Info du jour : Bulles d’Encre

L'info du jour... ... est réservée à Bulle d'Encre dont IDDBD soutient de manière inconditionnelle toutes les actions caritatives. Pour une fois que la BD n'est pas seulement un plaisir solitaire ! Pour en savoir plus, lisez donc le communiqué de Bulle d'Encre (cliquez dessus pour le lire plus confortablement). Encore une belle initiative de la part de gens dont la passion de la BD n'a d'égal que le coeur... A lire : les (excellentes) chroniques d'albums de Bulle d'Encre, les (tout aussi excellentes) news, les coups de coeur de l'équipe Bulle d'Encre (l'équivalent des "Recommandé par IDDBD"...), et bien entendu, leurs sites préférés...

 

 
 
 
 
 
  
 
 
 
  
 
    
   

Jin (scénario et dessin de Motoka Murakami)

Jin (scénario et dessin de Motoka Murakami, éditions Tonkam) "Mon nom est Jin Minakata, 34 ans... Je suis chef de la section médicale de chirurgie cérébrale de l'hôpital rattaché à l'Université de Toto. Ce soir-là, j'étais de permanence en tant que chirurgien de garde." C'est ainsi que se présente Jin Minakata, le personnage central du manga éponyme. Quelques mots brefs, concis, informatifs. On l'aura compris, Jin se définit avant tout comme un médecin. Et lorsqu'il se trouve confronté à un incroyable évènement, c'est cette définition qui prévaudra sur tout le reste. L'évènement extraordinaire auquel va être confronté Jin se décompose en deux phases. Tout d'abord, l'opération du cerveau d'un inconnu emmené d'urgence à l'hôpital pour une tumeur dont la forme se révèle être... un foetus humain ! Ensuite, la chute de Jin dans un escalier de l'hôpital alors qu'il essaie de rattraper le convalescent en fuite... Résultat : après sa chute, le jeune chirurgien se réveille dans une forêt ! Mais pas n'importe laquelle : l'une de celles qui bordent le Tokyo de la fin de l'ère Edo ! Si l'histoire du Japon vous est peu familière, sachez - en deux mots - que l'ère Edo s'étend de 1600 à 1868. Jin Minakata, le chirurgien du XXIème siècle, se retrouve donc en 1862 à Edo (l'actuelle Tokyo) ! Aussi incroyable que cela paraisse, Jin Minakata ne va pas s'attarder sur le pourquoi ou le comment de cet invraisemblable saut dans le temps. Très vite confronté à la violence de l'époque, il doit soigner un jeune samouraï blessé à la tête à la suite d'un altercation. Une opération s'impose ! Jin va y procéder avec les moyens du bord et les quelques instruments de chirurgie présents dans la trousse d'urgence dont il ne se départit jamais. Ce premier succès lui vaut de rencontrer Saki, la jeune soeur du samouraï, et d'entamer une nouvelle carrière de médecin... Car le travail ne manque pas pour un médecin compétent dans ce Japon de la fin du XIXème siècle : épidémies de rougeole et de choléra, cas fréquents de béri-béri dans une population mal nourrie, vérole galopante, etc... Au fil des tomes, Jin devra relever de nombreux défis médicaux avec pour seuls alliés, son intelligence, son savoir médical et quelques personnalités influentes qui l'admirent et l'aideront dans sa tâche. Ce manga "médico-historique" ou "historico-médical" est absolument passionnant ! Imaginez l'équipe d'Urgence renvoyée au Far-West, ou un héros de Slaughter propulsé au Moyen-Âge, et vous n'aurez qu'un faible aperçu de Jin. On ne se lasse jamais de suivre ce jeune chirurgien tant sa personnalité est aussi attachante que les personnages qui l'entourent ! Loin d'être répétitif, le scénario impeccable imaginé par Motoka Murakami est juste palpitant ! Si vous y ajoutez son dessin précis, documenté, beau et vivant, vous voilà également propulsés dans ce Japon encore féodal que vous découvrirez de manière aussi intime que Jin. Bref, une série à ne manquer sous aucun prétexte ! A découvrir : les fiches albums des 6 tomes parus à ce jour en France (12 au Japon), sur le site des éditions Tonkam A lire : pour en savoir un peu plus sur l'ère Edo

Pitch : Salamandre (scénario de Cheilan, dessin de Armand)

