Celle de ma vie, celle de mes rêves

Celle de ma vie, celle de mes rêves (scénario de Pedro Brito, dessin de Joao Fazenda, collection Plantigrade, éditions 6 pieds sous terre, 2008 en France, 2000 au Portugal)

"C’est l’histoire d’un jeune couple… en crise. Tomas est un écrivain qui attend désespérément la sortie de son premier bouquin. Pour l’heure, il transpire sur le scénario d'une bande dessinée pour un ami. Elsa, sa femme, est peintre et pour “réussir” elle estime devoir fréquenter la faune artistique locale et son lots de critiques, galeristes, faiseurs et petits marquis de cocktails d’expos. Un milieu qu’excècre Tomas, qui trouve refuge dans son fantasme d’une femme idéale et inspiratrice, forcément splendide… Elle lui apparaît en rêves depuis l’achat d’une plante verte rabougrie à une vendeuse de rue. Pendant ce temps, Elsa se tape Marta, une copine qui lui a trouvé un plan expo… Entre déchirements quotidiens, reproches mutuels et sexe faussement réparateur, Celle de ma vie, celle de mes rêves est une plongée crue et directe dans la vie d’un couple et une réflexion tendue sur l’art et la création par deux jeunes auteurs portugais." Alors ? Qu'en pensez-vous ? Nous, que du bien ! Et ce n'est pas par fainéantise que je vous propose le pitch des éditions 6 pieds sous terre ! Non ! C'est que - comme aux Chiffres et aux Lettres - je n'avais "Pas mieux !" en stock pour vous donner envie de lire cette superbe BD qui nous vient tout droit du Portugal, portée par deux vrais artistes, Joao Fazenda et Pedro Brito. Leurs noms ne vous diront peut-être rien (je dois reconnaître qu'avant de découvrir Celle de ma vie, celle de mes rêves, je ne les connaissais pas non plus...) mais vous n'êtes pas prêts d'oublier l'audace de leur style narratif et graphique ! Car ils sont gonflés les bougres ! Je vous préviens : les amoureux fanatiques et obnubilés de la ligne claire à la Tintin en seront pour leurs frais ! Les autres, ceux que ne rebutent pas les nouvelles expériences artistiques, seront peut-être décontenancés par le dessin particulièrement expressionniste et surtout la bichromie noire et orange de l'album. Mais une fois l'oeil apprivoisé (en réalité au bout de deux ou trois cases...), Celle de ma vie, celle de mes rêves se révèle d'une beauté, d'une inventivité et d'une intelligence qui finissent de nous convaincre (bien que l'on n'en doute pas un seul instant sur IDDBD) que la BD peut aussi être un art majeur... Celle de ma vie, celle de mes rêves a été primée "meilleure BD" dès 2001 au Portugal... A lire : sept planches sur le site des éditions 6 pieds sous terre (on ne les a pas publié sur IDDBD pour vous laisser la surprise) A visiter : le blog de Pedro Brito

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