La critique du professeur Sintès

D'habitude, le dimanche est un jour mortellement ennuyeux. On ne peut rien n'y faire, c'est comme ça. Et bien sur IDDBD, c'est pareil... Le dimanche, c'est l'ennuyeuse chronique de notre critique maison. Sauf que lui, ce n'est pas la BD qu'il critique, c'est IDDBD... Aaaaaahhhhhh, mon public, mon public à moi ! Vous qui ne venez ici qu'une fois par semaine pour me lire... Bonjour à vous ! Cette semaine, vous avez échappé au pire qu'ait jamais connu ce bleug dénommé IDDBD. C'est vraiment du grand n'importe quoi ! On atteint des sommets dans les profondeurs abyssales du foutage de gueule du lecteur (passez-moi l'expression, je n'ai pas l'habitude d'être si vulgaire... mais là,on dépasse les bornes !). Lisez bien (je voulais vous dire "écoutez bien" et je me suis rendu compte in extremis que ce blog n'était même pas doté du son contrairement à BlogUp, un excellent blog musical lui...) : IDDBD a mélangé cette semaine du Paquet avec du Voutch, en rajoutant une pincée (lourde) de David de Thuin, et pour lier le tout, du Frantico, du Giroud et Lax ainsi qu'un brin de Dragan et Martin ! Oulalalala le mélange ! Je ne vous dis que ça les enfants ! Heurusement, nous avons échappé à notre Larcenet hebdomadaire, ainsi qu'à notre manga (pas de Taniguchi ?) et notre western (oh ben ça alors ?) ! Ouf ! Donc, pour commencer : Paquet fête ses dix ans !. Vous savez ce que je pense des publi-reportages d'IDDBD ! Vendus, traîtres à la cause ! C'est déplorables, c'est nul ! Aaaaarrrrghhhhh ! Il faut que je me calme si je veux terminer cet article... Voilà, je respire à fond... Là, c'est bon... Aaaaarrrrghhhhh ! Ca me reprends ! Vendus ! Vendus ! Bon, je respire... Voilà, maintenant c'est bon... Le lendemain, c'est Azrayen' qui nous accueille sur le blog. Charmant lorsqu'on sait qu'Azrayen' signifie Ange des Ténèbres en berbère ! Si l'album de Giroud et Lax sur la guerre d'Algérie est absolument magnifique, la chronique d'IDDBD est navrante, vous l'imaginez bien. Autant aller directement à la case album donc... Le 26, un OVNI sur IDDBD : j'ai cru être tombé sur la chronique du dernier dessin animé de Walt Disney. Le trait de La Guilde (de Dragan et Martin) est bluffant ! Est-ce de la bonne BD ? IDDBD pense que oui. Personnellement, je serai plus réservé... Mais me demande-t-on encore mon avis ? Et bien je le donnerai malgré tout : le 27, Voutch c'est bon. Très bon même. Hum... En fait, voilà, c'est bon quoi... Bref, le lendemain, avec Le roi des Bourdons de David de Thuin, on a cru saisir un petit soubresaut de vie sur IDDBD. Soubresaut de vie, pas de talent tellement la chronique était lourde (il faut que vous lisiez Le roi des Bourdons, il faut que vous lisiez Le roi des Bourdons, il faut que vous lisiez Le roi des Bourdons, il faut que vous lisiez Le roi des Bourdons... hé oh ! C'est bon là ! On a compris !). Et pour finir : le blog de Frantico ! En même temps, ça ne m'étonne pas qu'IDDBD participe à cette mascarade de Frantico en faisant de la pub pour son blog vulgaire, salace et à fortes connotations sexuelles... Beurk de bleug ! Lorsque l'internationnale du mauvais goût se donne la main, ça sent les pieds ! Voilà cher public le bilan de la semaine sur IDDBD : du grand n'importe quoi ! C'est la décadence ! La fin d'un monde de culture et d'intell... Veuillez nous excuser pour cette interruption du son et de l'image. Oh, et puis non... Ne nous excusez de rien. On a fait exprès... En plus, c'est vrai qu'on a pas le son, alors... A demain sur IDDBD pour une semaine encore plus folle ! Peut-être y aura-t-il du manga, du western et du Larcenet ? Qui sait ?

