Mortadelo y Filemon

(scénario et dessin de Francisco Ibanez) Prenez deux agents secrets gaffeurs (Mortadelo et Filemon), un super-intendant moustachu, un professeur-inventeur-biologiste barbu et raté, une blonde secrétaire carrénée comme un haltérophile soviétique. Secouez le tout au moyen de scénarios tous plus délirants les uns que les autres (Francisco Ibanez considère que le scénario représente 70 % de l'intérêt d'une BD...) :  Mortadelo et Filemon (comme tous les autres personnages d'ailleurs...) s'en prennent plein la tête au moins toutes les cinq cases, à l'occasion de missions secrètes stupides et inutiles, tout en se moquant allègrement de toutes les icônes espagnoles (religieuses, politiques - y compris Franco ! - sportives et autres...). Ajoutez une bonne dose d'humour "à l'espagnol" (à base de diminutifs et de blagues bien connues des lecteurs) et un dessin explosif (même sans comprendre l'espagnol, il faut voir ce que les personnages se ramassent !). Vous obtenez, non pas une paella, mais une série de BD espagnole de plus de 150 albums dont le succès ne diminue pas depuis 1958 : Mortadelo y Filemon ! Un record de longévité et de qualité humoristique (contrairement à certaines séries gauloises bien de chez nous...). Certes, il y a de fortes chances que vous ne connaissiez pas ces deux agents de la T.I.A. (l'équivalent de la C.I.A. dans la série... mais d'après Ibanez, l'auteur, ce serait la C.I.A. qui l'aurait copié...). Seules quelques rares aventures ont été traduites en français, et encore, la bonne grosse d'humour "à l'espagnol" avait disparu. Du coup, Mortadelo et Filemon n'avaient pas tout à fait la même saveur... quoi que vous ne risquez rien à essayer... Aussi, pourquoi parler d'une BD que peu d'entre vous auront l'occasion de déguster en V.O. ? Tout simplement pour saluer Francisco Ibanez, un auteur majeur du monde de la BD, qui ne se limite pas à notre petit hexagone, et aussi parce Mortadelo y Filemon sont de vieux compagnons d'IDDBD qui a, grâce à eux, perfectionné son espagnol (à défaut de son humour...) et passé d'inoubliables moments pendant ses vacances ibériques... Merci à Tata Marie-Jeanne et Pépé Fernandez pour les deux superbes albums que j'ai, hélas !, dévorés trop vite... A visiter : le site de Mortadelo y Filemon (en espagnol) A lire : l'article de Wikipédia (en français !) pour en apprendre plus

L’info du jour

Aujourd'hui, c'est plutôt "Les infos du jour" qu'il aurait fallu intituler cette rubrique ! En effet, il y aura du Ted Naifeh, du sceneario.com, du festival d'Angoulême et du Romain Hugault, bref beaucoup de ce que l'on aime chez IDDBD ! Vous vous souvenez sans doute des chroniques enthousiastes d'IDDBD pour Courtney Crumrin et Gloom Cookie, deux séries gothiques directement venues de San Francisco par la grâce de Ted Naifeh, leur auteur. Si cela ne vous dit rien, vous pouvez vous faire une séance de rattrapage... puis poursuivre votre découverte sur le site d'actuabd.com avec une super interview de Ted Naifeh. Passionant. L'excellent site de critiques sceneario.com (auquel IDDBD se réfère souvent...) vient de décerner son Prix 2006 des rédacteurs à La mémoire dans les poches (éditions FUTUROPOLIS), d'Etienne LE ROUX (au dessin) et Luc BRUNSCHWIG (au scénario). Ici, nous ne l'avons pas encore lu mais nous faisons confiance aux rédacteurs de sceneario.com... A découvrir donc ! Si vous voulez découvrir la nouvelle affiche du Festival d'Angoulême, dessinée par Lewis Trondheim, jetez donc un coup d'oeil à gauche du titre de cette rubrique... Vous devriez trouver votre bonheur... Par ailleurs, sachez que le Festival vous propose de devenir juré(e) ! Vous avez jusqu'au 11 décembre et en attendant, faites donc un tour par toutenbd.com pour connaître les modalités d'inscription à la sélection... Enfin, il vous faut absolument découvrir le site BD de France 5 qui consacre un dossier spécial à Romain Hugault et à son dernier album, Au-delà des nuages (éditions Paquet) dont IDDBD vous a déjà dit le plus grand bien... A après-demain pour de la BD espagnole à se tordre (de rire) !

