Dimanche KBD : Ma Maman est en Amérique…

Et voilà, juillet et le mois consacré à la mort sur KBD se termine ici. Pour clore en beauté cette thématique particulièrement bien choisie pour cette période, nous vous proposons cette semaine Ma Maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill d'Emile Bravo. Une œuvre particulièrement troublante qui a enthousiasmé les collègues de KBDiens. Merci à Yvan pour cette synthèse particulièrement réussie. C'est par ici ! A la semaine prochaine pour un nouveau mois à thème consacré à la bande dessinée jeunesse... ne cherchez pas, il n'y aucun rapport 🙂

Chronique de vacances #2 | Il est fou ce Ferri !

Ce 25 juillet 2011 est à marquer d'un croix blanche dans l'histoire de la bande dessinée franco-belge. En effet, Albert Uderzo ne signera plus de nouveaux Astérix. Créé en le 29 octobre 1959, le plus célèbre gaulois de la bande dessiné pourrait donc s'arrêter là... Et bien non, le petit village d’irréductibles résistera encore et toujours à l'envahisseur romain ! Dans l'interview donné dans le numéro 40 de Casemate, Uderzo a nommé ses successeurs. Au dessin, c'est une demi-surprise car Frédéric Mebarki a longtemps travaillé avec le vieux maître. Mais c'est surtout au scénario que la surprise est de taille car Jean-Yves Ferri devient le 3e scénariste de la série et succède ainsi à René Goscinny et Uderzo lui-même. Sacré héritage. Sur IDDBD, ça nous fait très plaisir car Ferri est un auteur que l'on apprécie particulièrement. Le retour à la terre ou De Gaulle à la plage sont autant d'album populaire d'humours de très bonne qualité... ce qui est plutôt rare de nos jours. Evidemment, nous attendons le résultat (un premier albums serait en préparation)... Mais honnêtement, nous sommes en partie rassurés par ce choix Comme la plupart des amateurs de BD, Astérix est pour nous l'incontournable héros de notre enfance et nous étions triste de voir les orientations douteuses de ces dernières années. Nous aurions pu nous retrouver avec un choix qui aurait finalement enterré complètement l'une des séries historiques de la bande dessinée, un auteur de grosses séries lourdingues ou pire un humoriste (on ne citera personne). Ici, c'est un homme de BD qui reprend l'un de ses plus beaux fleurons. En espérant qu'il saura lui redonner son lustre d'antan... Mais c'est une autre affaire. Bonne chance Jean-Yves Ferrix, ceux qui vont te lire te salut ! A lire : l'article de WartMag d'où nous tenons cette information.

Chronique de vacances #1 | Mode Tong activé

Une saison de plus se termine pour IDDBD. Nous passons, comme tous les ans depuis 2006, en mode vacances. Cela ne veut pas dire que nous passons en silence radio complet mais nous allons alléger quelques peu les chroniques (nous gardons les plus belles pour la rentrée) et nous essayerons de vous trouver quelques petites infos sympas à vous mettre sous la dent. En tout cas, merci encore pour vos visites toujours plus nombreuses. N'oubliez pas votre PC portable sur la plage et venez de temps en temps consulter nos pages. On ne sait jamais sur un malentendu vous pourriez avoir envie de découvrir de nouveaux horizons. Bédéphiliquement vôtre !  

Dimanche KBD | Welcome to the death club

Durant ce mois de juillet, nous continuons nos publications KBD autour de la mort. Cette semaine, c'est moi qui m'y suis collé avec Welcome to the Death Club de Winschluss. Un ouvrage bourré de fantaisie et d'humour noir. Un digne héritier des Idées Noires de Franquin ! Alors si vous aimez la mort, si vous aimez l'humour, entrez dans ce club ouvert à tous ! Vous pouvez également relire notre chronique ici. Et puis, comme nous avons oublié de vous le signaler la semaine dernière, retrouvez aussi la synthèse de Dix de Der rédigée par Mo' (et la notre ici). Bon dimanche à tous !