Le blog de Frantico

Le blog de Frantico Les rares internautes qui ne connaîtraient pas encore Frantico (sérieux, il y en a ?) vont découvrir une petite perle comme il en émerge de temps en temps du web. Après avoir cliqué ici, vous avez tout intérêt à être bien attaché à votre chaise, tabouret, fauteuil, bref, tout ce sur quoi vous pourriez être assis... Dans le cas contraire, attendez vous à glisser de votre chaise, tabouret, fauteuil, bref, de tout ce sur quoi vous pourriez être assis tellement vous allez rigoler ! Enfin... pour ceux qui aime l'humour fin mais en-dessous de la ceinture quand même... Houlalalala, je vois les tristes mines des autres ! Hé ho, il faut se lâcher de temps en temps aussi les djeunes... Ce n'est pas parce que Frantico aborde dans son blog la misère sexuelle d'un trentenaire célibataire réduit à mater des sites de boules sur le web que c'est forcément vulgaire ! Bon, au cas particulier, ça l'est la plupart du temps (vulgaire)... Mais ce n'est pas parce que c'est vulgaire qu'il ne peut y avoir aussi de petits instants de poésie ! Certes, il sont rares mais il y en a ! Et puis il y a un chat aussi (qui représente la mauvaise conscience de Frantico) et un sauvage dénommé Djiu-Djiu (qui représente ses instincts les plus bas). Donc forcément, ça donne lieu à plein de gags très marrants ! Mouais, je sens que je ne vous ai pas convaincu... Et si je vous dit que le trait de Frantico est superbe, les dialogues savoureux, les situations tordantes... Bon, je jette l'éponge... Bref, le Blog de Frantico, c'est pour ceux qui aime l'humour fin mais (largement) en-dessous de la ceinture quand même... Cliquez ici pour voir... Allez, faites pas la tête quoi... Laissez-vous aller et cliquez ici... A savoir : après un énorme succès sur le web (plus de 8000 connexions par jour), le Blog de Frantico a été publié aux éditions Albin Michel. Trop fort pour un branleur comme lui... A ne pas savoir : une rumeur persistante voudrait que Frantico soit en réalité Lewis Trondheim. Cela a donné lieu à des échanges sans fin sur le web et dans la presse... Nous à IDDBD, on s'en fout royalement de savoir qui se cache derrière Frantico. On aime son blog, point. Pour ceux que ça intéresse quand même, cliquez ... A voir : lorsque vous aurez ciqué ici, n'oubliez pas d'aller voir les "fan arts", les dessins faits par d'autres artistes célèbres ou anonymes pour rendre hommage au talent de Frantico.

