Tous les articles par Mike

Pitch du jour | W.E.S.T. – Tome 6 : Seth

Il est sorti ! Qui, quoi ?? Seth, le deuxième tome du troisième cycle de W.E.S.T. !! Le sixième tome de la série, quoi !! Vous suivez ? Bah, peu importe : comme souvent, les connaisseurs se sont déjà emparés de Seth (à pleines mains s'il s'agit de l'album, avec des pincettes s'il s'agit du démon éponyme...), et ceux qui découvrent cette superbe série aussi puisqu'ils suivent à la lettre les recomandations d'IDDBD (oups... faut arrêter l'apéro, là !). En attendant, pour les autres (??), voici le pitch : "Revenue à la vie, Megan, la fille de Morton Chapel, est maintenant possédée par Seth, un démon. Morton a déjà vécu cette épreuve, des années plus tôt, avec la propre mère de Megan. Il sait donc que sa fille est en grand danger et que le seul moyen de tuer ce démon est de la sacrifier... Un dilemme terrible qui le pousse à revenir dans la ville de Valeria, dans la région des Appalaches, où Seth est apparu pour la première fois. Morton est décidé à mettre fin à cette malédiction à quelque prix que ce soit, mais il est également poursuivi par les membres de WEST qui obéissent à Clayton ainsi qu'à un puissant homme d'affaires, un certain Verhagen. Ce même Verhagen dont il avait épousé – et tué – la fille ! Aujourd'hui Verhagen entend se venger et utiliser la force prodigieuse – mais maléfique – de Seth. Malgré une grave blessure, Morton gagne Valeria, suivi de près par les membres de WEST. Acculé, il va devoir affronter Seth, sa fille et, bien entendu, son propre passé..." A découvrir : la fiche de l'album sur Avant Première, où vous pourrez feuilleter 10 ou 5 pages selon que vous êtes ou non membres d'IZNEO A voir : la bande-annonce de Seth

Info du jour | Expo « La BD avant la BD » à la BNF

Après le niveau assez médiocre des commentaires que j'ai publiés ces derniers jours sur IDDBD, je me sentais le devoir de redorer un peu mon blason bédéphile. C'est la raison pour laquelle je vous invite (profitez-en, c'est gratos) à visiter l'exposition virtuelle de la Bibliothèque Nationale de France consacrée à la BD avant la BD ! C'est non seulement très instructif (enfin, en ce qui me concerne...) mais également très ludique. Et puis, comment pourrait-on rater le Gros Plan de l'expo consacré à... "La vie de David" (:))