Chronique | Les Enquêtes de la Criminulle

scénario et dessins Sebo (Sébastien Naert) Editions Le Téètras Magic (13€) Public : Adulte Pour les bibliothécaires : BD alternative, album concept. Pas indispensable à mon avis. Les enquêteurs de la Criminulle doivent faire face à deux grandes menaces : Artichaut, l’espionne la plus connue du monde entier et l’empoisonneur au poimolive, le poison à l’huile d’olive. Les inspecteurs de la criminulle sauront-ils venir à bout de ces dangereux criminels ? Mystère ! Par l’intermédiaire des Agents Littéraires, je découvre un nouvel album d’une petite maison d’édition alternative : Le Téètras Magic. Une maison d’édition plutôt originale, n’ayant pas peur de produire des œuvres différentes sur la forme comme sur le fond. Par exemple, la première publication des Enquêtes de la Criminulle était présentée sous la forme d’un dossier-chemise contenant des feuilles volantes. Pour ma part, j’ai reçu l’édition poche reliée. Cependant la surprise était au rendez-vous avec une petite loupe collée sur la couverture. Ce petit objet a eu beaucoup de succès auprès de mes filles… mais ceci est une autre histoire. J’expliquais donc que sur la forme comme sur le fond, Le Téètras Magic n’hésitait pas à surprendre. Et il faut avouer que ces Enquêtes de la Criminulle se posent dans cette droite ligne éditoriale. Les premières planches donnent une sensation de chaos renforcée par des couleurs directes et un découpage nerveux (en tout cas sur les premières planches). Le dessin est lui-même un vaste mélange entre finesse et gribouillage (contrôlé, hein ! Je n’ai pas dit que c’était n’importe quoi). Les Enquêtes de la Criminulle sont un hommage humoristique avoué et assumé aux récits policiers des années 50. Ainsi, Sebo (Sébastien Naert) ne s’est pas contenté d’un simple dessin, il a également ajouté des collages à sa palette graphique.  Des photos de magazine, d’hommes un peu mais surtout de pin-up. Ainsi, comme dans un bon vieux Roger Rabbit, réalisme et caricature se retrouvent dans un même univers ajoutant encore un peu plus au capharnaüm ambiant. Et c’est bien le problème de cet album. Il est très difficile de rester connecté et de suivre le fil sans une très grande concentration, concentration déjà mise à mal par de bons dialogues jouant sans cesse avec l’absurdité. Même si j’apprécie ce côté Mad Magazine, avec  des références à des univers très différents à chaque planche, j’ai quand même dû lire trois fois l’album pour commencer à entrevoir les ficelles de l’histoire. Pas simple, surtout pour un album humoristique. Non seulement la narration est elle-même hachée par les épisodes ne dépassant pas deux planches et sautant sans cesse du coq à l’âne mais en plus le dessin et les collages renforcent la difficulté à identifier les personnages. En effet, d’une histoire à l’autre le même protagoniste peut être représenté différemment. Ça devient vite assez lassant voire même parfaitement agaçant. Malgré tout, je salue les belles idées qui effleurent dans cet album. Cherchant l’originalité, Sébastien Naert flirte sans cesse entre absurdité et pastiche. Cependant, ses choix peuvent s’avérer discutable car frustrant pour le lecteur qui se retrouve souvent à la porte d’un univers que l’on devine d’une très grande richesse. Il suffit de découvrir son site web pour le constater. A découvrir : le site du Téètras Magic A découvrir : le site de Sebastien Naert

Chronique | L’abbé Noir

dessins et scénario de Mattt Konture, Willy Tenia et Lilas Editions Arbitraire (2011) Collection Prompt Public : amateur de BD alternative Pour les bibliothécaires : petit album pas très cher (5€ seulement). Une bonne acquisition pour un fonds de BD alternative.
 

Ni père, ni fils, ni St-Esprit

Dans un monde où règnent vices, violences, corruptions, abus de pouvoir, injustices, un homme va tenter de rétablir la paix, l’amour et la justice. Cet homme c’est L’ABBE NOIR, le prêtre anarchiste…
Dans l’avant-propos de ce petit album (32 pages dans un format poche), on apprend que l’Abbé Noir est une idée d’Alysse Konture, la fille de Mattt. En fait, c’est avant tout un titre pour une BD à faire ensemble ; ensuite, c’est un impromptu de dessinateurs alternatifs, ultra-créatifs et totalement déjantés : Willy Tenia, Lilas et Mattt Konture, cultissime auteur de la bd alternative et surtout l’un des fondateurs de L’Association.
L’Abbé noir est donc une œuvre d’improvisation autour d’un personnage : un prêtre anarchiste… Et Ni Dieu ni maître alors ?! Pas d’inquiétude, nos trois auteurs ne sont pas à la peine pour trouver des explications et vous entrainer dans un univers très particulier. Tout ceux qui ont fait de l’improvisation en théâtre, musique ou danse, savent que c’est un art délicat où la nécessité du laisser aller peut vous entraîner dans des chemins divers et variés. De cette espèce de folie maîtrisée - car la technique est importante – peut jaillir du très bon comme du très mauvais, du cohérent ou de l’absurde. Et c’est bien tout l’intérêt de cet album. A la rigueur, je dirais qu’on se fiche pas mal de l’histoire car c’est plutôt l’aspect créatif qui importe. Si vous aimez suivre les albums avec des lignes narratives excessivement claires, alors L’Abbé Noir n’est pas pour vous : arrêtez de perdre votre temps en lisant cette chronique. En revanche, si vous voulez assister à une expérience, à un laisser dessiner, alors vous serez entrainés dans ce tourbillon, rapide certes, mais qui pousse toujours le lecteur à tourner la page. Vous allez découvrir des planches particulièrement chargées, rappelant les pires bavardages de Gotlib et la construction spectaculaire d’un Robert Crumb. L’Abbé noir est de la pure bande dessinée, j’entends par là une véritable synthèse entre texte et dessin. Au fur et à mesure de l’avancée dans l’histoire, l’osmose entre les deux éléments se fait de plus en plus fort, jusqu’à cette ultime planche où on ne sépare plus éléments graphiques et textes. Pour moi, au même titre qu’une œuvre comme Moins d’un quart de seconde pour vivre (de Trondheim et Menu), L’Abbé Noir est de ces albums qu’il est important de découvrir pour se faire une idée de ce qu’est ou peut être la bande dessinée. Ces livres qui font parti d’un parcours de découverte d’un genre, des objets qui dérangent, qui posent des questions, qu’on rejette ou qu’on adore. Ici, on parle de formes alternatives, bien loin de nos critères esthétiques habituels. Pour ouvrir et surtout apprécier un album comme celui-ci, il est nécessaire de les laisser à la porte et d’entrer sans apriori. Pas facile j’en conviens et je sais que beaucoup d’entre vous ne partagerons pas mon avis. Peu importe, de toute façon une seule conclusion s’impose : Ni Dieu, ni maître !!! A découvrir : le blog de Willy Tenia et le fanzine Béance Tubaire A découvrir (aussi) : le blog de Lilas A découvrir : le site des éditions Arbitraire A noter : Merci aux éditions Arbitraires et Agents Littéraires pour cette découverte. Retrouvez cette chronique sur le site des Agents Littéraires.

