Info du jour : Docteur Borg

L'info du jour

Vous vous rappelez évidemment de l'excellentissime blog du Docteur Borg, Pas de week-end pour les cyborg, constitué de 100 % d'humour, d'intelligence et de talent graphique. Autant vous (re)dire qu'IDDBD en est fanatique ! Et bien, après les cyborgs hillarants du Docteur Borg, il faudra aussi compter avec les extra-terrestres du Professeur Fevre et son UFO Story. Pas de dialogues, contrairement à Pas de week-end pour les cyborg, mais des situations loufoques mettant en scène de petits hommes verts complètement à la masse, incapables de comprendre le sens de nos bonnes vieilles habitudes terrestres ou de nos objets les plus usuels. C'est drôle, les dessins sont très chouettes et en plus ça vient juste de commencer...  Conseil du jour : ne passez pas à côté d'UFO Story ! Ils sont déjà parmi nous... autant apprendre à les connaître !

Attention, retour du chef d’oeuvre !

Lune d'argent sur Providence - Tome 2 : Dieu par la racine (scénario, dessins et couleurs d'Eric Hérenguel, éditions Vents d'Ouest, 2008) Je vous avais prévenu : ce superbe diptyque serait chroniqué en deux parties, juste pour le plaisir d'en reparler une deuxième fois (histoire d'enfoncer le clou dans le crâne de ceux qui n'auraient pas saisi que Lune d'argent sur Providence d'Eric Hérenguel est un chef d'oeuvre...). A la fin du premier tome, nous avions laissé la belle Cathy Gatling bien armée (comme la première mitrailleuse de l'Histoire...) mais en mauvaise posture (je n'en dis pas plus pour ceux qui n'aurait pas encore lu le premier tome). Bien entendu, je ne vous dévoilerai rien de l'intrigue de ce deuxième tome, si ce n'est pour vous dire que : - ceux que l'on croit connaître savent bien tromper leur monde, - il y a quand même pas mal de grabuge dans Providence, - ce diptyque pourrait potentiellement en appeler d'autres, un peu à la manière de la série W.E.S.T. (encore faudrait-il qu'Eric Hérenguel le veuille, ce que nous ne manqueront pas de lui demander...). Pour une fois, sans rien vous dire de plus donc, je vous demande de faire confiance au jugement d'IDDBD. Si nous vous avons déjà déçu, nous en sommes désolés (mais l'art, quelle que soit sa forme, n'est-il pas un risque et une chance à la fois pour l'artiste et le spectacteur ?). Si vous avez déjà trouvé quelques bon albums parmi ceux dont vous parlons, alors vous n'hésiterez pas à vous rendre à Providence comme nous l'avons déjà fait... Les voies de la BD sont parfois impénétrables... et parfois non ! Ce deuxième tome de Lune d'argent sur Providence confirme ce que nous vous disions du premier : un chef d'oeuvre. Vous aurez donc plaisir à retrouver, sous une forme ou une autre, les personnages auxquels vous vous serez attaché au cours du premier épisode. A ce niveau, ce n'est plus du "Recommandé par IDDBD", c'est du "Garanti sur facture" ! A lire : le pitch du tome 2 sur le site des éditions Vents d'Ouest où vous pourrez également découvrir les premières planches de ce deuxième opus A visiter : le blog d'Eric Hérenguel

Et si on Cosey d’amour ?

Une maison de Frank L. Wright et autres histoires d'amour (scénarios et dessins de Cosey, collection Aire libre, éditions Dupuis, 2003) Et si, en ce joli printemps, IDDBD vous proposait une petite sucrerie ? Ou plutôt, un petit coffret, un assortiment de quatre friandises toutes en douceur et délicatesse ? Cela vous changerait un peu des chroniques western, science-fiction ou héroïc fantasy, non ? Et bien justement, cette petite gourmandise précieuse, IDDBD vous la rappelle à votre bon souvenir ou vous la fait découvrir. Son nom ? Une maison de Frank L. Wright et autres histoires d'amour. Ses ingrédients ? Quatre belles et délicates histoires d'amour. La première fait se retrouver, à l'hiver de la vie, deux amants qui ont partagé un moment de leur printemps avant de se perdre de vue. La seconde a pour cadre l'une des sublimes maisons dessinées par l'architecte américain Frank L. Wright, au sein de laquelle deux jeunes gens vont se retrouver avant de s'être connus. La troisième est une histoire d'amour au-delà du temps et du pardon, une véritable ôde à la vie qui parfois nous tend gentiment la main. La quatrième, enfin, nous invite à ne pas rater les occasions de retrouver un amour de jeunesse... surtout lorsqu'il aime - comme vous - la bande dessinée ! Son goût ? Doux comme les souvenirs de certains émois, sucré comme l'amour présent, mais jamais mièvre ou doucereux. L'esbrouffe ou la facilité ne font pas partie du vocabulaire artistique de Cosey. Avec un chef aussi talentueux, vous aurez donc du mal à résister à la tentation de Une maison de Frank L. Wright et autres histoires d'amour, ce dessert que vous avalerez en une bouchée mais dont vos yeux garderont longtemps le goût... Après son Voyage en Italie, Cosey est décidément un impénitent romantique. A moins qu'il ne soit tout simplement un véritable être humain ? A découvrir : le site de la fondation Frank Lloyd Wright

