Recommandé par IDDBD

L'info du jour J'ai reçu un courrier abondant concernant le label "Recommandé par IDDBD" que vous avez vu apparaître sur les deux dernières chroniques de votre blog. De quoi s'agit-il ? Pour qui se prend donc IDDBD ? Verrons-nous fleurir ce label sur les albums ? Etc, etc... Voici quelques éléments de réponses : 1 - Ce label, pour l'heure totalement virtuel, vise à distinguer - dans le magma sans cesse croissant des sorties de bandes dessinées - les albums qui ont particulièrement retenu notre attention et que nous trouvons exceptionnels pour diverses raisons totalement personnelles et donc résolument subjectives. En cela, le label "Recommandé par IDDBD" ne se distingue absolument pas des autres stickers que vous pouvez voir sur les couvertures de vos albums. Il se fonde simplement sur la vision de la BD telle que nous essayons de la montrer et de la défendre sur IDDBD : qualité, intelligence, originalité du dessin et/ou du scénario... Comme je l'ai déjà dis ici ou là, les albums chroniqués par IDDBD nous ont tous plu à un titre ou à un autre, mais pas tous au même degré d'intensité. Le label "Recommandé par IDDBD" distingue donc ces albums que nous avons aimé plus que les autres... 2 - IDDBD ne se prend pas pour un donneur de leçon. Nous dénonçons suffisamment cette attitude sectaire chez certains pour nous y mettre à notre tour. Nous notons simplement que le nombre de lecteurs d'IDDBD croît de manière exponentielle ces derniers mois et que les mails encourageants que je reçois sont de plus en plus nombreux chaque jours. Il paraît donc intéressant, pour les lecteurs d'IDDBD, de distinguer certains albums exceptionnels des autres albums très bons ou bons qui sont chroniqués... 3 - Pour l'instant, le label "Recommandé par IDDBD" est un label virtuel. Mais nous allons très bientôt contacter les maisons d'édition ou certains distributeurs pour leur proposer de l'apposer sur leurs albums... A suivre donc... Dernier point, pour vous donner une idée des albums qui auraient mérité le label "Recommandé par IDDBD" s'il avait existé en 2007, voyez nos retrospectives 2007 (celles du 2 et du 3 janvier 2008)... Depuis le 1er janvier 2008 jusqu'à avant-hier, vous pourrez rajouter Alim le tanneur, Petite histoire du grand Texas , Le maître de Benson Gate, Gus, Le complexe du chimpanzé, Long John Silver, L'année du dragon (intégrale N&B), Freaks of the Heartland, Les Sentinelles.

Info du jour : Frederik Peeters

L'info du jour Je vous le dis suffisamment à l'avance pour qu'éventuellement vous ayez le temps de faire le trajet ( 😉 ) : Frederik Peeters, qui nous a fait l'immense honneur de nous adresser un magnifique dessin pour les deux ans d'IDDBD, sera en dédicace à la librairie BDNET à Bastille (Paris 11ème) ! Quand ? Oulà ! Vous avez le temps, ce sera le 14 mars prochain à partir de 16 H ! Pourquoi vous en parler ? Tout d'abord pour faire plaisir à David ( 😉 ) mais surtout parce que tous les albums de Frederik Peeters (jai bien dit "tous") bénéficient du label "Recommandé par IDDBD" que nous avons inauguré hier (et que nous ne décernerons pas à tous les albums, même si tous les albums chroniqués sur IDDBD nous ont plu à un titre ou à un autre...) !

La nouvelle série de Corbeyran : c’est l’Amérique !

