Des baleines et des puces

(scénario et dessin de Fermín Solís, éditions Le potager moderne) En cette veille de mois de juillet, donc de grandes vacances pour certains d'entre vous (veinards !), voici une petite BD qui devrait étancher votre soif de lecture comme un cola bien frais, le soir, à l'ombre d'une terrase de bord de mer... (j'me fais du mal là...). Mais attention, "petite BD" ne signifie pas "bande dessinée insignifiante" (vous le savez bien si vous lisez IDDBD depuis quelques temps...) : sous la simplicité apparente du propos, les oeuvres de Fermín Solís ne sont jamais mièvres ou insipides mais pleine de sens et de subtilité. Et les destins qu'il nous conte dans les deux histoires et l'épilogue de Des baleines et des puces nous le confirment encore une fois de manière magistrale, mais sans tape-à-l'oeil ni effets de manche superflus. Oui, il est possible d'infléchir le cours de sa vie, de son destin, de ce qu'il paraît être écrit à l'avance... C'est ce qu'expérimenteront les deux personnages de Des baleines et des puces. Comme quoi, même en lisant une "petite BD", des fois, comme ça, comme on boirait un cola bien frais le soir à l'ombre d'une terrasse de bord de mer, on en ressort un tout petit peu plus grand... A lire : la chronique de Benoit Richard sur benzinemag.net A lire : la fiche de l'album sur le site des éditions Le potager moderne

Dans la secte

(scénario de Pierre Henri, dessin de Louis Alloing, éditions La boîte à bulles) Pour une fois, IDDBD fera dans la sobriété, tant le sujet traité dans cet album est grave et important. C'est la raison pour laquelle, plutôt que de vous livrer une chronique mal ficelée, IDDBD laisse la parole à Catherine Picard qui a préfacé Dans la secte : Continuer la lecture de Dans la secte

150ème chronique d’IDDBD !

Incertain silence (scénario et dessin de François Ayroles, collection l'Eperluette, éditions de l'Association)

"L’ouvrage propose de partager quelques moments agités du quotidien d’un peintre ambulant à la physionomie de Buster Keaton et qui ne dira pas un mot durant tout le récit. L’action, totalement rocambolesque, se déroule au début du vingtième siècle et, dans un esprit proche des films comiques du cinéma muet. Prenant comme compagnon de route un certain Jim, soi-disant poète mais surtout minable escroc (et qui ressemble comme deux gouttes d’eau au Blôtch de Blutch), notre peintre pince-sans-rire affrontera chute d’eau, voleur de chevaux, quiproquo policier, artistes pochetrons, tombera amoureux et finalement récupérera, par une suite de pirouettes narratives s’enchaînant sans répit, son petit chez soi, une vieille roulotte. L’air de rien, le déroulement graphique est impressionnant de limpidité, tout s’enchaîne, même le plus invraisemblable, dans une redoutable logique et la fable sociale qui se déroule au fil des pages sait être à la fois touchante et drôle. Le dessin à l’encre de Chine, raffiné fait parfois penser à Muñoz ou aux premiers ouvrages de Chauzy avec un petit plus pour la composition des images fascinante d’élégance."

Que rajouter de plus au pitch rédigé par l'Association? Il y a quelques jours, je vous rapportais les propos de Manu, l'ami qui m'a fait découvrir la BD pour adultes, pour qui lire une simple BD équivaut souvent à voir un bon film. C'est pareil avec Incertain silence : on retrouve vraiment le bonheur simple des films muets en noir et blanc de Buster Keaton (génie du burlesque) avec une BD pendant laquelle on ne s'ennuit jamais et dont on peut raisonnablement penser qu'elle est une véritable oeuvre d'art... Et dire qu'il y en a encore qui croient que la BD est seulement une affaire de gosses attardés...

A lire (absolument) : l'excellentissime critique de Jessie Bi sur le site du9.org (indispensable)

L'info du jour

Cliquez sur la photo pour l'agrandir et là pour en savoir plus : http://www.souslaplage.com/2006.html

Vous pouvez aussi cliquer là : http://www.flickr.com/photos/choufi/164481788/

et là : http://aires-libres.com/arts.php !