Chronique | Le chant du pluvier

scénario d'Amandine Laprun et Joseph Béhé dessins et couleur d'Erwann Surcouf Editions Delcourt Collection Mirages (2009) Public : Ado-adultes Pour les bibliothécaires : Un joli obe-shot très réussi. Entre la BD classique et le roman graphique.
A la mort de sa mère, Guilhem, jeune scientifique en mission au Groenland, invite à son père de le rejoindre quelques temps. Pour le vieux béarnais, c’est l’occasion de découvrir un autre monde et ce fils avec qui il n’a jamais vraiment discuté. En écho à Kirkenes, nous nous sommes dit qu’une seconde couche de froid en plein mois de juillet devrait convenir aux lecteurs assoiffés que vous êtes. Aujourd’hui encore, IDDBD vous propose une histoire de grand nord et de froid. Que dire de ce Chant du pluvier ? C’est une bonne surprise. A première vue, rien de bien nouveau sous le soleil de la collection Mirages. Hormis le trait plus épais, je ferais les mêmes remarques que pour Kirkenes. Un dessin réaliste sans être académique et un choix de couleur tout à fait judicieux. Au final un bel objet joliment relié, bref, la qualité habituelle de cette collection. Mais sous un aspect BD franco-belge assez classique, Le Chant du Pluvier cache tout de même pas mal d’originalité. Pourtant, il est tout à fait possible de se faire avoir au départ car côté scénario, les trois personnages principaux n’ont rien de bien originaux : Guilhem est un fils en mal d’amour et de dialogues, Bernat est un père béarnais taciturne au béret visé sur la tête, quant à Marilis c’est la fille de ferme brusque qui n’a pas sa langue dans sa poche. Cet univers est posé bien avant les premières planches d’Erwann Surcouf. Puis c’est la rupture avec la mort de la figure maternelle et féminine, celle qui attachait encore les membres de la famille entre eux. Cette rupture que l’on pourrait qualifier de pré-récit est justement ce qui donne toute sa force à l’histoire, ce qui donne envie d’en connaître un peu plus. C’est à la fois l’énergie du lecteur et des personnages. Du coup, nous sommes entrainés dans ce même élan. Un élan confronté rapidement à de nouvelles ruptures scénaristiques. Un travail d’orfèvre pour le coup ! Cette rupture marque donc le début du récit et le point de départ à la fois physiques et moraux des personnages. A partir de cet instant, Le chant du pluvier devient un roman d’apprentissage  du dialogue et de la découverte de l’autre. Les auteurs ont pris un certain plaisir à prendre ce terme de découverte de l’autre dans toutes ses significations et ses symboles. L’autre pouvant prendre des visages multiples selon les instants et les personnages utilisés : Bernat découvre le Groenland, Guilhem découvre son père et Marilis… non je ne dirais pas tout ! Et au final tout est bien plus compliqué... Au bout du compte, au bout de ce scénario très bien écrit, ficelé d’une main de maître, les éléments, au départ bien éloignés, se rejoignent pour créer un tout. Ainsi, Amandine Laprun et Joseph Béhé entraînent leurs lecteurs dans cette histoire un peu surréaliste d’un béarnais au Groenland sans en faire un livre d’aventure mais bien une tranche de vie à la fois drôle et émouvante. On est alors conquis et marqué par ce récit. A voir : le très beau site officiel (avec interview, sons, planches, fonds d’écran) A découvrir : les site d’Erwann Surcouf, d’Amandine Laprun, de Joseph Béhé

