L’info du jour : concours IDDBD / éditions Paquet

L'info du jour Cette semaine, les infos du jour sont toutes consacrées au concours IDDBD / éditions Paquet. Je vous rappelle qu'il y a un album à gagner : Général Leonardo de Svane et Greenberg (ben quoi ? on est pas super riche à IDDBD, alors un album c'est pas mal non ?). Reportez-vous à la chronique du dimanche 25 février 2007 pour en savoir plus... Il vous reste 5 jours ! A part ça, voici une petite info rapportée par la Tribune de Genève (23/02/2007) concernant Pahé. Edifiant... "Easyjet joue les gardes-frontière Le caricaturiste Pahé n’a pas pu s’envoler pour Genève. Il appelle ça la «Easyconnerie». Pahé rit, mais jaune. Il garde un souvenir amer de son expérience avec la compagnie aérienne Easyjet. Ce dessinateur gabonais devait s’envoler pour Genève au départ de Paris le mois dernier, mais le personnel au sol à l’aéroport d’Orly a fait barrage. L’artiste met en cause sa couleur de peau. C’était le 29 janvier. Patrick Bossono, alias Pahé, revient du prestigieux festival de bande dessinée d’Angoulême et doit retrouver à Lyon son éditeur genevois Pierre Paquet. L’illustrateur réserve un billet Easyjet pour un vol Paris-Genève. Il prend ses précautions: «J’avais pris un Visa Schengen d’un an à l’ambassade de France à Libreville au Gabon. » Mais à l’embarquement, Pahé subi un interrogatoire digne de la police de la part d’Easyjet. On lui reproche de ne pas être en règle: «Vous ne pouvez pas voyager en Suisse. » L’artiste explique qu’il doit sortir du côté français de l’aéroport genevois. «Dans ce cas-là, pas besoin de Visa pour la Suisse», confirme Philippe Roy, attaché de presse de l’Aéroport International de Genève. Rien n’y fait. Pahé se retrouve coincé à Paris avec une vingtaine d’euros en poche. Pierre Paquet, qui l’attendait à Cointrin, est furieux contre la compagnie. «On a perdu la réservation de l’hôtel et le billet, qui ne m’a jamais été remboursé. » Easyjet affirme que les passagers doivent présenter des papiers en règle pour les deux pays frontaliers. «Si on laisse quelqu’un passer et qu’il se présente du côté suisse, la compagnie encourt jusqu’à dix mille euros d’amende» explique Sarah Pritchett, au service de presse d’Easyjet. Mais Philippe Roy persiste: «Tous les avions venant de Paris atterrissent dans le secteur français. C’est à la descente de l’avion que les passagers peuvent ensuite entrer en Suisse. Et l’attaché de presse de se hasarder: «Easyjet fait peut-être du zèle. »"

L’info du jour : concours IDDBD / éditions Paquet

L'info du jour Cette semaine, les infos du jour seront toutes consacrées au concours IDDBD / éditions Paquet. Je vous rappelle qu'il y a un album à gagner : Général Leonardo de Svane et Greenberg (ben quoi ? on est pas super riche à IDDBD, alors un album c'est pas mal non ?). Reportez-vous à la chronique du dimanche 25 février 2007 pour en savoir plus... Il vous reste 6 jours !

Concours IDDBD / Editions PAQUET

Bonjour à tous chers lecteurs ! C'est aujourd'hui dimanche, et plutôt que de vous offrir des roses blanches, IDDBD vous propose de gagner un album des éditions Paquet ! Et tout ça, aux frais de la princesse (heu... en fait à nos frais... et si vous nous voyiiez, vous constateriez que nous ne ressemblons pas vraiment à des princesses...). Bref, pour gagner cet album des éditions Paquet (Général Léonardo de Svane et Greenberg), il vous suffit de m'adresser un petit mail. Et c'est tout ? Non ! Il vous suffira d'indiquer dans votre mail le nom des dessinateurs dont vous trouverez les illustrations ci-après (peu importe l'ordre !)... Et voilà, c'est pas plus compliquer que ça (bon, il vous faudra certainement aller faire un petit tour sur le site des éditions Paquet, mais bon... ça reste gratos, non ?). Bonne chance à tous ! Le tirage au sort (sans huissier ni contrôle, on n'est pas sur TF1...) aura lieu dimanche prochain...

