Info du jour : Carabas et Kami

L'info du jour Ce n'est un secret pour personne (en tout cas pas pour les fidèles lecteurs d'IDDBD), ici, on aime les publications des maisons d'édition Carabas et Kami (pour le manga) qui depuis quelques mois, sortent des albums qui cartonnent ! En septembre et octobre, c'est encore le cas (oui, bon pour septembre, on arrive un peu en retard mais on a été débordé, que voulez-vous... en tout cas, il n'est pas trop tard pour bien faire...). Parmi tous les titres publiés, IDDBD vous a concocté une petite sélection qui devrait vous intéresser... Bien entendu, ces albums feront l'objet d'une chronique en bonne et due forme dès que nous aurons eu le temps de les digérer (en fait, le temps d'écrire les chroniques...). On commence aujourd'hui par les sorties du mois du septembre (demain : celles d'octobre pardi !). Rideau ! Le dernier mousquetaire (scénario et dessin de Jason) . Un récit d'aventure passionnant, où se mêlent films de capes & d'épées et S-F genre Flash Gordon, l'humour et la tristesse d'un Buster Keaton, à l'image de ce dernier mousquetaire, à la fois triste et tonitruant."

Le pitch : "« Un pour tous et tous pour... hips ! » La phrase en soi est banale, surtout lorsqu’elle est braillée par un gaillard en costume de mousquetaire. À ceci près, que la scène se déroule aujourd’hui dans un bar de Montpellier et que l’assoiffé en question s’appelle Athos... et que cela fait plus de quatre siècles qu’il traîne ses guêtres dans ce genre d’établissement. Athos vit dans ses rêves, dans le mythe qu’il s’est construit autour de lui et de ses trois anciens compagnons. Mais l’immortalité se paie cher et quand les vapeurs d’alcools se dissipent, le constat est amer pour Athos. Il n’est plus le héros qu’il a été et d’ailleurs, ce monde se fout bien des héros. L’honneur, la gloire et surtout l’amitié, tout ce qui faisait le sens de sa vie, tout cela l’a abandonné depuis bien longtemps. Muré dans sa solitude, Athos erre comme un mousquetaire désoeuvré. Alors quand la Terre se fait attaquer par des extraterrestres, notre mousquetaire s'embarque dans un vaisseau spatial en direction de Mars, pour déjouer les plans de l’empereur. Avec une sobriété peu coûtumière d'un Alexandre Dumas, Jason nous offre une très belle conclusion au chef d'oeuvre qu'est Les Trois Mousquetaires

L'avis d'IDDBD : un petit bijou (les connaisseurs apprécieront...)

Au fin fond des forêts (par Paul Bonner)

Ce n'est pas de la BD mais de l'art work comme disent les américains. Paul Bonner dessine, peint des héros, des personnages et des décors d'heroic fantasy a vous couper le souffle. Incontournable pour les amoureux des arts graphiques.

A visiter (d'urgence) : le site de Paul Bonner

Pythons (scénario de Gabriel Delmas, dessin de Joseph Lacroix)

Le pitch :"Un jour qu'il était dans les montagnes avec son père, Guilhem a vu le jour s'obscurcir et s'embraser. Ce jour là, le jeune berger a perdu sa famille, son village, la vie telle qu'il la connaissait. Recueilli mourrant par le chevalier Bertrand, Guilhem n'a d'autre choix que de le suivre sur une route inconnue et dangereuse. Bertrand va lui faire découvrir un monde vivant dans la peur et l'obscurantisme. La police religieuse régente tous les aspects de la vie. Ceux qui ont tenté de s'y opposer ont péri sur le bûcher. Le chevalier aura juste le temps de prévenir son jeune protégé avant de mourir sous les coups de la police. Abandonné, Guilhem devra entreprendre seul un long voyage vers le désert où se trouve peut-être le seul homme à avoir tué un dragon. Pythons est une saga de fantasy à l'instar de Conan, Fafhrd et le Souricier Gris, Solomon Kane, plus proche des mythes fondateurs que de la vague actuelle de l'heroic fantasy. Les aventures et la quête de Guilhem sont au centre du récit, l'apprentissage d'un jeune homme face à la violence, les croyances, et à son propre destin. Une nouvelle vision du dragon, ce monstre terrifiant et mystérieux, qui continue de nous fasciner."

L'avis d'IDDBD : attention, ce tome 1, c'est du lourd...

