Comment je suis devenu stupide

(de Nikola Witko, au dessin et à l'adaptation, et Martin Page, à l'adaptation de son roman paru en 2001 aux éditions Le Dilettante, album publié aux éditions 6 pieds sous terre, dans la collection Plantigrade) Aujourd'hui, exceptionnellement, une chronique du professeur Sintès. Non, vous ne rêvez pas ! Notre chroniqueur dominicale a tellement insisté pour parler de Comment je suis devenu stupide, que malgré sa mauvaise foi à l'encontre d'IDDBD, nous n'avons pas su résister àses yeux de cocker... Ami intellectuel, bonjour ! Toi, mon frère par l'esprit, tu as trouvé ici l'asile que tu espérais sur la longue route de la pensée qui est la tienne, l'oasis de bêtise dans ce désert d'intelligence que tu traverses jour après jour au milieu de tes semblables. Car je te comprend, ô ami intellectuel ! Constamment confronté à la connerie du monde, tu souffres. Oui, tu souffres de voir tes semblable se comporter plus bêtement que la plus bête des bêtes, plus sottement que le plus sceau des seaux... Et pourtant, tu sens à la lecture des quelques phrases qui précèdent qu'ici, dans cette chronique qui t'es entièrement dédiée, tu vas pouvoir te reposer. Hé oui, ami intellectuel, ici, point d'intelligence à l'horizon ! La mer de l'esprit est d'un calme plat qui ne présage pas la moindre tempête. Tu vas enfin pouvoir reposer ton cortex suralimenté. Oui, toi, l'ami intellectuel, toi le dragster du neurone, tu vas enfin pouvoir de garer sur le bas côté... Ah ! Si Antoine, le héros de Comment je suis devenu stupide, avais connu IDDBD, nul doute qu'il n'aurait pas été contraint à essayer tous ces subterfuges pour reposer son esprit trop brillant. Car là est le drame d'Antoine (comme c'est aussi le tien, ami intellectuel, si tu savais comme je te comprend) : depuis sa plus tendre enfance, il pense trop, il analyse trop le monde qui l'entoure. Du coup, la lucidité effrayante qu'il a acquise sur notre société complètement déjantée s'est transformée en un fardeau insupportable. Une seule solution pour continuer à vivre : adopter la stratégie qu'ont adoptée 99,99 % des humains (les 0,01 % nous concernant toi et moi, ami intellectuel...), c'est-à-dire devenir stupide. Et heureusement, les moyens ne manquent pas ! De l'alcool (avec ses tous nouveaux potes de bistrot) au business (avec son ancien camarade de lycée Karl Laffiante, devenu trader), en passant par le suicide (ah, la momie !), les médicaments et les JT de TF1, Antoine n'a que l'embarras du choix ! Qu'importe, pour notre plus grand bonheur (et notre instruction), il les essaiera tous ! Comment je suis devenu stupide est une petite perle d'humour noir (le roman de Martin Page l'était déjà), qui appuie là où ça fait mal dans notre société et nos esprits qui semblent avoir abdiqués depuis bien trop longtemps... Mais, que m'arrive-t-il ? Voilà que j'écris comme IDDBD ! C'est donc ça de vivre stupidement ? Mon Dieu, quelle expérience ! Allez ami intellectuel, viens avec moi, alllons ailleurs... Merci au professeur Sintès pour cette chronique. On aurait aimé qu'il parle du trait de Nikola Witko qui rend parfaitement le malaise intérieur que vit Antoine et de l'adaptation superbe qu'il a su tirer du roman de Martin Page. Le résultat est un bijou d'intelligence et d'humour... Un peu l'antithèse de la chronique du professeur Sintès. En tout cas, un bon moment en perspective pour nos neurones à nous ! Dernier détail (qui n'en est pas un) : Comment je suis devenu stupide est publié dans la même collection que l'excellent Frustré ! de Juaco (prononcez Roico, en raclant le R à l'espagnole) qu'IDDBD chroniquera sous peu... A découvrir : les sept premières planches sur le site des éditions 6 pieds sous terre A lire : pour découvrir Nikola Witko et Martin Page A cliquer : pour lire l'excellente et (trop ?) brève chronique de Tito sur sceneario.com

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