Le silence de Malka

(scénario de Jorge Zentner, dessin de Ruben Pellejero, éditions Casterman) J'aime bien les histoires de golem. C'est un peu les ancêtres des super-héros Marvel, si l'on ne tient pas compte des demi-dieux antiques, des héros hellènes, des titans, cyclopes et autres êtres fantastiquement puissants de l'histoire d'avant l'Histoire... Mais bon, les golem sont plus proches de nous que ces lointaines mythologies puisqu'ils naissent tous à Pragues entre le XVIIème et le XVIIIème siècle. Protecteurs du Ghetto juif, ils doivent leur puissance à D.ieu, à la foi de quelques rabbins pieux et à des kilos d'argile... Une fois la vie insufflée par l'inscription de lettres sur leur front ou sur la cuisse (au choix), les golem passent le plus clair de leur temps à foutre des grandes mandales dans la tronche de quiconque tenterait de nuire au habitants du Ghetto. Et puis, dans certaines histoires de golem (les plus passionnantes car les plus véridiques...), le monstre d'argile façonnée échappe à son créateur humain et commence à mettre un peu le boxon un peu partout. Et lorsque l'histoire se passe, non plus à Pragues mais dans la pampa argentine, où ont émigrés quelques milliers de juifs à la fin du XIXème siècle, ça rajoute encore un peu de piment à l'intrigue. En tout cas, c'est ce qui arrive dans Le silence de Malka, superbe et palpitant récit de Zentner, dessiné par un Pellejero au mieux de sa forme (ces compadres n'en sont pas à leur première collaboration mais Le silence de Malka est particulièrement réussi). Certes, le golem ne passe pas son temps à défendre physiquement les immigrés juifs récemment installés dans l'une des provinces argentines. Non, lui, ce sont plutôt les travaux des champs qui l'attendent. Mais le combat reste le même : aider les population à survivre et à garder leur dignité malgré les difficultés. Jusqu'au jour où, bien évidemment, le golem échappe à ses maîtres... A lire : l'excellente critique de FredGri sur sceneario.com A lire : le dossier "Bande dessinée et judéités" sur glenatbd.com L'info du jour Vous en avez marre de lire les chroniques affligentes de banalité d'IDDBD ? Rassurez-vous, nous aussi, membres du Collectif pour l'Elimination Pure et Simple d'IDDBD (COLLEPUS-IDDBD). Mais en même temps, cela vous ferait plaisir de lire des chroniques et des articles intelligents, plein d'humour, des actus de première main, etc, etc ? Rassurez-vous encore, c'est possible. Pour cela, il vous suffit d'aller sur le site de W'art et de télécharger leur dernier numéro (le 8) pour trouver tout ça ! Allez, allez, perdez pas de temps... Professeur Sintès (le retour !)