Chronique | Murena

Scénario de  Jean Dufaux Dessin de Philippe Delaby Editions Dargaud Série en cours (8 publiés à ce jour) Public : ado-adultes
Ma (pauvre) culture latine a évidemment débuté par le très classique cursus... des aventures d'Asterix le Gaulois ! Outre les très nombreuses citations latines, notamment énoncées par le second du bateau pirate, j'ai pu ainsi en apprendre un peu plus sur la vie du premier César (certes, à quelques approximations près...). Bon, j'ai encore un peu patiné avec Alix et son Jules (mais non, je ne parle pas d'Enak...). Mais il restait onze autres César à découvrir, comme me le disait encore récemment Suétone ! Bien entendu, j'aurai pu vous parler d'Auguste, de Tibère ou, mieux, de Caligula, mais bon... enfin bref... J'ai choisi de passer directement à Claude et, surtout, Néron avec la superbe série de Dufaux et Delaby. Lucius Murena, qui a donné son nom à la série, est un  jeune patricien romain que la proximité du pouvoir impérial va mener du Mont Palatin aux bouges des rives du Tibre. Cette descente aux enfers est donc  l'occasion pour nous de découvrir la Rome des règnes de Claude et de Néron. Et il faut bien reconnaître (à ma grande honte) que j'en ai plus appris au cours des huits tomes de Murena que sur les bancs de l'école ! D'autant que les auteurs ont eu l'excellente idée d'ajouter, à la fin des albums, quelques notes fort instructives qui éclairent les citations, événements et situations de l'intrigue. Mais je rassure les indécrottables cancres (auxquels je m'associe avec jubilation), Murena n'est pas qu'une longue leçon d'histoire latine. C'est surtout une suite d'aventures palpitantes. Alors je sais bien que je vous l'ai déjà vendu le truc des rebondissements, des coups de théâtre, et tout le toutim... Au cas particulier, pour une fois, vous ne serez pas déçus ! Personnellement, j'ai englouti les huits tomes de Murena à la vitesse d'un char lancé au galop autour de l'arène ! Il est vrai que la Rome antique reste certainement la capitale historique et internationnale des violents coups tordus, de la corruption généralisée au plus haut niveau de l'Etat, des cruelles intrigues, j'en passe et des meilleures. Autant dire que pour un scénariste de BD, c'est de l'or en barre (seule notre vieille Vème République pourrait rivaliser dans ce domaine...). D'ailleurs Dufaux ne s'est pas privé de saisir toutes les opportunités que lui offrait ce cadre ! Quant à Delaby, son superbe dessin sait mettre en valeur toute la beauté et la majesté de Rome, sans oublier les aspects moins nobles des coulisses impériales... L'ensemble donne une série à mon sens incontournable pour tous les bédéphiles avertis, qu'ils soient amoureux de la culture classique ou fans de péplums hollywoodiens (ou les deux !)... A lire : l'excellente chronique ("y a pas photo !" comme le dirait le Professeur Sintès...) du site http://cewcalo.over-blog.com/article-bd-murena-43732125.html A voir : un résumé de la conférence "Néron en BD" à la Sorbonne A découvrir : la bibliographie "BD" sur le thème "Au temps de Rome et de l'Empire romain" proposée par le site BD-Thèque

Chronique | Magasin général – Tome 6 « Ernest Latulippe »

Scénario de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp Dessin de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp Editions Casterman Série en cours (6 publiés à ce jour) Public : ado-adultes Si vous lisez les précédentes chroniques d'IDDBD au sujet de la série Magasin Général, vous constaterez que j'hésite toujours entre la pure idolâtrie décérébrée de l'œuvre de Loisel et Tripp et les tentatives maladroites d'explications de son caractère majestueux. Quoi qu'il en soit, vous ne pouvez ignorer que Magasin Général est une oeuvre majeure du 9ème art, comme il en existe dans les huit précédents, un chef d'œuvre tant la série réunit de qualités narratives et visuelles. Bien entendu, vous vous doutez que ce 6ème tome s'inscrit parfaitement dans cette oeuvre. Alors qu'ajouter après cela ? Pas grand chose : comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire (on commencerait à radoter ??), ceux qui connaissent Magasin Général se sont déjà précipités pour s'emparer du dernier opus, et les autres (les chanceux qui vont avaler six tomes d'un coup) sont en train de mettre la veste pour courir voir leur bibliothécaire (;)) ou leur libraire préféré et lui demander vertement pourquoi il ne leur a pas encore conseillé cette superbe série... Tabarnak ! Mais pour ces derniers, voici un rapide pitch (tiré du site des éditions Casterman) pour qu'ils sachent au moins de quoi il s'agit (avant d'aller tancer...). L’histoire de Magasin général se déroule dans un village du Québec rural à partir du début des années 20. Elle gravite autour d’un personnage féminin, Marie, veuve avant l’heure et héritière du principal commerce local (le « Magasin général » qui donne son titre au récit), que l’irruption d’un étranger dans la petite communauté va progressivement réconcilier avec le bonheur ; bonheur d’aimer, bonheur d’être aimé(e), mais pas exactement de la manière que l’on pourrait imaginer…
Loisel et Tripp ont concocté ensemble, avec une gourmandise très communicative, une chronique énergétique et très humaine, peuplée de personnages intenses et savoureux. Leur attachement partagé pour le Québec -ils y résident l’un et l’autre - a servi de moteur à cette histoire truculente, qui ne ressemble à rien de ce que l’un ou l’autre a publié auparavant. Fondée sur la complémentarité de leurs savoir-faire, leur collaboration porte autant sur le texte que sur le dessin et se nourrit du meilleur de leurs talents respectifs.