Le Roi des bourdons

(scénario, dessin et couleurs de David de Thuin) Merci au bibliothécaire de Poissy (il se reconnaîtra...) qui m'a fait découvrir (encore une fois) une petite perle de son rayon BD ! Et merci à David de Thuin pour Le roi des Bourdons qui est un bijou, le genre de BD que l'on aime vraiment recommander à ses amis en leur disant "tiens, prends ça, c'est de la bombe, mec !" (comme j'ai pas d'ami à qui balancer ce genre de phrase, et que je ne suis pas bibliothécaire, je profite du blog...).  Le roi des Bourdons est une BD en trois tome (pour l'instant... le quatrième sort le 22 juin 2006) auto-éditée ! Mais au fait, pourquoi autant d'enthousiasme ? Tout simplement parce que Le roi des Bourdons est une bien belle BD, simple en apparence mais avec ce "je ne sais quoi" qui fait que l'on s'y attache très fort dès la première lecture. C'est un peu comme certaines rencontres. Vous ne savez pas exactement ce qui fait que, du premier coup d'oeil, ça colle. Et bien avec Le roi des Bourdons, c'est pareil... Bien sûr, il y a quand même quelques raisons objectives de vous recommander vivement la lecture de cette BD : David de Thuin maîtrise son sujet. Scénario et dessins sont impeccables et fonctionnent à 200 % ! Le mélange d'action, d'introspection, d'humour et de sensibilité est idéalement dosé. Le dessin faussement naïf aussi (quelle maîtrise du rythme, de la mise en page, des points de vue !). David de Thuin, c'est la synthèse parfaite de plein de choses que l'on aime particulièrement à IDDBD et que l'on retrouve, souvent dispersées, chez différents auteurs que nous aimons... Mais, David de Thuin, c'est d'abord du talent ! Pardon ? Et l'histoire ? Ah, l'histoire ! C'est celle Zola Vernor, un chat tigré à l'éternel cocard, manutentionnaire le jour pour une grande maison d'édition de BD de Chattertown et dessinateur de planches le soir. Entre son frère alcoolo (qui squatte son appartement) et sa mère à l'hosto, la vie de Zola n'est pas forcément toujours super joyeuse. En tout cas, elle l'est certainement moins que celle d'Hyperclébard, le super héros local dont les aventures vont d'ailleurs être transposées en BD... Pourtant, Zola ne perd jamais de sa bonté et de sa gentillesse naturelles, même lorsque les éditeurs le balladent en repoussant toujours la publication de ses planches. Jusqu'au jour où cette bonté et cette gentillesse toutes simples justement va le conduire à sauver un bourdon de la noyade... Un acte qui va radicalement changer sa vie ! Si vous aimez la BD, la bonne BD, que dis-je la grande BD, vous aimerez Le roi des Bourdons. Si vous avez envie d'un coup de coeur énorme, alors vous lirez Le roi des Bourdons. Comment le trouver ? Le plus simple est de commander les trois premiers tomes directement sur le site de David de Thuin ! Cela vous donnera en plus l'occasion d'aller à la rencontre de cet auteur et de son univers... A NE PAS RATER : le 22 juin, sort le quatrième tome ! A visiter : le site de David de Thuin A lire : la chronique de Benzinemag.net

Voutch

Mettons tout de suite les choses au point : d'accord, Voutch n'est pas un dessinateur de BD mais un (absolument génial) dessinateur d'humour (fin, intelligent, élégant...) largement publié dans la (bonne) presse et dans des livres (magnifiques). Quoi ? IDDBD est un blog BD et pas un blog pour les dessinateurs d'humour même s'ils sont tout ce qu'on a écrit entre paranthèse deux phrases plus haut ? Non mais dites-donc, c'est qui le patron ici ! Non mais... Aaaahhhh, j'préfère... Non mais... Bon, comme vous l'aurez compris, la chronique de ce jeudi est consacré à Voutch et à ses dessins dont on se demande comment on a pu rire avant eux, je veux dire rire intelligement, élégament, finement ; pas avec des gros trucs qui tombent sur la tête des personnages et que donc on rigole... Non, Voutch est élégant, fin, intelligent et... tordant. Je sais, je me répète un peu ... Mais que rajouter ? Franchement, je ne trouve rien à dire de plus sur Voutch si ce n'est répéter ce que je vous ai déjà dit au risque de vous lasser (je sens que je vous lasse là... non ne dites rien... je le sens, c'est comme ça, vous n'y êtes pour rien...). Bref, lorsque l'on a se trouve face à un dessinateur comme Voutch qui en un dessin et une phrase réussit à créer un univers, une histoire, une morale, une critique... tout ce que l'on pourrait dire sur son travail serait superflu (constat en définitive assez reposant pour un chroniqueur, il faut bien l'avouer...). Alors, autant aller à l'essentiel et admirer son art... A visiter (de fond en comble) : l'excellentissime site de Voutch avec un maximum de dessins, dont ceux de Chaque jour est une fête... On regrettera seulement que les tirades accompagnant certains dessins ne soient pas lisibles à l'écran (astuce :enregistrer l'image et la visionner hors du site ; c'est un peu long mais au moins on peut profiter du dessin complet). A admirer (indispensables) : les dessins publiés dans le magazine Psychologies. Ils sont bons au-delà des mots ! A lire : une biographie de Voutch un peu plus sérieuse que celle qu'il publie sur son site... A acheter : les livres de Voutch (ou à emprunter dans une bibliothèque, ou à suggérer pour les prochains achats de votre médiathèque municipale ou à votre famille pour votre anniversaire... Pour ceux qui n'ont pas de famille, ni d'amis, ni de collègues, ils peuvent toujours se les acheter eux-mêmes... ou les emprunter... bref, débrouillez-vous pour les lire...)

