Le sens de la vie ? En avant marche…

Le promeneur (scénario de Masayuki Kusumi, dessin de Jirô Taniguchi, éditions Casterman, 2008) Je vous assure que ce n'est pas par flemme que je vous propose le pitch des éditions Casterman pour vous donner envie de lire Le promeneur, le nouvel album du maître Jirô Taniguchi et de son comparse Masayuki Kusumi. Non, ce n'est pas par flemme mais tout simplement parce que tout y est dit : on retrouve dans Le promeneur toute la nostalgie, la mémoire, la nonchalance et la chaleur des histoires de Taniguchi, en réalité tout ce que l'on aime chez cet exceptionnel artiste. Et encore une fois, ce qui pourrait apparaître mièvre chez certains auteurs prend chez Taniguchi une incroyable dimension universelle et humaniste. Chacun de ses lecteurs peut s'identifier à son Promeneur car, comme il le dit lui-même, la marche est l'allure naturelle de l'homme, celle qui lui permet de prendre le temps de la réflexion tout en étant dans l'action... Un jour, un étudiant fera certainement une thèse sur le rôle central de la marche dans l'oeuvre de Taniguchi (de l'évident L’Homme qui marche au Gourmet solitaire, en passant par Le Sauveteur ou Quartier Lointain...). Mais je parle, je parle et le pitch se fait attendre... "À la faveur des petits événements ordinaires de sa vie professionnelle et personnelle (la recherche d’un vélo disparu, une réunion de travail au sommet d’une tour de bureaux, etc.), un quadragénaire se laisse aller à des escapades impromptues au hasard de la géographie urbaine, sur les innombrables chemins de traverse qu’offre la grande ville – pour peu qu’on sache les voir et s’y abandonner… Une balade après l’autre, cette pulsion vagabonde prendra bientôt les allures d’un cheminement sentimental au fil des méandres de la mémoire, ponctuées d’images inopinément ressurgies de l’enfance et de la jeunesse du promeneur. Conçues par Masayuki Kusumi, déjà scénariste des histoires culinaires du Gourmet solitaire, ces déambulations nostalgiques, à la tonalité nonchalante et chaleureuse, ont initialement été publiées au Japon dans un magazine d’art de vivre, Tsuhan Seikatsu. Interprétées dans le registre intimiste dont Jirô Taniguchi a fait son signe distinctif depuis L’Homme qui marche, transfigurées par son humanisme pudique et serein, elles acquièrent une résonance universelle, dans laquelle se retrouveront les nombreux fidèles du maître japonais."

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