Bonne année 2011 !

IDDBD vous souhaites, à toutes et à tous, une bonne et heureuse année 2011, pleine de santé, de bonheur, de réussite... et de bonnes BD ! A ce sujet (on ne perd pas le Nord !), cette nouvelle année devrait voir arriver sur nos rayons de bédéthèque quelques bons opus tels que le troisième tome du Maître de Benson Gate (Dargaud), Les années Douces et Au temps de Botchan de Jiro Taniguchi (Casterman), l'intégrale de Helldorado (dessins du sublime Ignacio Noé), l'épilogue d'Uchronie(s) de Corbeyran (Glénat), ainsi que Mes plus belles histoires des Castors Juniors de Carl Barks (non, ce n'est pas une blague... le premier qui moufte, nouvelle année ou pas, je l'éclate...). IDDBD tentera, une fois de plus, de vous faire partager ses coups de coeurs (et de gueule aussi...) au fil de ses inspirations ! Bonnes lectures à tous !

Chronique | Il était une fois en France

Il était une fois en France - Tomes 3 et 4 (scénario de Fabien Nury, dessin de Sylvain Vallée, collection Caractère, éditions Glénat) Il y a un peu plus de deux ans, IDDBD vous proposait - avec enthousiame ! - de découvrir les deux premiers tomes de la série Il était une fois en France imaginée par Fabien Nury et mise en dessin par Sylvain Vallée. Force est de constater que les deux derniers opus de cette série confirment tout le bien que l'on pouvait en penser dès le départ ! Les talents conjugués des deux artistes livrent une oeuvre bouleversante, de celles qui - sans exagération - vous marquent à vie, comme certaines rencontres... En tout cas, c'est vraisemblablement ce que vous ressentirez en cotoyant d'aussi près Joseph Joanovici, la figure centrale de Il était une fois en France. Les tomes 3 et 4 de cette saga vous mèneront de 1943 à 1944, de la collaboration à la résistance, de l'occupation à la libération, de la milice de Lafont aux FFI, avec toujours, comme fil conducteur, l'obsession de Monsieur Joseph : survivre. Mais au-delà de l'aspect palpitant de l'histoire du petit ferrailleur juif immigré, Fabien Nury réussit à dresser un portrait tout en nuances de la France sous l'Occupation, loin des clichés manichéens des manuels scolaires. Comme le savent déjà ceux qui s'intéressent un peu à l'Histoire, les événements et les personnages qui ont marqués cette période sont souvent plus complexes qu'il n'y paraît. Sans pour autant verser dans l'apologie de la collaboration, Fabien Nury restitue toute la palette des attitudes des français et des allemands de cette période trouble, du blanc le plus lumineux au noir le plus sombre. Le tout servi par le dessin extraordinaire de Sylvain Vallée, impeccable de la première à la dernière case. Si Fabien Nury est un scénariste exceptionnel, Sylvain Vallée l'est tout autant dans son rôle de dessinateur-cinéaste-metteur en scène ! Son trait est tout simplement somptueux. Le résultat de cette rencontre artistique et humaine fait des quatre tomes de Il était une fois en France une oeuvre magistrale, profonde et donc indispensable... A lire : l'excellente chronique de Sébastien Naeco sur le blog du Monde, Le comptoir de la BD A lire : les fiches albums du tome 3 "Honneur et Police" et du tome 4 "Aux armes citoyens !"  sur le site de Glénat A visiter : le site officiel de la série Il était une fois en France A visiter : le (magnifique) blog de Sylvain Vallée

Furetage web express | Sébastien Morice, dessinateur

Au gré d'improbables balades sur le web (je suis en plein trip steampunk...), je suis tombé sur le travail de Sébastien Morice, qui se qualifie modestement d'auteur et d'illustrateur indépendant. Pour ma part, je lui décerne sans hésiter la qualité d'artiste à part entière ! Son dessin est éblouissant de talent ! Foncez à toute vapeur (je vous avais prévenu que je bouffais du steampunk à doses survitaminées...) sur son site et fouillez ! Allez hop, c'est par là... Et pour son dernier album paru aux éditions Petit à petit, Le café des colonies, c'est par ici...