La Vallée des Merveilles

(scénario et dessin de Joann Sfar, couleurs de Brigitte Findakly, éditions Dargaud) C'est dégueulasse ! Mais non, pas La Vallée des Merveilles, qui est un petit bijou... Non, c'est dégueulasse de voir réunis en un seul homme autant de qualités et de talent ! Joann Sfar est auteur de BD, dessinateur, scénariste, directeur de collection chez l'un des éditeurs français les plus prestigieux (Gallimard), philosophe, papa accompli, mari attentionné. Il sait vivre comme un primate (vous comprendrez en lisant la post-face de La Vallée des Merveilles, que vous pouvez lire en préface d'ailleurs...), mais il sait aussi fréquenter les salons où on cause, une coupette à la main. Bref, Joann Sfar est l'équivalent moderne du gentilhomme du XVIIIème siècle, aussi éclectique dans ses goûts que dans ses activités. Et même si la chose intellectuelle prime le plus souvent (ses références, nombreuses, à la philosophie qu'il a étudiée à Nice), il n'est pas contre un peu d'activité physique de temps en temps (un peu comme ses personnages... le Minuscule Mousquetaire entre autres...). Dans La Vallée des Merveilles, Joann Sfar réuni à nouveau tous les ingrédients qui nous font aimer ses oeuvres : un trait expressif qui se fout de plaire à l'amateur de Tintin (c'est sûr, Joann Sfar n'est pas le genre de dessinateur à dire "ouahhh ! vous avez vu comme je dessine super bien appliqué !"), un scénario qui est plus un prétexte à la mise en situation des personnages qu'une véritable histoire (et ça marche !!!), de l'humour (la façon de parler des personnages !), de la tendresse, et aussi plein d'amour... C'est peut-être ça le secret de la réussite de Joann Sfar : l'amour. Des autres, ses copains, sa famille, de lui aussi un peu... En tout cas, comme ça nous fait du bien à chaque fois que l'on reçoit l'un de ses albums... L'histoire ? Celle de deux copains (prononcez "copaingues") sur la Côte d'Azur, du côté de Nice. Leurs noms ? Pot-de-Miel et Grand-Nez-qui-déniche ! Quoi! Serait-ce des hippies ? Non, des hommes préhistoriques ! Et ils vont vivre plein d'aventures quotidiennes, simples mais tellement humaines ! Parce que nos deux copains, Pot-de-Miel et Grand-Nez-qui-déniche, ont chacun une petite famille, et que c'est pour elles qu'ils partent chasser loin, affrontant bien des dangers (dinosaures, moines guerriers, incas sanguinaires : hé oui, la préhistoire de Joann Sfar ressemble plus à la jungle du Tarzan de notre enfance qu'à celle imaginée par Yves Coppens !)... Allez, on plonge ! A voir : la video de France 2 sur La Vallée des Merveilles (une fois sur la page, vous verrez un petit encart "Vidéos" sur la droite, entre "Sommaire" et "Autres BD") A lire : l'excellente chronique sur le site SFmag.net A lire : les commentaires d'Alain Chabat, d'Yves Coppens (qui aime la BD préhistorique, voir la chronique de l'Âge de Raison de Matthieu Bonhomme), de Cédric Klapisch et de Daniel Pennac : "Comment Sfar construit-il ses histoires ? Il se lance et improvise en se laissant porter par l'aventure et les personnages ? Il a tout le découpage case par case et il sait exactement ce qu'il fait ? Je ne sais pas et ça m'est égal. Je préfère me laisser emporter par ses récits peuplés de dragons belliqueux, de rites absurdes et cruels, de quotidien préhistorique, d'enfants turbulents et de jolies filles. Merci pour ce voyage. Je serai là pour L'Ami des gorilles." Alain Chabat "Deux chasseurs rencontrant dans une même vallée d'étranges dinosaures d'avant, en train de paître, et de bizarres humains d'après, en train de cultiver, ne pouvaient être inventés que par quelqu'un de votre liberté, Joann Sfar. Merci de votre audace mais aussi de votre talent et merci de permettre à la science d'appréhender ainsi, sur vos ailes, la poésie de son propre univers." Yves Coppens "J'assiste en ce moment avec délectation au renouveau de la Bande Dessinée française. Joann Sfar est certainement un des représentants les plus actifs de ce big bang dessiné. La Vallée des Merveilles, sous son apparente naïveté, crée un langage radicalement moderne. Son style, simple, imagé et poétique, fait pétiller les neurones." Cédric Klapisch "J'ai lu La Vallée des Merveilles, le dernier roman de Sfar. Formidable - C'est pas un roman, c'est une bédé. - Oui, et c'est un essai aussi. Et un conte. Et un récit. Et un journal intime. Et un rêve. C'est bien ce que je dis : formidable !" Daniel Pennac

Black et Mortamère niquent le système

(scénario et dessin de Pixel Vengeur, éditions Le Cycliste) Il y a deux jours, IDDBD vous chroniquait le dernier Donjon Potron-Minet (Après la pluie, -84). Aujourd'hui, Donjon revient... mais dans une parodie tordante de Pixel Vengeur, le scénariste et dessinateur des aventures de Black et Mortamère niquent le système ! Donjon Baston est l'un des épisodes de cette BD publiées par les éditions Le Cycliste (j'ai honte de l'avouer, mais je ne les connaissais pas jusqu'à hier...). Black et (suprême) Mortamère sont deux lascards dont la spécialité est d'aller squatter les BD des autres (Jacobs, Moebius, Sfar et Trondheim) dans de mortelles parodies ! Ma préférée ? Donjon Baston, évidemment (en plus je vous en ai parlé dès l'intro de la chronique... 'tain, faut suivre les bouffons !). Et en plus bande de fainéants veinards, vous n'aurez même pas à bouger de votre fauteuil, puisqu'il vous suffira de cliquer là pour lire ce Donjon Baston aux p'tits oignons ! Mais il y a aussi Le grand Mystère de la Pyramide, et L'Incal Keubla... et plein d'autres dans les 48 pages de cet album délirant à vous procurer d'urgence. Plus rusé que Zorro, plus collant que Spiderman, plus acéré que Wolverine... Pixel Vengeur a encore frappé ! Et bon sang qu'c'est bon ! A voir et à mater : Donjon Baston (l'intégrale en 5 planches...) A voir et à mater aussi : le Mystère de la Grande Pyramide (la totale en 4 planches...) A visiter :le site de Pixel Vengeur (réalisé par zanorg.com, comme le blog de Frantico, de Lewis Tronheim (tiens, c'est pas les mêmes ?), de Larcenet (marche pas...), de Boulet (en construction à ce jour), du Supermarché Ferraille et plein d'autres plein de talent...). Pixel Vengeur est également l'auteur de Dingo Jack, publié aux éditions Psikopat. A visiter (pour acheter plein d'albums, les frais de port sont offerts...) : le site des éditions Le Cycliste. Et en plus, il y a plein d'autres BD à lire en ligne !

