Prenez le large, que diable !

Le diable des 7 mers (scénario de Yves H., dessin de Hermann, collection Aire Libre, éditions Dupuis, 2008) Bien entendu, les lecteurs les plus persifleurs d'IDDBD auront beau jeu de crier une fois de plus au scandale ! A part les westerns, les comédies sentimentales et les histoires de pirates, que peut-on désormais trouver sur IDDBD ? Heu... de bonnes histoires de pirates qui ressemblent à des westerns sentimentaux, ou des comédies sentimentales rassemblant des gueules de pirates sur la trame narrative d'un bon western, à moins qu'il ne s'agisse de westerns où l'on croise des pirates sentimentaux ? Sans être tout cela à la fois, il faut bien reconnaître que Le diable des 7 mers nous entraîne en Caroline du Sud à l'aube du XVIIIème siècle (certes, ce n'est pas vraiment du western mais on est déjà en Amérique...) où nous rencontrerons tour à tour une jeune fugueuse fougueuse, la fille de Lord Somerset (ça, c'est clairement pour le côté sentimental... enfin, si l'on aime les tigresse...), un jeune aventurier, Conrad, et une sacrée bande de pirates purs jus, menés par un certain Murdoch, le fameux diable des 7 mers (et croyez-moi, celui ne s'habille pas en Prada !) ! Bilan : Le diable des 7 mers est une vraie histoire de pirates comme on les aime sur ces côtes bédéphiles, n'en déplaisent aux grincheux et autres intellos du 9ème art. On aborde des bateaux, on pille, on massacre à tour de bras, on se trahit... mais surtout on cherche Le trésor ! Le tout, sur la trame sans faille de Yves H. (le fils de son dessinateur de père, Hermann). Et le couple "père-fils" fonctionne on ne peut mieux dans cette histoire originale (comme quoi, on peut raconter des récits de pirates qui - tout en respectant les règles du genre auxquelles les puristes sont attachés - sortent des sentiers - côtiers - battus et rebattus...). Quant au dessin, je ne m'étendrai pas sur le sujet tellement le trait d'Hermann est juste magnifique : il vous suffit de jeter un coup d'oeil à la couverture et aux deux planches que nous vous proposons. Vivement la seconde partie, sacrebleu !  

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