La tendresse des crocodiles : une aventure de Jeanne Picquigny

(scénario et dessin de Fred Bernard, éditions Le Seuil, 2001)

Attention ! Si vous décidez de suivre Jeanne Picquigny en Afrique, à la recherche de son père, Modeste Picquigny, et du légendaire Mokolélé Mbembé, tenez vous bien aux pages de votre BD, car celle-ci vous entraînera dans l’aventure avec un grand A. Dans cette Afrique du début du 20e siècle, voyages, rencontres, dangers, dépaysement mais aussi sensualité et magie sont au rendez-vous de cette histoire surprenante.

Et que serait une aventure sans son héros ? Car la réussite de cette BD, tiens avant tout à la présence de Melle Jeanne Picquigny, sans doute l’une des héroïnes les plus charismatiques que j’ai eu le plaisir de lire. Oserez-je la comparer à Corto ? Un peu.

Fred Bernard, que je connaissais surtout par ses livres pour la jeunesse (voir plus bas), signe ici une bande dessinée des plus réjouissantes. N’ayant pas lu la suite des aventures de Jeanne, L'ivresse du poulpe, je ne peux pas en parler plus, mais il faut avouer que l’on tombe sous le charme de cette surprenante héroïne. Bref, un grand moment de bonheur !

Juste en aparté, je ne peux pas évoquer Fred Bernard sans parler de Jésus Betz, sans doute l’œuvre la plus aboutie de sa carrière d’auteur jeunesse. Je sais, nous sommes sur un blog BD mais ça ne nous empêchera pas de vous faire découvrir des chefs-d’œuvres à la fois graphique et narratif (bien vu David, IDDBD aime les (belles) histoires et le (beau) dessin...).

Jésus Betz est un enfant tronc, né sans bras ni jambe. A travers les pages de cet album, il dicte une lettre pour sa mère. Il y raconte sa vie, ses difficultés, ses joies.

Avec son complice François Rocca au dessin, Fred Bernard donne une magnifique leçon d’espoir et de courage. Dérangeant par son thème, cet album pour la jeunesse passède l’universalité du génie, il parle aux petits comme au grand. Plus généralement, je ne saurais trop vous conseiller les œuvres de Bernard et Rocca, tous d’authentiques moments de grâce.

A lire : l’interview de Fred Bernard sur Paris étudiant

A savoir : Fred Bernard est aussi l'auteur de Lily Love Peacock (récemment publié chez Casterman) dont IDDBD vous a parlé le 7 novembre dernier (album n° 5 de la série "Vous aimez... les filles ?")

Pedro & moi / Judd Winick (çà et là)

Pedro & Moi (scénario et dessin de Judd Winick, éditions ça et là, 2006)

En 1993, Judd Winick, un jeune auteur de comics participe à un reality show, The real world, dans lequel 7 jeunes partagent une maison durant 6 mois. Il partage sa chambre avec Pedro Zamora, 22 ans, d’origine cubaine, homosexuel et séropositif. Pedro utilise cette émission pour sensibiliser les américains à la prévention et à la lutte contre le SIDA.