Lincoln

(scénario d'Olivier Jouvray, dessin de Jérôme Jouvray, couleurs d'Anne-Clair Jouvray, éditions Paquet) Je sais : IDDBD a déjà chroniqué la série Lincoln. J'en ai même parlé à plusieurs reprises, au détour d'autres chroniques. Et bien là, sans raison particulière, sans actualité particulière, j'ai juste envie de vous en reparler, de vous faire (re)découvrir Lincoln, ce personnage atypique, déglingué, avec un humour grand comme ça (là, il faut m'imaginer ouvrant les bras très très grand...), et aussi ses créateurs, la Jouvray Family comme on les appelle désormais dans le milieu... Imaginez-vous un pauvre bougre un peu fruste, né d'une mère prostituée et d'un client de passage, vivant dans un bled du Far-West à la fin du XIXème siècle... Imaginez que ce pauvre bougre, dénommé Lincoln donc, se fasse botter le c... hors de la ville à cause de son f..... caractère et que, partant de là, il erre de par le vaste monde... Imaginez enfin qu'il rencontre Dieu sous la forme d'un paisano mexicain, puis le Diable, sous la forme d'un dandy... Si vous manquez d'imagination pour savoir tout ce que cela va donner en définitive, jetez-vous sur les quatre premiers tomes de la série... Rigolade garantie ! Au fait, quand je vous disais qu'il n'y avait pas d'actualité particulière, sachez tout de même qu'Olivier et Jérôme Jouvray seront au festival BD de Lyon ce week-end (de 14h00 à 19h00 le samedi et le dimanche, sous le chapiteau central). A bon entendeur, salut ! A (re)lire : la chronique d'IDDBD et l'interview de la Jouvray Family (les 20 et 21 février 2006) A lire et à voir : le dossier de BDGest.com A lire (aussi) : l'interview de la Jouvray Family sur sceneario.com A visiter : le site consacré à Lincoln  

Donjon Potron Minet : Après la pluie (-84)

(scénario de Joann Sfar et Lewis Trondheim, dessin de Christophe Blain, couleurs de Walter, éditions Delcourt) Pour les amoureux de la série tentaculaire Donjon (dont IDDBD fait définitivement parti...), un Potron-Minet est assurément un album de choix. Continuer la lecture de Donjon Potron Minet : Après la pluie (-84)

