Loup, y es-tu ?

Courtney Crumrin et les effroyables vacances (tome 4) (scénario et dessin de Ted Naifeh, éditions Akileos, 2008)

Ceux qui connaissent déjà la série Courtney Crumrin pourront sauter directement à la case "librairie" et se précipiter sur le quatrième tome paru début octobre.

Les autres, ceux qui ne connaissent pas encore cette somptueuse série (on aurait pû aussi écrire "classieuse", n'ayons pas peur des mots !) pourront se rendre à la case "ancienne chronique d'IDDBD" pour mieux se rendre compte de l'événement que constitue la publication de ce quatrième tome.

Car il existe peu de séries BD qui provoquent cette attente fébrile du tome suivant (celles qui m'intéressent se compte sur les doigts des deux mains, évidemment en y incluant les mangas...). Ted Naifeh, artiste san-franciscain, a réussi l'exploit (ce qui était loin d'être gagné à l'avance) de nous accrocher avec ses histoires fantastiques d'une petite fille magicienne (sorcière ?), accompagnée de son fascinant grand-oncle Aloysius ! Pourtant, la magie opère, dans tous les sens du terme : qu'il s'agisse du contexte des histoires de Courtney Crumrin, des scénarios imaginés par le talentueux Ted Naifeh ou de son dessin de plus en plus sophistiqué (ce qui explique les retards de publication du tome 4, initialement annoncé en avril 2008 !).

Et ce tome 4 ne déroge pas à la règle de qualité imposée par la série dès le premier tome. L'exploration de l'univers des monstres fantastiques se poursuit avec cette fois-ci des invités de marque : les loups-garous et les vampires. Mais bien entendu, nous sommes loin du traitement habituel réservé à ces créatures, considérées généralement comme des bêtes assoifées de sang humain et, accessoirement, juste bonnes à faire hurler les adolescentes blondes et d'une naïveté confondante... Ted Naifeh est un peu plus subtil et gothique que cela, et son nouveau récit se révèle une fois de plus tout bonnement captivant, original et peut-être plus sombre et pessimiste que les précédents.

En tout cas, Courtney Crumrin et les effroyables vacances est encore une véritable réussite graphique et scénaristique ! Un tome et une série incontournables pour tout bédéphile qui se respecte (rien que ça !)...

A lire : la (toujours excellente) chronique de Legoffe sur sceneario.com (avec quelques nouvelles bien fraîches de Ted Naifeh et de ses projets BD !)

A découvrir : les 16 premières planches du tome 4 en anglais...

A relire : la chronique d'IDDBD consacrée aux précédents tomes (disponible en intégrale chez Akileos...)

Info du jour : blog

L'info du jour

Oyez la naissance d'un nouveau blog consacré au 9e art !  "Encore un !" me direz-vous. Oui mais non, Une case en moins (c'est son nom) est doublement spécial. Tout d'abord, c'est celui d'Hector (Franck), l'un de mes confrères et ancien chroniqueur d'IDDBD (entre autres). Ensuite, sa démarche est assez originale mais là je le laisse vous la présenter lui-même :

" Ce blog aura pour vocation, exclusivement à partir d'une case d'album de bande dessinée, quelle qu'elle soit, d'analyser, de polémiquer ou tout simplement de raconter une anecdote à son sujet.
C'est un souhait qui était en moi depuis déjà longtemps, et qui remonte à ma découverte des Cahiers de la Bande dessinée en 1988, avec leur fameuse rubrique "Case mémorable". Cette idée a néanmoins été réveillée la semaine dernière, lors du colloque roannais "BD et solidarité", où j'ai eu l'occasion de discuter avec quelques autres amateurs, parmis lesquels Pascal Robert dont l'analyse "Palo Alto chez Asterix : l'enseignement de la théorie assisté par la BD
" a fait mouche."

Voilà, donc bon vent à Hector avec sa case en moins... (désolé, il fallait que je la fasse celle-ci). Et n'oubliez pas de visiter son autre blog lui aussi très intérressant.