La guilde

(scénario de Miroslav Dragan, dessin d'Oscar Martin, collection Grande Ligne des éditions Casterman) Ne vous laissez pas rebuter par l'aspect "Disney" des dessins d'Oscar Martin ! Vous vous doutez bien que si l'on vous propose cet album sur IDDBD, c'est que cette histoire n'est pas que pour les enfants (on vous le dit avec d'autant plus de conviction que nous sommes nous-même tombés dans le panneau...) ! De l'action, encore de l'action, un zeste (hum !) de violence, des coups tordus, du cynisme, des coups fourrés, des trahisons... bref, tous les ingrédients d'une bonne histoire de Mafia sont présents dans cet album, avec en prime un environnement médieval-fantastique de très grande qualité. Avec La guilde, vous ne vous ennuierez donc pas une seule seconde : Miroslav Dragan (dont IDDBD avait déjà parlé à l'occasion de Helldorado, dont il était co-scénariste) maîtrise parfaitement son scénario, quant à Oscar Martin, son trait (ok, ok, il fait "Disney", c'est bon on l'a déjà dit...) se révêle en définitive assez somptueux et colle à l'histoire comme un gant ("de fer dans une main de fer" comme disait l'autre...). L'histoire ? C'est celle d'Astraban, un jeune apprenti alchimiste qui, en quelques heures, voit tous les membres de sa famille et ses amis décimés par d'étranges et déterminés tueurs à gages. Pourquoi ? Et oh ! On va pas tout vous raconter non plus, hein ? D'autant que le premier tome, intitulé Astraban (comme le héros, tiens la bonne idée !), est en prépublication complète sur le site de Casterman. Alors, pas d'excuses pour ne pas le lire ("oui... mon libraire est parti aux Bahamas avec la caisse", "non mais là je vais pas pouvoir passqu'il fait trop mauvais dehors...", etc, etc). Allez hop, on clique, on clique... A lire : le pitch de l'histoire sur le site des éditions Casterman A voir et à mater : la prépublication complète du premier tome (!). Il suffit de s'inscrire sur le site de Casterman (oh allez, c'est pas compliqué !) A visiter puis à lire : le site du webzine Wartmag et son excellent numéro d'Artikzone consacré, en Une, à La guilde.

Azrayen’