Rugbill (scénario de Faro, dessin de Paluku)

Le pitch : "Dans le petit village de Quinté, le Sud-Ouest, on joue au Rugby et ce n’est pas discutable. L’honneur du village est en jeu et l’Entente Sportive est le rassemblement des héros, ceux dont les générations futures parleront pendant des éons... à l’heure de l’apéro... L’E.S. Quinté est composé d’une bande de bras cassés emmenée par Rugbill, notre héros et capitaine de l’équipe, Bourrepif, le plus costaud de l’équipe et pas forcément le plus malin, Brizedent, Charpentier, Féroz, Bechigue... On trouve aussi à Quinté Pakita, la jeune supportrice de l’E.S. Quinté, quand ce n’est pas elle qui se jette la première dans la mêlée, l’entraîneur André Licat (dit Dédé) qui est aussi le patron du bar du village le Café de la Paix, sa femme Ginette, l’arbitre à jamais partial et le père Fourasse, le kiné de l’équipe. Ensemble, ils vont vivre de grandes aventures et pas mal de troisièmes mi-temps..."

L'avis d'IDDBD : coupe du monde de rugby oblige, cet album est bien meilleur que tous les rugbymen réunis...

Superfunky (par Gabriel Delmas)

Indescriptible mais la couverture vous donnera déjà une idée ! On se demande si Gabriel Delmas, qui est aussi l'auteur de Pythons, n'est pas un peu schizo...

Pour les manga, IDDBD a repéré :

Peace Maker Kurogane (de Nanae Chrono)

Le pitch : "Le Japon féodal du Bakufu est sur le point de s’effondrer sous les assauts des clans progressistes. La sécurité dans la capitale impériale de Kyoto est assurée par un groupe de samouraïs d’élite : le shinsengumi. Tetsunosuke Ichimura, leur plus jeune et plus récente recrue, est à peine âgé de quinze ans. Il a rejoint les rangs du shinsengumi pour devenir plus fort et venger la mort de son père. Un étranger, utilisant une arme à feu, arrive à Kyoto. Son chemin croise celui du fils d’un homme qui se fait appeler le "Peacemaker" et les membres du shinsengumi se retrouvent impliqués dans l’affaire. Peu après, Tetsunosuke enquête sur la mort troublante d’un vieil homme. Il connaît peut-être quelqu’un susceptible de lui indiquer une piste..."

L'avis d'IDDBD : c'est le début d'un second cycle dont le premier (cinq tomes) s'intitulait Peace Maker. Excellent.

Nambul (par Hyun Se Lee)

Le pitch :"Alors que la deuxième guerre du Moyen-Orient entraîne le monde dans une nouvelle crise économique, le Japon - dont les ressources pétrolières ont été coupées - décide d'envahir l'Indonésie, à la recherche de nouvelles sources. Des attentats menés par des japonais, entraîneront la Corée voire le reste du monde, à déclarer la guerre. Pendant ce temps-là, l'auteur explore les tensions raciales à Tokyo, lorsque Hesung - le leader de la plèbe adolescente coréenne-japonaise - est filmé en flagrant délit par un journaliste de NHK, assassinant un Yakuza de Tokyo. Nambul (qui veut dire "Conquérir le Sud") est un manhwa commencé en 1991, tandis que la guerre du Koweit fait rage. Son histoire raconte de différentes manières et différents points de vue (de politique à personnel), un conflit imaginaire entre la Corée et le Japon, dans un futur proche indéterminé. Nambul permet également de mettre en avant la colère latente des coréens envers les japonais, après 3 invasions et 43 années d'occupation."

L'avis d'IDDBD : le premier tome d'une série appelée à devenir culte...

Et la suite de Princess Princess et de Le loup de Hinata...

Guerre et paix…

War & dreams (scénario de Maryse et Jean- François Charles, dessin de Jean-François Charles, éditions Casterman)

Les auteurs d’India Dreams nous proposent encore un voyage plein se sensibilité au pays des souvenirs qui se confond, cette fois, avec un petit coin de la côte normande, près du cap Nez-Gris.

Quatre hommes d’âge mûr (un allemand, un anglais, un américain et un français) vont s’y croiser plusieurs années après la fin de la seconde guerre mondiale. Le lien entre ces hommes, ce sont justement ces souvenirs qu’ils revivent chacun sur les lieux même où ils ont brisé leur jeunesse.