Vers l’infini…

La conquête de Mars - T1 : Le premier homme sur la lune (scénario de Grégory Jarry, dessins d’Otto T., éditions FLBLB)  Après Petite histoire du grand Texas et Petite histoire des colonies françaises, les deux compères/fondateurs de la maison d’édition poitevine au nom imprononçable sont de retour. Mais cette fois-ci, plus question de reprendre l’histoire et de la tordre (de rire) dans tous les sens. Non cette fois-ci, nous sommes en pleine uchronie. Grégory Jarry et Otto T, vous proposent une réécriture de l’aventure spatiale. Et pour les aider dans cette tâche, trois témoins de cette conquête viennent vous raconter leur histoire : Wernher Von Braun, le célèbre scientifique allemand ; Michael Collins, le 3e larron de la mission Appolo 11 (celui qui n’a pas touché la lune) et enfin Albert Speer, l’architecte du 3e Reich. Alors évidemment, avec la couverture de l’album et le nom des 3 témoins, on se doute bien qu’il y a quelques nazis dans l’histoire, donc je ne vais pas vous en dire plus. Sachez seulement qu’au détour de cette « histoire alternative » vous rencontrerez une galerie de personnages assez variées. Entre Hitler, Eva Braun, Stanley Kubrick, Neil Armstrong, Buzz Aldrin ou encore Jacky Kennedy, vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer !  La conquête de Mars est un grand classique du tandem Jarry/Otto T., à savoir des textes faussement naïfs et toujours cinglants en complet décalage (et pourtant si proche) avec des dessins simplissimes et gentillement humoristiques. Si cette recette est du "déjà lu", elle n'en reste pas moins efficace. Absolument hilarant, ce petit pavé se dévore en un temps record. Le mystère se dévoilant au fur et à mesure des témoignages des trois protagonistes principaux, chacun apportant une nouvelle pierre à la "conquête spatiale". Comme souvent, je suis admiratif du travail de couple génial, réussir à faire du bon avec du déjà fait, c’est brillant et j’avoue attendre la suite avec impatience. Le tome 2 intitulé Germania (voir la couverture ci-dessous) est à paraitre le 14 novembre prochain. A voir : le site de l’excellente maison d’édition FLBLB  A (re)lire : la chronique d’IDDBD sur Petite histoire du grand Texas A lire : la (toujours) excellente critique de sceneario.com

Pot de colle…

Virginie : une histoire qui sent la colle Cléopâtre (scénario et dessins de Kek, Delcourt, Collection Shampooing)
Peut-être connaissez-vous l'histoire de la madeleine de Proust dont le simple goût fait remonter chez le jeune Marcel les souvenirs de son enfance ? Contrairement au jeune oisif susnommé qui passait son temps à le rechercher, Kek lui est en quête d'une pierre manquante dans le "mur de sa vie". Sa madeleine répondant au doux nom de Virginie. En CM2, ils étaient amoureux (mais vraiment hein, pas une affaire de pacotille !), puis elle a déménagé... 16 ans plus tard, Kek n'a rien oublié et se lance avec les maigres indices dont il dispose aux trousses de son "amoureuse". La réalité étant parfois plus belle que la fiction, il a décidé d'en faire un album, son tout premier (sauf erreur de ma part). Et pour cet essai, ce jeune auteur issu de la blogosphère (encore un) signe un récit sensible, drôle et sans prétention. Entre nous, j'ai réécrit plusieurs fois cette chronique avant de tout effacer. Pourquoi chercher des arguments et des analyses compliquées quand il suffit de se laisser emporter genre "madeleine de Proust" ? En toute franchise, si le sous-titre de l'album vous fait doucement sourire et vous rappelle vos années d'école (d'avant 1990), alors vous êtes sûrement apte à lire cet album. Sinon, vous apprécierez les qualités de Kek : un dessin simple, des qualités d'humour et d'auto-dérision prononcées (c'est la collection de Lewis Trondheim tout de même !) et surtout un auteur sachant se livrer en ne tombant ni dans un voyeurisme vulgaire ni dans un rose-bonbon énervant. Cet album est le résultat d'une alchimie sans nom, d'un baguette magique donnant du bonheur gratuitement, bref d'un bien joli talent. Et au bout du récit, c'est une belle histoire d'amour et d'amitié. Du coup, on envie un peu Ke  k et Virginie. Car après tout, nous avons tous rêvé de retrouver un jour nos meilleurs amis d'enfance, ceux qui se sont éloignés pour diverses raisons, de reparler du "bon vieux temps", de croire encore à certaines illusions et surtout, surtout de lutter contre ses propres regrets.  A découvrir : le blog de Kek, une petite merveille A lire : l'intégrale de la version web de Virginie

