Sergio Melia – Part I

Sergio Melia : l'interview ! Première partie Chose promise, chose due ! Pour vous, l'interview du talentueux et extrêmement sympathique dessinateur d'Apocalypstick : Sergio Melia ! Bon sang, c'est aussi pour des rencontres comme celle-là que l'on est heureux comme des enfants de faire IDDBD ! IDDBD : Bonjour Sergio Melia ! A part le fait que tu as publié Une mansarde à Paris (Glénat), l'album qui t'a révélé au public francophone, que tu as dessiné Apocalypstick, que tu as dessiné pour des comics américains et que tu as été animateur dans le domaine du dessin animé, on sait finalement peu de choses sur toi. Alors, qui est vraiment Sergio Melia ?

Sergio Melia : Premier du tout je m’excuse par mon mauvais français.

Je suis né à l’Espagne, a Castellón en octobre 1964, j’ai toujours vécu a la cité de naissance sauf pour trois mois que avec ma femme on a habité dans un appartment a New York, trop peu de temps, mais très joli experience, hey! au côte de la fênetre ou je dessinais nous avions un escalier metalique comme celle des films 😀, malheuressement trop rouillé pour faire des pique-niques.

Dès enfant j’ai toujours dessiné, j’étais pas trop bon étudiant donc chaque jour je demarrais une page de BD que, à la fin de l’heure, je gardais dans le bouquin correspondant.

Comme la cité était modeste, je n’avais pas la chance des études artistiques, donc j’ai fini par étudier comme dessinateur de plans 🙁 et j’ai continué à dessiner pour moi et avec des copains, on a fait des fanzines.

J’ai toujours aimé lire des BDs et dessiner, mais pour de vrai et serieussement je pouvais jamais imaginer que cela deviendrait mon métier. Ma ville trop petite n’étais non plus d’aide pour arriver a ce point, au-dela de acheter des albums ou magazines chaque mois le tout était trop loin.

IDDBD : Comment es-tu arrivé à faire de la BD ton métier ? Quel est  ton parcours ? Pourquoi avoir choisi le "comics" ? Et la BD érotique ?

Sergio Melia : Comme souvent, ça a été pas un chemin tout droit, des fois on trouve des chances et c’est à toi de les profiter, j’ai fait mon mieux.

Maintenant je faisais des fanzines avec des amis, j’ai eu la chance de sortir un album avec un éditeur amateur, je me suis mis au travail et dans 3 mois j’ai le tout dessiné. Cet album s’appellait MOON GANG, c’etait une histoire en noir/blanc, genre super héros, placé à l’Espagne, je me suis beaucoup amusé, heureusement l’éditeur a reussi a regagner son argent et on s’est pris deux bières avec le reste, cet album “heureusement” c’est quasi introuvable 😀, bon, je dois garder quelq’uns a la maison, mais je les montrerai pas sans conseil de mon avocat.

Pour hazard, j’ai eu la chance de travailler comme encreur a Marvel et j’ai profité l’occasion, j’ai bossé autour de quatre années là.

Après cette periode a Marvel je me suis posé la question de quoi faire, je me suis donné un temps pour trouver un chemin dans le monde de la BD ici à lEurope.

Premier du tout, j’ai travaillé dans un magazine erotique EROS COMIX, je me suis beaucoup amusé, j’aime beaucoup dessiner des femmes et je pense que le genre a des vraies possibilités, au dela des clichés tipiques que je n’aime pas beaucoup. Je trouve que le genre érotique a un vrai potentiel caché/oublié. On pense toujours à la violence par tel de raconter histoires attirantes, on associe des armes à l’aventure, ok c’est pas mal, mais c’est pas le seul chemin. Petit exemple, je suis amateur de la lecture, un jour je me suis mis à lire un bouquin d’un auteur espagnol, je regrete avoir oublie le titre et l’auteur, bon, il parlait d’une relation de couple que se dechire, la routine s’installe, l’homme aime à sa femme mais sais pas comme le montrer, il sait que elle le trompe, mais veut pas finir de le croire, une fois ils on une fête à son appart avec des amis, apres boire de l’alcool il s’apperçut que sa femme est disparue de la pièce principale, il la cherche, et sans pouvoir l’éviter il finit pour arriver à la porte de sa chambre, elle est fermée, il sent du bruit dedans, il est sûr que sa femme est de l’autre côte, mais il a peur, peur de trouver ce qu’il pense, il place sa main pour ouvrir la porte... hésite... et finalement l’ouvre pas et retourne avec les invités.

Cette scène, je la trouve plus forte émotionellement que une bataille pleine de meurtres, de têtes coupées et tout ça.

C’est ça ce que je veux dire, il y a des choses dedans des relations humaines qu’on pourrait profiter pour raconter des histoires “érotiques”.

Pendant qu’on se limite a ces images de le livreur de pizzas à domicile qui frappe la porte de la belle et chaude femme etc... on va pas sortir de là où on s’est mis. En plus, ces “images typiques” et pas réelles je les trouve assez gênants pour le genre feminin. C’est dommage.

IDDBD : Quand et comment as-tu rencontré Antoine Ozanam. Comment s'est  passée votre collaboration (rencontres régulières, échanges de mails...) sur Apocalypstick ?

Sergio Melia : C’est marrant parce que c’est un mail d’Antoine qui a permis nous rencontrer. Il s’est interessé par mon travail (je sais pas encore pourquoi 😀) On fréquentait le même forum, et il a trouvé mon site web, après ça il m’a offert une collaboration et on a demarré travailler dès ce jour. Je dois ajouter que je me suis trouvé flatté que un scénariste connu m’avait contacté à moi qui rien connaisais, au moins dans le monde de la BD franco-belge. De là on s’est trouvé deux fois à Angoulême, la reste c’est parmi des mails ou le MSN.

(...)

Demain, la suite de l'interview de Sergio Melia ! Il nous parlera de la situation des auteurs espagnols et de ses albums et auteurs préférés !

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