Archives par mot-clé : Dieu

Dimanche KBD : Preacher (Ennis & Dillon)

Raaaah, pour terminer ce mois consacré à Dieu en bande dessinée  rien ne vaut une histoire bien trash, bien anti-conformiste, bien irrévérencieuse. Et dans ce genre-là, Preacher est un album comme il faut ! Garth Ennis & Steve Dillon proposent avec le personnage du révérend Jesse Custer un road movie dejanté dans une Amérique entre enfer et paradis. Une synthèse rédigée par mes soins. Vous pouvez également retrouver la chronique sur IDDBD.

Dimanche KBD : Le grand pouvoir du Chninkel

Pour terminer ce week-end, KBD vous propose rien de moins qu’un chef d’œuvre du 9e art. Saga épique, considérée à juste titre comme une œuvre majeure de la fantasy des années 80, Le Grand Pouvoir du Chninkel fait partie des œuvres majeures du duo Van Hamme/Rosinski. Quand on connaît leur œuvre, ça inspire le respect. Enfin, pour vous faire une idée, je vous laisse avec Mitchul et notre armée de chroniqueur. Vous pouvez également relire la chronique de Mike. Bonne semaine à tous !    

Dimanche KBD : Dieu en personne (Matthieu)

Le mois de septembre à peine bouclé sur le thème de la Vie ordinaire (avec Lucille de Ludovic Debeurme la semaine dernière), nous nous attelons au côté métaphysique de la bande dessinée avec "Dieu dans la bande dessinée". Pour une fois, l'occasion de mettre tout le monde d'accord... ce qui serait une première ! Bref, cette semaine, ce n'est rien de moins que Dieu en personne de Marc-Antoine Matthieu. Dans le genre concept métaphysique, on fait difficilement mieux. Bravo à Champi pour cette superbe synthèse ! Bon dimanche !

Le grand pouvoir du Chninkel

(scénario de Jean Van Hamme, dessin de Rosinski, éditions Casterman) “Des ruines encore fumantes de ce monde ravagé, surgirent en hurlant les armées de ceux qu'on appela les Trois immortels : Zembria la cyclope, Barr-Find main noire et Jargoth le parfumé! Ainsi naquit La Guerre. Et ainsi débuta le long esclavage du peuple Chninkel, qui ne cesse depuis d'expier la terrible faute de ses ancêtres.” Et ainsi débute la sublime trilogie imaginée et mise en image par Rosinski et Van Hamme, deux monstres sacrés de la BD, il y a une vingtaine d'années de cela. Casterman a eu la bonne idée d'éditer une intégrale en couleur (les puristes, qui ont aimé la version originale en noir et blanc, hurleront sans doute...), et la magie est intacte. Le grand pouvoir du CHNINKEL revisite le mythe christique d'une façon tout à fait originale, où les Chninkel sont une représentation du peuple juif duquel va sortir l'unique espoir de paix pour un monde ravagé par la guerre, la haine et la violence. Choisi par une voix divine qui lui offre une étrange bijou rectangulaire et noir (une parfaite réplique du monolithe géant de 2001 l'Odyssée de l'espace...), un petit Chninkel va devoir réunir les Trois Immortels, au péril de sa vie et contre les moqueries de ses congénères. Ses doutes, ses faiblesses, ses lâchetés puis son courage et (finalement) sa sagesse seront les jalons d'un véritable chemin de croix d'un destin unique qui le conduira des ruines fumantes d'un champ de bataille au sommet d'une colline... Le grand pouvoir du CHNINKEL est une oeuvre majeure, tant au plan artistique que littéraire et philosophique. En tant que telle, elle dépasse bien entendu son sujet immédiat : Rosinski et Van Hamme imaginent, à leur façon, le chemin qu'a pu suivre celui que, dans notre monde, il y a quelques 2000 ans, l'on nommait Jésus de Nazareth...