Un album brillant…

Constellations - Tome 1 : Dans le Stade (scénario de Daryl, dessin de Popcube, collection Araignée, éditions Ankama, 2008) Bon, autant être franc (non pas que nous ne le soyons pas d'habitude...) : au début, j'étais pas super emballé par les productions BD d'Ankama. Non mais... revenez ! Faites pas la gueule ! C'est vrai, j'adhérais pas trop au concept "croisée des chemins entre BD et jeux vidéo" et à leurs productions. Et puis, petit à petit, j'ai vu arriver des OVNI BD comme je les aime (dans le style des productions Akileos dont je vous parlerai très prochainement, ou des éditions Les Enfants Rouges, Actes Sud-An 2, etc...). Ca a vraiment commencé avec Pandala, mais avant, il y avait eu Chaosland. Maintenant, il y a Constellations. Si ces trois univers n'ont rien en commun (ni graphiquement, ni scénaristiquement), il faut reconnaître que le goût affirmé de leur éditeur et le talent de leurs auteurs font bien le lien entre eux. Car Constellations ne déroge pas aux qualités de ses "prédécesseurs en chroniques" : la qualité est au rendez-vous ! Certes moins spectaculaire que Pandala (en même temps, c'est difficile) mais plus poétique que Chaosland (en même temps, c'est pas difficile), Constellations est un bijou de réflexion et d'intelligence. En nous plongeant dans un monde post-apocalyptique réduit à un immense stade où d'invisibles ennemis de la race humaine viennent régulièrement prélever leur tribut vivant, il nous pousse à réfléchir sur notre monde à nous, celui d'aujourdhui. Comment ne pas s'interroger sur les valeurs qui fondent notre civilisation lorsque l'on observe les rapports entre les humains qui peuplent les différentes strates du stade sans nom de Constellations ? Et ces ennemis invisibles qui viennent tuer de temps en temps les habitants moribonds du stade ne ressemblent-ils pas à la main tout aussi invisible du Marché, celle dont on nous disait qu'elle devait auto-réguler ce même Marché tout puissant alors qu'en réalité elle ne manipule que la grande faucheuse sociale et financière qui lui sert à prélever son tribut régulier de vies humaines brisées ? Comment ne pas s'interroger sur notre rapport à la mémoire historique lorsque que l'on observe les jeunes de Constellations qui ont tout oublié des richesses culturelles du long passé humaine ? Comment ne pas faire le lien avec la déculturation ambiante et le négationisme de moins en moins rampant de "l'époque post-Auschwitz" (pour reprendre une expression récente d'Elie Wiesel) ? Mais Constellations n'est pas seulement riche des questions qu'il nous pousse à nous poser. C'est aussi un superbe recueil de poésie, plein d'images et de silences évocateurs et profonds. Ce tome 1 est vraiment une belle réussite dont on attend qu'elle se bonifie avec les opus suivants. Au début, c'est vrai, j'étais pas super emballé par les productions BD d'Ankama. Et puis il y a eu l'humour potache des barbares, la beauté animale du silence, et aujourd'hui la poésie bouleversante des punk-rock... A découvrir : quelques extraits sur le site des éditions Ankama A lire : le pitch des éditions Ankama :

"Dans le Stade : Un stade désaffecté leur sert de camp de fortune. Autour de ce refuge gît l’inconnu, une frontière qu’ils ne transgressent pas par peur d’être dévorés… Sur cette Terre dévastée, dans ce petit enclos enfoui sous la nuit éternelle, de jeunes adolescents survivent sur les traces d’un passé que leurs grands-parents ont connu. Eux, n’ont hérité que d’une civilisation disparue. Mais dans leurs cœurs germe une révolution silencieuse, contre un ennemi inconnu. Entre mythologie du quotidien et rêve d’un ailleurs impossible, Constellations est la fresque de poche d’un monde incapable de se réinventer."

