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Pilules Bleues (TV) | Jean-Philippe Amar

JB est un jeune dessinateur de bande dessinée. Un soir du nouvel an, il rencontre Laura. Ils tombent amoureux. Mais rapidement, elle lui annonce sa séropositivité. Commence alors le début d’une histoire d’amour pas tout à fait comme les autres, une histoire qui débouche des années plus tard sur une bande dessinée… Continue la lecture

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Chronique | Les derniers jours de Stefan Zweig (Seksik & Sorel)

1941, Stefan Zweig a 59 ans. Après plusieurs années d’exil qui l’ont conduit de Londres à New York, il rejoint le Brésil en compagnie de sa jeune femme Lotte. Mais alors qu’il pense trouver un peu de paix dans ce lieu paradisiaque, ses propres démons le rattrapent.

Comme une évidence, cette bande dessinée est un drame. Je le précise pour ceux qui auraient une mince lueur d’espoir et qui ne connaîtrait pas – et nous sommes nombreux dans ce cas – la biographie d’un des plus grands romanciers du 20e siècle. Personnage complexe et torturé, témoin visionnaire des événements d’une époque meurtrie par la montée des fascismes en Europe. Dès 1934, il quitte l’Autriche pour une fuite sans retour jusqu’à ces 6 derniers mois dont nous sommes les témoins durant les 88 planches de cet album. Adaptée du roman éponyme de Laurent Seksik – qui signe également le scénario de la bande dessinée – cette histoire raconte bien plus que les ultimes instants de la vie du célèbre auteur. Elle est la chronique d’un désenchantement d’un homme fatigué et angoissé face au monde, face à l’histoire, face aux souvenirs d’une vie perdue 8 ans plus tôt. Nous sommes loin du mythe.

Mais ce personnage n’est pas seul, il est accompagné par une jeune et belle femme, Lotte, son épouse et secrétaire particulière. Tout au long de ce récit, le lecteur observe le rapport entre ces deux personnages. Elle, jeune, solaire, sociable mais malade d’un asthme sévère; lui, sexagènaire, lunaire, solitaire, écrivain au sommet de la reconnaissance mais empreint d’un spleen inguérissable. Le moteur du récit est à la fois, dans la complexité de leur relation mais aussi dans ce rapport de force inconscient qu’ils entretiennent entre eux et les autres. Rapport complexe et plutôt bien rendu.

Mais je trouve pourtant qu’il manque un certaine fluidité dans le récit. J’ai parfois eu l’impression de franchir abruptement des étapes psychologiques par pallier. On voit diverses scènes étalées sur plusieurs mois, des moments précis que l’on sent primordiaux dans l’évolution du personnage. Mais cette construction rend le récit bizarre, fait de multiples ruptures successives. Il serait presque facile de diviser ce récit en chapitre comme on peut le faire dans un DVD par exemple. Nous sommes ici, je pense, dans la limite du genre biographique en bande dessinée. Le temps de ce média, forcément plus rapide car plus dense qu’un roman demande beaucoup de subtilité pour ne pas donner l’effet d’une suite de passages obligés afin de respecter la chronologie. Visiblement, l’écriture d’un roman et d’une bande dessinée n’est pas le même travail. Je n’ai malheureusement pas lu le roman original paru en 2010. Mais j’imagine que ces étapes sont moins visibles.

