Un pourri, tous pour lui !

Mafia Story (scénario de David Chauvel, dessin d'Erwan Le Saëc, couleurs de Scarlett, couverture de Thomas Ehretsmann, éditions Delcourt) Hier, nous vous proposions, avec La malediction d'Edgar, une histoire pleine de fureur. Pleine de fureur, mais discrète dans le sens où elle se jouait surtout entre l'inoxidable directeur du FBI, J. Edgar Hoover, et le clan Kennedy... L'histoire d'aujourd'hui est aussi une histoire pleine de fureur (vous verrez que ce n'est pas son seul point commun avec celle d'hier) mais beaucoup moins discrète : celle du crime organisé new-yorkais ! Et croyez-moi, ça pétarade pas mal ! Ca dézingue et ça bastonne à toutes les pages, et sans politesse ou délicatesse. On part du Bronx en 1902, à la naissance d'Arthur Flegenheimer que l'on suivra au fil des ans jusqu'à ce qu'il devienne le craint, donc respecté (forcément...), Dutch Schultz, patron de la pègre new-yorkaise. Attention, le principal intérêt de Mafia Story n'est pas de vous raconter une histoire inventée de toute pièce, tirée de l'imagination fertile d'un auteur de scénarios qui voudrait se la jouer Scorsese... Mafia Story est en fait dans la veine de la série Ce qui est à nous (des mêmes complices Chauvel et Le Saëc), c'est-à-dire une histoire hyper documentée et donc bien réelle du crime organisé américain. Mafia Story est ainsi un zoom sur l'un des caïds de la pègre new-yorkaise dont la vie a, sinon valeur d'exemple (il ne faut tout de même pas pousser le bouchon trop loin...), du moins valeur de témoignage sur l'ascension et la déchéance de cette catégorie un peu particulière de boss... Le récit de Chauvel est toujours fluide et surtout compréhensible (ce qui n'est pas un détail tant les personnages se succèdent). Quant au dessin de Le Saëc, il illustre très bien le propos, sans ajouter d'effets inutiles à une histoire suffisamment dense en elle-même. Si vous aimez l'Histoire, les histoires de Mafia ou tout simplement les bons polars (tant la réalité dépasse de loin la fiction), Mafia Story vous fera passer un moment palpitant... Et comme à IDDBD, on aime les trois, on a été servi !

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