édition dynamique, inventive, mais ancrée dans une tradition de qualité et de partage, il vous suffit de cliquer sur le site des éditions fleubeuleubeu (c’était une tentative de phonétique).


A découvrir :
leur site évidemment !

Chronique de vacances #33 : Le Lézard Noir

L’info du jour

Vous savez tous que sous l’impulsion passionnée de David, notre plus talentueux chroniqueur, IDDBD s’est ouvert depuis plusieurs mois au manga. Bien nous en a pris puisque nous avons pu découvrir ce que nous appelons ici des « petits bijoux » dont le dernier, et non des moindres, « Death Note » (j’ai fini le 4ème tome et si je ne vais pas dès demain chercher le cinquième qui vient de sortir, je crois que je vais faire un malheur...). Bref, tout ça pour vous dire que si, comme IDDBD, vous avez aussi attrapé le virus du manga (avec plein d’autres virus…), vous apprécierez les éditions Le Lézard Noir, spécialiste de l’avant-garde manga.

Autrement dit, en visitant leur site et en compulsant leurs albums (hé ho, vous pouvez les acheter aussi, hein !), vous vous retrouverez vous aussi avec quelques mois, voire quelques années d’avance, sur le commun des mortels lecteurs de BD asiatique ! Quand on vous parlera de Vampyre ou d’Eiko, de Mutant Hanako ou d’Exercices d’Automne, vous rirez sous cape en vous rappelant les avoir découvert en 2007 (si loin déjà !). Bonne balade !

A visiter : le Lézard Noir est aussi un blog !

Chronique de vacances #32 : L’Employé du mois

L’info du jour

Vous le savez, à IDDBD, on est un peu dilettantes. Une chronique quand ça nous pète (presque tous les jours quoi…), des interviews quand on réussit à choper un auteur qui passe et qui nous confond avec Télérama, des news que les autres sites ont annoncé des mois voire des années avant… Bref, IDDBD, c’est pas l’usine ! Aussi, lorsque je suis tombé sur le site des éditions L’employé du Moi, ça m’a intrigué. Je me suis dit « Ben tiens, avec un nom pareil, voilà un endroit où on doit bosser comme des fous ! Et si j’allais voir comment ça fait ? ».

Hé bien croyez-moi, ça le fait ! Entre le catalogue des publications, le journal, les carnets en ligne et les news, ça bosse chez L’employé du Moi ! Flemmard comme je suis, je ne vais pas vous détailler tout ce que vous pourrez y piocher mais j’ai tout de même repéré, dans les Nouveautés, Les Dunes de David Libens (au dessin) et Philippe Vanderheyden (au scénario), Antti Brysselissä de Max de Radiguès (dessin et scénario), Lointain de Claude Desmedt, Bouture de Sacha Goerg… Dans le Catalogue, j’ai repéré Michel de Pierre Maurel, Le crépuscule des ballons de foot de Laurent Dandoy, Rubiah de Sacha Goerg, Add Some Music et Nerfs de famille #5 de David Scrima

Allez, à vous de jouer à L’employé du Moi maintenant !

Chronique de vacances #25 : Editions Charette

L’info du jour

IDDBD poursuit sa balade estivale au pays des « petits » éditeurs. Enfin, « petit« , c’est vite dit : lorsqu’on propose des histoires de Pascal Rabaté mises en images par David Prudhomme (Le jeu du foulard) ou un scénario d’Etienne Davodeau illustré par Jean Luc Simon (La gagne), on est pas si « petit » que ça ! C’est pourtant ce que publient les éditions Charette ! Bon, leur site n’est pas encore tout à fait au point mais il prend tournure ! Aussi, n’hésitez pas à aller le fouiller un peu comme on vous encourage à le faire régulièrement pour d’autres sites… Il y a quelques surprises à découvrir… A commencer par le nom des collections (La petite saloperie, La petite tache d’encre, La petite corne ou La petite image) ! Et aussi quelques superbes dessins de Jean Denis PENDANX !

Chronique de vacances #24 : Editions de la Cerise

L’info du jour

Pendant quelques jours, IDDBD profite de ses vacances pour partir à la découverte de maisons d’éditions moins connues que Dargaud, Delcourt, Glénat, Dupuis ou Soleil mais dont les publications sont de vrais bijoux comme on les aime ici et tels que l’on aimerait en lire plus souvent…

Pour commencer, entrouvrons les portes des éditions de la cerise dont le catalogue recèle quelques perles dont Entre deux, un récit muet et sans case de Vincent Perriot, jeune auteur déjà repéré sur Coconinoworld. C’est simplement magnifique, sans qu’il soit besoin de rajouter quoi que ce soit…

A lire : la fiche album sur le site des éditions de la cerise

A visiter (impérativement) : l’excellent blog de Li-An (dont une chronique est consacrée à Entre deux, ainsi qu’une présentation en exclusivité de sublimes dessins envoyés par Vincent Perriot himself)

Chronique de vacances #23 : Carabas

L’info du jour

Lors de ses périgrinations sur le web, IDDBD avait répéré un album publié par les éditions Carabas : J’ai tué Adolf Hitler de Jason. Et bien figurez-vous qu’encore une fois, IDDBD avait eu le nez creux puisque ce même Jason vient de recevoir l’Eisner Award du Meilleur album étranger 2007, pour l’édition américaine de Hemingway (toujours chez Carabas en France), parue aux éditions américaines Fantagraphics sous le titre The left gang bang. Rappelons accessoirement que Fantagraphics est l’éditeur américain de la série déjantée Love and Rockets de Jaime Hernandez, de Snoopy de Charles M. Schulz, ou de Usagi Yojimbo de Stan Sakaï

Et vous vous demandez encore à quoi ça sert de lire les chroniques d’IDDBD ?

A lire : la fiche album d’Hemingway sur le site de Carabas

A lire : la fiche album de J’ai tué Adolf Hitler sur le même site