L’info du jour : le blog de Hervé

Comme souvent en ce moment, les infos du jour sont des coups de coeur. Celui d'aujourd'hui n'est pas nouveau puisque nous en avons déjà parlé sur IDDBD : il s'agit du Blog de Hervé, un superbe blog où Hervé Creach raconte sa vie en bande dessinée. Le dessin est vraiment très chouette, l'humour est fin et intelligent (vous savez qu'on y tient ici...) et l'homme est tout simplement attachant...

Chaque chose

(scénario et dessins de Julien Neel, Gallimard, Collection Bayou, Novembre 2006)

Ca ne m’arrive pas souvent mais en refermant cet album je suis resté quelques minutes à regarder la quatrième de couverture pour lire les quatre cases imprimés. Dans la deuxième case, le père de Julien Neel déguisé en gros ours bleu d’une marque de gaz très connue interpelle son fils de 10 ans en lui disant : « Tu peux raconter des choses qui arrivent à des types normaux comme nous… Peut-être ça peut intéresser des gens. C’est vrai dans le fond, chaque chose heu... ».

On ne pourra jamais assez remercier Julien Neel d’avoir obéi à son père en racontant leur histoire, ou plutôt leurs histoires. Chaque chose est le récit d’un petit garçon qui part faire une tournée promotionnelle pour une grosse agence de pub durant un été. Mais c’est également, celui d’un homme qui prend le train pour rejoindre son père malade à l’hôpital 20 ans plus tard. Au bout du compte, ces deux moments sont les mêmes, avec les mêmes protagonistes et sujet unique : l’amour filial. Entre fiction et réalité, l’ensemble de l’album est construit sur ces deux histoires qui se répondent sans cesse. Ce père gargantuesque et ce petit garçon rêveur répondent au vieil homme délirant et au père de famille inquiet. Le grand talent de Julien Neel est de réussir à imbriquer ces échos sans faire de répétition dans son récit. Chaque éléments, dessins, cadrages, mise en page, dialogues ne ralentissent pas la lecture : Chaque chose est une petite merveille de construction narrative ! Rien à ajouter, rien à retirer, on a l’impression d’un album (presque) parfait. Je n’ai pas eu cette sensation depuis ma première lecture de Pilules Bleues de Peeters (ça f’sait longtemps que je n’avais pas placé Frederik Peeters dans une de mes chroniques !). Pour la petite histoire, finalement, j’ai fini par poser cet album en me disant que j’allais l’offrir à mon père comme un remerciement sans prétention à cette BD magnifique. Certains me trouveront trop enthousiaste, ils ont peut-être raison mais tant pis ! Rares sont les auteurs qui mettent autant de vérité ou d’eux-mêmes dans leurs récits, et même si ce n’est pas entièrement autobiographique, on ne peut qu’être touché par cette histoire (presque) vraie. Dans un tout autre registre, toujours de Julien Neel, je vous conseille la lecture du formidable Lou (3 tomes) : splendide, génial,drôle, émouvant bref prix jeunesse à FIBD d’Angoulême 2005. A lire : l’interview de Julien Neel sur actuaBD à propos de Lou sa série fétiche. A lire : la critique sur sceneario.com A lire : la critique sur BD Sélection A voir : Le site de la collection Bayou dirigée par Joann Sfar. Au passage la liste des albums disponibles fait un peu baver (d'envie j'entends)

Ingmar T2 : Crâne Noir

(scénario d'Hervé Bourhis, dessin de Rudy Spiessert, collection Expresso, éditions Dupuis) Dans la dernière chronique, je vous parlais d'Hervé Bourhis. Et bien le revoilà sur IDDBD à l'occasion du deuxième tome de la série Ingmar ! Ingmar, c'est ce viking malingre, aussi malin que fainéant, aussi courreur de jupons qu'imaginatif (c'est pour ne pas dire rêveur-mégalomane). L'anti-héros par excellence qui, par la grâce du destin (et du scénario d'Hervé Bourhis) se retrouve au centre d'une incroyable odyssée qui le conduira de son village pourri peuplé de Vikings brutaux jusqu'aux côtes d'Irlande, dans un village tout aussi pourri peuplé d'irlandais un brin moins brutaux (car un peu chrétiens...). Et là, après les moults aventures qui l'ont secoué tout au long du premier tome, Ingmar rencontre l'amour en la personne de la jeune (et un epu dépravée) Cuneen. Chargé de la reconduire au couvent de Ceann-Dubh, Ingmar va rencontrer, sur sa route, des irlandais pourris et brutaux : ça change ! Pour le reste, montez dans votre petit drakkar à roulettes et foncez au Valhalla de la BD (libraire spécialisé ou bibliothèque bien achalandée). Une fois là, emparez-vous, par la force s'il le faut, du Crâne Noir, le "livre deux de la saga d'Ingmar". Si vous ne deviendrez jamais un fier Viking pourri et brutal, au moins vous poilerez-vous un bon moment ! A lire et à voir : la fiche de l'album sur le site de la collection Expresso (en plus, il y a 5 planches à découvrir) A visiter : le site d'Hervé Bourhis A (re)lire : la chronique d'IDDBD sur le premier tome d'Ingmar L'info du jour C'est juste un petit coup de chapeau (pour un gros coup de coeur) à Albertine Ralenti, la talentueuse coloriste de Koma (chroniqué par David sur IDDBD), de Polly et les Pirates du ténébreux Ted Naifeh, de Comix Remix et de bien d'autres que je vous laisse découvrir sur son site plein de (très bonnes... excellentes même) surprises ! Magnifique !