Info du jour : festival

L'info du jour... ... est aujourd'hui consacrée à une incontestable réussite : Quai des Bulles, l'incontournable festival BD de Saint-Malo les 24, 25 et 26 octobre 2008 ! Du Palais du Grand Large à l'Espace Duguay-Trouin, de 9h30 à 19h, vous y découvrirez un nombre impressionnant d'artistes (impossible de citer les plus de 300 auteurs attendus) et d'exposants (libraires, éditeurs, bouquinistes, fanzines...), ainsi que 8 expositions, dont une consacrée à Guarnido (plus Ratafia, Bix, Jung...) ! Bref, les amoureux de la BD se retrouveront à Saint-Malo le week-end prochain (sauf les exilés du Sud...). A visiter : le site du Festival Quai des Bulles A lire : le blog du Festival

Les sorties récentes… Part IV

IDDBD a repéré pour vous (suite)...

IDDBD a fait un petit balayage des sorties récentes pour en faire un tir groupé de pitchs du jour ! Dernière partie aujourd'hui...

Artica - Tome 2 : Mystère sous la mer (scénario de Daniel Pecqueur, dessin de Bojan Kovacevic, collection Neopolis, éditions Delcourt)

De l'aventure, de l'intrigue, des rebondissements, des héros attachants...

"Dakota, ex-pilote de chasse reconverti dans la destruction d'icebergs et de satellites hors d'usage, tente de poursuivre sa mission classée secret-défense. Il doit au plus vite mettre la main sur la fillette retrouvée dans un cylindre métallique prisonnier des glaces. Mais ils ne sont plus les seuls à connaître son existence : la gendarmerie vient de lancer un avis de recherche... et des tueurs sont désormais sur ses traces !"

A lire : quelques planches sur le site des éditions Delcourt

A (re)lire : la chronique d'IDDBD au sujet du premier tome

Donjon Potron-minet - Tome -83 : Sans un bruit (scénario de Joann Sfar et Lewis Trondheim, dessin de Christophe Gaultier, couleurs de Walter, éditions Delcourt)

"Le vieil Arakou, père de Hyacinthe, se sent rouillé et se morfond à l'idée de mourir dans son lit. Il n'a de cesse de se rappeler les temps héroïques et ses amis qu'il souhaite retrouver. Il prend alors son fidèle destrier au grand dam d'Alexandra qui, inquiète pour lui, l'accompagne dans cette folle chevauchée. Entre temps, dans les ruines d'Antipolis, Comor et une poignée de seigneurs se préparent à reprendre le pouvoir..."

A lire : quelques planches sur le site des éditions Delcourt

A (re)lire : les chroniques d'IDDBD sur la série Donjon, Donjon Potron-minet, Donjon Zenith, Donjon Parade ainsi que Donjon Monster et Donjon Crépuscule...

Grigridédé (scénario et dessin de Benoît Perroud, éditions L'an 2-Actes Sud)

"Dans une petite ville de province, trois jeunes luttent contre l’ennui...
Alcool, filles, défis automobiles : tout est prétexte à donner un peu de piquant à leur quotidien sinistre et monotone.
L’un d’eux, Joey, a un travail qui le mine et cherche l’âme sœur. Un jour, il reçoit de son ami Tonio un objet porte-bonheur : le « grigridédé ». Superstitieux, il se prend à espérer que ce talisman changera sa destinée et celle de son entourage...

Récit choral, Grigridédé est un drame social qui n’est pas sans faire songer aux meilleurs films de Pialat. Composé d’une succession de courtes scènes, il est mis en scène avec sobriété, au plus près des personnages et de leurs états d’âme."

Les sorties récentes… Part III

IDDBD a repéré pour vous (suite)...

IDDBD a fait un petit balayage des sorties récentes pour en faire un tir groupé de pitchs du jour !

Une aventure de Monsieur Pixel (scénario et dessin de Etienne Beck, éditions L'employé du moi)

Personnellement je suis fan...

