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Legend : Martha Jane Canary

Martha Jane Canary. Tome 1 : les années 1852-1869 ( scénario de Christian Perrissin, dessins de Matthieu Blanchin, Futuropolis) Pour la majorité d’entre vous le nom de Martha Jane Canary n’évoque rien.
Rassurez-vous, pour moi non plus ! En tout cas, pas avant de lire cet album consacré à l’une, si ce n’est LA légende féminine du far west, alias la bien-surnomée Calamity Jane.
C’est donc en véritable Candide que je partais sur les traces de la dame en ne connaissant d’elle qu’un nom et ayant en tête la couverture d’un album de Lucky Luke, c’est dire mon niveau de méconnaissance. Contrairement à Mike, qui est LE spécialiste du western, c’est un genre que je connais peu. Bref, tout ça pour vous dire que je commençais ma lecture de cette biographie romancée de 125 pages sans appréhension, avec, si j’ose dire, le regard d’un nouveau né (et je m’y connais en ce moment).   Dès les premières pages, on constate le sérieux de l’entreprise : citations des sources, rappels historiques,  précisions sur les nombreux points d’interrogation et les périodes imaginées par les auteurs, bref honnêteté. En y ajoutant une préface de David B. on se dit que l’on ne va perdre forcément notre temps. Puis commence le récit proprement dit, les premières années. Martha Jane Canary, première d’une famille de 6 enfants, parents miséreux tentant leur chance dans la conquête de l’Ouest. Martha Jane Canary devenue à 15 ans la chef de famille après le décès de ses parents, élevant seule ses frères et ses sœurs. Puis vint l’instant du choix, quand la route se divise en deux, la froide réalité : se vendre ou mourir. Martha Jane Canary choisit la 3e voie, celle de la rébellion, et s’engage sur le chemin qui fera d’elle une légende. Mais ce n’est que le début de l’aventure, car c’est bien d’aventure dont il est question ici. Et cette
aventurière est hors du commun, courageuse, extraordinairement rêveuse et généreuse. La future Calamity Jane apparaît comme un personnage étonnement complexe. On tombe rapidement en admiration devant ce personnage dur et tendre, obstiné et fragile. Cette femme dans un monde d’homme me fait penser dans une moindre mesure à George Sand, autre femme de caractère contemporaine de notre héroïne.
A travers le trait "nouvelle BD" (entre Sfar et Blain) de Matthieu Blanchin et l’écriture de Christian Perrissin, on devine la tendresse des deux auteurs pour Martha Jane. De mon côté j’ai lu avec déléctation cette histoire. On y retrouve avec émotion le souffle épique accompagnant la naissance des légendes. Tout simplement bon… en attendant la suite. A lire : La biographie de Calamity Jane sur Wikipédia A découvrir : le très beau site de
Matthieu Blanchin
Bonus musical : Ennio Morricone à la sauce The Pogues...