« La vengeance est plus douce que le miel » (Homère)

La douce (scénario de Loïc Dauvillier d'après une nouvelle de Dostoïevski, dessin de Mickaël Allouche, éditions Carabas, 2007) IDDBD vous avait présenté, le 24 octobre dernier, une adaptation en BD de la nouvelle de Nicolas Gogol : Le Portrait. Les éditions Carabas remettent (brillamment) ça avec La douce, une adaptation d'une nouvelle d'un autre auteur russe : Dostoïevski. Si vous êtes un peu attentif, voire intuitif, vous aurez déjà repéré au moins un point commun entre ces deux productions : il s'agit d'adaptations tirées de la littérature russe. Mais la parenté ne s'arrête pas là. Dans les deux cas, ce sont les éditions Carabas qui s'engagent dans ce périlleux exercice de style. Comme je vous le disais déjà pour Le Portrait, il n'est jamais simple de se lancer dans le condensé, en 48 ou 96 pages, d'oeuvres telles que celles-ci. Dans les deux cas, Carabas a brillamment relevé le challenge. Leur secret ? Certainement de faire appel, à chaque fois, à des artistes confirmés. Au cas particulier, Loïc Dauvillier se retrouve au coeur des deux aventures : une fois au dessin (pour Le Portrait), une fois au scénario (pour La douce). Et le résultat est véritablement à la hauteur de ce que peuvent attendre les amoureux des belles lettres et du dessin. L'adaptation de La douce n'y échappe pas : le texte bref, incisif de Loïc Dauvillier (déjà repéré à ce titre pour les superbes albums Nous n'irons plus au Canal Saint-Martin et Ce qu'il en reste, aux Enfants Rouges, ou Comme je me suis fait suicider aux éditions 6 pieds sous terre...) restitue non seulement le sens mais également le style de l'oeuvre de Dostoïevski. Quant au dessin de Mickaël Allouche, il est tout simplement sublime d'expressionnisme (comme on dit ici). Et je ne parle même pas des couleurs... En définitive, La douce est un album comme on les aime pariculièrement chez IDDBD : intelligent et beau. Tout simplement... A lire : la fiche album de La douce sur le site des éditions Carabas où vous pourrez découvrir le pitch A lire (aussi) : la très belle critique de Sbuoro sur sceneario.com

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