Chronique | Seuls

Scénario de Fabien Vehlmann Dessins de Bruno Gazzotti Editions Dupuis Public : tous publics Pour les bibliothécaires : une série intelligente, aussi bien pour le jeune public que pour les adultes qui n'ont pas oublié l'enfant qu'ils ont été

Plaisir solitaire

Je me suis régalé ! Non, sans blague, ça peut paraître puéril, simpliste, pas assez intello... mais le fait est que je me suis régalé ! Voilà une série qui ne se la joue pas "Oh mon Dieu, regarde comment je fais de l'art !" mais qui vous procurera un excellent moment de lecture, quel que soit votre âge... pour peu que vous n'ayez pas oublié l'enfant que vous avez été. A commencer par le dessin : classique, il vous rappellera les séries que vous lisiez il y a quelques années, dans la plus pure tradition franco-belge. Ne voyez dans cette remarque aucune ironie ! Gazzotti maîtrise son crayon : des personnages aux décors (j'aime ses vues de la ville...), il sait rendre vivant le récit de son scénariste, impulser du rythme lorsque l'action le nécessite, créer des ambiances toujours justes (ses cadrages sont impeccables...). Modeste en apparence, le dessin de Gazzotti est riche et généreux. Vous baladez dans ses cases est le premier plaisir que vous ressentirez en découvrant les cinq premiers tomes de Seuls. Mais bien entendu, le dessin ne suffit pas, à lui seul (!), à vous procurer cet excellent moment de lecture que vous attendez. Heureusement, Fabien Vehlmann vous a concocté une histoire qui vous forcera à enchaîner les tomes les uns après les autres. L'auteur du Marquis d'Anaon et des Cinq conteurs de Bagdad dévoile encore une fois son talent de story teller. Mais à la manière de ces  histoires que l'on se raconte (et que l'on vit) lorsque l'on est gosse, avec ses copains. On joue à se faire peur, à s'inventer des aventures invraisemblables mais tellement vraies ! Et si... et si un jour, n se réveillant, nos parents avaient disparu. Si on était subitement seuls au monde ? Avec notre bande de copains quand même (sinon, c'est pas du jeu). Keskisepasserait ? C'est précisément ce que découvrent, à leurs dépens, les cinq héros de Seuls, Dodji, Terry, Leila, Camille et Yvan. Un beau matin d'été, leur ville s'est vidée de tous ses habitants... Fini de se comporter comme des enfants : il faut survivre ! D'autant que les dangers, les ennemis ne manquent pas. Oups ! Je vous sens dubitatifs. Vous trouvez le propos puéril, simpliste, pas assez intello. Vous avez raison et tort à la fois. Certes, Fabien Vehlmann n'est pas William Golding (encore une fois, n'y voyez ni ironie, ni cynisme) et Seuls n'est pas Sa Majesté des Mouches. Mais Vehlmann sait conférer une vraie personnalité à ses personnages. Il ne façonne pas seulement des poupées que Gazzotti aurait animées. Les cinq héros sont crédibles, attachants car chacun peut y retrouver des traits de sa propre enfance. En outre, le scénario ne tombe jamais dans la facilité, la complaisance. Quel que soit leur âge, Vehlmann ne prend pas ses lecteurs pour des crétins à qui il suffirait de balancer quelques situations rocambolesques. L'histoire s'étoffe peu à peu, le propos est intelligent, subtil. Bref, même si les jeunes constituent le premier public visé, les adultes y trouveront également leur compte, pour peu - comme je vous l'indiquais plus haut - que vous n'ayez pas oublié que vous aussi, vous avez été, un jour, un Enfant Perdu au Pays Imaginaire... A savoir : l'intégrale des cinq tomes (qui constituent un premier cycle) sera disponible le 5 novembre prochain A visiter : le site officiel de Seuls A voir : les blogs de Vehlmann et Gazzotti

Chronique | Blacksad – Tome 4 : L’Enfer, le Silence

Scénario de Juan Diaz Canales Dessins de Juanjo Guarnido Editions Dargaud, 2010 Public : Adulte-Ado, amateur de polars classiques Pour les bibliothécaires : une série culte, indispensable à toute bédéthèque digne de ce nom...