Mise en image d’une histoire vraie, Pedro & Moi fait partie de ces albums qui tordent le coup aux idées reçues sur le SIDA et l’homosexualité (sur la téléréalité aussi mais on s’éloigne des sujets importants). Loin du misérabilisme et du voyeurisme, Pedro & Moi est le récit d’une amitié entre deux hommes que tout oppose. Brillant (à l’image de Pedro), remarquablement dessiné (un style strip avec de légères déformations quand les personnages sont heureux ou tristes) et mis en page avec efficacité (les cadrages sont pensés à merveille), ce récit nous fait entrer dans l’intimité même des personnages et l’on partage un peu de cette chaleur qui les unit. Au sortir de cet album, une information sur le SIDA, sur les préjugés l’entourant, et plus que tout, une magnifique aventure humaine.

« Il a rendu le monde meilleur qu’il ne l’était à sa venue. C’est la chose la plus noble que l’on puisse faire de sa vie. » Je n’ai rien de plus à ajouter pour vous convaincre.

Juste pour faire le lien, quelques très bonnes lectures (ou rappel de bonnes lectures) sur ce(s) thème(s) :

Blue de Kiriko Nananan (voir la chronique d’Everyday du 15 septembre ) et Love my life, d’Ebine Yamaji. L’homosexualité féminine au japon (oui, oui ce sont des manga...).

Pilules bleues de l’incontournable Frederik Peeters. (cf chronique du 9 septembre)

Un monde de différence d’Howard Cruse. Un roman graphique (un vrai ! 3 heures de lecture sans s’en détacher) sur la vie d’un homosexuel dans les années 50 aux sud des Etats-Unis. Promis, je ferais une chronique dès que possible !

Belem : le temps des naufrageurs

(scénario et dessin de Jean-Yves Delitte, éditions Glénat-Chasse Marée) Ah, ah moussaillons ! Vous croyiez donc qu'il n'y avait que les Américains et les Anglais pour savoir raconter des histoires de marins et de bateaux qui tiennent la marée ! Bande de navigateurs d'eau douce ! Vous n'avez pas encore lu Belem, le premier opus d'une série qui s'annonce aussi riche que passionnante ! Quoi ? Vous n'en avez pas encore entendu parler ? Mais vous lisez donc pas IDDBD ? On vous l'a annoncé le 3 novembre dernier ! Et comme aujourd'hui nous l'avons lu, on vous le chronique... En plus, je vous ferais remarquer qu'IDDBD vous a déjà présenté un précédent travail de Jean-Yves Delitte : les Brigades du Tigre, ça vous dit vaguement quelque chose ? Oui ? Tant mieux parce qu'ici, on avait particulièrement apprécié le trait de l'artiste, classique sans être ennuyeux. Comme le scénario de Belem... Non, c'est vrai, il n'est pas évident de mettre en scène un bateau. Ben quoi, ça flotte, ça avance, et ça revient au port. Pas de quoi en faire un plat, non ?... Sauf que si vous y ajoutez de vrais marins, bien trempés (par les tempêtes et leur foutu caractère), un capitaine un peu ombrageux, des pirates assoifés de lucre et un zeste de poisse, vous obtenez non pas une simple histoire mais une belle grande aventure... C'est ça Belem... Et plein d'autres choses encore qu'IDDBD vous laisse le soin de découvrir. En tout cas, même si on n'a pas le pied marin, nous, on n'a pas hésité à monter à bord et à se laisser embarquer... A lire : la chronique d'Aub sur sceneario.com A découvrir : le vrai Belem sur le site de la fondation Belem

Bon anniversaire Nathalie !

La vie de Pahé - Tome 1 : Bitam (récit et dessin de Pahé, éditions Paquet)

Allez, ne me racontez pas n'importe quoi ! Vous ne connaissez de l'Afrique que ce que vous en avez vu à la télé, pas vrai ? C'est-à-dire quoi ? Les safaris du Kénya, les enfants mourant de faim, les guerres ? Pauvres blancs ! C'est comme si les Africains ne connaissaient de l'Europe que les sommets autrichiens, les millions de sans-abris qui peuplent nos villes et les guerres qui ont ébranlé l'ex-Yougoslavie ! Etonnant comme l'on change difficilement son point de vue sur le monde qui nous entoure, non ?

