Chronique de vacances #6 : Love Stores

Love stores (scénario et dessin d'Elfo, éditions Les Enfants Rouges) Attention ! Selon l'expression consacrée d'IDDBD, Love stores est un vrai bijoux de la BD ! Et croyez-moi, cette expression n'est pas galvaudée ! Love stores est un album qu'il vous faudra absolument posséder dans votre bédéthèque, vous savez, de ces albums qu'on apprécie de découvrir dans une médiathèque (celle de Poissy ou de Perpignan par exemple) mais que l'on aime avoir chez soi et (re)feuilleter de temps à autre, comme lorsqu'on retrouve un bon ami... Elfo (alias Giancarlo Ascari) est un OVNI de la BD. Il est l'auteur de deux albums : le premier en 1977, Les statuts des travailleurs illustrés, et le deuxième en 2005 (en Italie sous le label Coconino Press que les lecteurs d'IDDBD connaissent déjà), Love stores, que vous vous apprêtez à découvrir. Entre temps, Elfo a publié ses dessins et ses histoires dans la presse italienne. Mais vous pourrez en découvrir plus en lisant les premières pages de Love store dans lesquelle Elfo nous explique le cheminement personnel et les rencontres qui l'ont conduit à créer ce deuxième (merveilleux) album... Alors, venons donc au fait... Love stores, ce sont d'abord 80 histoires dessinées sur 80 planches. 80 bouts de vies de 80 personnages autour du monde. De Marta, cette jeune fille qui s'envoie du courrier, à Hank, le pêcheur qui ramène dans ces filets les romans d'amour du Love store du titre, nous découvrons Henry, le directeur de banque qui attend chaque jour son premier braquage, Sara et ses cours de tango, d'informatique, d'astrologie et de technique de surgélation, Luc (émouvant), Maria (en moderne Joconde), Elena (la séductrice de femmes mariées), Rocco (l'ingénieur du son percussionniste), puis Laura, Eva, Marco, Oscar, Carla, Yuri, Omar, Meri, Martina et tous les autres. Le plus incroyable dans cet album magnifique, c'est l'exploit qu'accomplit Elfo, l'exploit qu'il s'était fixé comme objectif de départ : celui de nous faire appréhender une personnalité en 6 cases, 6 commentaires et quelques dialogues. Et nous, on marche à fond. On entre à chaque fois dans l'intimité de ses personnages, on s'attache à eux, on espère les revoir au détours d'une autre histoire. En une page, 6 cases, 6 commentaires et quelques dialogues, on partage leurs sentiment ples plus profonds : leur solitude et leurs désirs (toujours), leurs amours (parfois), leurs peurs (souvent), leurs joies (quelque fois), leurs attentes... leur vie tout simplement. Et l'on se prend à imaginer ce qu'Elfo dessinerait de nous s'il devait nous cerner en une page, 6 cases, 6 commentaires et quelques dialogues... Ah ! autre raison de découvrir Love stores : le visage d'Esther, en couverture... A lire : la fiche album sur le site des éditions Les enfants rouges A lire (aussi) : la critique de BDgest.com et celle du blog du journal Sud Ouest

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