New Byzance (scénario de Corbeyran, dessin de Eric Chabbert, couleurs de Luca Malisan, collection Grafica, éditions Glénat, 2008)  Jeudi dernier, IDDBD vous annonçait du lourd chez Glénat avec la toute nouvelle série Uchronie(s) imaginée par Corbeyran. Pour avoir lu le premier tome de New Byzance, je peux vous dire qu'IDDBD n'hésite pas décerner son label "Recommandé" à cet album et donc à la série (IDDBD inaugure aujourd'hui son nouveau label pour les albums qui nous ont particulièrement plus et que nous recommandons les yeux fermés !). Alors, Uchronie(s), New Byzance : c'est quoi, tout ça ? D'abord une idée (géniale) : celle qu'a eu Corbeyran d'imaginer trois réalités possibles pour une ville (New York en l'occurrence) et un héros (Zacharie Kosinski). Toujours pas clair ? Bon, imaginez que les attentats du 11 septembre 2001 n'aient pas conduit à l'histoire telle que nous la connaissons tous (1ère réalité dans laquelle s'inscrit la sous-série New York d'Uchronie(s)) mais qu'ils aient été les déclencheurs d'un mouvement anti-capitaliste mondial qui aurait aboutit à l'émergence d'une nouvelle religion issue de l'Islam : l'Utopie Fondamentaliste (2ème réalité dans laquelle s'inscrit la sous-série New Byzance). Ou alors, imaginez que les noirs afro-américains aient pris le pouvoir aux Etats-Unis en y installant le Black Order au détriment des blancs rejetés en banlieue de New York dans des quartiers sordides (3ème réalité dans laquelle s'inscrit la sous-série New Harlem). C'est cela l'uchronie : envisager des réalités historiques alternatives à la nôtre. Là où se situe l'idée géniale de Corbeyan, c'est d'avoir appliqué la technique de l'uchronie à une ville tout en baladant un unique héros d'une réalité à l'autre. Vous pouvez ainsi choisir de suivre Zach Kosinski dans la réalité de votre choix ou de croiser ces trois réalités possibles. Vous devez simplement savoir, au préalable, que votre héros est tout de même un peu particulier (sinon Corbeyran ne l'aurait sans doute jamais remarqué dans la foule des possibles...) : il est prescient, c'est-à-dire capable de voir d'autres réalités par-delà la nôtre, capable de vivre sur d'autres "Terre" parfaitement similaires à la nôtre, mais qui ont parfois évolué de manière subtilement différente... Vous l'aurez compris : ces postulats de départ laissent le scénariste d'Uchronie(s) totalement libre de nous embarquer dans des aventures plus palpitantes les unes que les autres en nous baladant d'une réalité à une autre tout en nous promettant de nous livrer la clé du secret dans un dixième tome à paraître lorsque les 3 tomes des 3 sous-séries d'Uchronie(s) auront été publiés ! Et l'on se laisse d'autant plus facilement embarquer que les dessins sont à la hauteur des idées de Corbeyan. Dans New Byzance, Eric Chabbert maîtrise son sujet tant en ce qui concerne les personnages que les décors sublimes de la mégapole ou les véhicules... Quant aux cadrages et autres effets cinématographiques, ils n'ont rien à envier aux super-productions américaines ! Pour vous en convaincre, jetez un coup d'oeil aux doubles planches que nous vous proposons de découvrir ici... Bref, vous avez là l'assurance de passer un excellent moment de BD. Avec tout de même en arrière-fond, une pensée lancinante : et si tout ça n'était pas seulement de l'imagination ? Brrrr... Réponse dans le superbe New Byzance... A lire : la fiche-album sur le site des éditions Glénat A voir : le mini-site consacré à la série Uchronie(s) A lire : l'excellent article de Philippe Belhache sur le Blog du Sud-Ouest

Info du jour : sorties Akileos

L'info du jour Comme je vous le disais hier, pendant ces vacances (bien méritées !), je me balade sur le Net à l'affût de petits sujets à vous signaler comme ça, en passant. Aujourd'hui, j'ai repéré, sur le site des éditions Akileos, deux albums à paraître en avril prochain (on a donc un peu de temps devant nous pour vous en reparler !) : The Ape, scénarisé et dessiné par Cédric Perez (auteur du superbe Caligari), et le tome 4 de Courtney Crumrin, la gothique et très attachante héroïne de Ted Naifeh (dont on vénère ici le trait et l'inventivité...). Je ne connais encore rien de ces deux albums, mais comme IDDBD a déjà chroniqué le premier album de Cédric Perez (que l'on avait beaucoup aimé), on s'est dit que le deuxième se devait d'être signalé. Quant à Ted Naifeh et sa série Courtney Crumrin, on est juste fan...

Info du jour : L’accablante apathie des dimanches à Rosbif

L'info du jour Je faisais des recherches sur Bernard Yslaire, auquel IDDBD consacrera très prochainement une semaine entière, et vous savez comment cela se passe sur Internet. De fil en aiguille, ou plutôt de sites en blog, j'atterris sur le nouvau site des éditions Futuropolis et là, bien entendu, je commence à farfouiller jusqu'à tomber sur une chronique élogieuse de Kris, le scénariste d'Un homme est mort (dessiné par Etienne Davodeau, toujurs chez Futuropolis). Tout ça pour vous dire que la chronique de Kris concernait un album paru le 7 février dernier chez Futuropolis : L'accablante apathie des dimanches à rosbif de Sébastien Vassant au dessin et Gilles Larher au scénario. Rien que le titre, déjà, interpelle. Il fait plus penser à un titre de roman qu'à une BD (même si les connaisseurs, dont vous êtes, savent pertinenment que l'un n'est pas supérieur à l'autre, à moins de considérer que la peinture est supérieure à la sculpture ou que la musique est supérieure au chant ou autres inepties de ce genre...). Bref, au-delà de l'élogieuse chronique de Kris et du titre, le pitch des éditions Futuropolis finit de m'accrocher et de me convaincre qu'il y a là matière à une info du jour sur IDDBD. D'où le billet que vous lisez actuellement. Pour le reste, c'est là que ça se passe... Et en plus, vous pourrez découvrir cinq planches !