Le scénario de ce premier tome, paru en janvier 2007, est particulièrement efficace. Il réussit à nous faire partager les sentiments des protagonistes, sans manichéisme, avec réalisme (les personnages ont une vraie épaisseur psychologique, surtout l’allemand autour duquel tourne ce premier tome). Il pose également la trame d’une histoire que l’on sent bien plus complexe que de simples retrouvailles pourraient le laisser penser : quel est le lien entre les quatre hommes ? Certains (dont le français) semblent avoir reconnu l’allemand. Pourquoi l’anglais a-t-il choisi d’acheter une maison là précisément ? Nul doute que le deuxième tome à venir livrera une partie des secrets que recèle le premier opus.

Ah ! Et le dessin de Jean-François Charles ! Comment ne pas en parler ! Magnifique ! Quelle maîtrise ! Même si l’ensemble reste graphiquement classique, le dessin en couleur directe peinte fait de War & Dreams une véritable œuvre d’art à part entière…

A lire : l’interview de Jean-François Charles sur le site actuabd.com

A lire : la critique du BD blog du Sud Ouest

Info du jour : Persepolis

L'info du jour C'est une info (avec un peu de retard... oh, bon ça va, hein !) en provenance du site du Nouvel Obs : "Le film d'animation de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, qui raconte la révolution islamique de 1979 en Iran, avait obtenu le prix du jury au dernier Festival de Cannes. Le film d'animation "Persépolis" a été sélectionné pour représenter la France aux Oscars 2008, a annoncé lundi soir 17 septembre le Centre national de la cinématographie (CNC). Réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, le long-métrage a été choisi par la commission chargée de la sélection du film représentant la France pour l'attribution du meilleur film étranger aux prochains Oscars. "Persépolis" est une adaptation de la bande dessinée de Marjane Satrapi qui raconte son enfance en Iran après la révolution islamique de 1979. Prix du jury au dernier Festival de Cannes, le film de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud montre comment la répression d'Etat n'a pas pris fin à la chute du Chah. (avec AP)" Très prochainement, IDDBD vous chroniquera cette superbe série... (oui, je sais, il serait temps... pfffff !). A voir : la fiche du film sur Allociné et le site sur MySpace

Fumer (un mafieux) tue

Ocean City – 2 tomes (Scénario de David Chauvel, dessin de Vincent Komorowski, couleurs de Sophie Barroux, éditions Delcourt)

Voyons, faisons le compte : chez IDDBD, on aime (entre autres !) les westerns, les comédies sentimentales, les thriller, les polars… et les histoires de mafia. Ca tombe bien, en voilà une qui devrait vous plaire, entre Ce qui est à nous et Mafia Story (toutes deux scénarisées par Mister Chauvel, soit dit en passant…).

En deux tomes (ça change des longues séries), Ocean City est une histoire palpitante où se téléscopent les destins croisés de Louis Facciano, un petit capo usurier que la cinquantaine n’a pas encore tout à fait usé, et de Norman Mortenson, videur musculeux affublé d’une tâche de frère qui n’en loupe pas une lorsqu’il s’agit de se mettre dans l’embarras.

Pour le décor, Chauvel a choisi une ville moyenne nord-américaine, Ocean City, où tout ce petit monde va finir par se croiser pour le meilleur (côté lecteurs) et surtout le pire (côté protagonistes). Meurtres, vol de voiture, chantage, prison, parrain local un tantinet impulsif, hommes de mains sans illusions et truands amateurs, Ocean City est un cocktail bien dosé d’action, de suspens et de tout ce que l’on aime dans le genre. Certes, le scénario n’est pas complexe mais quel plaisir de se plonger en quelques cases dans les vies de Louis et Norm, bien installés du bon côté de la page (non, parce que de l’autre, ça bastonne et ça plombe pas mal quand même…). Dans le genre mafia, Ocean City ne vous décevra pas.

Et pour le dessin, Vincent Komorowski maîtrise le sujet. Son trait réaliste (sans être excessif) sait rendre parfaitement les ambiances et l’action. Quant aux cadrages, ils sont dignes des meilleurs long-métrages américains.

Bref, Ocean City, c’est une proposition (de BD) que vous ne pourrez pas refuser…

A lire : les critiques du tome 1 () et du tome 2 () sur l’excellent site sceneario.com

A feuilleter : la fiche album et quelques extraits sur le site des éditions Delcourt

Info du jour : rééditions de Robert Crumb !

