Les mauvaises gens

(scénario et dessin d'Etienne Davodeau, éditions Delcourt) Lorsqu'on lit de la BD, il y a des petits instants de bonheur comme ça où l'on se sent un peu plus intelligent, un peu mieux informé, un peu plus conscient des choses après que l'on ait tourné la dernière page. C'est ce qui arrive à la lecture de l'album Les mauvaises gens  - Une histoire de militants d'Etienne Davodeau. Cette BD est un véritable acte militant, une sorte d'électrochoc édifiant à une époque où, paradoxalement, le syndicalisme ne signifie plus grand chose pour la majorité des gens (et des jeunes en particulier) alors même que les droits des travailleurs (au sens large du terme) ne cessent d'être remis en cause et "précarisés"... Les mauvaises gens est donc l'histoire de l'engagement syndical et politique des parents d'Etienne Davodeau dans une campagne de l'Ouest de la France, de la fin des années 50 jusqu'à l'élection de François Miterrand, le 10 mai 1981. Au travers de leur destin, c'est toute une page d'histoire sociale qui se déroule sous nos yeux. Où l'on se rend compte que cette histoire sociale est avant tout une histoire d'hommes et de femmes avant d'être celle d'appareils et des idéologies. Certes, l'époque est au cynisme et au calcul pour arriver au pouvoir (l'ironie de la fin de l'album est sublime...). Le message de l'album Les mauvaises gens n'en est que plus salutaire... Les mauvaises gens a remporté le Prix France-Info 2005 de la Bande dessinée d'actualité et de reportage, le Grand Prix de la Critique, décerné par les journalistes de l'Association des Critiques de Bande dessinée (ACBD), le Prix du Public, décerné par des lecteurs de journaux, attribué en parallèle du Festival d'Angoulême et le prix du meilleur scénario au Festival d'Angoulême 2005. A lire : l'excellente critique de Gilles sur le site bdselection.com A voir : cinq planches de l'album sur le site des éditions Delcourt   L'info du jour Le Centre national de la bande dessinée et de l’image (CNBDI) vend, le 3 juin prochain à Angoulême, ses surplus de numéros de Pif, Tintin, Fluide Glacial, Hara-Kiri des années 60 et 70, des Spirou, Journal de Mickey, Psikopat, Je bouquine, J’aime lire, Charlie mensuel, (A suivre), L’Echo des savanes, etc. Les prix s'échelonneront de 5 à 10 centimes d'euros... Les particuliers pourront également vendre leurs bandes dessinées. Pour cela, il suffit de s'inscrire avant le 1er juin en téléphonant à Catherine Ternaux au 05.45.38.65.64 ou en lui envoyant un mèl (cternaux@cnbdi.fr) - Source : site Tout en BD.com

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