Ce qui m’amène à une réflexion d’ordre plus professionnelle. Même si ce point de vue peut s’appliquer à tous types de lecteurs. Comme souvent avec les bandes dessinées contenant le nom d’un homme de lettres dans son titre, cet album s’adresse à un certain type de public que je qualifierai gentiment de « lettrés ». Les multiples références aux œuvres de l’auteur en sont une preuve, une bonne connaissance (ou une lecture attentive de la biographie de l’auteur sur des encyclopédies) sont nécessaires pour apprécier à sa juste valeur une œuvre qui semble vouloir être pour les gens qui en ont (de la culture légitime). Je n’ai rien contre ces personnes, rassurez-vous. « Y’en a des biens comme le chante avec beaucoup de finesse » Didier Super. J’en côtoie moi-même avec beaucoup de bonheur tous les jours. C’est plutôt la démarche qui me dérange et parfois le manque de recul du bibliothécaire face à tel ou tel titres de ce genre. Disons que cette volonté d’adapter les réussites littéraires en bande dessinée trouve parfois ses limites et que nous ne faisons pas toujours attention, emportés par l’espoir que ce titre touchera un public différent, plus légitime, des lecteurs de romans quoi ! Entre nous, je serais prêt à parier que de nombreux acquéreurs de BD en bibliothèque, n’ont pas mis 15 secondes à décider d’acheter ce titre. Ne me dites pas que j’ai tort, je vous vois froncer le nez devant votre écran. Je comprends leur point de vue, j’ai moi-même acheté des albums sous un estampillage « culture légitime ». Mais posons-nous la question quelques instants : aurions-nous acheté cet album si le nom de Proust, Zweig, Poe ou Balzac n’était pas imprimé sur la couverture ? La bande dessinée, en tant qu’art à part entière, a-t-elle besoin de ça ? N’a-t-elle pas ses propres classiques que nous devrions promouvoir ? Malgré mes critiques, Les Derniers jours de Stefan Zweig est un album de qualité – il est d’ailleurs sélectionné parmi les livres de l’été de l’ACBD – mais qu’en est-il des nombreuses pseudo-adaptations de grands auteurs malheureusement disponibles dans nos bacs ? J’ai bien une réponse mais je sens que vous voyez où je veux en venir… Ne pas acheter une BD originale de qualité pour réserver une place à l’adaptation douteuse d’un roman à succès sous prétexte « qu’il va sortir » est discutable. Voilà pour la partie « je chipote ».

Pour reprendre cette chronique : côté dessin, Guillaume Sorel livre un one-shot d’une très grande qualité. A l’image d’Algernoon Woodcock (avec Mathieu Gallié au scénario), son graphisme est à la fois réaliste et teinté d’un certain décalage. Cette impression provient sans doute de sa couleur dont les teintes semblent toujours recouvertes d’un filtre marron-gris-noir. Du coup, les beaux paysages de Rio peuvent apparaître inquiétants ou du moins, oppressants. J’admire beaucoup les choix souvent pertinents, en particulier les magnifiques pleines pages qui ponctuent le récit et cassent le rythme qui aurait pu être un peu pantouflard. Oui, je ne suis pas à un paradoxe prêt. J’admire les ruptures dans le dessin mais pas dans le scénario…

Pour conclure, Les derniers jours de Stefan Zweig est une œuvre efficace et réussie. Je ne trouve cependant pas l’adaptation du roman original très en adéquation avec le format bande dessinée. Les nuances sont peu subtiles, le scénariste manque d’espace et nous contraint aux seuls scènes marquantes sans beaucoup de transition. En revanche, j’ai apprécié le graphisme de Guillaume Sorel, toujours aussi efficace. Reste que cet album est l’archétype d’œuvres pour amateurs de biopics littéraires truffés de références. Il laissera les autres plus dubitatif. J’en fais partie.

A lire : la chronique plus enthousiaste de Jacques Viel du blog Un amour de BD
A voir : les premières pages sur BD’Gest

Les derniers jours de Stefan Zweig (one-shot)
d’après le roman de Laurent Seksik
Scénario : Laurent Seksik
Dessins : Guillaume Sorel
Editions : Casterman, 2012

Public : Adulte, lettrés…
Pour les bibliothécaires : encore une adaptation littéraire… Réussie certes mais avec les limites de son genre.

 

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Chronique | Le Sommet des dieux (Taniguchi & Baku)

Dans une petite boutique népalaise, Fukamachi tombe sur un appareil photo qui pourrait bien être celui de George Mallory, le célèbre alpiniste qui fut le premier à essayer de vaincre l’Everest. Mallory disparût avec Andrew Irvine, lors de cette ascension en 1924, sans que l’on puisse savoir s’ils sont parvenus au sommet. Et si c’était seulement lors du chemin du retour qu’ils avaient eu cet accident fatal? (synospis BD Gest’)

Retour aux origines

Séquence nostalgie. Le sommet des dieux fut l’une de mes premières lectures de manga. C’est dire si ça commence un peu à dater ! A l’époque, les bibliothécaires se demandaient encore si ces drôles de BD, écrites à l’envers, avaient leur place dans leurs rayonnages. Où devaient-on poser ces fichus code-barres d’ailleurs ! Nous avions perdu nos repères, c’était terrible ! Oh, ça va, on ne se moque pas, hein ! C’est facile avec le recul.

