Chronique d’été #1 | Monstres Academy

monstre_academy-sulli-bob_bandeau Toutes les histoires ont un début et une fin, parfois même, elles commencent bien avant cela. Dans le monde des monstres, les cris des enfants humains est l’énergie nécessaire au bon fonctionnement de la ville. Bob Razowsky, petit monstre vert, et Jack Sullivan, grand monstre poilu, rêvent d’intégrer la prestigieuse classe des « Terreurs » à l’Université des Monstres. Quelques années plus tard, dans Monstres & Cie, ils sont les meilleurs amis du monde. Mais entre les deux ? 12 ans après, les studios Pixar reviennent en arrière. Retour vers le futur. On commence fort ces chroniques d’été avec LA grosse sortie cinéma, LE blockbuster du cinéma d’animation. Vous n’êtes pas très habitué aux œuvres grands publics sur IDDBD. Je brûlerais en enfer pour cela. Cependant, j’assume car malgré toute la puissance commerciale et publicitaire de Disney, il faut le reconnaître, Pixar c’est la plupart du temps un sacré numéro. A l’image de la série des Toy Story (1995 pour le premier, 2010 pour le troisième), Pixar – contrairement à Dreamworks – n’a pas profité du succès de l’un de ses films pour produire en masse des suites qui perdent à chaque fois un peu plus en qualité. Je ne parle pas ici de technique mais bien d’écriture, des scénarios, de profondeur des personnages. Et sur ce point, Monstres Academy, préquelle à Monstres et Cie, n’est en rien un sous-produit. Nous retrouvons donc nos deux joyeux compères, Sulli le gros balèze bleu à pois rose et Bob le petit pois vert énervé. On redécouvre également l’univers foisonnant des monstres en tout genre du premier film. Tout est là, encore, avec la même énergie et la même volonté de nous faire partager ce monde parallèle. Le tout restant toujours cohérent. Bien entendu, le film fait clairement référence aux Teen Movies où une « bande de jeune » arrive tout frais à l’université. Les clins d’œil sont nombreux mais n’envahissent pas l’écran, tout comme les dialogues qui évitent le côté bavard des gros films d’animations à l’américaine. Il existe de la place pour les silences, pour la variation et les émotions. Le plus réussi restant la construction du scénario. Comme nous avons affaire à un préquelle, la fin ou du moins l’issu à long terme ne fait aucun doute. Les deux monstres seront amis. Mais la ligne n’est pas aussi droite que l’on veut bien l’entendre. Car s’il s’agit de la construction d’une amitié, sujet principal, le film aborde aussi les thèmes de la construction et de l’acceptation de soi, de la poursuite d’un idéal… Bref, je ne vais pas tout vous mâcher. Moraliste ? Un peu avouons-le. Mais le message est bien traité car étayé par un déroulement qui se veut beaucoup moins linéaire qu’on ne l’imagine. Oui on arrive à ce point final mais les deux personnages ne deviennent pas amis dans le style classique de l’histoire d’amitié virile made in USA. Ils ne passent pas de l’affrontement à l’amitié par un simple coup du sort. Cette amitié se construit, recule, reprend son envol pour enfin se consolider. Des épreuves, des humiliations, des déceptions, des victoires... et des rencontres aussi. Rien n’est simple, tout se construit. Certes, Monstres Academy est un film à gros budget. Il n’en demeure pas moins un film au scénario construit. Une demi-surprise cependant, Pixar nous ayant souvent produit des films de cette qualité. A voir évidemment.
 
monstres-academy-afficheMonstres Academy Réalisateur : Dan Scalon Scénaristes : Daniel Gerson, Robert L. Baird, Dan Scanlon Producteurs : Pixar Animation Studios (USA), 2013

4 réflexions au sujet de « Chronique d’été #1 | Monstres Academy »

  1. Mouarff… tu me décomplexes ! J’attendais de retrouver mes bambins (partis en vadrouille) pour pouvoir me mettre dans une salle de ciné, au frais et m’esclaffer avec eux. On a vu la BA et ça nous plaisait bien 😉 Merci Monsieur ! ^^

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *