Auteurs israeliens

L'info du jour...

... concerne aujourd'hui deux jeunes (par l'âge, pas par la maturité...) auteurs israéliens : Asaf et Tomer Hanuka.

Vous pourrez lire l'excellent billet de Didier Pasamonik sur Mundo-BD et découvrir les deux albums publiés séparément par les jumeaux : Pizzeria Kamikaze pour Asaf et Placebo Man pour Tomer, tous deux publiés en France aux éditions Actes Sud... Attention, énormes talents en vue !

A admirer : le site d'Asaf Hanuka

A admirer également : le site de Tomer Hanuka

« Broc » hanté…

Jason Silverstone (scénario de Vinson, dessin de Corso, éditions Ankama, 2008)

Voilà un bien bel album présenté par ses auteurs comme un one-shot mais qui recèle pourtant en lui-même toutes les ressources pour constituer le premier tome d'une bien belle série. Un personnage principal, Jason Silverstone, un jeune "brocanteur-antiquaire-traficant" au caractère bien trempé, une galerie de personnages secondaires tous indispensables et, surtout, des décors époustouflants : d'Urballia, une mégapole du plaisir et de l'argent faciles, à ses bidons-villes périphériques... jusqu'à l'autre monde, celui par qui le chaos arrive !

Si le scénario de Vinson est à la hauteur de bien des superproductions du 7ème ou du 9ème art, le dessin de Corso l'illustre de façon aussi efficace que belle. Qu'il s'agisse du récit ou des planches, le rythme ne faiblit jamais sans pour autant fatiguer le lecteur. On se laisse ainsi embarquer dans l'univers imaginé par Vinson sans appréhension aucune : on sent instinctivement que le scénariste connaît bien le terrain et qu'il ne nous perdra pas dans les méandres de son histoire. De même pour la mise en image de Corso : on devine qu'il a dû longuement réfléchir au design d'Urballia et des personnages qui la peuple. Tout est cohérent, y compris même dans le monde parallèle. Le lecteur ne peut donc non seulement pas se perdre mais il reste en plus en terrain sinon connu du moins suffisamment familier pour y évoluer sans appréhension.

Mais au fait, et l'histoire dans tout ça ? Ah, pour ça, le plus simple est certainement de relire le pitch que vous avait présenté IDDBD le mois dernier...

A découvrir : Jason Silverstone sur le site d'Ankama

Touché ! Mais pas coulé !

Sanctuaire (scénario de Xavier Dorison, dessin de Christophe Bec, éditions Les Humanoïdes Associés)

Avant-hier, j'ai été au cinéma. Enfin, au cinéma, ce n'est pas tout à fait exact. Mais j'ai vu une vraie superproduction, un blockbuster comme disent les américains, un film qui m'a tenu en haleine pendant presque  deux heures. Enfin, un film, ce n'est pas tout à fait ça. Il s'agissait plutôt des trois tomes de Sanctuaire, imaginés et dessinés respectivement par les prolifiques et talentueux Xavier Dorison et Christophe Bec que je ne vous ferai pas l'affront de vous présenter à nouveau.

En tout cas, au fil des pages de ce triptyque, j'ai vraiment eu l'impression d'être au cinéma. Evidemment, pour les images, tout d'abord. Le dessin réaliste de Christophe Bec n'y est pas pour rien : sa technique, mâtinée et rehaussée de trait américain, crée l'ambiance oppressante de cette histoire sous-marine. Quant à ses plans, ils s'apparentent véritablement à ceux du cinéma : car Christophe Bec n'est pas seulement un grand dessinateur, il est aussi metteur en scène !

Remarquez, lorsqu'on doit mettre en images un récit de Xavier Dorison, il vaut mieux ! Car le scénariste de Sanctuaire sait non seulement construire une intrigue, mais il y ajoute ses ingrédients personnels : rythme (d'où l'intérêt des superbes plans du dessinateur), crédibilité des personnages, cohérence totale du récit dans un cadre fantastique (limite Lovecraft ou plutôt Masterton sur ce coup là). Bref, l'artiste sait écrire bon sang !

L'histoire ? Tout commence dans le Berlin en ruine de 1945 lorsqu'un colonel de l'Armée Rouge met la main sur l'un des trésors nazi. Cela se poursuit dans un sous-marin russe en mission, 12 ans plus tard, dans la Méditerranée. Jusqu'à ce qu'arrive, en 2029, le dernier né des sous-marins américains high-tech, l'USS Nebraska... Pour le reste, je vous laisse le découvrir vous-même (les plus timides iront jeter un coup d'oeil aux pitchs des éditions Les Humanoïdes Associés). Prévoyez un pot de pop-corn, installez-vous confortablement, les lumières s'amenuisent. Vous y êtes. Bonne séance...

A lire : les pitchs des éditions Les Humanoïdes Associés, agrémentés de quelques planches

A lire (aussi) : le dossier du site sceneario.com

Saint-ple d’esprit

Exauce-nous (scénario de Pierre Makyo, dessins et couleurs de Frédéric Bihel, Futuropolis)

Léonard est un simple d'esprit, employé comme homme de ménage dans un théâtre du Mans. Personnage sympathique et attachant, il possède ses petites habitudes dans un bar du coin où, chaque soir, il retrouve des proches qui, le regard amusé par son éternel lait tiède, attendent avec impatience son incontournable question "tu l'as vue celle que j'cherche ?". La personnalité de Léonard et cette phrase énigmatique pousse Frank, ami et scénariste en quête d'inspiration, à entreprendre un travail d'écriture et d'enquête sur l'étrange simplet. Ces recherches mènent l'écrivain vers des domaines et des découvertes insoupçonnées.

Voici un album qui mérite son lot de superlatif ! Une fois n'est pas coutume, commençons par le dessin. En toute franchise, je ne m'extasie pas souvent devant un dessin réaliste. J'admire le travail c'est vrai (je suis incapable de tracer une ligne correctement) mais ça me touche en général assez peu. Mais là, le dessin de Frédéric Bihel est simplement beau et d'une grande sensibilité. Les décors en particulier (les rues du vieux Mans, le Bar, l'échoppe du luthier, le théâtre) sont magnifiques. Cette réussite est dûe à une couleur impeccable et surtout lumineuse faisant resortir l'humanité des personnages. Ainsi, le dessin de Frédéric Bihel fait parfaitement écho au scénario de Pierre Makyo (qu'on ne présente plus). Et en bon bédéphile que vous êtes, vous savez que l'harmonie entre le dessinateur et scénariste est un gage de réussite en BD.

Exauce-nous est un album tenant autant à ses personnages principaux qu'à ses "seconds rôles". Ces amis ou ces proches offrent autant de points d'encrage au récit par des petites histoires parallèles tout en enrichissant à la fois l'intrigue principale et les personnages de Léonard ou de Frank. Ainsi Antoine, Karim, René, Victorine, Ernest, Phil ou Macha sont autant d'éclairages nouveaux (les femmes surtout) pour nos deux protagonistes.
Quant à l'intrigue principale, elle est surprenante, mélangeant volontiers les genres par petites doses. On aime surtout cette façon de laisser le lecteur interpréter les choses à sa façon. Et c'est peu à peu, en compagnie de Frank, que l'on découvre la vérité. Bien souvent, le but est moins important que le chemin parcouru.

Et au final, comme doivent l'être les fables, car s'en est une, il y a une morale touchante et poétique (que je ne dévoilerai pas). Dans cette (en)quête de l'autre, dans cette recherche de la parole et du mot juste (il y a une belle réflexion sur ce sujet) on assiste à une valse des relations humaines, à une belle leçon d'amitié et de tendresse symbolisée par le regard attendri de ses amis sur Léonard, belle figure de l'innocence. Voici sans doute ce qui unit tous ces personnages et qui nous touche. Une belle réussite.

A voir : les planches en ligne sur le site de Futuropolis

Pitch du jour : Codex Sinaïticus

Le pitch du jour... ... concerne aujourd'hui Codex Sinaïticus, de Yvon Bertorello et Arnaud Delalande, au scénario, et Alessio Lapo et Giuseppe Quattrocchi, au dessin. Une fois que vous aurez lu le pitch, vous ne serez pas étonnés de savoir que ce premier tome est publié par Glénat dans sa fameuse collection Loge Noire. De ce que j'ai pu en voir sur le site de Glénat, le dessin est juste superbe. Quant au scénario, je suis fan de tous ces récits ésotérico-religieux (c'est la détente du neurone, que voulez-vous...). Ce précieux premier Codex Sinaïticus sera entre vos mains dès demain... "«Je suis celui qui suit ». Telle est la dernière phrase du testament que son père a laissé au jeune et brillant chercheur Christopher Wertmann. Une étrange formule empruntée à un autre testament : l'Ancien Testament dans lequel Chris va trouver une seconde lettre, qui va l'envoyer sur les traces du Codex Sinaïticus, la toute première version de ce texte fondateur de la Chrétienté. Une première version dont on dit qu'elle contiendrait de bien mystérieux secrets, que tentèrent de découvrir en leur temps plusieurs chercheurs nazis, et plus particulièrement un certain... Kurt Wertmann, le propre grand-père de Christopher. Conscient qu'il doit faire la lumière autour de la mort de son père et protéger le Codex des mauvaises mains entre lesquelles il semble s'apprêter à tomber, Christopher se met aussitôt en route pour la plus dangereuse des aventures. Entre action pure et pure érudition, une nouvelle grande série au souffle épique et ésotérique vient de commencer..." A lire : une dizaine de planches de Codex Sinaïticus sur le site des éditions Glénat

Pitch du jour : Gus

Le pitch du jour...

... est aujourd'hui tout acquis à la cause de Gus qui nous revient dans un troisième tome qui s'annnonce aussi hilarant et intelligent que les deux premiers (respectivment intitulés Nathalie et Beau bandit). Si vous aimez le western efficace, l'humour fin, les récits attachants, les cow-boys aux hormones explosives, les dames aussi élégantes que volages, et le trait lumineux et expressif de Christophe Blain, cet album est pour vous. En tout cas, après avoir lu les deux premiers épisodes nul doute qu'Ernest,le troisième opus de Gus, sera pour nous... Il faudra simplement attendre le 20 novembre...

"Revoici Gus et sa bande d’outlaws qui continuent, sous forme d’une suite d’histoires courtes, à arpenter l’ouest américain… qui ne manque pas de charme. Surtout quand il est fréquenté par ces dames ! Le talent éclatant de Christophe Blain est une nouvelle fois au rendez-vous."

A lire : la fiche-album sur le site de Dargaud

900ème chronique d’IDDBD !

Amulet (scénario et dessin de Kazu Kibuishi, éditions Akileos, 2008)

Franchement, j'étais un peu dubitatif lorsque je me suis retrouvé avec le premier tome d'Amulet entre les mains. N'était-ce pas un album plutôt destiné aux enfants ? Non pas que je sois réfractaire au genre, loin de là, mais je préfère tout de même une bonne BD pour adulte, clairement. En feuilletant Amulet, je n'étais pas très rassuré sur ce point : deux jeunes enfants pour héros, un lapin rose mécanique, des monstres gluants, un monde parallèle que l'on rejoint en passant par une pièce cachée dans une maison réputée hantée... Bref, les ingrédients de base d'Amulet me paraissaient plus relever du goûter d'anniversaire que du dîner gastronomique.