Mais heureusement, Jirô Taniguchi était là pour nous rassurer. Le sommet des dieux avait tout pour apaiser les défenseurs de la BD franco-belge que nous étions. Un trait plus proche de nos habitudes et loin de nos idées reçues : pas de petites culottes volantes ni de violences gratuites, aucuns grands yeux ni personnages stéréotypés… Heureusement avec de la curiosité et du temps, nous avons appris à apprécier la bd asiatique dans toutes ses qualités.

Je remercie mes petits camarades de KBD pour cette occasion de me replonger dans cette série. Pour la petite histoire, Le Sommet des dieux est d’abord un plaisir personnel de Jirô Taniguchi. En effet, ce dernier rêvait d’adapter en manga le roman éponyme de Yumemakura Baku, véritable best-seller au Japon. Ce récit à tout pour plaire : quête identitaire du héros, mystères historiques, figure héroïque – voire mystique – en quête d’absolu et enfin, ce rapport, très japonais, entre l’homme et la nature.

Au-delà du sommet

Encore fallait-il que Taniguchi réussisse son adaptation ! A l’époque, avec la morgue du débutant pensant tout connaître parce qu’il a lu 3 mangas (dont le fantastique Quartier Lointain), je doutais de sa capacité à traiter un récit de sport à cause de son graphisme et de sa façon très personnelle de raconter ses histoires. Mais si Le Sommet des dieux parle d’alpinisme, il raconte surtout, à travers les souvenirs de Fukumaru, l’histoire et la quête de Habu, espèce de génie (des alpages) associable et attachant. D’ailleurs, avec le recul, si l’alpinisme avait été l’unique sujet, je n’aurais sans doute pas été au bout des 5 longs tomes. Mais voilà, qui d’autre que Taniguchi pouvait raconter avec une telle maîtrise cette espèce d’aventure intérieure, cette absolue nécessité d’aller plus haut – au sens propre comme au figuré – de se dépasser ? Doué pour décrire les émotions de ses personnages, j’ai découvert avec Le Sommet des dieux un auteur capable de dessiner les grands espaces, les vides profonds et les horizons lointains avec une qualité remarquable. Il se place ainsi dans la lignée des artistes japonais qui ont fait de l’utilisation de l’espace une marque de fabrique. De plus, par un souci extrême du détail, il évite non seulement l’écueil de la lourdeur d’une partie non négligeable des dessinateurs réalistes franco-belges mais surtout nous emmène dans les plus grands massifs du monde tant en montrant l’homme dans toute sa petitesse face à la montagne.

Mais ce manga n’est pas uniquement une suite de vastes planches de paysages montagneux, il est aussi un manga d’action. Habu, Fukumura et tous les autres subissent les joies et les peurs de l’alpinisme : chutes, avalanches et j’en passe pour ne rien dévoiler. Le réalisme extrême rend très fort les instants de tension et Le Sommet des dieux promet son lot de rebondissements. Là encore, le dessin s’adapte. Taniguchi change son rythme en rétrécissant les cases ou en ajoutant des gros plans, bref en accélérant la narration. Résultat, l’histoire ne souffre pas de grands ralentissements et les non-initiés (comme moi) trouveront un vrai plaisir à suivre les aventures de ces alpinistes. Pour les pro-montagnes, c’est le plaisir absolu !

Avec Le Sommet des dieux, Jirô Taniguchi a réussi le pari d’adapter un roman à succès japonais. Prouvant sa très grande technique, il offre au public une œuvre à la fois dynamique et profonde, tenant en haleine sur plusieurs centaines de planches. L’une des œuvres majeures de l’un des auteurs « passerelles » entre les sphères asiatiques et européennes. A lire absolument.

Le Sommet des dieux (5 volumes, série terminée)
d’après le roman de Yumemakura Baku
adaptations et dessins de Jirô Taniguchi
Éditions : Kana, 2004

Public : Ado-adulte
Pour les bibliothécaires : Incontournable dans la bibliographie de Jirô Taniguchi.

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Chronique | Les Nouvelles Aventures du Chat botté (Pena)

Vous connaissez tous l’histoire du chat botté ? Non, pas le mexicain faisant les yeux doux à son copain l’ogre… Le chat Botté avec un B comme BD : le marquis de Carabas, l’ogre, le chat astucieux etc, etc… ça vous parle ? Mais saviez-vous que cette histoire avait une suite ?