(scénario de Franck Giroud, dessin de Christian Lax, aux éditions Dupuis, collection Aire Libre) Les bandes dessinées sur la guerre d'Algérie sont relativement peu nombreuses. Azrayen' est l'une des plus fortes et des plus belles qu'il nous ait été donné de lire sur le sujet. Le scénario de Franck Giroud, basé sur les souvenirs de guerre de son père, est aussi profond et intelligent que les dessins de Christian Lax sont magnifiques. Les talents respectifs de ces deux auteurs nous entraînent en Kabylie, en 1957, au contact des hommes et des femmes qui ont participé, chacun à leur manière et chacun avec leurs motivations propres, au conflit algérien. C'est moins une leçon d'histoire que nous font Giroud et Lax (même si l'on en apprend beaucoup sur cette guerre) qu'une belle leçon d'humanité. A ce niveau, personne ne peut contester que la BD est non seulement un art mais aussi un puissant instrument de culture et donc de compréhension entre les peuples... Pour vous donner définitivement envie de lire Azrayen', voici le pitch publié sur le (très bon) site Bulle d'Air : "Algérie 1957. Au cœur de la guerre qui oppose l'armée française aux rebelles luttant pour l'indépendance de leur pays, un événement préoccupe au plus haut point l'état-major français : une section de vingt-deux hommes a disparu, avec armes et bagages, depuis deux semaines. Cette section, composée de harkis, ces Algériens enrôlés dans l'armée française, est commandée par le lieutenant Messonnier. Le capitaine Valéra, chargé de retrouver Messonnier et sa section, mène son enquête dans les montagnes kabyles, là même où la section s'est évanouie. Messonnier et ses hommes sont-ils passés à l'ennemi ? Ont-ils été exterminés par les groupes armés du F. L. N., le Front de Libération Nationale algérien ? Messonnier a-t-il été trahi par son second, Mohan Djeddar, qui fut un militant du F. L. N. avant de rejoindre l'armée française ? Étrange personnage que ce Messonnier. Surnommé Azrayen', l'Ange de la Mort selon les croyances populaires kabyles, Messonnier a été l'amant de Takhlit Allilat, une jeune institutrice berbère. Pour le capitaine Valéra, le témoignage de Takhlit est donc des plus précieux s'il veut avoir une chance de retrouver Messonnier. Et bien malgré elle, Takhlit participe aux recherches." A lire : les excellentes critiques (comme d'habitude...) de Marie sur sceneario.com (tome 1 et tome 2) A admirer : la couverture de l'édition intégrale (à gauche) et les superbes planches de Lax (ci-dessous)

Paquet fête ses dix ans !

Ce n'est un secret pour personne (surtout pas pour notre chroniqueur du dimanche, le professeur Sintès...), IDDBD affectionne particulièrement les éditions Paquet où nous trouvons régulièrement de petites perles et où nous avons rencontré Lincoln, cette excellente série complètement barrée. Nous vous présentions ces éditions suisses dans une petite chronique du 17 mars dernier, en vous promettant d'en reparler pour vous donner le programme des festivités. Des festivités ? Hé oui, puisque les éditions Paquet fêtent leurs dix ans ! Nous vous annoncions déjà le mois dernier qu'une opération allait être lancée fin mai avec la publication d'un recueil d'illustration réalisé par les auteurs de chez Paquet. Cet album sera offert, accompagné d'un poster, pour l'achat de deux albums Paquet (hé ! c'est pas trop difficile de choisir, hein !). Ensuite, du 30 mai au 15 juin, les suisses auront la chance de visiter l'exposition de dessins et de planches originales spécialement organisée à la bibliothèque de la Cité à Genève. Enfin, toujours pour les suisses (et ceux qui pourront se déplacer jusque là), les éditions Paquet organisent une fête de la BD à Genève les 10 et 11 juin à laquelle assisteront une trentaine d'auteurs... Voilà le programme. Le professeur Sintès pourra nous taxer de publi-reportage, il pourra éructer, nous critiquer, nous pourrir... on s'en fout ! On ne parle sur IDDBD que de ce qu'on aime. Et quand on aime, on y met le Paquet (oulalalala, elle est trop forte celle-là !). A relire sur IDDBD : la chronique du 17 mars 2006, l'interview de la Jouvray Family des 20 et 21 février 2006, la chronique de Elle de Fanny Mongermont (avec une interview en deux parties), la chronique Le dernier envol, la chronique de Mariée par correspondance (de Kalesniko), la chronique Le rêve mexicain (de Ramon de Espana et Bartolomé Segui), la chronique de Betty Blues (de Renaud Dillies et Anne-Claire Jouvray)...

