Attention, western culte !

On a tué Wild Bill (scénario et dessin d'Hermann, collection Aire Libre, éditions Dupuis, 1999) Aaaahhhh ! Combien de temps sans vous chroniquer un bon western ? Trop ! C'est la raison pour laquelle IDDBD ne pouvait ne pas vous parler de ce magnifique album d'Hermann, dessiné en couleurs directes aquarellées et au scénario impeccable. Que signifie "impeccable" ? Tout simplement qu'Hermann utilise les codes qui font que l'ont aime le western sans que l'on est pourtant l'impression de lire un catalogue du genre ou la énième ressucée de la vengeance du fils de la revanche commanche... Vous retrouverez donc dans On a tué Wild Bill, cette palpitante aventure du jeune Melvin que vous suivrez de l'adolescence à l'âge adulte, les chercheurs d'or californiens, les bandes de tueurs à la solde des grands propriétaires terriens, les saloons enfumés de l'Ouest où les joueurs de pokers arrivent sans mal à sortir une douzaine d'as de leur jeu... vous parcourerez les main street de villes champignons embourbées (mais aussi quelques ruelles sombres...), les immenses paysages du Wyoming où vous chasserz ours, cerfs et autres bouquetins en compagnie d'un trappeur pur jus... Bien entendu, il y aura tout de même de la vengeance (mais quasiment par hasard car tel n'est pas le propos central de l'ouvrage) et, surtout, de la rédemption. Bref, toute l'action et tous les grands sentiments que l'on aime retrouver dans le western. Et lorsque cette magnifique histoire est servi par un dessin à vous couper le souffle, le bonheur est complet. On a alors le sentiment de tenir entre les mains ce qui ne peut être qu'un classique du genre, un de ces albums que tout bédéphile amoureux de western (hein ? quoi ? on parle d'IDDBD ?) se doit de posséder sur ces étagères. Juste pour pouvoir s'y replonger de temps à autres... A lire : le pitch des éditions Dupuis (profitez-en aussi pour visiter le site de la très belle collection Aire Libre...). "Le parcours mouvementé de Melvin Hubbard, de l'adolescence à l'âge d'homme, débute par un massacre et se clôt sur une tuerie. "On a tué Wild Bill" n'est cependant pas l'histoire d'une vengeance ni d'un épisode sanglant, et encore moins celle de James Butler "Wild Bill" Hicock (qu'il ne faudrait pas confondre avec William "Buffalo Bill" Cody). C'est la fin d'une époque à laquelle on assiste ici. Le XXe siècle est à quelques coups de colt. Un monde est en train de disparaître. L'Ouest sauvage embaume déjà ses mythes. La jeune Amérique a pris ses mesures. Hermann ses crayons et ses pinceaux pour dépeindre à sa manière, de cette façon magistrale et parfaitement maîtrisée qui n'appartient qu'à lui, les mouvements du coeur humain, ses bassesses, sa grandeur, et surtout sa réalité." A lire : la courte mais excellente critique de FredGri sur sceneario.com A visiter : le site d'Hermann A lire : pour avoir un rapide aperçu de la carrière d'Hermann et de sa production, un article sur Wikipédia

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