"Mon enfance a été marquée comme tous les gosses par les legos et les jeux vidéo. J’ai gardé une nostalgie pour ces jeux qui faisaient appel à l’imagination, transformant un triangle avec deux côtés en escalier en un redoutable vaisseau spatial.
Etienne Beck

Monsieur Pixel est dessiné « pixel par pixel » avec quatre feutres, un jaune, un vert, un rouge et un noir. Beck l’a démarré sur un coin de la cuisine, en écriture automatique, et en a fait un récit de 92 pages dans lequel Monsieur Pixel, tour à tour jouet du destin et maître de ses actes, se fiance avec une ravionne, se bat avec son amant, connait la gloire et la déchéance, se fait prédire l’avenir par une cuisinière, catche au Mexique, affronte Roger Waters.

Bien qu’impossible à résumer, ce sinueux récit évite le délire stérile et délivre une raclée d’humour en un bouillonnant et subtil magma de mots et d’images.

À la fin, Monsieur Pixel retombe sur ses pattes, nous laissant bouche bée, comme après un grand film d’aventure lorsque la lumière se rallume dans la salle, un peu perdu, vidé et repu à la fois, un grand sourire aux lèvres."

A lire : des extraits sur le site des éditions L'employé du moi

Droit dans le mûr (scénario et dessin de Fabcaro, éditions La Cafetière)

"Voici la suite du "Steak haché de Damoclès", avec cette fois des histoires moins en relation avec des souvenirs d'enfance ou d'adolescence, mais plus en rapport avec les difficultés qui se posent à travers la question "qu'est-ce qu'être mature et adulte ?"
BD autobiographique, où il est question de problèmes de communication, de soucis quotidiens, de timidité, de quiproquos, de malentendus, de rapports humains difficiles, de situations décalées et de lâcheté. Tout ça ?
Sans oublier l'humour !"

A lire : quelques extraits sur le site de La Cafetière

La saison du Serin (scénario et dessin de Germain Boudier, éditions La Boîte à Bulles)

Originale et palpitante : rappelez-moi ce que l'on demande à une BD ?

"Pour services rendus, Serin se retrouve invité au camping breton de L’Abri Côtier. Dès son arrivée, le détective en vacances est mis au parfum : le lieu est endeuillé par le suicide, l’an passé, de la mascotte du camping, le plus emblématique de tous les habitués. Et Dieu sait qu’il y en a des habitués dans ce camping ! A leur contact, Serin est progressivement saisi de doutes : et si Emile avait été tué ? Et si son départ avait finalement arrangé tout le monde ? C’est ce que va penser Serin dans la première version du livre.

Dans la seconde version du livre (qui lui fait face), Serin est arrivé un jour plus tard, suite à une panne de voiture. Et sa vision des choses est toute autre. Même si les images dessinées par Germain Boudier sont… identiques !

Deux polars donc pour une même intrigue ! Et surtout un superbe exercice de style doublé d’un quasi documentaire plein de verve et d’humour sur la vie au camping. Tout le monde s’y reconnaîtra !"

A lire : quelques planches sur le site de La Boîte à Bulles, ainsi que des liens vers des chroniques de cet album pour le moins original

Death Note - Tome 12 (scénario de Tsugumi Ohba, dessin de Takeshi Obata, éditions Kana)

Je ne vous présente plus ce manga dont IDDBD est complètement accro ! Utilisez donc le moteur de recherche d'IDDBD pour vous en rendre compte.

"Le dénouement est proche pour Light et Near qui vont enfin s'affronter ! Quelles stratégies ces deux esprits hors du commun ont-ils donc élaborées pour prendre le dessus sur leur adversaire ?

Dernier chapitre pour le Death Note qui se refermera définitivement après cet ultime duel !"

Un enterrement de vie de jeune fille (scénario et dessin de Hervé Bourhis, éditions Dupuis)

Les lecteurs réguliers d'IDDBD savent que Hervé Bourhis fait partie du carré VIP de ce blog ! Nous n'avons donc aucun mal à saluer son dernier album et à vous recommander chaudement ce magnifique road-movie...

