Chroniques de vacances #6 : Bien des choses

Bien des choses (Morel/Rabaté)adapté de la pièce de théâtre écrite par François Morel illustré par Pascal Rabaté Editions Futuropolis

Lettres de vacances

Les vacances enfin ! C'est l'heure de partir en voyage, de laisser tout derrière soi, bref d'en profiter pour voyager et voir le monde. Les époux Ronchon et Brochon sont de ceux qui essayent d'en profiter au maximum ! Venise, Rome, le canada ou les îles bleu-des-mers-du-sud ! Et les vacances c'est surtout l'heure d'écrire de belles cartes postales.Voici l'occasion pour nous de découvrir cette correspondance imaginée par François Morel. Depuis longtemps déjà, François Morel est un acteur à part. Des Deschiens à sa chronique hebdomadaire sur France Inter, son écriture et son humour, sous des couverts d'improbables gros sabots et d'une naïveté feinte, sont d'une finesse, d'une intelligence et surtout d'une absence totale de vulgarité. François Morel aime joué avec l'image du bon français, un peu beauf et inconscient de sa beaufitude. Continuer la lecture de Chroniques de vacances #6 : Bien des choses

Welcome to IDDBD version 2.0

IDDBD.com c'est parti !

Ce ne fut pas une mince affaire mais nous voici dans nos nouveaux locaux. Il reste encore pas mal de peinture à faire, des modifications en pagailles mais vous pourrez vite retrouver vos habitudes (et nous aussi)  ! Alors n'hésitez pas à donner votre avis sur ce nouvel espace ! A tout de suite amis IDDBDéins, amies IDDBDéiennes !

Chroniques de vacances #5 : Les Bulles carrées

L'Actualité en BD

Affaire Bettancourt, Coupe du monde de football, puritanisme et racisme aux Etats-Unis, crise financière en Grêce... Quels sont les liens entre tous ces sujets d'actualités et la BD ? Des Bulles carrées évidemment ! Le très bon blog tenu par la journaliste Laureline Karaboudjan (pseudo ?) sur la plateforme de blog de Slate.fr. Avec une grande culture de la bande dessinée sous toutes ces formes et tous ses horizons, cette journaliste nous livre chaque semaine un billet d'humeur/d'humour/d'analyse au travers d'une bande dessinée. Depuis un an maintenant, de l'uchronie en passant par l'édition des schtroumpfs noirs aux Etats-Unis, tout est prétexte à références bédéphiles ! Un petit conseil, allez lire le dernier billet sur IRS et les affaires financières. Bien écrit et bien vu ! Comme d'habitude, c'est par là !

Chroniques de vacances #4 : Sans Emploi en livre !

Le retour du héros sans emploi !

C'est un petit motif de satisfaction quand un blogueur BD sur lequel nous avons flashé arrive à se faire publier. En mars 2008, IDDBD avait consacré deux jours à Jibé (une interview et une chronique) pour présenter Constantin, son anti-héros moderne, fils spirituel du grand Gaston Lagaffe, au chômage et pas pressé d'en sortir. La forme strip et l'humour grinçant avaient fait mouche immédiatement dans nos esprits d'internautes errants... Et il semble que nous n'ayons pas été les seuls puisque le 15 septembre prochain, après une cure de retouche pour les premières saisons, Sans Emploi sort enfin de son écran pour prendre sa place bien au chaud dans notre bibliothèque où nous lui réservons une place bien en évidence (quoique un peu étroite). Dans un sympathique format à l'italienne, idéal pour les strips (cf les intégrales Peanuts, Le Retour à la Terre...) nous ne pouvons que souhaiter bon vent à Jibé pour son livre qui s'annonce réussi ! En attendant la sortie, l'ultime saison de Sans Emploi (la 6e) se termine en ce moment même. Si vous n'avez pas lu les précédentes, c'est le moment ! Moi j'y cours ! Pour où ? >>>>> par là !