Le pitch du jour... ... est uchronique ! Et vous savez combien nous aimons ce genre de récit sur IDDBD (Uchronie(s), Hauteville House, Voyageur...) ! Bref, aujourd'hui, les éditions Le Lombard publient le premier tome de Salamandre (intitulé "Hiroshima"), une série uchronique de Cheilan (au scénario) et Armand (au dessin). Bien entendu, une chronique suivra très très vite (promis !)... "En 1830, après des siècles de guerres occultes entre factions antagonistes, les magiciens se sont révélés au reste de l’Humanité et ont imposé une paix planétaire. Ceux d'entre eux qui ont refusé la paix ont été bannis ou exilés de la Terre. Réunis au sein d’un Conseil, les Initiés siègent aux côtés de l’ONU et veillent à l’entente entre les peuples, tout en refusant de s’immiscer dans la politique intérieure des pays tant qu’elle ne menace pas l’équilibre global du monde. L'Histoire des humains en est totalement modifiée, du moins dans cette réalité... Près de deux siècles plus tard, le rêve s'essouffle. Privés du choix de leur destin, les Hommes vivent une violente crise existentielle, tandis que les Initiés réalisent que bannis et exilés n'ont jamais abandonné leur rêve de vengeance. La peur viendra d'un devin hanté soudainement par les visions d'un trouble qui n'existe plus: la guerre. Inquiets et divisés, les Initiés dépêchent pour enquêter, la magicienne à la jeunesse quasi-éternelle Ezane Watkins. Mais, quel immense pouvoir pourrait empêcher le chaos qui se prépare ?" A voir : quelques planches sur le site des éditions Le Lombard

Boro, 3ème opus

Le pitch du jour Les aventures de Boro, reporter photographe - Tome 3 : La Dame de Berlin (scénario de Dan Franck, dessin de Marc Veber, collection Ligne Rouge, éditions Casterman, 2008) Le 3 mai dernier, IDDBD vous présentait les deux premiers tomes de la série La Dame de Berlin ou les aventures de Boro, reporter photographe, le personnage issu de l'imagination des romanciers Dan Franck et Jean Vautrin. Ce permier triptyque s'achève aujourd'hui avec la parution du troisième et dernier opus... "1933. Alors que le chancelier Adolf Hitler vient d’accéder au pouvoir en Allemagne, Boro, grâce aux photos du chef du parti nazi réalisées à Berlin, réalise enfin son rêve : travailler comme photographe professionnel. Un travail qui le conduit à croiser de nouveau la route des activistes qui font la promotion des idées d’extrême droite sur tout le continent. Bientôt, Boro découvre qu’une organisation secrète, Parsifal, structure clandestinement les dangereux projets de ces militants nationalistes partout en Europe. Il identifie même, inopinément, l’homme de l’ombre qui dirige Parsifal : rien moins que l’un des familiers de sa bien aimée cousine l’actrice Maryika Vremler, là-bas, dans la capitale du Reich… Le photographe, dès lors, n’hésite plus. Convaincu à juste titre que Maryika est en grand danger, Boro fonce à Berlin en dépit des risques qu’il y court lui-même, et enlève la jeune femme alors que le piège nazi allait se refermer sur elle. Une folle course-poursuite s’engage...." A lire : l'interview de Dan Franck sur le site de Casterman

Au sombre héros…

La Tour Sombre - Tomes 1, 2 et 3 (scénario de Peter David, dessin de Jae Lee, d'après le roman de Stephen King, collection Fusions Comics, éditions Soleil, 2008) IDDBD vous présentait, le 18 avril 2008, le premier tome de cette épopée adaptée avec succès du roman de Stephen King. Deux tomes plus tard, l'aventure BD s'achève sur le troisième opus de la série, sorti aujourd'hui. L'adaptation est une réussite totale, tant en ce qui concerne le scénario (chapeau à Peter David !) que le dessin (sublime de Jae Lee), ce qui n'était pas gagné tant l'histoire imaginée par Stephen King est à la fois complexe et subtile (et les lecteurs exigeants !). Comme nous vus le disions, adapter une BD est souvent un exercice risqué. Les auteurs de La Tour Sombre s'en sorte haut la main ! A visiter : le fan-site de La Tour Sombre (le roman) A voir (également) : le site consacré à l'oeuvre de Stephen King (en français)

