Chronique | Magasin général – Tome 6 « Ernest Latulippe »

Scénario de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp Dessin de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp Editions Casterman Série en cours (6 publiés à ce jour) Public : ado-adultes Si vous lisez les précédentes chroniques d'IDDBD au sujet de la série Magasin Général, vous constaterez que j'hésite toujours entre la pure idolâtrie décérébrée de l'œuvre de Loisel et Tripp et les tentatives maladroites d'explications de son caractère majestueux. Quoi qu'il en soit, vous ne pouvez ignorer que Magasin Général est une oeuvre majeure du 9ème art, comme il en existe dans les huit précédents, un chef d'œuvre tant la série réunit de qualités narratives et visuelles. Bien entendu, vous vous doutez que ce 6ème tome s'inscrit parfaitement dans cette oeuvre. Alors qu'ajouter après cela ? Pas grand chose : comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire (on commencerait à radoter ??), ceux qui connaissent Magasin Général se sont déjà précipités pour s'emparer du dernier opus, et les autres (les chanceux qui vont avaler six tomes d'un coup) sont en train de mettre la veste pour courir voir leur bibliothécaire (;)) ou leur libraire préféré et lui demander vertement pourquoi il ne leur a pas encore conseillé cette superbe série... Tabarnak ! Mais pour ces derniers, voici un rapide pitch (tiré du site des éditions Casterman) pour qu'ils sachent au moins de quoi il s'agit (avant d'aller tancer...). L’histoire de Magasin général se déroule dans un village du Québec rural à partir du début des années 20. Elle gravite autour d’un personnage féminin, Marie, veuve avant l’heure et héritière du principal commerce local (le « Magasin général » qui donne son titre au récit), que l’irruption d’un étranger dans la petite communauté va progressivement réconcilier avec le bonheur ; bonheur d’aimer, bonheur d’être aimé(e), mais pas exactement de la manière que l’on pourrait imaginer…
Loisel et Tripp ont concocté ensemble, avec une gourmandise très communicative, une chronique énergétique et très humaine, peuplée de personnages intenses et savoureux. Leur attachement partagé pour le Québec -ils y résident l’un et l’autre - a servi de moteur à cette histoire truculente, qui ne ressemble à rien de ce que l’un ou l’autre a publié auparavant. Fondée sur la complémentarité de leurs savoir-faire, leur collaboration porte autant sur le texte que sur le dessin et se nourrit du meilleur de leurs talents respectifs.

7 réflexions au sujet de « Chronique | Magasin général – Tome 6 « Ernest Latulippe » »

    1. Je suis un peu moins enthousiaste que Mike sur cette série. Je préfére Loisel en mode "Fantastique"… La quête et Peter Pan font partie de mon panthéon BD !

      1. M'en fous ! J'vous rappelle qu'à la base, je suis inspecteur des impôts et que j'ai la fâcheuse tendance à tout multiplier par 2 !! 🙂 Alors, les années 20 ou 40, pour moi, la différence c'est le taux des majorations… Et puis j'ai les noms des critiqueurs !!!! 🙂

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