Heureusement, Pahé est arrivé (sans se presser...) ! Sous le prétexte de nous raconter sa vie de "jeune Gabonais dessinateur de BD repéré par Pierre Paquet", c'est beaucoup plus que lui-même qu'il nous livre. C'est aussi (surtout) sa famille (Maman Odette, Florence, Rose...), ses amis (Diablo, Magath Power, Cool J, Mathieu...), son enfance, sa culture, son monde, sa vision du monde... Et l'on réalise (mais un peu tard...) que l'Afrique est loin des clichés que l'on nous balance par chez nous.

Loin des BD autobiographiques de bobos trentenaires torturés par le sens qu'il faut donner à leur vie, Pahé nous offre une vraie bouffée d'air frais, souvent humoristique (mais jamais cynique...), parfois tendre et émouvante, toujours sincère. La vie de Pahé vaut la peine d'être vécue. Elle vaut aussi la peine d'être lue. Bitam est le premier tome d'un triptyque à ne pas rater, surtout en ce moment, en France, en Europe mais aussi ailleurs, où l'on voudrait nous faire croire que les différences sont définitivement incompatibles...

A lire : la fiche album et la bio express sur le site des éditions Paquet

A feuilleter : le site de Pahé, les Ninfos de Pahé (tordant !)

A écouter : l'émission du 3 novembre dernier de Chakib Lahssaini, sur France Culture

Les voyages du Docteur Gulliver / Kokor

Les Voyages du docteur Gulliver - Livre 1 (scénario et dessin de Kokor, collection Equinoxe, éditions Vent d’Ouest, 2006)

Avec Miss pas touche de Hubert et Kerascoet, je pensais avoir trouvé mon album 2006 (attends David, c'est quand même très très bon...). Et bien non, encore une fois, j’avais parlé trop tôt ! Ayant retrouvé mes pleins pouvoirs d’internautes, je peux sans complexe vous faire part de mon second coup de cœur de l’année car oui je dois l’avouer le premier tome des Voyages du Docteur Gulliver est un petit bijou ! (marque déposée IDDBD). Après Frederik Peeters, Manu Larcenet et quelques autres encore, je crois que je viens de me découvrir un autre chouchou en la personne de Kokor.

L’histoire, libre adaptation du roman de Swift, est celle d’un petit médecin des pauvres dans une ville du bord de mer, rêvant d’aventures en contemplant l’horizon. Un jour, un capitaine de la marine royale lui ordonne de monter à son bord, il est tiraillé entre son désir de partir et sa femme... L’aventure commence...

A l’image de son fabuleux Balade, Balade, Kokor prend le temps de raconter cette fable en abordant des thèmes variés et surtout, en replaçant le héros de Swift au centre de l’histoire. L’aventure, oui certes, mais Gulliver est avant tout un homme, avec ses défauts et ses qualités. Critique vis-à-vis des dérives de son propre monde, Gulliver devient peu à peu l’interlocuteur idéal des habitants de Liliput. Hymne à la tolérance et au partage, à l’aventure et aux rêves, pamphlet contre la barbarie et les paradoxes de la « civilisation », Les Aventures du docteur Gulliver est un album sensible, doux et profond.

Quant au talent de Kokor, simplement remarquable ! Son dessin est toujours sympathique, sa mise en couleur basée sur des tons orangés et bleus est très sobre et il manie le flashback avec une facilité déconcertante, je dois bien vous avouer que j’ai encore été bluffé. Une belle adaptation qui apporte sa pierre à l’édifice du roman de Swift et surtout à la bande dessinée !

