Archives par mot-clé : Deuil

Cendrillon (Théâtre) | Joël Pommerat

C’est l’histoire d’une très jeune fille, d'une promesse à une mourante, d’un malentendu, d’un deuil impossible et d’une histoire d’amitié. C’est un ancien récit, conte populaire au-delà du temps, revu et revisité par un auteur-metteur en scène talentueux. Il était une fois Cendrillon de Joël Pommerat. Continuer la lecture de Cendrillon (Théâtre) | Joël Pommerat

Cendres (Guiro & Pavy)

Au décès de sa mère, Akiko Gaisseau récupère ses cendres au cimetière du Père Lachaise, à Paris. Après avoir réglé les derniers soucis administratifs, elle retourne au Japon pour la cérémonie. S'entremêlent alors le récit d'un voyage, d'un deuil et les carnets intimes de sa mère. Entre passé et présent, le film dresse le portrait de deux femmes, de deux générations mais aussi de deux visions du monde qui s’entremêlent entre Orient et Occident. Continuer la lecture de Cendres (Guiro & Pavy)

Billy Brouillard : le don de trouble vue

Billy Brouillard Le don de Trouble vuescénario et dessins de Guillaume Bianco Editions Soleil 2 tomes parus public : Pour les enfants les moins impressionables à partir de 8 ans

Au-delà de la nuit

"On m’appelle Brouillard, Billy Brouillard… Allez savoir pourquoi… Peut-être parce que je préfère les nuits obscures aux jours de clarté… la pluie froide au bleu du ciel…"
Voici les premières phrases de cet album ô combien particulier écrit et dessiné par Guillaume Bianco. Pour tout vous dire, sans les copains de kbd et le challenge de Mr Zombi (où la clause « Warrior » m’engage à lire un album que je n’aurais pas ouvert en temps normal) je n’aurais sans doute jamais pris la peine d’ouvrir cet espèce de recueil anti-Cédric (l’archétype de la BD jeunesse qui m’agace). Ouf, je ne suis pas passé à côté et c'est tant mieux !
Si des albums pour adultes comme Trois Ombres de Cyril Pedrosa ou Les Funérailles de Luce de Benoît Springer abordaient avec réussite le thème de la mort et du deuil par les chemins détournés de la métaphore, ici il n’en est rien ! L’histoire s’ouvre par l’image du cadavre du chat de Billy, tombé raide mort dans la forêt (humour noir le chat s’appelle Tarzan). Le ton est donné et le talent d’écriture de Guillaume Bianco fait le reste.
  
Il nous plonge alors dans un univers métaphysique où les formes narratives changent d’une page sur l’autre. Ainsi dans cet album vous trouverez poèmes, coupures de La gazette du bizarreLa rédaction en ébullition décrypte pour vous les mystères d’aujourd’hui pour que vous ne soyez pas surpris demain ! (ça j'adore !) mais aussi des extraits de l’Encyclopédie curieuse et bizarre de Cryptozoologie où vous en apprendrez de bonnes sur les créatures peuplant l’imagination populaire passée à la moulinette de Guillaume Bianco, tout cela entrecoupé de vrais bonnes planches de BD. Toutes ces formes d’écritures nourrissent un univers très riche et rendent tout à fait crédible l’ensemble du récit. Cependant, elles peuvent dérouter et casser le rythme de lecture car elles obligent à changer constamment sa façon de lire. D’où parfois des difficultés en pénétrer totalement dans le récit. Difficultés qui disparaissent dès l'apparition d'histoires longues car la grande qualité de Guillaume Bianco, hormis son écriture que je trouve très fine, est sa capacité à faire entrer directement le lecteur dans son histoire. Quelques bulles, quelques dessins et c’est parti ! J’aimerais vraiment lire un album long pour voir ce que ça pourrait donner.
Mais ce que j’ai vraiment aimé dans Billy Brouillard, c’est ce thème caché sous celui de la mort : l’enfance. Finalement, la mort serait presque la métaphore de l’angoisse et les êtres peuplant les nuits de Billy seraient ses cauchemars et ses rêves. Malgré ce don, directement issus de son imagination (à vous de juger), Billy est un petit garçon comme tous les autres, maltraitant sa sœur, intrépide et insouciant quand il le faut, avec ses faiblesses, sa sensibilité et sa vision naturelle mais pas simpliste des choses. Comme il le dit lui-même :   les adultes sont des assassins, ils ont tué l’enfant qu’ils ont été. Leur monde est trop banal, trop convenu… Trop prévisible. "Prévisible" n'est sans doute pas le terme à utiliser pour qualifier cet album d’une remarquable finesse, un genre de Calvin et Hobbes en plus trash ! Mais tout à fait sympathique ! J’ai bien envie de lire le tome 2 paru en novembre 2009 ! A découvrir : le blog de Guillaume Bianco A lire : la critique enthousiaste de Scifi   Attention : cette chronique s'inscrit dans le Challenge BD lancé par Mr ZOMBI et auquel participe IDDBD.