Info du jour : Joker éditions

L'info du jour Je ne connaissais pas les éditions Joker, ni Benjamin Leduc, ni A.Dan, ni Cédric Néhémie (dit Abe), ni Jo-Bo... Ni qui ? Jo-Bo, la nouvelle série d'heroïc-fantasy publiée par les éditions Joker, scénarisée par Benjamin Leduc, dessinée par A.Dan et mise en couleur par Cédric Néhémie. Jo-Bo quoi ! Raaaaahhhhhh ! Je fais mon malin mais en fait, tout ça, je l'ai appris grâce au petit mail gentiment laissé par les auteurs via le lien contact d'IDDBD... C'est sympa à eux d'avoir pensé à IDDBD ! Mais pour en revenir au sujet, Jo-Bo, j'ai été voir quelques planches sur le site des éditions Joker mais surtout sur le blog de la série Jo-Bo : le dessin de A.Dan est tout simplement superbe, tout comme les couleurs de Cédric Néhémie ! Pour le scénario de Benjamin Leduc, j'attendrai de lire le premier tome (intitulé Le cratère de Rongo) qui vient de paraître avant de vous en parler un peu plus longuement, mais la trame a d'ores et déjà l'air très sympa (sinon je n'en aurais pas parlé ici)... A suivre donc, bientôt sur IDDBD ou d'ores et déjà chez vos libraires ou sur FNAC.com. En attendant, vous pouvez aussi aller faire un tour sur les sites de A.Dan et Cédric Néhémie : vous y découvrirez des dessins de qualité comme on aime en voir sur IDDBD. Et pour finir la balade, n'hésitez pas à repasser par le site des toutes jeunes éditions Joker qui prouvent que le talent (d'éditeur) n'attend pas le nombre des années pour se manifester. Des éditions bruxelloises qui ont sû attirer Dany et Jean Van Hamme (excusez du peu !), à suivre de très près également...

Changing in the rain…

Il fera beau demain (scénario et dessin de François Duprat, éditions Carabas, 2008) Il y quelques jours, IDDBD vous présentait l'intégrale N & B de L'année du dragon, une histoire douce-amère scénarisée par François Duprat et dessinée par Vanyda. François Duprat revient sur vos écrans et dans vos bacs avec Il fera beau demain, un superbe one-shot qu'il a écrit et dessiné pour notre plus grand bonheur... Il fera beau demain est un conte moderne, une parabole contemporaine sur la difficulté de gérer les sentiments douloureux que l'on essaie, vaille que vaille, de laisser en-deçà de notre niveau de conscience quotidien. Le ton aurait pu être désespéré. François Duprat utilise d'autres artifices, tant scénaristiques que graphiques pour nous transmettre son message personnel. Imaginez que vous héritiez d'un don plutôt surprenant : celui de ne jamais être mouillé par un quelconque liquide lancé sur vous (pluie, verres d'eau ou tasses de café par exemple...). Comment le vivriez-vous et surtout, que feriez-vous d'un tel "pouvoir" ? Ce sont ces questions que se pose le jeune héros (sans nom...) imaginé par François Duprat. Surtout après avoir essayé de devenir un vrai super-héros (avec combinaison moulante et masque !) pour venir en aide, grâce à son don "anti-pluie", à une vieille dame de son quartier et à un jeune loup des affaires rencontré dans un bar... Sauf qu'à la terrasse de ce même bar, il croise la belle Leïla qui - elle - adore se balader pieds nus sous la pluie en compagnie d'une grenouille prénommée Froggy. Comment faire pour l'approcher ? Comment faire pour partager avec une jeune fille aussi différente de lui ? Son don sera-t-il un obstacle définitif entre lui et elle ? Pour notre héros, les interrogations s'accumulent de jour en jour, surtout lorsque le petit monde qu'il s'est créé autour de lui s'effondre peu à peu. Que restera-t-il au final ? Ca, je vous laisse le découvrir... car pour le comprendre, il faut cheminer aux côtés de notre héros, sur la route des sentiments délicatement dessinée par François Duprat... Justement le dessin ! Moderne mais pas pédant (pas du style "regarde Maman comme je sais super bien dessiner !"), plutôt classique (par opposition simpliste avec le dessin "expressionniste" en vogue chez les auteurs de la "nouvelle BD française") mais jamais ennuyeux, aux belles couleurs qui donnent une ambiance un peu onirique au Paris constamment pluvieux qui sert de décor à Il fera beau demain... Bref, François Duprat n'est pas seulement un bon scénariste, il sait aussi tenir les crayons et les pinceaux ! Et vous ressortirez de ce conte comme d'un rêve, avec le souvenir doux-amer d'avoir partagé une expérience humaine non seulement avec un héros de papier mais aussi avec son auteur... Décidément, Il fera beau demain est un bien bel album... A visiter : le site (superbe) de François Duprat et, tant qu'on y est, celui de Vanyda...