Ingmar, troisième saga…

Ingmar - Tome 3 : L'elixir de vieillesse (scénario d'Hervé Bourhis, dessin de Rudy Spiessert, couleurs de Mathilda et Rudy Spiessert, collection Expresso, éditions Dupuis, 2008) Si vous ne connaissez pas encore Ingmar, il faut absolument vous précipiter pour lire les deux premiers tomes de cette série concoctée avec un humour ravageur par un Hervé Bourhis et un Rudy Spiessert toujours aussi inspirés par ce petit (par la taille) viking pleutre (de moins en moins... on remarquera d'ailleurs que le qualificatif "le preux" a été rajouté au titre), fainéant (de moins en moins également...), hâbleur (de plus en plus...) et séducteur (de plus en plus également...). Après avoir vécu une véritable saga nordique (premier tome) puis irlandaise (deuxième tome), le voilà lancé dans La quête du père (c'est le titre qui avait été initialement choisi par les auteurs...) à la recherche du remède à L'elixir de vieillesse. Car le père d'Ingmar est l'objet d'une malédiction aussi étrange qu'impitoyable puisqu'il vieillit d'un an chaque jour ! Il faudra donc que son roublard de fils se sorte les doigts du... nez pour relever ce nouveau défi. Et le "dieu pâle" sait que les obstacles ne manqueront pas, comme dans tout récit viking qui se respecte... Heureusement, Ingmar peut compter sur l'esprit tordu et le dessin acéré de ses créateurs, Hervé Bourhis et Rudy Spiessert, pour se retrouver dans les situations les plus poilantes pour nous, lecteurs ! Qu'il s'agisse du scénario ou du dessin, décidémment, la sage du viking et de sa bande de brutes ne faiblit pas. Ingmar fait désormais partie de ces héros de BD que l'on chérit particulièrement ici... Mais ça, vous le saviez déjà ! A (re)lire : la chronique d'IDDBD sur le premier tome d'Ingmar et celle sur le deuxième tome A lire : la fiche album du toisième tome d'Ingmar sur le site des éditions Dupuis

Always « No future » ?

No comment (histoires et dessins d'Ivan Brun, éditions Drugstore, 2008) Connaissez-vous l'excellente émission de la télévision publique belge Streap-Tease ? Et bien No comment d'Ivan Brun pourrait en être l'équivalent en bande dessinée ! Tout d'abord par l'approche silencieuse de celui qui donne à voir le monde. Les quelques bulles qui émaillent les cases standards (format gauffre 3 x 4) de l'album utilisent les signes de communication internationaux ($, %, etc...). Pour le reste, les histoires se comprennent d'elles-mêmes. D'autant mieux qu'elles décrivent le monde dans lequel nous évoluons. Et si la plupart du temps nous réussissons à fermer les yeux sur la réalité qui nous entoure, lorsqu'un artiste nous la jette à la figure, nous la reconnaissons instantanément... Nous en faisons aussi partie. Le travail d'Ivan Brun est remarquable d'acuité et d'intelligence. Bien qu'il dénonce les hypocrisies sociales, politiques et culturelles qui fondent notre société contemporaine (aussi bien en occident qu'ailleurs, du reste), Ivan Brun ne fait pas preuve d'exhibitionnisme gratuit. Tout sert son propos. Même l'économie de son trait et de sa mise en scène (que je trouve personnellement superbe...). En définitive, No comment est une belle démonstration graphique et narrative qui, contrairement à certaines formes d'art, est aussi utile qu'intelligente... A lire : une interview d'Ivan Brun sur le blog Black Cat Bones A voir : quelques toiles d'Ivan Brun sur le site Diogene.ch A savoir : les éditions Drugstore sont le nouveau nom du Vent des Savanes (racheté par Glénat)

Pitch du jour : Caatinga

Le pitch du jour... ... est pour le nouvel album d'Hermann (IDDBD vous a chroniqué le précédent...) qui sort aujourd'hui aux éditions Le Lombard : Caatinga. Comme on aime le dessin d'Hermann (c'est un euphémisme !) et que le sujet du récit correspond à ce que l'on apprécie, on hésite pas à vous signaler ce qui promet d'être encore une belle série de la collection Signé... "L’action se déroule au Nord-Est du Brésil dans les années 30. Fils d’un petit éleveur, Diamantino Da Rocha trouve le corps de son père assassiné sur l’ordre d’un riche propriétaire voisin. Aidé de son frère, Diamantino décide alors de venger son père. Mais la riposte est brutale. Contraints de fuir, les deux jeunes paysans sont récupérés par une des nombreuses bandes de Cancageiros, des hors-la-loi qui écument la région semi-désertique du Sertao." A voir : quelques planches sur le site des éditions Le Lombard