La critique du professeur Sintès

C'est une plaie hebdomadaire, mais que voulez-vous ? Au nom du pluralisme, nous nous devons d'autoriser la critique... Place au professeur Sintès qui nous dresse son portrait de la semaine sur IDDBD. Terrifiant. Oui cher public de fans, terrifiant est le mot qui me vient spontanément à l'esprit lorsque je songe (ô, une seconde seulement, le temps d'écrire ma chronique dominicale) à IDDBD. Cette semaine, plus que les autres semble sonner le glas de ce qui fut l'un des bleug le plus minable qui m'ait été donné de voir ces dernières années sur le web. Je vous livre en vrac une première série de faits établis, vous pourrez ainsi constater qu'une fois de plus je n'exagère pas : du plagiat, du Larcenet (hé oui, encore !), du western bas-de-gamme, du jazz au rabais et du manga. Alors, honnêtement ? Est-ce que ça vous donne envie ? De vomir ? Ah ça oui, bien sûr ! Mais de lire de la BD ? Non ? C'ets normal, vous êtes sur IDDBD... Commençons donc par le plagiat : une interview de Bartolomé Segui (le dessinateur du Rêve mexicain)pompée sur un blog espagnol, Xastrino. Navrant d'en arriver à recycler les interview des autres lorsque l'on est incapable d'en faire de bonnes soi-même. Bientôt, des chroniques entières seront pompées sur des sites de BD... Mercredi (hé oui, l'interview plagiée a tout de même pris deux jours...) : du Larcenet encore et toujours avec Le temps de chien (une aventure rocambolesque de Sigmund Freud). Je ne parlerai même pas de la chronique d'IDDBD, d'une nullité rare, pour m'attaquer à ce Manu Larcenet qui ose porter la main (du dessinateur) contre ce monument de l'esprit qu'est le père de la psychanalyse. Pauvre minable va ! C'est plus facile de le tourner en ridicule que de comprendre la profondeur de son travail ! Comme disait ma mère... ouais, enfin bon, j'm'comprends... Le lendemain, IDDBD ne quittait pas les terres américaines pour nous balancer un western d'un conventionnel fini, 500 fusils (Cailleteau, Duval et Lamy), avec le bien gentil musclé et flegmatique d'un côté, les gros méchants de l'autre et une pauvre fille perdue au milieu (dotée d'attributs dont on imagine mal qu'ils soient compatibles avec ne serait-ce qu'une journée au far-west, au milieu d'hommes frustres et à la virilité sauvage). Passons... Vendredi, IDDBD nous sert du poulet. C'est original mais moins que Betty Blues (Dillies et Anne-Claire Jouvray) qui n'est après tout qu'un scénario banal dans le monde du jazz et du blues où les amours perdus sont aussi nombreux que les notes bleues... Aucun intérêt donc... Et pour finir la semaine en beauté, un manga bien sûr. Hooouuuu ! IDDBD s'encanaille ! 60 ans après la naissance du genre, il découvre enfin le manga ! Autant vous dire que je n'aime pas, même si c'est du Taniguchi (qu'IDDBD s'acharne à trouver génial...). Vous constaterez une fois de plus que je ne vous avais pas menti : IDDBD s'enlise, ça se sent, il est à bout de souffle, il n'en peut plus, il ne peut que disparaître dans les abîmes du web pour toujours... Vite ! Merci cher Professeur Sintès pour votre panorama hebdomadaire dont les lecteurs pourront se servir pour aller lire les chroniques de la semaine passée. C'est là toute votre utilité, encore que... l'index mis à la disposition des lecteurs d'IDDBD (sous les dessins d'auteurs) est certainement plus pratique puisqu'il recense tout le contenu d'IDDBD... A bon entendeurs, salut !