L'info du jour Pour tous les lecteurs d'IDDBD qui n'ont pas accès au quotidien gratuit 20 minutes, et qui auraient raté (comme IDDBD) la sortie chez Cornélius des réeditions de trois albums de Robert Crumb, voici l'article d'Olivier Mimran : "Robert Crumb, l'auteur de BD le plus « culte » de tous les temps, se fait désormais très rare : couronné en 1999 d'un grand prix du festival d'Angoulême, l'Américain coule aujourd'hui une retraite paisible dans le Gard. Les éditions Cornélius vont donc combler les fans de ce maître de l'irrévérence en sortant aujourd'hui trois de ses albums. Dans Mes problèmes avec les femmes, Crumb donne raison à ceux qui le surnomment le "Jean-Jacques Rousseau de la BD" puisqu'il confesse, sans pudeur, ses inhibitions, ses frustrations et ses obsessions : ce recueil de courts récits vaguement autobiographiques (qui reprend et complète l'album Mes femmes, publié en 1989 par Albin Michel), révèle un personnage pitoyable, veule et pervers, incapable de développer la moindre relation. Il avoue ne devoir ses rares conquêtes qu'à la fascination qu'exerce son talent d'artiste accro au LSD. Outre sa valeur autobiographique, cet album en noir et blanc est un témoignage précieux sur la culture psychédélique du début des années 1970, au plus fort de la libération sexuelle. Les rééditions de Mister Nostalgia, dans lequel Crumb célèbre les racines populaires du jazz, et de Sans issue, qui aligne une galerie de portraits dégénérés de l'Amérique profonde, achèvent de confirmer l'immense talent de cet auteur, qu'un certain puritanisme a hélas trop souvent occulté. Olivier Mimran - ©2007 20 minutes"

Louvre, révolu……

Les Sous-sols du Révolu : extraits du journal d'un expert. (scénario et dessins de Marc-Antoine Mathieu. Co-éditions Futuropolis, Musée du Louvre) Après l'extraordinaire Période Glaciaire de Nicolas de Crécy, le musée du Louvre continue d'ouvrir ses portes au petit monde de la BD et au talent de ses auteurs. Dans Période Glaciaire, un corps expéditionnaire d'historiens et de chercheurs redécouvraient le continent perdu d'Europa à la travers des peintures enfouies dans des vestiges oubliés. Cette fois-ci, nous suivons Eudes Le Volumeur, expert, dans son travail d'étude et d'inventaire des fonds du musée du Révolu, anagramme du véritable nom oublié depuis des générations. Nous voici donc entrainés dans un surprenant voyage dans les entrailles de la gigantesque bête. Et croyez-moi, si il est un auteur capable de jouer avec les codes narratifs de la BD, d'en modifier votre perception et même d'agir directement sur l'objet livre en lui-même, c'est bien Marc-Antoine Mathieu ! Car, avec lui, ne vous attendez pas à une banale visite, pas de temps mort, ni le temps de bailler aux corneilles comme avec la plupart des guides, non ! Chaque chapitre est une nouvelle expérience originale et inoubliable : mise en abyme, travail sur les nuances de noir et de blanc, réflexion fine sur l'art et bien entendu clin d'œil amusant et acide sur "l'art séquentiel". Ceux qui ont déjà lu Julius Corentin Acquefacques ne seront pas surpris par toutes ces trouvailles narratives. Les autres, les chanceux, vivront une expérience étrange car, non content de flatter notre œil, Marc-Antoine Mathieu aime jouer aevc nos cerveaux. Véritable extraterrestre de la BD, il nous sert encore un OVNI dont il a le secret. Décidément, cette série consacrée au musée du Louvre est d'une trés grande qualité (artistique et éditoriale). Quand on sait, qu'après Nicolas de Crécy et Marc-Antoine Mathieu, les deux illustres inconnus que sont Emmanuel Guibert (La fille du professeur, Le photographe) et Bernard Yslaire (Sambre, XXe ciel.com) préparent à leur tour un album, on en salive d'avance ! A lire : les critique de sceneario.com et Krinein.com A découvrir : un site sobrement personnel sur MAM.