David Donnat

A voir : la présentation de l’album sur le site de Vents d’Ouest et quelques planches sur BDgest.com

A lire : une réflexion sur le rapport "littérature/BD" dans Marianne

A lire : le roman de Swift en ligne sur Wikisource

L’info du jour

La première vraie chronique d'IDDBD était consacrée à la magnifique série Blacksad (éditions Dargaud), ce chat détective qui évolue dans un monde ressemblant étrangement aux Etats-Unis des années 50. Les dessins de Juanjo Guarnido et les scénarios de Juan Diaz Canales sont tout simplement éblouissants. A IDDBD, on est fans ! Et on n'est pas les seuls ! Pourquoi ? Comment ? Toutes les réponses sur : www.blacksadmania.com... Sachez aussi que Juanjo Guarnido a participé, aux côtés de 50 autres auteurs, à l'album publié hier par les éditions Glénat, en partenariat avec Amnesty International, sur les Droits de l'Homme (L'illustration universelle des droits de l'homme). C'est non seulement beau. C'est utile. Je vous rappelle aussi qu'aujourd'hui, de nombreux albums sortent de Six pieds sous terre pour notre plus grand bonheur, notamment Comme un lundi de James (voir l'Info du jour du 8 novembre). Enfin, n'oubliez pas que débute demain le 23ème festival BD Boum de Blois (voir l'Info du jour du 7 novembre dernier...). Après ces petites piqûres de rappel, je vous souhaite une bonne journée !

Au-delà des nuages

(scénario de Régis Hautière, dessin de Romain Hugault, éditions Paquet) Avec Romain Hugault, les éditions Paquet ont mis la main sur l'un des dessinateurs "réaliste" les plus doués de sa génération : le trait - d'une précision, d'une élégance et d'un réalisme hallucinants - n'est jamais figé (non, mais regardez-moi cette couverture ! On vous l'a mise en 450 pixels pour que vous puissiez mieux l'admirer !). C'est vrai, Romain Hugault nous avait ébloui avec son précédent album, Le dernier envol, et bien qu'il ait placé la barre très haut, le diptyque Au-delà des nuages (le premier tome s'intitule Duels) s'annonce comme un bijou de la BD en général, de la BD aéronautique en particulier. A ce propos, l'Aero-Club de France lui a décerné le prix de la meilleure BD 2006 ! Félicitations aux auteurs !

Sans oublier que contrairement à certaines autres BD du genre, le dessin ne fait pas tout : le scénario imaginé par Régis Hautière n'est pas qu'un prétexte à montrer de beaux avions, c'est aussi une belle histoire humaine et d'amitié entre deux pilotes dans les années 1930. Au-delà des nuages est un must. Incontournable. Indispensable.   A lire : la fiche album des éditions Paquet et le pitch sur le site aerostories.org A lire : les 7 premières planches sur le site BDGest A lire : l'excellente critique sur sceneario.com et celle, tout aussi excellente, du blog de Bulle d'encre A fouiller : le forum d'aeroplanete.netRomain Hugault et Régis Hautière viennent régulièrement traîner leurs guêtres, leurs bons posts et leurs dessins (l'image de la couverture et les deux dernières planches proviennent de ce forum et ont été postées par Romain himself...) L'info du jour Et tant qu'à parler d'un album des éditions Paquet, autant le mettre, le paquet (sic) : Taborda (Big bill est mort, Un paradis distant : deux chef d'oeuvres...) se lance dans la video ! Où çà ? Comment çà ? Comme d'habitude, c'est là... chez YouTube...

L’info du jour

Vous connaissez l'histoire de l'homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme ? Non ? Moi non plus... En tout cas, à IDDBD, on a vu le blog qui parle du blog qui a vu le projet de couverture du dernier Nic Oumouk, de Mister Larcenet. Et où qu'il l'a vu ? Là... Et aussi, quelques questions existentielles : le 31 octobre, Manu Larcenet annonçait qu'il avait terminé le tome 2 de Nic Oumouk, le 6 novembre, il présentait le projet de couverture. Six jours pour dessiner une couverture ? Ou l'avait-il préparée avant ? Et si tel est le cas, pourquoi attendre le 6 novembre ? Et pourquoi tout le monde s'en fout de ce que je dis ? A (re)lire : la chronique d'IDDBD sur le premier tome de Nic Oumouk