Angela

(scénario d'Olivier Vatine et Daniel Pecqueur, dessin d'Olivier Vatine, couleurs d'Isabelle Rabarot et Olivier Vatine, collection Série B, éditions Delcourt) Il y a quelques mois, IDDBD conseillait déjà aux fans de western les albums 500 fusils et Adios Palomita, publiés par Delcourt dans sa collection Conquistador. Une ambiance à la Sergio Leone, des scénarios efficaces, des femmes volontaires et teigneuses, des hommes un peu macho (mais pas trop finalement), et des méchants-méchants : tous les ingrédients d'un bon western comme on les aime, quoi ! Et bien le western comme on l'aime revient en force avec Angela, ce one-shot d'Olivier Vatine (déjà scénariste d'Adios Palomita) et Daniel Pecqueur (scénariste de Golden City). Parce que des femmes volontaires et teigneuses, l'histoire d'Angela en compte au moins deux : sa mère, Joyce, et elle-même. Des hommes un peu macho aussi : son père (mais pas trop) et Jason, l'ancien amant de sa mère (vous suivez ?). Et bien sûr, lorsque Jason revient après quelques années d'absence, l'histoire de sa mère et celle d'Angela bascule : elle qui se voyait très bien porter l'étoile de shériff comme son grand-père (que l'on regrettera de ne pas connaître un peu plus...), va se trouver mêlée à une attaque de train plutôt remuante et à un règlement de compte qui ferait passer OK Corral pour une sortie scout (j'exagère un peu, mais c'est aussi ça le western que voulez-vous !)... Le scénario est certes classique, mais franchement que demande-t-on à un western ? De passer un bon moment d'aventure et de respecter les règles du genre, tout au moins l'esprit des lois. C'est le cas avec Angela : les fans de western (comme IDDBD) se régaleront, les autres trouveront là une nouvelle pierre à ajouter à leur édifice. Quant au dessin d'Olivier Vatine, il colle parfaitement à l'histoire. On a l'impression d'un western en Cinemascope (notamment la double page du hold-up...). Comme me le disait Manu, l'ami qui m'a fait découvrir la bande dessinée pour adulte (et sans qui tout cela n'aurait pas été possible...), on a parfois l'impression d'avoir regardé un film après avoir lu une simple BD. C'est assurément le cas avec Angela... En tout cas, à IDDBD, on aime ! A savoir (comme ça en passant) : Olivier Vatine, qui est scénariste, dessinateur et coloriste d'Angela, en est aussi l'éditeur puisque c'est lui qui dirige la collection Série B des éditions Delcourt... A savoir (aussi) : Angela a été publiée en noir et blanc, et c'est beau... L'info du jour 300 exemplaires numérotés et signés du tome 1 de Magasin Général (Loisel et Tripp) sont en vente dans les librairies Album (au prix de 95 €). Ces exemplaires bénéficient de 12 pages de croquis inédits, format A3 et d'une couverture inédite accompagné d'un ex-libris numéroté et signé...

Le Stéréo Club T3 21 juin

(scénario d'Hervé Bourhis, dessin de Rudy Spiessert, collection Poisson Pilote, éditions Dargaud) Devinez quel jour on est ? Allez, je vous donne deux indices : la date est indiquée au-dessus de chaque chronique d'IDDBD et c'est aussi le titre du troisième volet des aventures de la bande qui gravite autours du Stereo Club, ce petit disquaire de quartier particulièrement attachant depuis qu'Hervé Bourhis en raconte les aventures et que Rudy Spiessert les dessine (vous aurez remarqué que je dis tout ça pour vous laissez le temps de trouver...). Alors, quel jour on est ? Le 21 juin ! Vous êtes formidables ! Et ça tombe bien puisque la chronique d'aujourd'hui est consacrée à 21 juin, le nouvel opus du Stereo Club de... (quoi, je vous l'ai déjà dit ?). Comme pour les précédents tomes, 21 juin est une tranche de vie ou plutôt une tranche journée (la Fête de la Musique) de la bande du Stereo Club dont les aventures se croisent et s'entrecroisent au fil des heures. Il y a Petra (la guitariste d'un petit groupe de rock féminin) qui vient de trouver l'homme de sa vie, Youri (le cousin de Petra) qui vient de trouver la femme de sa vie, Machin (le pote de Youri) qui a trouvé en vendant de la bonne musique dans le Stereo Club la raison de bien vivre sa vie et Jacky, le vieux patron du Stereo Club, qui - en perdant les convictions de sa jeunesse et la femme de sa vie et sa jeunesse - ne trouve plus de raison de continuer... Et puis, on retrouve au détours de la Fête, Didier, le chanteur qui monte (qui rame surtout...) et Paul, le président du cercle des amoureux du jazz et du vin que l'on avait découverts respectivement dans le premier et le deuxième tome de Stereo Club. Avec ce troisième opus, on a l'impression de retrouver des amis, à commencer par Hervé Bourhis et Rudy Spiessert, deux formidables auteurs... Et rien que ça, ça fait déjà du bien... Bonne Fête de la Musique à vous tous ! A lire : les premières planches sur le site de Poisson Pilote A (re)découvrir : les deux précédents albums de Stereo Club, Chante avec moi et Britney for ever L'info du jour C'est la Fête de la Musique, donc on va tous faire un tour sur Blog Up, le meilleur blog musical à ma connaissance... et après, on va boire des bières en terrasse... p't'être même avec un petit kebab-frites pour faire passer la mousse et le son ! PS : merci aux collègues sans qui cette chronique n'aurait pu avoir lieu...