"Quitterie et Auréole kidnappent Anne, leur meilleure amie, pour une virée prénuptiale, mais, à peine les premières épreuves potaches ont-elles commencé, que Anne leur apprend qu'elle annule le mariage. Le week-end commence...

Un enterrement de vie de jeune fille est un instantané contemporain de la vie de trois filles au seuil de la trentaine, avec tout ce que ça peut comporter de rires et de larmes, de cafeterias d'autoroute, de culpabilités, de faux-semblants, de bals populaires, de choix cornéliens, de cuites du samedi soir, d'hypocrisie et d'amitié mise à mal, de problèmes de téléphones portables et bien sûr... d'enterrements de vie de jeune fille.

Dans "Un enterrement de vie de jeune fille", Hervé Bourhis, qui a été révélé en 2002 par le prix Goscinny (prix du meilleur jeune scénariste) qu'il a reçu pour Thomas ou le retour du Tabou (collection Tohu-Bohu, Les Humanoïdes associés), nous parle des choix qui se font au seuil de la trentaine, de la fin définitive de l'adolescence quand on est confronté à la mort, à la séparation. Sans pathos, mais toujours un peu acide, sa chronique sonne juste.

Son regard acéré sur le monde contemporain lui a servi à développer une oeuvre mordante, qu'il s'acoquine avec un coauteur (comme Rudy Spiessert, pour Le Stéréo-Club ou Ingmar) ou qu'il travaille en solo (Comix Remix, Le petit livre rock)."

Les sorties récentes… Part II

IDDBD a repéré pour vous (suite)...

IDDBD a fait un petit balayage des sorties récentes pour en faire un tir groupé de pitchs du jour ! Il y en aura encore demain (on essaye de ne pas trop vous gaver d'un seul coup !)...

Muraille - Tome 2 : Gynécée (scénario de Francis Laboutique, dessin et couleurs de Inaki Holgado, éditions Paquet)

Le dessin est très beau et le scénario est aussi original que Alim le tanneur... C'est dire !

Résumé du tome 1 : "Sur un monde marin où le bois est rare, une civilisation humaine, guidée par une religion basée sur le dogme du Cycle, a entrepris de bâtir une gigantesque muraille pour parcourir l’océan à la recherche de terres habitables. Depuis des siècles, le formidable édifice progresse inexorablement.
Mais aujourd’hui, le Cycle est en péril car Muraille s’est immobilisée…"

Résumé du tome 2 :Chantier, les bâtisseurs sont désemparés. Ils n’ont plus de travail faute de matières premières et la révolte gronde. Le Révérend Coordinateur Echauguette part pour un long voyage qui doit le mener jusqu’à la sainte Carrière. Il sera accompagné du Rapporteur Galil et de Cimont, le novice. Première étape : le Gynécée, l’univers des femmes où le coordinateur espère découvrir la trace de ses convois. C’est sans compter avec les deux fugitifs qui se sont mêlés à sa caravane, Coraille et son protecteur inattendu, le chef de cohorte Laistair Combe…"

A découvrir : des extraits sur le site des éditions Paquet

The bridge (scénario et dessin de Michel Koeniguer, couleurs de Mossa José Andres, collection Solo, éditions Paquet)

Un récit de guerre qui ne s'arrête pas à la seule évocation du conflit... Excellent.

"Irak, région de Kerbala. Une section du premier régiment de reconnaissance du corps des marines est en embuscade dans un village abandonné. Parmi les hommes, le caporal Enrique Chavez, qui vient de passer cinq jours en permission au pays. Cinq jours durant lesquels il a dû faire face aux difficultés familiales tout en faisant abstraction de la guerre, des attentats et se dire que malgré tout, ça a un sens d'être là-bas."

A découvrir : 8 planches sur le site des éditions Paquet

L'Angélus de midi (scénario et dessin de Manu Larcenet, éditions Les Rêveurs)

Soyons clairs : c'est du Manu Larcenet, nous sommes fans, n'attendez donc pas un avis objectif. Cela dit, c'est tordant !