Cora, livre Un…

Cora (scénario et dessin de Ted Mathot, éditions Akileos, 2008) IDDBD a raté une superbe occasion de vous chroniquer un superbe album (ça, c'est pas un scoop me direz-vous !). Aussi, lorsque l'occasion se présente de vous parler de la suite de ce superbe premier album, IDDBD ne pouvait réitérer sa "boulette"... Cora est la suite de Rose et Isabel, l'histoire pleine de fureur d'une fratrie de deux soeurs et trois frères au cours de la Guerre de Sécession. Si le son des canons s'est tût depuis plus de vingt ans, si l'Ouest américain semble moins sauvage qu'il ne l'était alors, si Isabel paraît avoir trouvé le calme et l'équilibre auprès de son mari, de son fils et de sa fille, Cora, la fureur de sa soeur Rose couve toujours. Tout le petit monde qu'Isabel s'est construit peu à peu, en enfouissant les souvenirs de Rose et de cette tragique aventure qu'elle ont partager pour délivrer leurs trois frères des geôles où ils croupissaient, tout ce petit monde lisse et tranquille vole en éclat le jour où un mystérieux individu vient taper à la porte d'Isabel. Il recherche Rose. Les secrets de famille sont comme les cadavres au fond des rivières : ils finissent toujours par remonter à la surface. Et l'odeur de l'air en devient tellement pestilencielle qu'elle est capable de séparer une fille de sa mère et de ramener à la vie les vieux démons que l'on croyait endormis à jamais... Ce premier tome de la série Cora est non seulement beau (admirez les illustrations de cette chronique !). Il est aussi profond et riche des non-dits et des silences de l'histoire de chacun de ses personnages. Comme d'habitude, les éditions Akileos ont encore réussi à nous dégoter un auteur américain à la Ted Naifeh, un artiste qui sait non seulement comment tenir un crayon (accessoirement, Ted Mathot est dessinateur chez Pixar...) mais aussi une plume. La classe. A visiter : le site (en anglais) de l'univers de Rose et Isabel A voir et à admirer : quelques images "volées" sur le site Rose et Isabel

Pitch du jour : BD citoyenne et d’actualité

Le pitch du jour... ... est pour Salt Pit, sorti aux éditions Les enfants rouges le 1er septembre dernier. Le scénario est très documenté et tiré de faits réels (lisez le pitch). Normal, il a été imaginé par Sasha, une journaliste. Quant au dessin de François Vataux, on l'avait déjà repéré bien avant le 10 mars 2008 (notez que la couverture a changé depuis...) ! "Du fond de sa cellule, Ali revit sa vie. Celle d’avant, celle du temps où il s’appelait encore Franck. Une cassure, le départ du père. Puis tout s’enchaîne : la découverte de l’islam, une rixe avec la police au nom de l’amitié, le prosélytisme d’un islamiste en prison. Franck le rebelle se trouve une cause à défendre. Il devient Ali , un apprenti djihadiste. Dans cette guerre, tous les coups sont permis. La CIA enlève, emprisonne, torture, dans l’ombre de prisons secrètes. Celle d’Ali se trouve en Afghanistan. Son nom : Salt Pit. C’est l’un des « black sites », ou centres d’interrogation secrets, de l’agence américaine. Son existence a été révélée en mars 2005 par le Washington Post. Officiellement fermée, cette installation faisait partie d’un réseau mondial de centres de détentions déployé par les Etats-Unis à l’extérieur de leur territoire, après les attaques terroristes du 11 septembre 2001. Dans ces prisons, les agents de la CIA étaient autorisés à pratiquer des « techniques d’interrogatoires poussées », interdites sur le sol américain."     A savoir : Salt Pit est sélectionné par le prestigieux festival de Blois "BD Boum" dans la catégorie "Prix Région Centre". Une exposition est organisée par le festival du 2 novembre au 2 décembre et les auteurs seront en dédicace les 21, 22 et 23 novembre.