Chroniques de vacances #3 : Frederik Peeters fait sa rentrée

Laisse-moi compter combien : 1000... IDDBDiéins, IDDBDiennes, aujourd'hui, IDDBD signe son 1000e message ! Tambours, trompettes résonnez à l’unisson !  Et comment ne pas profiter de cette chronique exceptionnelle pour parler d’un auteur tout aussi exceptionnel et de son futur nouvel opus annoncé à la rentrée. Et oui, grande nouvelle, un Frederik Peeters est annoncé.  Arrêtez tout !!! …. Un auteur qu’IDDBD adore et qui …. STOP j’ai dit.
Mais, fichtre, vous êtes qui vous ?!!!!! On me nomme Professeur Jean-Edmond Sintès, jeune homme ! Professeur Sintès, professeur Sintès… Attendez, ce nom me dit… Ah ! C’est pas vrai ! Vous êtes revenu. Je pensais que Mike vous avez définitivement viré peu avant mon arrivée ! Personne  ne « vire » le professeur Jean-Edmond Sintès, il part lorsqu’il le souhaite et choisit de revenir apporter la lumière de la vraie culture et le parfum de l’incomparable vérité. … et c’est justement à la 1000e que vous faîtes votre come-back ! Vous auriez pu prévenir... vous savez qu’IDDBD est sur Twitter et Facebook maintenant. Enfin, soyons sérieux, pourquoi me fourvoierai-je à utiliser ces outils du commun. Non, seule la page blanche et la plume d’oie sont dignes de mon attention. Le reste n’étant que simple intervention. Bon en tout cas merci de vous être rappelé à notre bon souvenir mais j’ai une chronique à terminer… Donc comme je vous l'expliquais avant cette interruption chers lecteurs d’IDDDB, c’est donc la 1000e.
1000 ! ah, ah, ah !
Comment ça « ah, ah, ah » ? C’est quoi ce rire cynique ! Non, mais franchement ! Soyons sérieux quelques secondes, disons au moins le temps de cette chronique. Justement faut que je la termine…
Ça attendra mon cher ! Je souhaite évoquer avec vous l’avenir d’IDDBD !
Tiens donc ! Et en quoi ça vous concerne cher professeur ?
Mais enfin en tout ! Je suis votre plus ancien et votre plus fidèle lecteur critique. Vous savez très bien ce que je pense de la bande dessinée. ça n’a jamais intéressé personne d’autre que des gamins attardés ou des débiles profonds. Je pense que nous sommes d’accord !
Pas vr….
…de plus,lorsqu’on voit la qualité de l’équipe de la rédaction d’IDDBD, on se dit que vous allez droit dans le mur ! Relisez vos chroniques non d’un petit Larousse illustré ! Sur la forme, un ramassis de fautes d’orthographe et de syntaxes. Vous êtes une honte pour la langue française !  Il faudrait peut-être lire autre chose que Tintin ! Mais le plus grave c’est le fond : aucune rigueur scientifique, aucune références véritables à la vraie culture ! Une accumulation d’impressions totalement subjectives, d’avis ô combien personnel. Il n’y a rien dans vos chroniques hormis  des admirations de pucelles écervelées devant un gratteur de cordes aux cheveux longs vomissant ses vagissements  dans un microphone ! Tout ça pour des pseudos-noircisseurs de papiers tout juste bon à faire des illustrations pour des publicités Prisunic !
Je ne vous permets pas…
Pour preuve, quel est le thème de la chronique d’aujourd’hui ?
Le prochain album de Frederik Peeters
Et voilà ! Encore une fois, vous hurlez  Frédériiiiiiiiiiikkk avec les moutons à chaque fois qu’il bouge un orteil ! Quel manque d’originalité ! 1000 messages certes ! Mais toujours avec les mêmes gratouilleurs ! Entre le Peeters, Trondheim, l’incontournable pseudo-star Sfar (beurk le pire)  et ce japonais dont j’ai oublié le nom, celui qui n’a pas réglé ses problèmes d’enfance…
Taniguchi ?
Oui, Taraguchi… Et bien voilà on a fait le tour ! Ah non, j’oubliais la star parmi les stars… ce bon vieux Larcenet. J’imagine que vous avez chroniqué un album récemment.
Oui, Blast en février.
Et voilà ! Voici encore une fois la preuve de votre attachement aux grands chantres de l’industrie culturelle ! Dargaud, Dupuis, Soleil, Casterman… Malgré le temps et mes remarques, les petites maisons d’éditions sont toujours aussi peu présentes dans vos pages… Mais tout cela, vous finirez pas le regretter tôt ou tard quand au milieu de la mer numérique, vous serez tel un naufragé, seul à contempler l’horizon et votre page limitée à 2 visiteurs uniques par jour.
Mais vous savez cher professeur, IDDBD a rejoint la communauté KBD, des blogueurs BD comme nous, afin de diversifier un peu nos points de vue et nos lectures…
Quoi ! Vous vous multipliez ?! Impossible. Je devrais donc porter le vrai message de la vraie vie culturelle ailleurs ! Ah ! Je vais donc m’y atteler de ce pas franc et ferme qui me caractérise si bien dans la bonne société bénéficiant de mes lumières quotidiennes tel l’astre du jour au sortir de la nuit  !  Adieu IDDBD, je pense que votre existence sera trop courte pour bénéficier à nouveau de mes lumières  ! 
Adieu Professeur Sintès… [BLAM] Il est parti ??? Euh… on reprendra la chronique du prochain album de Frederik Peeters un peu plus tard si vous le voulez bien. Jean-Edmond m'épuise. Et je trouve qu'il se calme avec le temps ! En attendant, pour cette 1000e je tenais à remercier tout ceux qui de près ou de loin ont participé à l’aventure d’IDDBD. Mike surtout, fondateur et grand artisan d’IDDBD (90% des chroniques c’est lui), ainsi que les chroniqueurs occasionnels : Hector et Redwan. Toutes les personnes qui ont commenté nos chroniques, en positif ou en négatifs. Les auteurs qui ont répondu à nos mails et ceux qui ne l’ont pas fait mais qui nous ont quand même apportés de belles et saines lectures. Pour tous les lecteurs, occasionnels ou pas. Pour les gens qui arrivent ici en tapant Loisel BD érotique car ils font gonfler nos stats… Merci. Il nous reste plus qu’à attaquer les 2000 ! En route pour de nouvelles aventures !