Les mauvaises humeurs de James et la Tête X – Le recueil

(scénario et dessins de James et la Tête X, une co-production 6 pieds sous terre et Ottoprod)

Mais oui, je sais, on vous en a déjà parlé deux fois sur IDDBD ! Et alors ? Quand on aime, on ne compte pas ! Vous devrez donc supporter une fois encore qu'IDDBD vous incite, vous pousse, vous donne l'envie, le désir, la passion, la furia delire, de découvrir, de vous emparer du prochain album de James et la Tête X (t'as vu James, je parle de la Tête X et je ne dis pas James Ottoprod)... car tout le monde sais qu'Ottoprod n'est pas ton patronyme mais le nom du collectif auquel tu appartiens...). Comment ça, c'est quoi Les mauvaises humeurs de James et la Tête X de chez Ottoprod et 6 pieds sous terre ? Vous le faites exprès ou quoi ? C'est le meilleurs de la BD d'humour (la vraie, pas celle où on nous amuse avec des femmes en blancs, des policiers en bleu, des rugbymen en rayé ou je ne sais trop quoi...). C'est fin, c'est intelligent et en plus c'est tordant. Vous aviez aimé Comme un lundi, l'album solo de James ? Oui ? Et bien vous serez tout aussi gâtés par ce nouvel opus réalisé avec la Tête X. Et comme un millier de petits dessins valent mieux qu'un long et ennuyeux discours, je vous invite à passer au salon... . Ah, au fait, juste avant que vous ne cliquiez, Les mauvaises humeurs de James et la Tête X sera dans vos bacs, donc dans vos mains avides, mi-mars... Bon, maintenant, vous pouvez aller là. Heu... dernier truc et après je vous lâche... Ottoprod, c'est des copains d'Hervé Bourhis que nous, à IDDBD, on aime bien... Voilà, c'est par là...

Île Bourbon 1730

(scénario d’Appolo, dessins de Lewis Trondheim, Delcourt, Collection Shampooing, 2007)

Le chevalier Despentes, ornithologue de la société des sciences de Paris, et son assistant Raphaël Pommery, débarque en 1730 sur l’île Bourbon (la future île de La Réunion) avec pour ambition, pour le premier de découvrir le dernier des dodos, pour le second devenir un pirate. Mais comme l’animal, les légendaires pirates sont sur le point de disparaître. En effet,  La Buse, le dernier grand capitaine pirate vient d’être capturé et est sur le point d’être pendu. Sur cette île, Raphaël va découvrir des vieux pirates sans épée devenu esclavagistes ou guide, des esclaves révoltés et qui sait… peut-être le trésor de La Buse ou le dernier dodo vivant.

Si vous ouvrez ce livre pour des histoires de pirates, refermez-le, vous n’y trouverez pas Jack Sparrow. En 1730, il est mort depuis longtemps où est devenu guide pour ornithologue. Les loups ont perdu leurs dents et l’ultra-réalisme prend le pas sur les idéaux ou les rêves de liberté. Esclavage, politique et argent remplacent mythes et épopées.