"Le célèbre Professor Pedro-Joao Himmelkopf, seul scientifique au monde à s'intéresser à la crise de la quarantaine nous propose à travers une étude sur plus de 200 pages de comprendre le comportement de l'humain face à ce douloureux problème. A mi chemin entre le roman, et la bande dessinée, l'Angelus de midi explore à travers un ton inédit chez Manu Larcenet l'humour et la dérision."

La légende des nuées écarlates (scénario et dessin de Saverio Tenuta, éditions Les Humanoïdes Associés)

Je ne l'ai pas encore lu mais le sujet et le dessin me donnent l'impression d'être assez somptueux...

Résumé du tome 1 : "Au Japon, dans une lointaine époque où règnent encore les esprits de la nature, Raido, le ronin amnésique, erre sans but. Des voix mystérieuses parlant de mort hantent son esprit et elles le conduiront tôt ou tard à la folie. Dans son voyage en quête de son passé, il parvient à la Ville qui Parle au Ciel, ultime rempart contre la glace qui avance inexorablement dans ces terres oubliées.

Les marionnettes de bois du bunraku, mues par les mains habiles de la jeune Meiki, content la sombre histoire des nuées écarlates. Après la rencontre de la marionnettiste avec le ronin, les fables semblent devenir de plus en plus réelles aux yeux de Meiki. Des loups venimeux, d'hostiles divinités, d'anciens guerriers samuraïs qui suivent la voie de l'épée... Le monde est renversé, les marionnettistes deviennent des marionnettes dont les fils sont tirés par d'antiques divinités vindicatives. La shogunaï de la ville cherche à dissimuler tout cela alors que la blanche étendue de glace avance comme pour submerger et purifier ses crimes.

<< Le passé n'a plus d'importance désormais, la nature n'existe plus, ni les restrictions, ni le moindre contrôle. Il n'existe plus que nos membres, chauds de vie et libres pour l'éternité. Je suis Ryin Fujiwara, votre libératrice, et cette ère est celle de la chair. >>"

Résumé du tome 2 : "La Ville qui Parle au Ciel dort sous la chape blanche de l'hiver. Mais lentement la neige fond et les secrets enfouis apparaissent au grand jour. Raido a retrouvé ses épées et, avec elles, ses souvenirs. La marionnettiste Meiki l'aide à trouver un sens aux visions qui l'envahissent. La jeune femme découvre que les monstres de ses fables deviennent toujours plus réels ; il lui faudra bientôt les affronter. Alors que l'homme ordinaire croit jouir de son libre-arbitre, tous ici savent que la vie n'est qu'un tourbillon de feuilles que le vent emporte et dont les bruissements masquent nos cris de désespoir. Auteur complet au ton et au graphisme résolument nouveaux, découvert dans La Ville qui Parle au Ciel, Tenuta confirme avec ce second tome son extraordinaire talent."

A voir : les planches sur le site des Humanoïdes Associés

Les sorties récentes… Part I

IDDBD a repéré pour vous...

IDDBD a fait un petit balayage des sorties récentes pour en faire un tir groupé de pitch du jour ! Demain : la seconde partie de la sélection...

Le journal de Carmilla - Tome 3 (scénario de Lorris Murail, dessin de Laurel, éditions Vents d'Ouest)

"Une réflexion tendre et inspirée sur l'écologie. Par Carmilla, 13 ans, et des trésors de bon sens à revendre...

Le journal de Carmilla ça n'est pas de la BD. C'est la vie, la vraie, simplement découpée en cases et en tranches d'existence d'où beaucoup de rire, d'émotions, et de petits et grands enseignements sur la marche du monde sont à retirer. Bien sûr quand on a 13 ans, les petits problèmes de tous les jours paraissent parfois trop grands. Mais quand il s'agit d'un sujet aussi grave que la sauvegarde de la planète, même les adultes paniquent ! À tel point que Jacky, le père de Carmilla, a décidé qu'à lui seul il allait enrayer la fonte de la banquise et colmater le trou de la couche d'ozone. Première étape en vue de la réalisation de ce projet d'intérêt général : le retour à la campagne, loin de la pollution ! Inutile de dire que pour la famille de Carmilla, plutôt urbaine tendance branchée, l'acclimatation à la fibre écologiste ne se fera pas sans éclats de voix... et de rire !"