Info du jour : Uchronie(s)

L'info du jour Attention, du très "lourd" se prépare chez Glénat avec la parution de New Byzance, le premier tome d'une série uchronique originale en trois fois trois tomes plus un dixième qui réunit les trois histoires parallèles ! Son nom : Uchronie(s) ! C'est Corbeyran qui est au scénario et différents dessinateurs pour chaque "sous-série" (Eric Chabbert pour New Byzance, Tibéry pour New Harlem, et Djiliali Defali pour New York). En attendant, jetez-vous sur la fiche album de New Byzance pour découvrir ce qui va être l'une des séries phare de ces prochains mois ! A suivre de près ! Bien entendu, IDDBD vous en parlera très prochainement... A découvrir : 10 planches de New Byzance sur le site des éditions Glénat A lire : le pitch de ce premier album :"Zack Kosinski est un prescient, capable de voir d'autres réalités par-delà la nôtre, capable de vivre sur d'autres “Terre”, parfaitement similaires à la nôtre, mais qui ont parfois évolué de manière subtilement différente... New Byzance : depuis les attentats de septembre 2001, le capitalisme a été balayé du paysage politique. Ben Laden est considéré comme un libérateur. Et ses adeptes ont installé l'Utopie Fondamentaliste, qui régit depuis plus de 200 ans l'organisation des principales nations occidentales et asiatiques. Une organisation rigoriste et sévère, où les femmes n'occupent plus le moindrerôle d'importance et où la police est omniprésente. Dans ce monde verrouillé, terriblement ordonné mais paradoxalement paisible, Zack exerce ses fonctions de prescient d'une bien étrange manière... Chargé de projeter dans l'esprit de ceux qui sont soupçonnés de crime par la pensée, des rêves agissant comme une sorte d'électrochoc, il reconfigure ainsi mentalement tout contestataire de l'Utopie Fondamentaliste. Zack est donc un rouage essentiel du système. Jusqu'où jour où on lance un mandat de recherche contre lui pour une raison inconnue. Le prescient n'a alors plus qu'à se jeter sur les chemins de la clandestinité. Et pour la première fois de sa vie affronter l'inconnu..." A visiter : le mini-site consacré à la série Uchronie(s)