Chroniques de vacances #2 : Tamara Drewe au cinéma

 Entre la 7e compagnie et le gendarme...

allez plutôt au cinéma ! Surtout quand les adaptations de BD fleurissent comme des pâquerettes au printemps. Le grand buzz du moment est évidemment l'adaptation par Stephen Frears (The Queen, Dirty Pretty Things...) de Tamara Drewe, l'excellent graphic novel de Posy Simmonds (Prix Essentiels d'Angoulême en 2009).   Grande dame de l'illustration, Posy Simmonds avait déjà marqué la critique BD en 1999 avec Gemma Bovery, l'adaptation d'un célèbre roman d'un non moins célèbre auteur français. Je vous laisse deviner lequel.  Tamara Drewe reprend également très librement le roman Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy, encore un obscur écrivain du 19e siècle. Transposé dans la campagne anglaise du 20e siècle, ce roman devient un portrait de la petite bourgeoisie anglaise composée de bobos et d'écrivains à haute opinion d'eux-mêmes. En s'installant dans l'ancienne maison de sa mère, Tamara, fantasme vivant pour les hommes, sujet de cancans et de ragots pour les femmes, va bouleverser tout ce petit monde. En bien ? En mal ? Je vous laisse découvrir la BD qui est un vrai régal d'écriture, de rythme, d'illustration et de composition. Quant au film ? Il sort le 14 juillet, alors n'hésitez pas à regarder la bande annonce !

Chronique de vacances #1 : American Splendor en deuil

L'Adieu d'un grand
J'aurais préféré commencer ces chroniques de vacances par une information plus légère mais c'est avec une très profonde tristesse que je viens d'apprendre la mort d'Harvey Pekar à l'âge de 70 ans. Ce grand, pardon, ce très très grand bonhomme du comics underground américain, auteur du génialissime American Splendor, nous laisse seul face à ce monde bourré de super-héros et de gros bills inexpressifs. Dans les années 70, après sa rencontre avec Robert Crumb, Harvey Pekar avait décidé de raconter de son amérique en faisant ce qu'aucun autre n'avait tenté avant : parler de lui. Mais loin d'être nombrilistes, ses histoires brillantes et novatrices ont constitué une parfaite radiographie de l'amérique moyenne. Si vous ne l'avez pas encore fait, je vous invite à lire les trop rares éditions françaises d'American Splendor et en particulier l'anthologie publiée récemment par les édtions çà et là. Merci pour tout Mr Pekar, et une pensée pour votre famille. Notre chronique sur Anthologie American Splendor.