« Qui peut avoir des idées aussi absurdes ? L’auteure… La peste soit de ces bonnes femmes et de leur imagination débordante. »

La bonne femme à l’imagination débordante a pour nom Nancy Peña. Vous voyez l’intérêt quasi-fanatique que je porte à Fred Peeters (j’essaie de me soigner mais c’est dur) ? Et bien, chez Mo’ c’est pareil mais en pire concernant cette auteure. A force, cette acharnée a réussi à me convaincre. C’est donc sans jamais avoir ouvert un de ses livres que je découvrais  l’œuvre de cette auteure… par la petite porte.

Non pas que cette courte série soit inintéressante mais la collection, pardon, l’excellente collection Lepidoptère de 6 pieds sous terre n’est pas tout à fait un grand format. 30 pages format poche, ça a le mérite d’être rapide à lire. Encore plus quand vous vous passionnez pour le récit.

Ce qui fut évidemment le cas, sinon je ne vois pas l’intérêt d’en parler ici.

Alors que l’ultime volume de De Capes et de crocs sort ce mois-ci, Nancy Peña nous emmène dans un univers assez proche de celui des Don Lopes et d’Armand de Maupertuis fait de bons mots, de multiples clins d’œil à la littérature française et de rodomontades en tout genre. Cependant, sous ses airs enjôleurs, le chat ne cherche bien qu’à sauver sa peau. Pas vraiment de noblesse dans la démarche. En même temps, quand, par une méprise, une montagne cri vengeance parce qu’elle pense qie l’ogre transformé en souris par la malice du chat était son fils – ben oui les montagnes accouchent de souris c’est bien connu (ne cherchez pas, lisez la BD c’est mieux) – que faire d’autre sinon chercher une solution ? Bref, le chat du marquis de Carabas part sur les routes accompagnés de Victoire, l’illustre souris célébrée par La Fontaine dans sa fable pour avoir vaincu un lion (non mais ne cherchez pas vous dis-je !).

Ce petit résumé sans queue (de lion ou de souris voire de chat) ni tête (idem), nous montre aisément que cette BD est un joyeux n’importe quoi maniant aussi bien l’absurde, l’humour et la logique propre à un monde merveilleux. Pour faire simple, suivre les nouvelles aventures du chat botté c’est partir dans une aventure où les protagonistes ont (presque) tous à voir avec les histoires ou les fables de votre enfance avec en plus ce petit brin de créativité  permettant de faire passer le cynisme, les coups bas, les escroqueries grossières mais aussi le franc parler merveilleux de ces personnages. De Capes et de crocs certes, mais avec la dose d’impertinence inhérente à la collection de 6 pieds sous terre. Pour moi, l’un des tous meilleurs éditeurs d’humour (fin j’entends) dans le paysage de la BD actuelle.

A sa manière, Nancy Peña s’inscrit dans une tradition de la BD à la fois pour adulte et enfants. Il n’y a certes pas le côté joyeusement trash du Gotlib de  Rubrique à Brac (cf Le vilain petit canard… et la suite) mais il y a cette même ton enjoué et humoristique. Dans cette approche de réappropriation, la BD est un univers idéal par son côté graphique. En effet, elle est capable d’appréhender et d’offrir avec originalité une nouvelle lecture d’histoires connues de tous.

De ce point de vue, Nancy Peña se fait particulièrement plaisir en jouant, malgré leurs tailles minimes, sur des doubles pages. Comme elle le fait avec le conte de fée, elle explose les codes narratifs de la BD avec talent pour nous sortir de la lecture linéaire d’une planche. Droite à gauche, en rond de bas en haut, la lecture reste pourtant naturelle tandis que les structures des pages sont à chaque fois différentes. Un travail magnifique de réappropriation de contes mais aussi de création graphiques. Je passe sur les situations ou les personnages hauts en couleur qui sont eux même des caricatures de caricatures (cf Le magicien d’Oz).

Avec Les Nouvelles Aventures du Chat botté, Nancy Peña nous offre une lecture comme on les aime. A la fois intelligente, pétillante, sympathique, un retour dans une certaine tradition de la bande dessinée tout en la renouvelant avec talent. C’est drôle de bout en bout, c’est rythmé. Bref, un coup de cœur caché sous le spectre de la simplicité. Et moi, j’adore les surprises !