Chronique | Kirkenes

scénario de Jonathan Châtel dessins de Pierre-Henry Gomont Editions Les Enfants Rouges (2011) - 18€ Public : Ado-adultes Pour les bibliothécaires : Un album "tranche de vie" efficace mais loin d'être essentiel
A Oslo, Henrik, Mia et Inge forment un trio d’amis inséparables. Si les deux premiers sont en couple, le troisième sait ne pas s’immiscer dans leur relation. Note histoire commence par une sombre nuit où deux individus brûlent une église abandonnée, elle se termine dans un bus, dans un voyage retour des grandes étendues solitaires norvégiennes. Entre ces deux instants, des histoires simples et des relations complexes, bref des vies. Tout au long de cet album, je me suis demandé ce qui lui manquait. Non pas que Kirkenes soit un mauvais album, c’est l’impression désagréable qu’il sera vite oublié qui m’a gêné. Graphiquement, le dessin est fidèle à la ligne esthétique des Enfants Rouges, à savoir un réalisme non académique, propre et efficace. La couleur est même très réussie. Elle laisse planer une atmosphère « nordique » dont les tons froids laissent une grande place aux sensations. L’idée même de situer le récit en Norvège est intéressante car on imagine bien souvent les pays scandinaves comme des synthèses entre la nature et la modernité. Lieu idéal pour confronter les apparences des sociétés urbaines aux vérités sauvages entre espaces clos et espaces libres, espaces des non-dits et des vérités. Et c’est bien le propos de Kirkenes, se pencher sur le passé, s’illusionner sur l’avenir, laisser parler pour révéler les blessures. C’est bien ce que font ces trois jeunes adultes en partant en voyage. Ce choix aurait pu s’avérer judicieux si… Globalement, et je parle de l’édition en général, je trouve de plus en plus difficile de réussir des albums « tranches de vie » de nos jours. Très à la mode dans la décennie précédente, il me semble que le potentiel créatif de ce genre s’essouffle un peu. Mais à la rigueur, cela n’empêche pas de réussir un bon album. Non, je trouve surtout que les deux auteurs lancent beaucoup de pistes sans pour autant les suivre. Ne pas répondre aux interrogations est une chose – Peeters le fait très bien dans Lupus par exemple – mais ne pas laisser aux lecteurs assez d’éléments, les abandonnant parfois au milieu en est une autre. De plus, ces pistes ne sont pas toujours d’une folle originalité (pour ce genre là) : le père schizophrène, la jalousie sous-entendue, le cousin photographe… Tout est ici très symbolique sans pour autant apporter une force au contenu. Bref, je trouve la couverture assez représentative :  les personnages passent à la surface de l’eau, sans y plonger vraiment. J’ajouterai à cela la relative inconsistance de Mia et Inge. Comparé à Henrik, héros principal et personnage plutôt complexe, ils apparaissent un peu fade, sans profondeur ni présence. On aurait aimé qu’ils soient plus présents, plus réactifs et surprenants dans leurs réactions. Je ne dirais pas qu’on voit les choses venir mais nous n’en sommes pas loin. Au bout du compte, je suis frustré par cette lecture qui promettait de belles choses. Mais parfois, à trop vouloir effleurer les choses, on ne dit plus rien. Me viens alors pour finir cette chronique la phrase de Bastien Vivés dans Polina : « les gens ne voient pas ce qu’on ne leur montre pas »… Comme j’aime beaucoup cette maison d’édition, je ne vais pas terminer cette chronique sans vous recommander la lecture de Le Fils de son père des frères Mariotti dont j’avais fait un pitch au mois de novembre (déjà). Faut vraiment que j’en fasse une chronique digne de ce nom. A lire : la fiche album sur Les Enfants Rouges A lire : La critique de Bodoi A découvrir : le très beau blog de Pierre-Henri Gomont (Peer Lipo)

Dimanche KBD : L’Accablante apathie des dimanches à rosbif

Il règne comme un air de légèreté en ce début d'été alors avec l'équipe de KBD nous nous sommes dit qu'il fallait remédier au problème en travaillant ce mois-ci sur le thème de la mort. Cette semaine nous vous proposons de découvrir (ou redécouvrir) L'Accablante apathie des dimanches à Rosbif, l'histoire d'un comique qui se retrouve confronté à son dernier lever de rideau. Une oeuvre très forte qui m'a profondément marqué. Pour découvrir la synthèse réalisée par Yvan c'est ici. Pour relire la chronique d'IDDBD, c'est par là.