Mode été sur IDDBD

Comme tous les ans, IDDBD va prendre ses quartiers d'été. Nous tâcherons d'aborder des thèmes un peu différents, histoire d'explorer de nouveaux horizons et puis quelques chroniques passeront également par là ! Alors n'hésitez pas à venir de temps en temps entre le camping et la plage, nous serons là !!! A très bientôt les iddbdéiens !

Billy Brouillard : le don de trouble vue

Billy Brouillard Le don de Trouble vuescénario et dessins de Guillaume Bianco Editions Soleil 2 tomes parus public : Pour les enfants les moins impressionables à partir de 8 ans

Au-delà de la nuit

"On m’appelle Brouillard, Billy Brouillard… Allez savoir pourquoi… Peut-être parce que je préfère les nuits obscures aux jours de clarté… la pluie froide au bleu du ciel…"
Voici les premières phrases de cet album ô combien particulier écrit et dessiné par Guillaume Bianco. Pour tout vous dire, sans les copains de kbd et le challenge de Mr Zombi (où la clause « Warrior » m’engage à lire un album que je n’aurais pas ouvert en temps normal) je n’aurais sans doute jamais pris la peine d’ouvrir cet espèce de recueil anti-Cédric (l’archétype de la BD jeunesse qui m’agace). Ouf, je ne suis pas passé à côté et c'est tant mieux !
Si des albums pour adultes comme Trois Ombres de Cyril Pedrosa ou Les Funérailles de Luce de Benoît Springer abordaient avec réussite le thème de la mort et du deuil par les chemins détournés de la métaphore, ici il n’en est rien ! L’histoire s’ouvre par l’image du cadavre du chat de Billy, tombé raide mort dans la forêt (humour noir le chat s’appelle Tarzan). Le ton est donné et le talent d’écriture de Guillaume Bianco fait le reste.
  
Il nous plonge alors dans un univers métaphysique où les formes narratives changent d’une page sur l’autre. Ainsi dans cet album vous trouverez poèmes, coupures de La gazette du bizarreLa rédaction en ébullition décrypte pour vous les mystères d’aujourd’hui pour que vous ne soyez pas surpris demain ! (ça j'adore !) mais aussi des extraits de l’Encyclopédie curieuse et bizarre de Cryptozoologie où vous en apprendrez de bonnes sur les créatures peuplant l’imagination populaire passée à la moulinette de Guillaume Bianco, tout cela entrecoupé de vrais bonnes planches de BD. Toutes ces formes d’écritures nourrissent un univers très riche et rendent tout à fait crédible l’ensemble du récit. Cependant, elles peuvent dérouter et casser le rythme de lecture car elles obligent à changer constamment sa façon de lire. D’où parfois des difficultés en pénétrer totalement dans le récit. Difficultés qui disparaissent dès l'apparition d'histoires longues car la grande qualité de Guillaume Bianco, hormis son écriture que je trouve très fine, est sa capacité à faire entrer directement le lecteur dans son histoire. Quelques bulles, quelques dessins et c’est parti ! J’aimerais vraiment lire un album long pour voir ce que ça pourrait donner.
Mais ce que j’ai vraiment aimé dans Billy Brouillard, c’est ce thème caché sous celui de la mort : l’enfance. Finalement, la mort serait presque la métaphore de l’angoisse et les êtres peuplant les nuits de Billy seraient ses cauchemars et ses rêves. Malgré ce don, directement issus de son imagination (à vous de juger), Billy est un petit garçon comme tous les autres, maltraitant sa sœur, intrépide et insouciant quand il le faut, avec ses faiblesses, sa sensibilité et sa vision naturelle mais pas simpliste des choses. Comme il le dit lui-même :   les adultes sont des assassins, ils ont tué l’enfant qu’ils ont été. Leur monde est trop banal, trop convenu… Trop prévisible. "Prévisible" n'est sans doute pas le terme à utiliser pour qualifier cet album d’une remarquable finesse, un genre de Calvin et Hobbes en plus trash ! Mais tout à fait sympathique ! J’ai bien envie de lire le tome 2 paru en novembre 2009 ! A découvrir : le blog de Guillaume Bianco A lire : la critique enthousiaste de Scifi   Attention : cette chronique s'inscrit dans le Challenge BD lancé par Mr ZOMBI et auquel participe IDDBD.