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Le Retour du p’tit bolet

Litteul Kévin T.8 (dessins et scénario de Coyote, ed. Le Lombard, 2009) 

Au-delà de la nuit dans le Kalahari
Le lion va rugissant comme un gros chat qui miaule…

Ceux qui connaissent la fin de cet authentique joyaux poétique peuvent entrer dans la cabane des lions, les autres devront avoir lu les aventures du plus jeune biker de l’histoire de la BD pour connaître la fin.
Dans la précédente chronique, je vous avais parlé du petit plaisir de revenir dans les lieux que l’on sait agréable. Plus heureux encore est de retrouver, après bien des années d’attentes, les amis perdus de vue. Dans une certaine mesure, les héros de BD sont autant de copains que l'on attend avec impatience au fil des parutions.
Et c’est donc avec une joie quasi-enfantine que j’ai retrouvé Kévin, Gérard (euh… Chacal), Sophie, Hulk  et tous les autres (les
Lions et les frères du Club) et bien entendu la poésie du Kalahari. Si tous ces noms n’évoquent rien pour vous alors il est grand temps, ô chanceux que vous êtes, d’ouvrir les albums de Litteul Kévin, dessiné par Coyote.
On les avait quitté en 2003 dans le tome 7, à l’époque ils s’envoyaient en l’air dans les alpes en pissant sur les castors (non, le
s marmottes) et on les y retrouve (avec de la couleur pour l’édition simple, noir et blanc pour la collector) toujours présent. Nous avons quelques années de plus et eux n’ont pas pris une ride.

Après 6 ans d’attente, on retrouve cet humour biker décalé, la famille de Kévin étant tout sauf aux normes, les jeux de mots foireux (ou pas) et surtout la grande tendresse de Coyote pour ses personnages. Et, pour ce nouvel opus, il a fait le choix de mettre en lumière des personnages secondaires (et d’en introduire de nouveaux) en particulier la belle-mère « adorée » de Chacal. Et c’est sous un jour nouveau, et dans des situations toujours aussi cocasses que Coyote nous fait rire. Comme d’habitude, l’album est composé d’historiettes qui se succèdent pour autant de moments-clefs de la vie de nos héros. Ici, pas de cynisme ou d’humour noir, juste un mélange d’humour (de) brut(e), de finesse et de fausse naïveté pour finalement une série qui n’est pas réservé au gros motards barbus balèzes et buveurs de Jack Daniel’s. Personnellement, à part le fait d’être gros et barbu, je n’appartiens pas à cette catégorie.

Alors bien sûr, j’aurais été sans doute plus exigeant si ce tome était sorti un an après le précédent. A mon humble avis, toutes les histoires ne sont pas de la même qualité. Mais malgré cela, le mérite de Coyote a été de garder l’esprit original de la série tout en faisant évoluer ses personnages et leur univers. Pour le coup, c’est un retour réussi (contrairement à des livres d’or parus récemment mais je ne balance pas).
De toute manière les aficionados comme moi sauront apprécier ce retour, les autres pourront profiter du nouveau tirage de la série (chez Fluide du tome 1 à 7, Le Lombard pour le dernier) pour se pencher avec délice sur les tomes précédents.
A titre d’information, Litteul Kévin (et surtout le tome 5, l’apogée de la série) est l’une des trois séries d’humour à m’avoir fait, au sens propre, pleurer de rire. Les deux autres étant Gaston Lagaffe et Rubrique à brac. On passe vraiment pour un imbécile quand on pleure de rire en plein milieu d’une librairie, croyez-moi !

Bon, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui alors salut mes gueules et bonne bourre !!! [Rassurez-vous c’est une citation ]

A découvrir :
le site de Coyote

Chronique de vacances #46 : Coyote

L'info du jour Pour terminer les vacances en douceur, rien de tel que de se ballader sur la toile jusqu'à tomber sur un superbe site de dessinateur : celui de Coyote, le plus biker des dessinateurs BD, le père de Mammouth & Piston, Litteul Kévin, Diego de la SPA, Les Voisins du 109… ! Au programme, des dessins à tomber par terre, de la moto évidemment (ça, c'est une spéciale dédicace pour Bruno...), et plein de surprises, dont la rubrique "Dessins inédits" (poussez donc un peu vers la droite pour voir...). Bonne virée !

Diégo de la S.P.A.

(scénario de Coyote, dessin et couleurs de Cartier, éditions Fluide Glacial) Non, franchement, j'aime bien Coyote, le dessinateur de Litteul Kévin, le moutard des motards... Je l'aime bien mais pas comme je peux aimer d'autres auteurs ou d'autres dessinateurs. Attention, ne vous méprenez pas ! J'en ai lu des Litteul Kévin, et je me suis bien marré. Non, c'est pas ça, mais après avoir découvert une petite partie du vaste continent du 9ème art, je pensais que je ne pourrais plus jamais m'égarer sur les chemins de la BD humoristique autre qu'underground (style James et la Tête X) ou "sfaresque, larcenesque, trondheimesque et consorts" (je sais, ça se dit pas, mais vous voyez ce que je veux dire...). Et puis, je sais pas ce qui m'a pris de prendre Diégo de la S.P.A. C'est surement la tête de Diégo, le bull-terrier sur la couverture qui m'a fait cet effet. Un peu comme lorsque vous vous baladez dans un refuge pour animaux et que l'un d'eux, pour une raison inexpliquée, attire votre attention. Remarquez, la comparaison tombe bien puisque Diégo est un hôte quasi permanent d'un refuge S.P.A. tenu par Bernard, un vieux gardieux un peu sourd. Sourd, peut-être. Mais ça ne l'empêche pas d'entendre les remarques de Diégo. Car l'animal parle (un peu comme le chat du rabbin, tiens... un cran philosophique en dessous tout de même). Et c'est vrai que lorsqu'il parle, on se poile ! Et ça, ça tombe pile puisque Diégo de la S.P.A. est une BD d'humour ! Mais pas seulement. Car au fil des pages et des histoires (je vous la fait courte : Diégo est successivement adopté par divers personnages qui finissent (presque) tous par le ramener au refuge), je me suis surpris à m'attacher plus que de raison à ce chien cabochard et mordant (en paroles le plus souvent). Du coup, j'ai trouvé la fin du premier tome très belle car très touchante. Et j'ai réalisé tout aussi brusquement que je m'étais fait avoir par cette histoire de chien.. heu de Coyote... Allez, lire Diégo de la S.P.A. c'est l'adopter... Pour info, le tome 3 est sorti le mois dernier... A lire : la chronique du toujours aussi bon sceneario.com (et pour le tome 2, c'est par là...) A découvrir : les premières pages du tome 3 sur le site de Fluide Glacial L'info du jour Alors là, on vous livre en vrac (parce que ça vient de tomber comme ça sur nos téléscripteurs...) : - Disponible dans les librairies depuis le 22 février, Baudelaire de Daniel Casanave et Noël Tuot aux éditions Les Rêveurs (où Manu Larcenet officie...). Précipitez-vous, c'est du lourd, du très lourd... - En mai, vous retrouverez avec un plaisir non (dis)simulé Presque et On fera avec de l'ami Larcenet (encore aux éditions Les Rêveurs)... - Larcenet que vous verrez également en juin aux côté de Jean-Yves Ferri dans Le sens de la vis... devinez où ? Là...