Mélodie au crépuscule

(scénario et dessin de Renaud Dillies, couleurs de Christophe Bouchard, collection Blandice, éditions Paquet) Il y a longtemps qu'une BD ne m'avait autant ému : Mélodie au crépuscule est un petit bijou d'émotion. Je sais, les mauvaises langues diront qu'IDDBD aime bien les "petits bijoux" (c'est un tic de rédaction qui revient régulièrement dans les chroniques) mais je vous assure qu'au cas particulier, l'expression n'est pas galvaudée... Qu'il s'agisse de l'histoire ou du dessin, cet album est tout simplement magnifique. Et si Renaud Dillies utilise toujours sa présentation "en gauffre" (deux cases horizontales et trois verticales), qu'elle inventivité dans les dessins (dont certains en pleine page ) ! Le trait est encore plus libre et plus lisible que dans Betty Blues et (peut-être) visuellement plus rythmé (il y a plus de mouvements de caméras, plus d'effets...). Bref, graphiquement, Mélodie au crépuscule devrait vous ravir. Quant au scénario, il est d'une poésie et d'une sensibilité comme peu d'auteurs en BD savent les retranscrire (ahhh, non mais ! quand on aime à IDDBD, on aime !). Bien sûr, comme dans Betty Blues, il y a encore un volatile qui se fait larguer par sa fiancée (qui choisit cette fois-ci un taureau et non pas un gros chat...), il y a encore de la musique, des cigarettes (juste pour les effets de fumée...) et la magie de l'univers de Renaud Dillies qui réussit le tour de force de nous immerger totalement dans son dessin et sa musique (je vous assure que l'on finit par l'entendre sa musique...). Il y a du Tim Burton et du Chagall chez cet artiste... Et puis, il y a cette extraordinaire amitié (le coeur de l'album) entre Scipion Nisimov (le volatile) et Tchavolo Naguine, un matou gitan. Une amitié comme on rêve tous d'en rencontrer dans sa vie. De celles qui parfois en changent le cours... Merci Renaud. A lire : la fiche de l'album, rédigée par Renaud Dillies sur le site des éditions Paquet, ainsi qu'un extrait L'info du jour Si je vous demande le rapport entre Mélodie au crépuscule et Betty Blues, vous me répondrez immédiatement qu'il s'agit de deux (superbes) albums de Renaud Dillies et vous aurez raison... Si je vous demande maintenant le lien entre ces deux (superbes) albums et Big Bill est mort d'Antunes et Taborda, vous me répondrez (peut-être...) que ces petits bijoux de la BD sont publiés chez Paquet. Là aussi vous aurez raison mais votre réponse serait incomplète. Le lien entre ces albums, c'est la (superbe) collection Blandice des éditions Paquet. Pourquoi vous en parler ? Juste pour le coup de pub ? Ca va pas non ! C'est juste parce qu'IDDBD y trouve régulièrement son bonheur (et aussi, c'est vrai, parce que l'on aime bien les éditions Paquet et leur philosophie de publication...). Dans la collection Blandice, tout a commencé par Betty Blues (que j'ai connu parce que la coloriste de cet album est Anne-Claire Jouvray, l'épouse de Jérôme Jouvray le dessinateur de Lincoln...), puis il y a eu Big Bill est mort et Paradis distant d'Antunes et Taborda, suivi de Sémaphore (un super scénario, d'ailleurs récompensé à Moulins en 2006...). Et il reste encore à découvrir La guerre du Professeur Bertenev d'Alfonso Zapico, Matilda Clark d'Artur Laperla (ainsi que son Voleurs de chien), Merci Patron de Rui Lacas, La perspective Nevski de Tommy Redolfi, Souvenirs de Guillem March et Sumato de Renaud Dillies... En plus, depuis hier, pour l'achat d'un album de la collection Blandice, vous recevrez un très bel album dans lequel les auteurs de la collection se rendent mutuellement hommage... Ca dure jusqu'en octobre... Et là encore, ce n'est pas de la pub ! C'est pour vous qu'on le dit !

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