Pitch du jour : King David

Le pitch du jour King David (scénario d'Antoine Ozanam, dessin de Guillaume Singelin, collection KSTR, éditions Casterman, 2008) Ca sort aujourd'hui et les premières planches vues par IDDBD laissent penser que l'éditeur a raison de nous recommander de suivre Guillaume Singelin de très très près... Quant à Antoine Ozanam, IDDBD vous en a déjà dit tout le bien qu'il en pensait à propos d'Apocalypstick !

"Dans une improbable mégalopole contemporaine qui ferait la synthèse de New York, Paris et Metropolis, King David raconte l’ascension fulgurante d’un gosse des rues sans complexes au sein d’une organisation criminelle qui fait de lui son exécuteur en chef.

Cet étrange avatar de la légende biblique de David et Goliath tranche par la tonalité très particulière de son écriture, alternance d’humour, d’hyper violence et d’une forme déroutante de poésie urbaine qui fait la part belle à des personnages plus grands que nature.

Mais surtout, cet album atypique d’une rare énergie révèle un tempérament graphique incroyablement inventif, un dessinateur-né d’à peine vingt ans. À suivre de très, très près !"

A voir : les premières planches sur le blog de KSTR

Et (…) sur un cheval pâle se dressait la mort et l’enfer le suivait…(Apocalypse 6 : 8)

Billy Wild - Tome 2/2 : Le 13ème cavalier (scénario de Erick Lasnel dit Céka, dessin de Guillaume Griffon dit Sthrad, collection Regard Noir et Blanc, éditions Akileos, 2008) Pour ceux qui découvriraient ce diptyque, jetez donc un coup d'oeil à la chronique d'IDDBD consacrée au premier tome (sorti en janvier 2007). Les autres savent déjà que Billy Wild est une BD western atypique dans le paysage des vachers et autres desperados à la gachette aussi sensible que leur susceptibilité. Atypique pour son indéniable aspect gothique, comme bien des (premières) publications des éditions Akileos, et pour son noir et blanc radical (collection oblige...) qui ajoute encore à l'ambiance très particulière dans laquelle baignent les personnages. Billy Wild, qui a vendu son âme au diable (personnifié sous les traits d'un certain Linus) en contrepartie d'une insolente insensibilité aux balles de revolver, reviend pour une mission que l'on aurait pas imaginée : sauver la Constitution américaine et, par là même, les jeunes et bouillonnants Etats-Unis. Peut-être une façon de racheter son âme noircie par quelques 237 de meurtres... Vous imaginez que sa mission ne relèvera pas de la ballade de santé, surtout pour ses adversaires, une bande de hors-la-loi un peu spéciaux : tous à la solde du démon (le même Linus...), ils forment un groupe de 12 salopards tous plus crapuleux les uns que les autres. Dessinée et mise en scène à la façon d'un John Woo inspiré, la bataille entre Billy Wild et cette bande venue tout droit des enfers est particulièrement sanglante et réussie. Jusqu'à la confrontation finale avec le boss-de-fin-de-niveau (si vous avez suivi, vous aurez deviné son nom !), particulièrement explosive ! Dans Billy Wild, on sent de manière évidente que les auteurs ont pris autant de plaisir à nous conter leur récit déjanté qu'à brutaliser leurs héros. Evidemment, nous, dès que ça pétarade, que ça se défie, que ça se tire dessus dans la main street d'un bled paumé de l'Ouest sauvage, ça nous plaît ! Et lorsqu'en plus, il flotte sur tout ça un petit parfum de Faust qui aurait décidé de chausser des santiags et de se doter de deux Smith et Wesson pour retrouver l'enfoiré qui lui a fait signer un contrat d'immortalité à la c.n, ben on n'hésite pas une seconde. On selle notre mule, on enfile notre poncho, et on suit Billy Wild en tresaillant à chaque page de ce western classieux au dessin aussi novateur que le scénario... A visiter (impérativement !) : le site de Billy Wild

Une mission pour Mars, et ça repart !