A voir : le blog de Nancy Peña
A voir : la fiche album sur le site de 6 pieds sous terre

Les Nouvelles Aventures du Chat Botté (3 volumes, série terminée)
Scénario et dessins : Nancy Peña
Editions : 6 pieds sous terre
Collection : Lépidoptère

Public : Petits zé grands
Pour les bibliothécaires : une approche intéressante du travail de Nancy Peña, pas une de ses séries majeures cependant, mais très bien quand même ^^

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The Walking Dead (série VS comic book)

En ce moment, je vois des zombis partout. Je regarde par la fenêtre et me dis : et là, si une horde de viande morte vagissante s’approche, je fais quoi ? Je rester au balcon de mon 1er étage en barricadant mes portes ? Ou je tente… je tente quoi d’ailleurs ? Je n’ai pas d’armes à la maison, à peine un marteau… Note pour plus tard : s’acheter un sabre pour décapiter la boulangère… enfin juste si elle se change en zombi hein ! Vivante, j’ai un très bon rapport avec elle. Mais qu’est-ce que je raconte ? Faut vraiment que j’arrête The Walking Dead.

Entre nous, je viens de terminer simultanément le tome 15 du comics en VF (paru il y a quelques semaines maintenant) et la saison 2 de la série TV. Deux avatars d’un même univers imaginé par Robert Kirkman. Sur IDDBD, nous avions déjà parlé des premiers volumes dans une chronique.

Si le comic est passionnant, quoique un peu convenus depuis quelques albums, la série TV est quant à elle beaucoup plus controversée. En effet, cette dernière ne suit que de très loin les grandes lignes directrices de l’œuvre originale. La saison 2 est assez étonnante pour des lecteurs assidus car si nous sommes bien dans les lieux de l’action du comics, rien ne se passe comme prévu. Robert Kirkman, pourtant co-scénariste de la série TV, n’est pas fidèle à son histoire ! Incroyable trahison ! Honte à lui !

Et pourquoi pas ? Dans les adaptations, il y a deux écoles, celles qui suivent à la lettre (cf Tony Parker et l’adaptation de Blade Runner) et ceux qui utilisent la matière première pour aborder l’histoire d’une nouvelle manière afin de surprendre le quidam. Personnellement, j’aurais apprécié retrouver les mêmes éléments, c’est rassurant (surtout dans cet univers). Pourtant, je me souviens encore des émotions reçues à la lecture des volumes papiers, des rebondissements et des angoisses. Revivre la même chose, oui mais est-ce la bonne solution ? Pourquoi se contenter d’une redite quand on peut redécouvrir l’univers d’une autre manière ? Comme dans un jeu de rôle où malgré des passages obligés, il est possible de jouer d’une manière différente. Pour moi, ce choix est plus enrichissant et plus fort. Dans ces deux mondes parallèles, les Rick, Dale, Lori, Carl, Andrea ou Shane vivent des événements différents en prenant des risques différents.

Après, la qualité intrinsèque de la série TV est discutable évidemment. Personnellement, j’avais été enchanté par la saison 1. 6 épisodes à fond, entrainant toujours vers une peur plus grande malgré un dernier épisode un peu particulier. La saison 2 est plus inégale avec 3 premiers épisodes franchement terribles, puis des moments assez inégaux, comme ce dernier épisode qui me laisse un goût mitigé. Bref, une saison montée sur courant alternatif. Beaucoup de temps morts (si je peux dire ça) – comme dans le comics d’ailleurs – qui ne correspond pas forcément au format télévision. Mais une série qui marque les esprits par des scènes particulièrement réussies qui redonnent les frissons habituels (fin de l’épisode 7 notamment).

Bref, une série à suivre pour tous les amateurs et pour les autres, je vous conseille la lecture d’un comics de zombis pas tout à fait comme les autres !

Cette mini-chronique boucle mon challenge Reading Comic Book Challenge de Mr Zom…. Aaaaahh, mais c’est pas vrai ! Quand je vous dis que je les vois partout !

J’ajoute un petit trailer de la saison 1, histoire de… Âmes sensibles, s’abstenir !!