Erreur fatale ! Mes premières réticences surmontées, Amulet m'a happé comme les arachnopodes l'ont fait de la mère d'Emily et Navin, les deux jeunes héros imaginés par Kazu Kibuishi. Il est vrai que le dessin n'y est pas pour rien ! On se croirait plongé dans un vrai film d'animation, ce à quoi pourrait donner lieu Amulet d'ailleurs (en fait, Will Smith a acheté les droits de la série pour en faire un film dans lequel joueront ces propres enfants -source : WARTMAG). Sans ressembler véritablement à un manga, le trait de cet album en retient tout de même quelques caractéristiques, en l'associant surtout avec ce que j'appellerais le "american west coast design" (c'est ce que j'ai trouvé de mieux pour désigner le dessin propre aux artistes américains qui ne font ni du manga, ni du comics, ni du trait européen, ni de la BD expressionniste, ni du dessin d'animation...). Bref, sans s'attarder sur ces définitions hasardeuses, le dessin de Kazu Kibuishi est tout simplement beau. Si vous ajoutez des cadrages cinématographiques particulièrement réussis, vous obtenez un très bel album graphique.

Rassurez-vous, le scénario ne démérite pas. Sans vous en rendre compte, passé le prologue, vous vous coulerez dans cette histoire fantastique avec autant d'aisance que les jeunes héros, Emily et Navin. Un père qui meurt trop tôt dans un accident de voiture, une mère qui souhaite prendre un nouveau départ en réintégrant la vieille maison de famille, un laboratoire poussiéreux où le grand-père fabriquait des casse-têtes et des automates tout en poursuivant d'étranges recherches, il n'en faut (presque) pas plus pour initier une aventure palpitante dans un monde parallèle où le frère et la soeur iront de surprises en surprises et sutout de dangers en dangers. Heureusement, Emily est partie à la recherche sa mère kidnappée en emportant une mystérieuse pierre rose : l'Amulet...

En définitive, je n'ai pas vu le temps passer en lisant cet excellent premier tome d'une série qui m'a fait retrouver, intactes, mes sensations à la lectures des romans de Fabrice Colin ou de celui, plus classique, de Lewis Caroll...

A visiter : le blog de Kazu Kibuishi avec sa section totalement consacrée à Amulet (avec des photos de l'atelier de l'artiste...)

A voir : quelques planches sur ces découvreurs de talents que sont les éditions Akileos

Le Complexe du chimpanzé T3 / Marazano & Ponzio (Dargaud)

Le complexe du chimpanzé - Tome 3 : Civilisations (scénario de Richard Marazano, dessin de Jean-Michel Ponzio, éditions Dargaud, 2008) Décidément, après un premier tome qui nous avait imédiatemment convaincu, et un second tome qui remontait encore la barre d'un cran, on supposait que le troisième et dernier opus clôturerait de manière magistrale le triptyque Le complexe du chimpanzé. Et on supposait bien ! Marazano et Ponzio ont effectivement abouti à une oeuvre magistrale de science-fiction, digne des plus grands auteurs de romans du genre (Arthur C. Clark, Isaac Asimov, Ray Bradbury...). Car le récit n'est pas seulement fondé sur une trame scientifique aux possibilités passionnantes, mais aussi sur des personnages psychologiquement réalistes : chacunes de leurs réactions sont parfaitement crédibles et nous touchent donc intimement. Comme nous l'avons déjà souvent dit sur IDDBD, c'est là l'une des caractéristiques principales des grandes oeuvres d'art. A n'en pas douter, Le complexe du chimpanzé est une oeuvre d'art majeure. Rien de moins. A consulter : la fiche-album du troisième tome sur le site Dargaud A lire : 8 planches sur le site BDGest A lire : la chronique sur le blog de Bodoï

Il était un fois en France T2 / Nury & Vallée (Glénat)

