La vie est belle malgré tout

(scénario et dessin de Seth, collection Tohu Bohu des éditions Les Humanoïdes Associés) Vous savez tout le bien que pense IDDBD de Seth, cet artiste canadien dont la nostalgie du passé est comme une seconde nature. Il nous avait ébloui avec Le commis voyageur dont l'intensité émotionnelle nous avait littéralement bouleversé (même si cela ressort mal de la chronique que nous lui avions consacré...). Avec La vie est belle malgré tout, nous retrouvons avec bonheur les thèmes chers à Seth et son dessin, toujours aussi sublime (dans le sens où il colle parfaitement aux histoires qu'il nous raconte). Un petit bémol tout de même : ce récit nous procure une émotion moins intense que dans Le commis voyageur. Peut-être est-ce le fait de ce mettre lui même en scène et non plus de parler au travers du masque d'un personnage... Malgré tout, le récit de sa quête quasi obsessionnelle des dessins de Kalo, un auteur des années 50-60, reste très émouvant. A défaut de nous faire partager sa fascination pour Kalo, Seth réussit à nous la rendre attachante. Et finalement, ce n'est pas sans une pointe de nostalgie que l'on referme la dernière page de La vie est belle malgré tout... Prochainement : Palooka-Ville... A lire : la chronique sur le site du9.org et l'interview de Seth sur ce même site (octobre 1998) A voir et à mater : les cinq premières planches de l'album sur le site de la FNAC

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