Le complexe du chimpanzé - Tome 2 : Les fils d'Arès (scénario de Richard Marazano, dessin de Jean-Michel Ponzio, éditions Dargaud, 2008) Le 5 janvier dernier, IDDBD vous présentait le premier tome de cette série, qui doit en compter trois, en vous promettant de l'aventure, du suspens et du mystère. Le deuxième tome ne déméritte pas, loin s'en faut. Il rajoute même un cran supplémentaire au premier opus ! Après Neil Armstrong et Buzz Aldrin, l'équipage de la mission pour Mars (le nom romain d'Arès, le dieu grec de la guerre...), avec laquelle est partie l'héroïne Hélène Freeman, se retrouve confronté - en 2035 - à de nouveaux astronautes du XXème siècle, normalement décédés. Enfin, des cosmonautes pour être plus précis puisqu'il s'agit de soviétiques... dont Youri Gagarine lui-même ! Sans dévoiler les circonstances de cette nouvelle rencontre hallucinante, sachez que ce deuxième tome commence à donner des débuts de réponses que n'auraient pas reniés Albert Einstein et sa fameuse théorie de la relativité ou même Heisenberg et son fameux principe d'incertitude. Mais la fin de ce deuxième opus (qui n'est pas sans me rappeler un je-ne-sais-quoi de 2001 l'Odyssée de l'Espace d'Arthur C. Clark) laisse penser que le troisième sera, lui aussi, encore un cran au-dessus ! En tout cas, Les fils d'Arès est un bien bel épisode d'une bien belle belle série qui méritera, à n'en pas douter, un "Recommandé par IDDBD"... pour peu que vous vous intéressiez à la conquête spatiale et aux sciences. Ca tombe bien, à IDDBD, outre le western, les comédies sentimentales, l'héroïc fantasy, les récits intimistes, les grandes sagas d'aventure, la BD d'humour, la BD underground et d'avant-garde, le polar, les adaptations romanesques ou cinématographiques, les romans graphiques et le manga (entre autres !), on aime aussi le style "scientiste" et "science-fiction"... A lire : la fiche de la série sur le site Dargaud A voir (et à écouter) : l'interview de Jean-Michel Ponzio sur YouTube

Si l’homme descend du singe, il peut aussi y remonter (Buster Keaton)

The ape - Le singe tueur (adaptation, dessin et couleurs de Cédric Perez, éditions Akileos, 2008) Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire, l'adaptation en bande dessinée de romans ou de films est toujours un exercice délicat. Adapter sous une autre forme artistique une oeuvre originale est de toutes façons un exercice délicat. Adapter, c'est transposer, ajouter, enlever, modifier, imprimer sa marque... Avec The ape, Cédric Perez se lance dans l'adaptation d'un film de 1940 de William Nigh, "un remake lointain de son propre film, House of Mystery (1934), lui-même adapté d’une pièce de théâtre d’Adam Shirk" (SF Mag). C'est dire si l'adaptation d'un remake d'une adaptation est un exercice encore plus difficile ! Cédric Perez relève le défi avec panache, comme pour son superbe Caligari que nous n'avons pas oublié ! Avec un style légèrement plus expressionniste (au sens BD du terme) et en couleur, il nous offre une véritable séance de cinéma, multipliant les cadrages et les plans qui impriment leur rythme à l'histoire. L'histoire justement, parlons-en. Cédric Perez a scrupuleusement respecté la trame initiale de The ape, relativement simple il faut bien l'avouer : "le Docteur Adrian, un scientifique de renom, cherche à mettre au point un vaccin contre la maladie qui a emporté sa femme et sa fille. Obsédé par ses recherches, le savant fou ne reculera devant rien pour se procurer le précieux fluide spinal humain dont il a besoin pour son sérum". Mais là où l'oeuvre originale, classée parmi les séries Z, se révèlait quelque peu lente et verbeuse au début, Cédric Perez réussit l'exploit, en 48 pages, de "remonter" les séquences du film de William Nigh pour gommer ces quelques imperfections (voir l'article de SF Mag). Du coup, l'ensemble étant mieux équilibré, on entre très vite dans le récit (plein de rebondissements) qui ne vous lâche vraiment qu'à la dernière case. D'ailleurs, sans dévoiler la dernière scène, la happy end très hollywoodienne de The ape renforce encore cette merveilleuse impression que vous aurez d'avoir passé un excellent moment de cinéma dans l'une de ces superbes salles de cinéma de quartier. C'est aussi l'un des autres miracles de The ape... A visiter : le nouveau blog de Cédric Perez A (re)lire : la chronique de Caligari A télécharger (légalement et gratuitement) : le film The ape de William Nigh avec Boris Karloff (culte !)