Des bleus sans bobo…

Lucie s'en soucie (scénario de Catel Muller et Véronique Grisseaux, dessin de Catel, collection Tohu-Bohu, éditions Les Humanoïdes Associés, 2000) Comment parler du cap de la trentaine, lorsqu'on est une femme seule (pardon, farouchement libre), qu'on a pas trop envie de gamins (même carrément pas !) et qu'on est entourée d'une bande de copines (voire d'amies) à qui semble tout réussir ? Vous avez le choix entre la version bobo (je ne citerai personne mais beeuuurkkk...) et Lucie s'en soucie. Personnellement, vous devinerez sans doute celle que j'ai préféré... Car Lucie est pleine de complexes, d'angoisses, de contradictions, mais jamais artificielle. Elle est au contraire terriblement attachante car très humaine. Je ne sais pas si elle est représentative de sa génération ou d'un type de jeunes femmes, mais je pense qu'elle détesterait l'être : Lucie existe par elle-même et, souvent, juste pour elle-même. Malgré ça, si elle se donne en spectacle, en 118 pages en noir et blanc, ce n'est certainement pas par nombrilisme mais, peut-être, juste pour nous toucher... Qu'elle se rassure, elle y arrive très bien. Et quelle joie de la retrouver, après ce très bel album, dans la suite de ses aventures ! Ce n'est pas chez le même éditeur (c'est chez Casterman) mais on la retrouve avec le même plaisir. Et comme Mlles Catel et Grisseaux (les artistes restent toute leur vie des demoiselles...), Lucie a un peu mûrie... et nous avec. A feuilleter : la fiche album sur le site des éditions Les Humanoïdes Associés A découvrir : la série de Lucie sur bedetheque.com et sur bd.casterman.com A lire : l'interview de Catel sur chapo.dna.fr

Nana : un shojo pas comme les autres

Nana (scénario et dessins d'Ai Yazawa, 16 volumes, série en cours, éditions Delcourt) Comme promis, je soutiens Mike dans son entreprise "0% testostérone" pour vous parler d'un shojo, un manga pour fille comme on en voit peu et qui, comme tous les mangas présentés sur IDDBD, casse les clichés du genre. Alors oui, j'assume ! Je suis un homme et j'adore l'histoire des ces deux jeunes femmes prénommées Nana. Elles se rencontrent dans un train les menant toutes deux vers Tokyo et des rêves différents. J'aime cette amitié entre ces deux filles que tout oppose. Nana Komatsu est fleur bleue, coeur d'artichaut, souriante et exubérante ; Nana Osaki est sombre, solitaire et chanteuse dans un groupe de punk ! Car Nana est également l'histoire d'une lutte fratricide entre deux groupes de rock. Blast (Black Stone) et Trapness se battent pour atteindre les sommets des ventes. Tous seraient trop simples si les membres de ces groupes ne se connaissaient pas si bien ! Et puis, qui dit shojo dit Loves stories ! Mais attention, le maître-mot de ce manga incroyable est "ne pas se fier aux apparences" ! Le scénario est bien ficelé et sous son aspect de shojo bien pensant, Nana cache pas mal de surprise qui elles, ne le sont pas. Je ne vous gâcherais pas le plaisir de les découvrir par vous-même mais sachez qu'une fois pénétré dans l'univers d'Ai Yazawa, vous vous surprendrez à rire, à vous révoltez, à vous inquiétez, voire pour les plus midinettes d'entre-vous à pleurez pour les histoires des ces personnages. Incroyable vous dis-je ! Si les deux Nana ont cette présence qui forme les grandes héroïnes, irrémédiablement liée à un graphisme splendide (des visages, aux styles en passant par les concerts) il ne faut pas en oublier les autres protagonistes tous intéressants, hauts en couleurs et, pour la plupart, terriblement touchants. Véritable phénomène aussi bien au Japon qu'en France, Nana met un gros coup de pied dans la fourmilière du shojo comme Lady Oscar l'avait fait avant lui. N'hésitez pas à découvrir les premiers épisodes de l'anime qui est très fidèle au manga (c'est d'ailleurs ainsi que je l'ai découvert). A découvrir : deux sites français sur Nana : Appartement 707 et La Chambre de Nana A découvrir : le site officiel d'Akata A voir : le premier épisode de l'anime

Info du jour : festival de Perpignan

L'info du jour Après le coup de pub de David pour la rencontre et la séance de dédicaces organisées, le samadi 6 octobre, par la médiathèque de Poissy, en voici un autre pour le Festival International du Disque de Perpignan, les 29 et 30 septembre 2007. Pourquoi parler de disques ici ? Par pour racoler les lecteurs de Blog Up (enfin, pas seulement !), mais pour vous signaler la présence de Frank Margerin et de cinq autres dessinateurs. Plus d'infos sur le site de l'association EIXERITS...