A lire : 10 planches sur le site des éditions Vents d'Ouest

Les aventures de Tom Sawyer - Tome 3 : Coup de théâtre (scénario de Istin, dessin et couleurs de Akita, éditions Soleil)

"VOUS CROYEZ QUE JE SUIS VRAIMENT MORT NOYÉ, LÀ-BAS, DANS LA RIVIÈRE SOUTERRAINE DE L’ÎLE JACKSON ? VOUS L’AVEZ VRAIMENT CRU ? MA FOI, C’EST QUE VOUS ÊTES BIEN NAÏFS !!
Vous n’êtes pas les seuls, à le croire… La ville entière de Saint Petersburg le pense aussi. Sans blague ! Un pirate, ça ne se noie pas, Et Huck, Joe et moi, nous sommes enfin devenus des pirates. Nous sommes libres de jouer, manger, dormir quand ça nous plaît. Ça c’est la vie ! La vraie ! Bon le souci, c’est que de jour en jour, sur une île, on finit par trouver le temps long et même si je n’ose l’avouer devant les amis, ma famille me manque. Il serait temps de rentrer, non ? En ville, nous sommes maintenant de vraies célébrités !!"

A lire : les 6 premières planches sur le site des éditions Soleil

Mes hommes de lettres - Petit précis de littérature française (scénario et dessin de Catherine Meurisse, éditions Sarbacane)

"Une désopilante histoire de la littérature française en bande dessinée, à la re-découverte de nos grands auteurs du Moyen Âge au XXe siècle.
Dans cette anthologie personnelle et non-exhaustive, les écrivains et leurs personnages se rencontrent sans complexe, incarnés dans leur contexte historique, social, politique et culturel. C’est ainsi que Panurge raconte l’éducation chaotique de Gargantua, que Renart, du Roman de Renart, en véritable troubadour, se charge de nous expliquer la littérature médiévale, ou encore que Zola espionne les batifolages de Gervaise et Coupeau. Bienvenue aux “Journées portes ouvertes” du Panthéon littéraire ! "


A lire : la fiche album sur le site des éditions Sarbacane

Tout seul (scénario et dessin de Christophe Chabouté, collection Intégra, éditions Vents d'Ouest)

"376 pages d'émotion pure...

50 ans qu'il vit ici, sur ce caillou, dans son vaisseau de granit. Bateau immobile qui ne l'emmène nulle part et qui ne rejoindra jamais aucun port... Et pourquoi quitter ce lieu alors que le monde au-delà de cette satanée ligne d'horizon fait si peur ? Où s'évader lorsqu'on n’a nulle part où aller ? Comment combattre la solitude et empêcher que ce silence perpétuel ne devienne assourdissant ?... Des années passées sur son rocher, avec l'imagination comme seule compagne... Avec Tout seul, Christophe Chabouté signe un de ses albums les plus surprenants, où se côtoient onirique et quotidien et où s'enchevêtrent subtilement sensibilité, tendresse et humour..."

Révélations - Volume 3 (scénario de Jenkins, dessin de Ramos, couleurs de Olea, éditions Soleil)

"DANS LA VEINE DU DA VINCI CODE, CE THRILLER ÉSOTÉRIQUE EST ORCHESTRÉ PAR LE TALENTUEUX JENKINS (SPIDER-MAN, WOLVERINE, BATMAN…) ET RAMOS, LE DESSINATEUR « STAR » DU COMICS US !

Amateur d’histoires de complot et fumeur invétéré, Charlie Northern est sans doute l’un des meilleurs détectives de Scotland Yard. Comment aurait-il pu imaginer que la venue impromptue d’un ami allait bouleverser sa vie ? Cet ami, un jeune cardinal, lui annonce la mort mystérieuse d’un haut dignitaire du Vatican, successeur présumé du Pape. Destination : Rome ! Trouvera-t-il des indices au coeur de ces bâtiments réputés pour conserver leurs secrets ? Nul ne sait, mais certaines personnes semblent avoir des choses à cacher…"

A lire : la superbe chronique de David sur IDDBD