Blog | En direct d’Angoulême : 27 janvier

jan 28, 2012 par     2 Commentaires    Catégorie : Vie du blog

Vendredi 26 janvier : le festival commence aujourd’hui

Non c’est vrai, il a commencé jeudi (en tout cas pour le public) mais à voir la foule qui se presse aujourd’hui dans les allées du festival et les rues d’Angoulême, nous sommes véritablement rentrés dans le vif du sujet. Bref, aujourd’hui, traverser «  Le monde des bulles » et « le nouveau monde » sans encombre relève du miracle.
Et dire que ce sera pire demain !

Ce matin, nous séparons notre petit groupe en chasseur de dédicaces et en spectateur de rencontres et autres expositions. Ainsi, rendez-vous pour les seconds à l’espace Franquin tandis que les premiers cherchent à obtenir des billets pour la dédicace d’Art Spiegelman. Malheureusement c’est déjà trop tard… Finalement, temps perdu pour tous, car le président du festival annule sa séance le soir… Pas facile la vie d’un festivalier.

A l’espace Franquin, une discussion autour du New Yorker, le célèbre magazine américain, et de ses forts célèbres couvertures dont nous avions parlé voici plus d’un an avec la sortie de Sempé à New York. Sur scène, Loustal, Mattoti, et… Ah et bien non, Chris Ware n’est pas là ! La rencontre internationale est présentée par Françoise Mouly, directrice artistique du new yorker, co-fondatrice de la revue RAW accessoirement compagne d’Art Spiegelman. Passionnant ? Un peu trop de « moi je » de la part de l’animatrice et quelques anecdotes sympathiques. Pour l’information, je n’apprends pas grand-chose, l’ayant déjà plus ou moins lu dans l’interview contenue dans le livre de Sempé. Toutefois la salle est attentive. J’en profite pour m’éclipser discrètement direction une conférence sur la BD suédoise avec Fredrik Strömberg, historien et critique… de l’autre côté du centre ville !

C’est parti pour de la marche. A l’arrivée, une petite salle, une trentaine de personnes ( la bd suédoise ne passionne pas les foules visiblement…) pour une conférence intéressante mais qui est peut-être un peu trop synthétique. Mais là, c’est peut-être mon côté historien de la BD qui parle.  En tout cas, je découvre une BD très influencée par le comics (et un peu par le manga). Chose étonnante, quand nous nous plaignons de leur manque de présence dans le paysage de la BD en France, les auteures suédoises en sont les principales artisanes ! En tout cas, petit coup de cœur pour Anneli Furmark, auteure présente dans l’exposition consacrée à la BD suédoise au musée de la BD. Avant le déjeuner, je repasse par les éditions çà et là, histoire de voir si… Petite mais frustrante rencontre avec Drew Weing (aussi monolingue que moi mais pas dans la même langue, c’est affreux).

Musée de la BD, destination presque immédiate après le repas (rapide). Cependant, un petit passage dans « Le pavillon des jeunes talents » s’impose. Et du talent, il y en a chez ces jeunes étudiants, lycéeens et même collégiens. J’avoue avoir été bluffé par la maîtrise des futurs Trondheim, Peeters ou Larcenet… Au passage, petite visite de l’exposition des originaux de Fables Nautiques de Blandin (sélection officielle) avant d’assister à une table ronde sur « Le livre numérique » ou comment les écoles d’art graphique prennent en compte ce nouveau support dans leur enseignement. Quelques travaux d’étudiants sont présentés. Très fort encore une fois !

Finalement, c’est le musée de la BD avec LA grande exposition Art Spiegelman ! Pour résumé : tout simplement monumentale ! Des planches originales de RAW, des premières œuvres du président, ses illustrations jeunesses et magazines, clairement, cet auteur est un grand qui ne se résume pas qu’à Maus. L’œuvre majeure du manitou de la bd alternative américaine est bien là, présente, omniprésente même dans une section particulière où sont alignées les unes à côté des autres des planches originales avec parfois, des éléments au-dessus et en-dessous qui permettent de voir le travail accompli, recherches de découpages, de textes, ratures… Sous le regard d’une reproduction géante des deux personnages principaux, je constate tout le travail nécessaire à l’élaboration d’un chef d’œuvre du 9e art. C’est émouvant et fascinant à la fois de voir ces rayures traversées le temps.

Je m’apprête à aller voir la bibliothèque du musée quand mon téléphone sonne : « David, c’est Lunch. Natacha Sicaud est en dédicace… y’a personne ! – J’arrive ! » C’est parti pour rejoindre, la dessinatrice de Sous l’entonnoir (sélection officielle). Une rencontre véritablement agréable avec une auteure très ouverte au dialogue. Bon elle avait un peu de temps, ce qui est du luxe sur le stand Delcourt !

Après cette dédicace, je me pose enfin dans l’espace FNAC, prêt de la zone des rencontres où se passent les interviews des auteurs de la sélection : une demi-heure par auteur. Quand j’arrive, c’est Guarnido qui est interviewé (pour Voyageur). L’espace est plein mais se vide peu à peu à l’arrivée d’Eddie Campbell (Alec), Fabien Velhmann (L’île aux 100000 morts), Clément Oubrerie (Pablo – hors sélection officielle) et surtout… de Frederik Peeters ! Un peu de repos sur mon siège et les oreilles grandes ouvertes pour écouter ces auteurs nous parler de leurs livres, là encore un plaisir de bédéphiles gourmet. En vrai, c’est quand même mieux qu’en vidéo sur le web ! Finalement, il est 18h45 quand Peeters termine son interview. Une bonne journée qui s’achève !

Demain, debout à 7h !

Par ici les commentaires !

2 commentaires Ajouter un commentaire

  • Superbe cette expo Spiegelman !
    Moi aussi, petite frustration linguistique lors de la rencontre avec Weing :(

    • Tu m’étonnes, clairement impressionnante !

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