« Mountain’s seven » like « Ocean’s eleven »…

Sept voleurs (scénario de David Chauvel, dessin de Jérôme Lereculey, couleurs de Christophe Araldi et Xavier Basset, collection 7, éditions Delcourt, 2007) Bien, attaquons d'emblée, sans fioriture, à la manière d'un orc huruk-hai, contrepétrie vivante de l'être humain (quoi que...). J'ai aimé Sept voleurs car je suis fan d'héroïc fantasy en général (ben quoi ? c'est pas incompatible avec le fait d'aimer le western et les comédies sentimentales, non ?), et de l'oeuvre de Tolkien en particulier. Sept voleurs est, de ce point de vue, une sorte de petit entracte plaisant dans l'univers fantastique créé par le Maître. On y retrouve des nains cupides, des humains roublards et des orcs repoussants et intellectuellement très limités... Finalement, il ne manque que des elfes et des hobbits pour compléter le portrait de famille (ce qui manque un peu tout de même... mais c'est là affaire de puristes) ! Les amateurs d'héroïc fantasy trouveront donc facilement et très rapidement leurs marques. Ca tombe bien, Sept voleurs a été spécialement écrit pour eux, comme un petit trou normand rafraîchissant entre deux plats costauds. C'est ainsi qu'outre les personnages, le scénario de David Chauvel (le directeur himself de la collection 7) suit le plan cher à tout DM (Donjon Master) qui se respecte : la quête - menée tambour battant - d'un trésor inouï enfoui sous la montagne des nains (et quand je dis inouï, je suis encore loin de la vérité... le trésor de Bilbo n'était qu'un vulgaire Livret Jeune en comparaison), évidemment gardé par un dragon qu'il ne faut absolument pas réveiller (sous peine de se faire souffler dans les bronches), et dont l'accès est tout particulièrement périlleux (pont naturels en pierre s'étendant des deux côtés d'un gouffre aussi profond que le mécontentement d'un français moyen, hordes de nains aussi déchaînés qu'un attroupement de groupies prépubères de Christophe Maé, etc, etc). Et comme les paysages dessinés par Jérôme Lereculey sont assez superbes, le lecteur averti n'aura aucun mal à plonger dans l'ambiance et l'histoire de ces Sept voleurs. Les amateurs (dont IDDBD) apprécieront... Je crains tout de même que les autres (notamment les amateurs de western et de comédies sentimentales) ne se fassent dévorer dès les premières cases et ne se retrouvent au paradis de la BD avant la fin de la première page... Tant mieux pour eux, ils pourront ainsi relire les Sept psychopathes (pour les amateurs de thrillers halletants) et les Septs missionnaires (pour les amateurs de belles histoires pleines de rebondissement imprévisibles et d'humour fin), à ce jour les deux meilleurs albums de la collection 7... A lire : la critique de bdgest.com, celle de sceneario.com, et la fiche album des éditions Delcourt (agrémentée des 5 premières planches)

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