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Info du jour : blog

L'info du jour

Oyez la naissance d'un nouveau blog consacré au 9e art !  "Encore un !" me direz-vous. Oui mais non, Une case en moins (c'est son nom) est doublement spécial. Tout d'abord, c'est celui d'Hector (Franck), l'un de mes confrères et ancien chroniqueur d'IDDBD (entre autres). Ensuite, sa démarche est assez originale mais là je le laisse vous la présenter lui-même :

" Ce blog aura pour vocation, exclusivement à partir d'une case d'album de bande dessinée, quelle qu'elle soit, d'analyser, de polémiquer ou tout simplement de raconter une anecdote à son sujet.
C'est un souhait qui était en moi depuis déjà longtemps, et qui remonte à ma découverte des Cahiers de la Bande dessinée en 1988, avec leur fameuse rubrique "Case mémorable". Cette idée a néanmoins été réveillée la semaine dernière, lors du colloque roannais "BD et solidarité", où j'ai eu l'occasion de discuter avec quelques autres amateurs, parmis lesquels Pascal Robert dont l'analyse "Palo Alto chez Asterix : l'enseignement de la théorie assisté par la BD
" a fait mouche."

Voilà, donc bon vent à Hector avec sa case en moins... (désolé, il fallait que je la fasse celle-ci). Et n'oubliez pas de visiter son autre blog lui aussi très intérressant.

Moins d’un quart de seconde pour vivre

(8 cases de Jean-Christophe Menu, 100 strips de Lewis Trondheim, L’association, collection Eperluette,1990, 1996 (réédition) ).

En 1990, JC Menu dessine quatre cases pour Lewis Trondheim. Ce dernier réalise alors 20 strips de 4 cases en réorganisant l’ordre de ces dernières et en ajoutant du texte. Puis trouvant le nombre de combinaisons trop faible, Trondheim demande à Menu de réaliser 4 cases supplémentaires. Avec 8 cases, il réalise 100 strips et l’une des toutes premières BD à contrainte volontaire artistique. Moins d’un quart de seconde pour vivre fut plus tard qualifié d’Oubapienne par anticipation. Oubapienne ? Kézaco ?

Et bien ceux qui n’ont pas dormi en cours de lettres, connaissent sans doute l’OULIPO, l’ouvroir de littérature potentielle, fondé (entre autres) par Raymond Queneau (Exercices de style, Zazie dans le métro). Le principe étant de se donner des contraintes pour réaliser une œuvre. En 1992, l’OUBAPO est créé sur le même principe : expérimenter de nouvelles façons de lire et de faire de la BD. Toujours visionnaires et curieux, Trondheim et Menu offrent une œuvre déroutante et forcément brillante à leurs lecteurs, un pur exercice de style ! Si la répétition des cases peut gêner au départ, on entre rapidement dans cette multitude de petites histoires qui finissent par former un ensemble cohérent ! C’est terrible le talent. En tout cas, Moins d’un quart de seconde pour vivre est à lire pour au moins deux raisons : la première étant que c’est un bon album, la seconde pour son importance dans l’histoire de la BD contemporaine. A lire : quelques explications sur l’Oubapo sur wikipedia A découvrir : la page dédiée à l’Oubapo sur le site du CNBDI (avec pleins de liens intéressants ! )