Jazz mais noir...

Eblouissant ! Si je devais résumer en un mot ce quatrième tome de Blacksad, c'est à coup sûr celui qui me viendrait immédiatement à l'esprit. Tant pour le dessin que pour le scénario. Certes, Guarnido et Diaz Canales nous ont habitué à un travail de très haute qualité où leurs talents respectifs se complimentent en permanence, où chaque case est traité comme un plan de cinéma, où chaque dialogue paraît avoir été prononcé par Humphrey Bogart ou Ingrid Bergman. Mais c'est précisément pour cette raison, pour le niveau de qualité atteint par cette série, que chaque tome est attendu avec beaucoup d'impatience et un peu d'angoisse (la peur d'être déçu...). Encore une fois, nos deux artistes éteignent l'une et l'autre en nous procurant un immense bonheur de lecture, visuel et scénaristique. Ce quatrième opus des aventures de John Blacksad, détective privé félin, nous entraîne à la Nouvelle-Orléans, à l'âge d'or du jazz, dans les années 50, dans un tourbillon d'action et de sentiments comme savent les distiller Guarnido et Diaz Canales. Bien entendu, le scénario est classique, ce qui n'est pas un reproche mais un compliment tant il paraît difficile aujourd'hui  à certains auteurs de concocter de bonnes histoires, ponctuées de rebondissements tout en restant crédibles et respectueuses de leurs personnages, mêlant intelligence et profondeur sans jamais ennuyer le lecteur. Avec un académisme et un formalisme apparents (et assumés), Diaz Canales arrive une fois encore à nous proposer ce cocktail subtil composé, certes des ingrédients de base de tout polar classique (à commencer par le privé solitaire), mais en y ajoutant ses nuances personnelles (un zest de mélancolie, une grosse pincée de psychologie, une grande rasade d'humanisme et quelques autres arômes que je vous laisse découvrir...). Le résultat est simplement délectable et vous régalera à coup sûr... pour peu que vous preniez le temps de le déguster. Car lire un tome de Blacksad, ce n'est pas boire un coca en canette, vite fait, juste pour se désaltérer. Il vous faudra trouver un endroit confortable et accueillant (le vieux canapé club fera très bien l'affaire...), un bon éclairage (dirigé vers les planches, vous laissant, vous, dans une douce pénombre...), une bonne musique (si possible du bon vieux jazz... mais nous ne sommes pas intransigeants) et un peu de temps (pas de précipitation !) pour siroter l'histoire. D'autant que vous prendrez autant de plaisir à lire qu'à admirer le sublime dessin de Guarnido ! Il me semble, avec le recul, que peu de dessinateurs peuvent prétendre l'égaler tant son trait et ses couleurs atteignent un niveau de qualité, de sensibilité et de talent qui - personnellement - me laissent béat d'admiration. Et ce n'est pas ce quatrième opus qui me contredira ! La maître a pris son temps (4 ans tout de même) mais cela valait le coup d'attendre ! Merci, merci et encore merci pour ce moment passé dans vos cases Monsieur Guarnido ! C'est un régal pour l'oeil, l'esprit et l'âme... A tous points de vue, Blacksad mérite de figurer au panthéon de votre bédéthèque : ne passez pas à côté de ce monument du 9ème art qui participe de ses lettres de noblesses. A lire : le pitch et les six premières pages sur le site de Dargaud A lire : la chronique de Bulles et Onomatopées A noter : cette chronique s’inscrit dans le challenge BD de Mr Zombi auquel IDDBD participe !