Waterloo, Waterloo, forme pleine…

Waterloo (scénario et dessins de Eco, scénario et couleurs de Patrick Pirlot, éditions Les enfants rouges, 2008) Deux choses m'ont attiré vers Waterloo, le nouvel album de Eco (le dessinateur de Dragone) et Patrick Pirlot (ne confondez pas avec le Waterloo de Phicil aux éditions Carabas qui vient de sortir également et que nous vous chroniquerons bientôt). Waterloo, c'est tout d'abord le dessin de Eco, qui réussit à se renouveler en beauté. Le trait est faussement naïf, faussement simpliste. En réalité, tout est étudié au millimètre mais avec aisance : les cadrages sont très cinématographiques, très expressionnistes, bref, sans faire de trop longs discours vaseux, le dessin de Eco : c'est du grand art ! Et lorsqu'on ajoute les couleurs subtiles en deux tons de Patrick Pirlot, c'est juste du très grand art ! Du point de vue graphique (trait et couleurs), je rangerai cet album dans ma collection de BD aux côtés de Caligari (Cédric Perez, éditions Akileos) et de Sambre (Yslaire, éditions Glénat), c'est dire la qualité de ce très bel album ! La deuxième chose qui m'a attiré vers Waterloo, c'est le pitch des éditions Les enfants rouges (qui, comme certains autres éditeurs, ont d'excellents rédacteurs... salut à vous, travailleurs de l'ombre !). Jugez par vous-même : "Waterloo. Campagne de Belgique, 17 juin 1815 quelque part entre Charleroi et Bruxelles. La veille, Napoléon et ses généraux ont mis en déroute l’armée prussienne avant de marcher sur Bruxelles et d’affronter les troupes anglaises. Trois fantassins français sont perdus. Ils tentent de regagner leur régiment sans doute plus au nord. La pluie, la faim, la fatigue et la peur de rencontrer l’ennemi les accompagnent. Lors d’une rixe, ils blessent un cavalier prussien. Les trois hommes décident de ramener l’officier avec eux. Waterloo, c’est le récit de ceux qui sont passés a côté du mythe, de ceux qui font la petite histoire, celle qu’on ne trouve pas dans les manuels scolaires. C’est l’histoire de ces trois hommes d’horizons différents, que tout sépare. Seule cette foutue guerre les a réunis !" On y trouve tout ce que l'on aime de la bande dessinée sur IDDBD : un vrai propos dans le récit, profond, intelligent et en même temps "lisible" (c'est-à-dire loin des discours philosophico-intello-hermetico-réservés à une certaine élite...). Waterloo, c'est à la fois de la réflexion sur la guerre, de l'action, du suspens, des personnages attachants et parfois bouleversants. Bref, vous l'aurez compris, IDDBD aime Waterloo... et vous le recommande : en librairie ou en médiathèque, ne passez pas à côté... A lire : la fiche-album sur le site des éditions Les enfants rouges sur lequel vous pouvez aussi acheter Waterloo (précision : IDDBD ne touche pas un centime sur l'opération 😉 !) A lire (aussi) : la passionnante interview, sur du9.org, de Nathalie Meulemans, fondatrice de la maison d'édition Les enfants rouges, et avec laquelle IDDBD partage, pour une part, une certaine vision de la BD de qualité...

La tranchée

La tranchée (scénario de Eric Adam et Virginie Cady, dessin et couleurs de Christophe Marchetti, éditions Vents d'Ouest, 2006) Les bandes dessinées sur la Première Guerre Mondiale sont relativement peu nombreuses si on les compare à d'autres périodes historiques (à commencer par la Seconde Guerre Mondiale...). Ceci dit, celles qui abordent ce sujet sont généralement excellentes (voir celles de Jacques Tardi... de Larcenet et sa Ligne de front ou Une après-midi d'été de l'excellent Bruno Le Floc'h...). La tranchée en fait partie. Scénarisée par une désormais écrivaine (mais aussi comédienne, chorégraphe... bref une artiste !), Virginie Cady, La tranchée réussit à restituer l'ambiance putride, glaciale, inhumaine du front tout en distillant le suspens propre au thriller. Car derrière le témoignage sur l'ignominie de la boucherie que fut cette première guerre mondiale, Virginie Cady a glissé une intrigue policière digne des meilleurs spécialistes anglo-saxons du genre. Jugez par vous-même : alors qu'il doit porter un message à l'Etat-Major, le lieutenant Sauveur est contraint de se réfugier dans l'abri d'une tranchée. Lorsqu'il y entre, il tombe sur un groupe de soldats français réunis autour du cadavre de l'un des leurs, un poignard réglementaire de l'armée française planté dans le dos ! Comment peut réagir Sauveur, ce policier dans le civil ? Il mêne l'enquête, pardi ! Pour se raccrocher à quelque chose qui lui rappelle son ancienne vie, celle d'avant l'horreur du front. Sauf que, justement, le contexte de La tranchée n'est pas celui de son Paname habituel... Le récit est de Virginie Cady est captivant et servi par le dessin nerveux et expressif de Christophe Marchetti (qui fait parfois penser à celui de Matthieu Bonhomme, ce qui - de la part d'IDDBD - est un énorme compliment tellement on aime ici l'art du dessinateur du Marquis d'Anaon...). Quant à la mise en couleur, elle traduit parfaitement les ambiances et les sentiments qu'éprouvent les personnages... C'est tout simplement réussi ! La tranchée est un bien beau premier album d'une série dont on attend maintenant la suite avec une légère impatience (ça fait juste deux ans que le premier tome a été publié...). A savoir : La tranchée a reçu le prix Décoincer la Bulle au Festival d'Angoulême 2007 ("sublime", "magnifique", "flamboyant" sont les adjectifs que l'on a pu entendre pendant la délibération du jury...) - Info France 3