« Mountain’s seven » like « Ocean’s eleven »…

Sept voleurs (scénario de David Chauvel, dessin de Jérôme Lereculey, couleurs de Christophe Araldi et Xavier Basset, collection 7, éditions Delcourt, 2007) Bien, attaquons d'emblée, sans fioriture, à la manière d'un orc huruk-hai, contrepétrie vivante de l'être humain (quoi que...). J'ai aimé Sept voleurs car je suis fan d'héroïc fantasy en général (ben quoi ? c'est pas incompatible avec le fait d'aimer le western et les comédies sentimentales, non ?), et de l'oeuvre de Tolkien en particulier. Sept voleurs est, de ce point de vue, une sorte de petit entracte plaisant dans l'univers fantastique créé par le Maître. On y retrouve des nains cupides, des humains roublards et des orcs repoussants et intellectuellement très limités... Finalement, il ne manque que des elfes et des hobbits pour compléter le portrait de famille (ce qui manque un peu tout de même... mais c'est là affaire de puristes) ! Les amateurs d'héroïc fantasy trouveront donc facilement et très rapidement leurs marques. Ca tombe bien, Sept voleurs a été spécialement écrit pour eux, comme un petit trou normand rafraîchissant entre deux plats costauds. C'est ainsi qu'outre les personnages, le scénario de David Chauvel (le directeur himself de la collection 7) suit le plan cher à tout DM (Donjon Master) qui se respecte : la quête - menée tambour battant - d'un trésor inouï enfoui sous la montagne des nains (et quand je dis inouï, je suis encore loin de la vérité... le trésor de Bilbo n'était qu'un vulgaire Livret Jeune en comparaison), évidemment gardé par un dragon qu'il ne faut absolument pas réveiller (sous peine de se faire souffler dans les bronches), et dont l'accès est tout particulièrement périlleux (pont naturels en pierre s'étendant des deux côtés d'un gouffre aussi profond que le mécontentement d'un français moyen, hordes de nains aussi déchaînés qu'un attroupement de groupies prépubères de Christophe Maé, etc, etc). Et comme les paysages dessinés par Jérôme Lereculey sont assez superbes, le lecteur averti n'aura aucun mal à plonger dans l'ambiance et l'histoire de ces Sept voleurs. Les amateurs (dont IDDBD) apprécieront... Je crains tout de même que les autres (notamment les amateurs de western et de comédies sentimentales) ne se fassent dévorer dès les premières cases et ne se retrouvent au paradis de la BD avant la fin de la première page... Tant mieux pour eux, ils pourront ainsi relire les Sept psychopathes (pour les amateurs de thrillers halletants) et les Septs missionnaires (pour les amateurs de belles histoires pleines de rebondissement imprévisibles et d'humour fin), à ce jour les deux meilleurs albums de la collection 7... A lire : la critique de bdgest.com, celle de sceneario.com, et la fiche album des éditions Delcourt (agrémentée des 5 premières planches)

Attention chef d’oeuvre !

