The Chritophe Bec’s Project !

Sarah - Tome 1 : Les enfants de Salamanca (scénario de Christophe Bec, dessin de Stefano Raffaele, collection Repérages, éditions Dupuis, 2008) Et un de plus ! Un de plus quoi ? Mais de story-teller français, voyons ! De quoi ? De story-teller, ces raconteurs d'histoires (souvent fantastiques mais pas seulement...) jusqu'à présent quasiment tous anglo-saxons... Christophe Bec rejoint le club très fermé de ces scénaristes français (Fabien Nury et Xavier Dorison en tête...) capables de tenir la dragée hautes aux meilleurs raconteurs d'histoires anglais ou américains, tels Stephen King, Graham Masterton ou Dean Koontz, rien de moins ! Et Sarah, sa nouvelle série, représente son ticket d'entrée définitif dans ce club ! Rythme maîtrisé, suspens parfaitement dosé, dialogues réalistes : tout y est pour tenir le lecteur en haleine de la première à la 64ème page (particulièrement effrayante !) de ce premier tome efficace en diable... Tiens d'ailleurs, en parlant de diable, je ne sais pas exactement ce qui se cache dans les sous-sols et les forêts de Salamanca, ce petit bled perdu de Pennsylvanie, mais ça a l'air particulièrement violent et avide de sang. J'imagine que ça doit avoir un rapport avec les enfants du village, comme le titre de ce premier opus le suggère, ce qui expliquerait que les habitants aient fermé et condamné la seule école du village et que l'on ne voit plus de jeunes à Salamanca. Mais que sont exactement ces formes aux yeux rouges et aux dents pointues que l'on entr'aperçoit furtivement au fond des galeries de mines abandonnées, dans la forêt ou dans les caves des maisons, ça, il nous faudra attendre encore un peu pour mieux le savoir... Si le premier tome de Sarah pose de nombreuses questions, il apporte tout de même quelques commencements de réponses. Avec cette histoire fantastique (dans tous les sens du terme), racontée de main de maître, Christophe Bec tient surtout son lecteur en état de tension quasi-permanente. Du grand art ! Quant au dessin de Stefano Raffaele, il n'est pas en reste, loin de là ! Réaliste, nerveux, alternant quelques plans larges et d'autres au contraire très serrés, il sert parfaitement le récit. Il est une très belle illustration (sans jeu de mot...) de la complémentarité artistique entre l'auteur du récit et son "metteur en images" qui aboutit à de petits bijoux tels que Sarah. Une série qui mérite d'ores et déjà, et sans l'ombre d'une hésitation, un "Recommandé par IDDBD"... Dans vos bacs le 7 mai prochain ! A (re)lire : le pitch de Sarah, repéré par IDDBD le 8 avril dernier A voir : la bande-annonce de Sarah sur le site des éditions Dupuis

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