Quartier lointain

(scénario et dessin de Jirô Taniguchi, collection Ecritures, aux éditions Casterman) Les semaines précédentes, IDDBD vous a fait découvrir L'orme du Caucase, Le journal de mon père et L'homme qui marche de ce grand auteur, cet artiste majeur qu'est Jirô Taniguchi. Pour conclure cette mini série (nous aurons l'occasion de revenir à Taniguchi plus tard), IDDBD vous propose Quartier Lointain qui une sorte de synthèse des précédents albums. On y retrouve les thèmes chers à Jirô Taniguchi (l'enfance, le passé, la séparation, l'abandon, les relations filiales...) dans le cadre d'une histoire plus fantastique qu'autobiographique. De retour vers son foyer où l'attendent sa femme et ses deux filles, Hiroshi, un homme d'affaires de 48 ans, se trompe de destination et se retrouve dans un train qui file vers sa ville natale. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, il décide de profiter de cette escapade involontaire pour aller visiter les lieux de son enfance, comptant bien revenir chez lui avant la fin de la journée. Pris d'une fatigue aussi soudaine qu'inexplicable, il s'endort dans les jardins du temple où est enterré sa mère... et se réveille tel qu'il était à 14 ans ! Et le monde autour de lui aussi a changé : c'est le monde de son enfance, tel qu'il était en 1962 ! Que faire ? Abasourdi, Hiroshi retrouve la maison de son enfance, ses parents, sa soeur Kyôko, son ami Kaidsuké, et la belle Mokoto, qui ne tarde pas à tomber amoureuse de ce camarade de classe tout à coup plus mûr... Le choc de la surprise passé, la vie pourrait s'écouler doucement en définitive pour Hiroshi. Malheureusement, ce retour dans le passé fait remonter un souvenir qu'il avait totalement occulté jusqu'alors : le départ inexpliqué de son père, le 31 août 1962, pour une destination inconnue... Hiroshi va alors tenter de modifier le cours de l'histoire familiale et empêcher cet acte d'abandon. Mais peut-on toucher au passé sans modifier l'avenir ? Vous vous doutez bien que Jirô Taniguchi ne traite pas du voyage dans le passé comme aurait pu le faire un auteur de fantastique classique. Ce retour dans le temps est plutôt l'occasion d'explorer encore les thèmes qu'il affectionne, avec toujours la même sensibilité, la même émotion simple et sincère. Encore une oeuvre majeure à ne rater sous aucun prétexte ! A lire : les six premières planches du tome 1 et du tome 2 sur le site Casterman

Betty Blues

(scénario et dessin de Renaud Dillies, couleurs d'Anne-Claire Jouvray, aux éditions Paquet) Aujourd'hui, IDDBD vous entraîne trainer vos guêtres du côté des clubs de jazz enfumés à la rencontre de Littre Rice Duck, un canard trompettiste "new orleans", et de sa belle Betty, qui l'attend au bar, alanguie et passablement imbibée. Lui ne vit qu'au travers de sa musique, sans se rendre compte de l'importance de sa Betty. Elle ne rêve que de champagne et de vie facile, sans imaginer ce que serait réellement sa vie sans son Little Rice. Aussi, lorsque James Patton, un matou plein aux as, passe, c'est sans trop de difficulté qu'il emmène la dame. Abandonné, Rice reste sonné sur le carreau et envoie tout ballader : copains, concerts et même sa trompette... De son côté, Betty va connaître l'envers du décor... Se retrouveront-ils ? Betty Blues est un superbe album (prix du premier album au festival d'Angoulême 2004 s'il vous plaît !) qui mérite que vous vous laissiez embarquer par son trait enlevé, sa mise en case "gauffre" limite psycho-rigide (3 rangées de 2 cases) et ses couleurs somptueuses (merci Anne-Claire). Et puis il y a l'histoire concoctée par Renaud Dillies bien sûr. Une histoire de femme, de musique et d'alcool. Une histoire triste et vraie. Une histoire de blues quoi... A voir et à mater : les deux premiers chapitres de Betty Blues sur BD Paradisio A lire : l'interview de Renaud Dillies sur BD Paradisio A relire : l'interview de la Jouvray Family sur IDDBD (les 20 et 21 février 2006)