Tout au long de cette histoire passionnante, on cherche les pirates comme le chevalier Despentes cherche le dodo. Si ils peinent à se montrer, on découvre en revanche la vie d’une société insulaire qui n’a, à part des liens économiques, rien à voir avec la métropole. Appolo, ancien prof de lettres, réunionnais d’adoption, scénariste du déjà très remarqué La Grippe coloniale (s'il vous plaît, la suite de cette œuvre géniale), a vraiment réunit une documentation digne d’un historien pour bâtir ce récit. Pour preuve les notes à la fin de ce petit pavé de 300 pages. Il signe ainsi, pour notre plus grand plaisir (en tout cas le mien) un album passionnant de bout en bout, riches de personnages drôles, émouvants, méchants, cyniques, qui éclate comme une déclaration d’amour à son île. Rien de spectaculaire mais une histoire bien racontée, cohérente, sensible. Et puis, n’oublions pas que la légende et le rêve n’est jamais tout à fait mort même dans ce royaume.

J’allais presque oublier le dessin de Lewis Trondheim. Un peu de zoomorphologie, quelques paysages splendides, du noir par ici, du blanc par là et voici 270 planches superbes qui suffisent à donner un corps à ce récit. Comme quoi le dessin c’est facile ! Bref, pour moi, l’un des albums incontournables du début d’année ! A ne pas manquer !

A lire : la critique de sceneario.com A lire : la critique de planeteBD.com qui n’est pas d’accord avec moi sur la qualité du dessin. A vous de vous faire une idée : (je veux bien votre avis) Les premières planches sur le site de Delcourt et des planches sur BDgest’

Là où vont nos pères

(scénario et dessin de Shaun Tan, collection Long Courrier, éditions Dargaud) Vous êtes-vous déjà demandé ce que pouvaient ressentir ses hommes et ses femmes qui laissent tout derrière eux, leur enfance, leur vie passée, leurs amis voire leur famille, pour venir rejoindre les hordes de migrants, d'exilés, de sans grades dans nos si beaux pays occidentaux, si modernes, si riches, si accueillants ? Non ? Cela vous intéresse-t-il se comprendre "de l'intérieur" les sentiments qui peuvent les agiter, leur incompréhension de modes de vies, de symboles, de cultures qui nous paraissent - à nous - aller de soi ? Quels seraient ces sentiments si vous étiez - vous - à leur place ? Difficile de changer de point de vue, de perspective, confortablement installés que nous sommes dans nos vies aisées d'hommes et de femmes occidentaux, nous qui avons le luxe délirant de nous intéresser aux dernières sorties BD, aux petits potins du milieu, à la carrière d'artistes (aussi talentueux soient-ils) alors qu'à côté de nous, là tout proches, vivent (survivent) des êtres tout aussi humains que nous mais dont le seul luxe est celui d'avoir échapper à l'inexorable misère physique, matérielle et morale qui les menaçaient dans leurs pays d'origine... Difficile, n'est-ce pas ? L'album de Shaun Tan, Là où vont nos pères, nous aide en douceur à faire ce chemin intérieur. Silencieusement (l'album ne comporte aucun dialogue), Shaun Tan nous guide sur les traces d'un homme qui quitte tout, sa femme, sa fille, pour partir dans un pays inconnu, à la culture étrange, pour y refaire sa vie. Au cours de ses 128 pages, nous éprouvons tous les sentiments qui agitent l'homme. Le dessin est à couper le souffle de talent et de beauté. Shaun Tan est un artiste puissant, de ceux qui sont capables - sans discours tapageurs - de transformer votre vision de la vie. Là où vont nos pères est un album sublime, indispensable, essentiel. Dans les bacs dès le 2 mars prochain. A voir (d'urgence) : quelques planches sur le site de Dargaud et sur celui de la collection Long Courrier A visiter (tout aussi urgemment) : le site de Shaun Tan, avec un coup d'oeil sur son album The Rabbitts (alégorie magnifique de la colonisation...). Si après cette visite, vous n'êtes pas convaincus que Shaun Tan est un artiste majeur, alors je ne sais plus quoi vous dire... L'info du jour Toujours chez Dargaud et toujours au mois de mars, ne ratez pas la sortie des deuxièmes tomes de Miss Pas Touche (scénario de Hubert et dessin de Kerascoët) et d'Islandia (scénario et dessin de Marc Védrines), déjà repérés donc chroniqués par IDDBD (allez donc voir sur l'index d'IDDBD, à droite, pour retrouver les chroniques)... Au fait, la parution de Miss Pas Touche 2 était annoncée sur l'excellent BD News depuis le 1er février 2007 (qui a dit qu'IDDBD était à la ramasse ?).