Lune d'argent sur Providence - Tome 1 : Les enfants de l'abîme (scénario, dessin et couleurs d'Eric Hérenguel, éditions Vents d'Ouest, 2005) Oui, alors bien sûr, vous allez me dire qu'évidemment, Lune d'argent sur Providence, c'est du western et qu'évidemment, comme vous savez qu'IDDBD est fan de BD western, il fallait absolument que je vous colle cet album dans les pattes... Oui, c'est exact, IDDBD est fan de BD western. Bien sûr, dès qu'un bon album sort dans ce genre, j'ai peu d'hésitation à vous le conseiller (encore faut-il qu'il m'ait plu tout de même...). Mais attention ! Avec Lune d'argent sur Providence, je ne vous parle pas seulement d'un bon, voire d'un excellent album de western. Non, Lune d'argent sur Providence est un pur chef d'oeuvre, de la BD en général et de la bande dessinée de western en particulier. Carrément. Et dire que je suis passé à côté pendant des années tout simplement... parce que la couverture ne me plaisait pas des masses ! Non mais !  A quoi tiennent les choses parfois ! Et puis, le deuxième tome étant sorti en avril dernier, le pitch des éditions Vents d'Ouest m'ayant convaincu que l'histoire méritait peut-être que je jette un coup d'oeil, me voilà parti dans le New Hampshire, en 1880, en compagnie de Miss Cathy Gatling et du sheriff James Stuart... Dès mon arrivée, je fus ébloui par la beauté des paysages entourant la petite ville de Providence. C'était l'automne et les arbres aux couleurs de feu entouraient d'un cocon protecteur cette petite bourgade tranquille. L'accueil à la pension de famille de Madame Bénédict m'a réchauffé le coeur : je me sentais déjà comme chez moi. D'autant que Simone, l'attachante petite fille de Madame Bénédict, apportait cette pointe de fraîcheur et de candeur qui manquait terriblement à ce chroniqueur blasé que j'étais devenu au fil de mes lectures... J'assistais à l'installation de Miss Gatling et à sa rencontre avec James Stuart, le jeune mais très motivé sheriff de Providence. Je notais, amusé, qu'une idylle paraissait sur le point naître entre ces deux là ! Et brusquement, le cauchemar ! Non pas que les jolies collines entourant Providence se soient tout à coup effondrées ou que ses rues calmes et ordonnées se soient emplies de bétail meuglant et de rustres cow-boys comme j'avais pu en voir dans d'autres albums. Non, le cauchemar en question laissait derrière lui des traces sanglantes et particulièrement horribles : les corps déchiquetés d'honnêtes citoyens... Pour la suite de l'enquête, je ne peux que vous inviter à me rejoindre le plus vite possible à Providence ! Vous ne serez pas déçus du voyage qui risque (c'est le terme !) de vous mener bien plus loin que vous ne l'auriez souhaité... Eric Hérenguel est un surdoué, un vrai, un de ces rares artistes à posséder le don, ou plutôt les dons : à la fois ceux du scénario, du dessin et de la couleur. Comme je vous le disais plus haut (mais insisterais-je jamais assez...), Lune d'argent sur Providence est tout simplement un chef d'oeuvre dans ces trois domaines. Et, cerise sur le gâteau, le tome 1 s'épaissit de quelques notes de l'auteur qui m'ont définitivement convaincu de son talent... A découvrir donc de toute urgence ! Bien sûr, IDDBD chroniquera très vite le deuxième et dernier tome de Lune d'argent sur Providence. Juste pour le plaisir d'en reparler (pour vous donner l'eau à la bouche, allez donc jeter un coup d'oeil à la preview de bdgest.com !). A visiter : le blog d'Eric Hérenguel A lire : le pitch des éditions Vents d'Ouest et les premières planches de l'album "1880, Providence. Etat du New Hampshire. Un village dans l'Est des Etats-Unis, si joli que l'on souhaiterait s'y reposer à l'ombre des sycomores, si les habitants n'avaient pas cette fâcheuse particularité d'y mourir violemment ! Pourtant il y a bien longtemps que cette riche campagne ne vit plus sous la menace des armes. Alors qui ? Et pourquoi ? Voilà la question obsédante que chacun se pose. Le shériff James Stuart a donc pour mission de trouver si un homme ou bien une bête serait à l'origine de ces crimes... Pauvre shériff, si peu habitué à de tels excès de violence sur son territoire ! Et puis, que doit-il faire du chien d'une des victimes, et de cette jeune femme, Miss Gatling, trop belle et qui pose mille questions... et le maire, si pressé d'avoir un coupable avant les élections. "Franchement, je pensais avoir tout vu" se dit James, mais ce qu'il ignore encore, c'est que les nuits à venir lui réservent de terribles cauchemars, aussi glaçants qu'un morceau de viande froide !" A lire : l'interview d'Eric Hérenguel sur actuabd.com

Pitch du jour : Pommes d’amour – 7 loves Stories

Le pitch du jour Pommes d'amour - 7 Love Stories (collectif, collection Mirages, éditions Delcourt) Ne me demandez pas de raisons objectives au Pitch d'aujourd'hui ! L'intuition et les premières planches lues sur le site de Delcourt... Et puis l'Amour ! Toujours l'Amour ! Et peut-être aussi le fait que Happy Living, Pourquoi j'ai tué Pierre, Trois éclats blancs et Elle ne pleure pas, elle chante aient été publiés dans cette collection Mirages... En tout cas, ces Pommes d'amour (qui sortent aujourd'hui) paraissent à croquer... "Éclairées d’une parabole philosophique ou bercées de silence, teintées d’humour tendre ou absurde, traitées sur le mode du conte ou du théâtre, ces sept nouvelles s’incarnent dans des styles graphiques élégants, classiques, surprenants, aussi variées que les personnalités de ces jeunes auteures. Chacune d’elle, emportée par son expérience intime et sa sensibilité féminine, s’aventure dans les méandres du sentiment amoureux, merveille inexpliquée et irrationnelle. Plus qu’une anthologie, Pommes d’amour est un livre à croquer."