Il était une fois en France - Tome 2 : Le vol noir des corbeaux (scénario de Fabien Nury, dessin de Sylvain Vallée, collection Caractère, éditions Glénat, 2008) Comment écrire une nouvelle chronique sur la série Il était une fois en France, sur un nouvel album scénarisé par Fabien Nury et dessiné par Sylvain Vallée, sans répéter ce que j'ai pu vous dire sur le premier tome ou lors de l'annonce de ce deuxième opus ? Pas facile, croyez-moi... Je vais donc vous asséner ce qui constituera des évidences pour les lecteurs du premier tome de Il était une fois en France et, je l'espère, une véritable envie pour les autres de découvrir cette magnifique série... Nous retrouvons donc, dans Le vol noir des corbeaux, Joseph Joanovici, ce ferrailleur juif immigré en France avant la Seconde Guerre Mondiale après avoir connu les pogroms de Russie. Le premier tome nous présentait ce personnage complexe et trouble au moyen de flash-back. Cette fois, Fabien Nury s'attarde sur la période de l'occupation allemande et sur le comportement de Joseph Joanovici. Ceux que son comportement écoeurait déjà dans le tome précédent en auront encore un peu plus pourleur argent cette fois-ci. JJ paraît prêt à tout pour obtenir ce qui semble être le seul moteur de sa vie : l'argent. Mais les choses ne sont peut-être pas aussi simple ou évidente qu'il n'y paraît... La suite du récit concocté par Fabien Nury, basé sur des événements réels, est tout simplement palpitant. Dire de Fabien Nury qu'il peut être considéré comme le pape du scénario (certes, avec quelques autres...) est d'une banalité confondante : ce type est juste doté d'un talent rare et tellement efficace... Ceci dit, Sylvain Vallée, au dessin, n'a rien à lui envier dans son domaine : il sait parfaitement traduire non seulement le texte mais l'esprit de son scénariste. Résultat de la conjonction de ces deux talents immenses : un album et une série déjà culte... et recommandée par IDDBD, cela va de soi ! A lire : la chronique d'IDDBD sur le premier tome A visiter : le site de Il était une fois en France A voir : la fiche-album du tome 2 sur le site de Glénat où vous pourrez lire quelques planches...

Pitch du jour : La marée haute / Anthony Huchette

Le pitch du jour...

... s'adresse aujourd'hui à tous les amoureux ! Lorsqu'il s'agit de vous présenter une comédie sentimentale, IDDBD n'est jamais très loin. Sauf qu'avec La marée haute d'Antony Huchette (éditions 6 pieds sous terre), on dépasse la simple comédie distrayante pour atteindre un niveau d'émotion intense. La marée haute d'Antony Huchette, c'est juste bouleversant. Et beau. Et ça sort le 20 novembre prochain...

"Un été, à Paris.
Paul rencontre Fanta.
Ils tombent tout deux amoureux.
Fanta n’est là que pour les vacances, hébergée chez sa soeur, et doit bientôt rentrer au Burkina Faso, son pays. Quelques semaines après son départ, Paul décide de la rejoindre en Afrique ou, poussé par l’envie de vivre leur amour, ils décident de se marier. Paul va demander la main de Fanta à son père et se réveille quelques jours après, seul, à Paris.
Fanta n’existe t-elle que dans ses rêves ?
Les souvenirs qu'il a de leur relation sont si intenses, les traces de sa présence si réel. Perdant peu à peu ses repères, Paul tente de retrouver son amour et découvre un curieux person-nage qui regarde leur histoire sur diapositives, semblant orchestrer ce rêve. Mais là encore, est-ce la réalité ?"

A lire : 12 des 160 pages de cet émouvant album, sur le site de 6 pieds sous terre

A savoir : le même jour, soit le 20 novembre, les éditions 6 pieds sous terre publient également un nouvel opus du Poulpe, ce détective privé qui se mêle toujours et surtout de ce qui ne le regarde pas a priori. C'est surtout et toujours aussi bon... Et puis, il y a aussi les titres de la série ! Cette fois, c'est L'amour tarde à Dijon... Vous pourrez lire les 8 premières pages sur le site de 6 pieds sous terre